La marque de la génération Wade
Abdoulaye Wade a 100 ans aujourd’hui. Mâcha Allah.
Certains fêtent cet anniversaire, et ils ont raison. D’autres, comme moi, qui ont eu le privilège de servir sous son mandat, au cœur de ses grands chantiers, s’arrêtent, réfléchissent et choisissent de dire publiquement ce que ces années de défis ont représenté dans leur carrière et leur vie. Je ne prétends pas dresser ici un bilan politique. Ces lignes sont simplement le témoignage d’un homme dont le destin a, un jour, été réécrit par la confiance de l’État.
J’avais 27 ans. Je travaillais à la Sonatel, après l’obtention de mon diplôme d’ingénieur civil des Ponts et Chaussées de Paris et un bref passage chez Deloitte Paris, avec une carrière dans le privé toute tracée, lorsque l’État est venu me débaucher en juillet 2002, sous l’impulsion du Président Wade et de la Directrice générale de l’APIX de l’époque, Madame Aminata Niane. Bien sûr, le salaire était très attractif. Mais ce n’est pas cela qui m’a convaincu. Ce qui m’a marqué, c’est ce message fort : « Le Sénégal a besoin de ses meilleurs jeunes cadres pour se hisser à la table des grandes nations ! »
À cet âge, on m’a confié des responsabilités immenses : la direction de la structuