Le grand cirque de Carthage
L'expression du racisme en Tunisie au plus haut sommet de l'État, ainsi que ses conséquences sur le terrain (la fameuse vidéo), relèvent d'une politique régionale assumée et mûrement réfléchie.
La fonction de Kaïs Saïed dans ce cirque est de regrouper en Tunisie les migrants venus de Libye et d'Algérie. Rappelons qu'aucune frontière ne nous relie aux pays subsahariens et que leur acheminement vers notre pays fait partie du deal.
Ce « hub migratoire » est destiné à transformer leur séjour en un enfer sur terre afin de faire regretter à ces pauvres gens l'idée même d'espérer traverser la Méditerranée pour rejoindre l'Europe.
Et c'est bien l'Europe, et plus précisément l'Italie, notre vis-à-vis, qui orchestre ce sinistre spectacle en le finançant et en fermant les yeux sur ses dramatiques conséquences.
Saïed, en bon toutou, organise les mauvais traitements infligés à ces personnes, profère des discours racistes, autorise leur propagation sur internet, alimente la théorie du grand remplacement et criminalise les individus ou les associations qui daignent venir en aide à ces Subsahariens.
En contrepartie, on le ménage et on le laisse anéantir les derniers espoirs portés par la Révolution. Des espoirs qui ont failli changer toute la politique régionale et peut-être menacer un ordre établi dans lequel l'Europe, au fond d'elle-même, préfère toujours avoir pour vis-à-vis des dictatures serviles, capables, moyennant finances, de s'aligner aveuglément sur les intérêts occidentaux.
À qui la faute : à l'Europe, à nos dictatures ou à nous, les populations ?
PS: je remercie l'ami qui m'a suggéré l'idée du dessin.
Les Chlékzombies...
Une vidéo d'une horreur insoutenable circule sur Internet : une femme subsaharienne, enceinte, humiliée et agressée sous les yeux de son mari, qui semble avoir subi une tentative de viol. D'autres vidéos de ce type sont diffusées sur les réseaux sociaux par des Tunisiens fiers de leurs exploits racistes.
- Qui, encore une fois, est à l'origine du déchaînement du racisme en Tunisie ?
- Qui a signé un contrat avec l'Europe pour piéger en Tunisie les migrants subsahariens venus de Libye et de l'Algérie ?
- Qui laisse prospérer sur internet les appels aux ratonnades, à l'empoisonnement et au meurtre des Subsahariens ?
- Qui criminalise les associations et les citoyens qui tentent de leur venir en aide ?
- Qui jette en prison celles et ceux qui osent rappeler ces vérités ?
Une Chléka bien puante qui a pris le pays en otage, et qu'il devient urgent de jeter à la poubelle avant que ses relents nauséabonds ne finissent par zombifier toute la Tunisie.
#Boukornine ! mais fais quelque chose !
Le #Watergate de la #Chléka
Après la disparition de Zabaïed durant dix jours, puis sa réapparition surprise à la Mnihla, ressurgit au même moment un fantôme du passé : l'ancien patron des renseignements, Kamel Guizani, exilé à l'étranger qui, dans un entretien fleuve accordé à Al Jazeera (voir le lien en commentaire), livre de fracassantes révélations.
Kamel Guizani, accusé de complot contre l'État, raconte durant six heures d'interview, beaucoup de choses, parmi lesquelles la manie de Kaïs Saïed de vouloir espionner tout le monde. Une véritable obsession qui aurait commencé dès sa prise de pouvoir en 2019 et à laquelle Guizani se serait opposé pour des raisons de légalité (selon ses propres dires).
Ce refus d'exécuter les instructions du président lui aurait donc coûté très cher. Le patron des renseignements s'est d'abord retrouvé lui-même sur écoute, puis s'est fait muter au poste d'ambassadeur avant d'être condamné à 68 ans de prison après le coup d'État de Saïed en 2021, ce qui apparaît comme une vengeance évidente d'un dictateur voulant régler ses comptes avec tous ceux qui ont fait obstacle à son projet de dictature.
Cette obsession de vouloir mettre tout le monde sur écoute (pas seulement les politiques, Guizani affirme que l'espionnage ciblait également des personnalités de la société civile et des journalistes) montre à quel point notre Sainte Chléka sentait déjà mauvais bien avant le coup d'État. Tout indique qu'elle semblait, dès le départ, guidée par la volonté de mettre au pas la classe politique, les corps intermédiaires et, à terme, la société tout entière.
Au-delà de l'aspect purement politique, on peut lire dans cette affaire, la paranoïa et la mégalomanie (les deux vont ensemble) d'un homme psychologiquement perturbé, voire malade.
Pire encore, cette opération d’espionnage de grande envergure, selon les dires de Guizani, est téléguidée par le clan Saïed. L’implication du cercle familial dans cette affaire conforte la théorie selon laquelle, Kaïs Saïed, psychologiquement perturbé, serait sous l’emprise d’un cercle restreint de profiteurs désireux de mettre les appareils de l’État à leur disposition.
Certes, l’on peut aussi interpréter ces révélations comme un règlement de compte interne entre clans rivaux, Guizani représentant les déchus de l’ancien régime. Mais la précision de son témoignage et la cohérence de son récit donnent du crédit à ce que beaucoup soupçonnaient déjà : le régime de la sainte Chléka s’apparente à une véritable mafia, déterminée à mettre la Tunisie en coupe réglée.
Concluons positivement, et espérons que ce Watergate de la Chléka, accélère l'implosion du régime. Rappelons-nous que quelques mois avant la chute de Ben Ali, les révélations chocs de #wikileaks avaient réveillé les consciences et participé ainsi à l'élan révolutionnaire...
ماو قلنالكم: موش شغور؟! وما فمّاش حتى داعي باش نبعثوه لدار مرسيدس في ألمانيا. الحمد لله، عندنا كل شيء في ڨاراج قرطاج، تحت إشراف خالد اليحياوي… (وإشراف شبيل طبعًا)
#ميكانيك#BMW
Qu’en est-il de #Gabès ?
Si la révolution a enterré la question écologique, l'avènement de l'obscurantiste de Carthage semble carrément l'avoir enfouie sous son caca, pour encore mieux l'asphyxier, l'étouffer voire la décomposer chimiquement afin de ne plus jamais la voir émerger dans "le débat public" (en sachant que le débat public a été lui-même intoxiqué par la propagande). Comme si la manière de traiter l'écosystème serait à l'image du degré d'obscurantisme de l'organisation politique en place.
L’hécatombe de Gabès en offre la meilleure illustration : inaugurée sous Bourguiba (avec l’installation du complexe chimique dans les années 70), entretenue sous Zaba, questionnée après la Révolution, puis exacerbée (L’hécatombe) sous Zabaïed.
Le phosphogypse est devenu le symbole de cette pollution extrême. C’est ce caca que rejette dans la mer le complexe industriel, anéantissant toute forme de vie dans le golfe de Gabès depuis plus d’un demi-siècle. Un écocide qui ne touche pas seulement la faune et la flore aquatiques : les rejets de gaz toxiques ont également eu raison de la palmeraie et d’une population qui crève à petit feu, rongée par les cancers et autres affections respiratoires.
En octobre 2025, des milliers de Gabésiens se sont révoltés. Et qu’a fait Zabaïed ?
De fausses promesses en guise de poudre aux yeux, du gaz lacrymogène contre les manifestants, et la prison pour les militants écologistes !!
Le bouleversant spectacle de ces tortues de mer échouées sur les plages de Gabès (non seulement à cause de la pollution ambiante, mais aussi de la pêche intensive, où elles se retrouvent piégées dans les filets) est devenu d’une banalité affligeante.
Mais comment s’en émouvoir quand l’État laisse crever des populations entières à Gabès, et que l’incarcération de militants écologistes provoque la joie de chlékeux et de chlékeuses pour qui toute ONG est par définition, suspecte ?
D’ailleurs, pour tous ces crétins, l’écologie comme la démocratie ne sont que de vulgaires complots contre la souveraineté de notre Sainte (et puante) Chléka.
Stop Pollution #stoppollution
Lire tout le texte sur mon blog mis en lien dans les commentaires.
On parle beaucoup de moutons en ce moment.
Mais qui parle des chiens ?
En tant que flamant rose, je suis très sensible à la question animale. Mais je trouve que je ne m'étais jamais vraiment exprimé sur l'abattage de mes amis les chiens errants. Et il paraît qu'en ce moment c'est le carnage.
Cette cruauté envers les animaux se manifeste également sur les chats, notamment à travers la pratique très répandue de l’empoisonnement de chats de rue, menée le plus souvent par de simples citoyens.
Et si la maltraitance de animaux annonce celle des humains ?
Un citoyen, poète de surcroît, appelle sur Facebook à l'empoisonnement des mère et des enfants subsahariens. Ce chlékartiste n’a même pas été inquiété, car le racisme est devenu une politique d’État.
Pour lire tout l'article, cliquer sur le lien en commentaire...
Idkom Mabrouk !
Qui a dit que le mouton sous le règne de Kaïs Saïed coûtait cher ?
Bien au contraire, jamais on a vu autant de moutons vendus que sous la sainte Chléka…
L’appel du 23 mai !
DEBATunisie vous révèle enfin la source originelle du mystérieux message adressé aux milliers d’abonnés de Tunisie Telecom.
Comme toujours, quand ça commence à chauffer, Boukornine se fait l'écho de la colère populaire.
Ce signal divin doit remplir d'espoir le cœur des milliers d'otages du régime, et doit faire grincer les chlékas de tous les minables soutiens de la dictature.
PS : la date de l’appel était initialement prévue pour le 22 mai, en écho à la célèbre manifestation « Nhar 3la Ammar » du 22 mai 2010 (mobilisation contre la censure, six mois avant la révolution). Mais en raison des conditions météorologiques, les services techniques de Boukornine ont reporté l’appel au lendemain.
Face à la grave crise économique qui menace le pays, le gouvernement a annoncé vouloir se consacrer pleinement à la recherche de solutions concrètes pour freiner l’envolée des prix à l’approche de l’Aïd, allant jusqu’à suspendre temporairement sa participation aux travaux parlementaires.
C’est dans ce noble élan patriotique que le ministre des Affaires religieuses, le ministre de l’Agriculture, le ministre de l’Enseignement supérieur, le ministre de la Jeunesse et des Sports, ainsi que plusieurs hauts responsables de la présidence et de l’armée, se sont envolés ce mercredi pour La Mecque afin de participer à une intense session de « brainchléking » et de « chlekstorming » stratégique.
Qu’Allah leur vienne en aide !
ps: ce dessin est une reprise d’un vieux dessin datant de 2010 illustrant le brainmauving et le mauvstorming de l’époque de Zaba.
Après vérification, DEBATunisie vous livre la véritable source du communiqué du ministère de la Défense.
Une fois de plus, l’opposition s’agite dans tous les sens, voulant croire à une possible défiance de l’armée envers la Sainte Chléka, voire à un appel du pied adressé au peuple. La réalité est toujours plus amère, et il faudra peut-être commencer à nous habituer à l’idée que notre salut ne viendra jamais de nos corps armés, toujours solidaires lorsqu’il s’agit de soutenir les dictateurs et réprimer les libertés.
Et puis, sérieusement, que peut-on attendre d’une armée qui a activement soutenu le coup d’État du 25 juillet 2021 ?
L’armée tunisienne, habituellement discrète, a publié hier après-midi un communiqué qui a suscité une vague d’interrogations.
Certains y ont vu un avertissement adressé au président, tandis que d’autres y ont perçu, au contraire, une réaffirmation de sa loyauté envers Carthage…
Ce qui est certain, c'est que quelque chose ne tourne pas rond dans le royaume de la Chléka.
Et vous qu'est ce que vous en pensez ?
#dictature #ZABaïed #cartoon #DEBATunisie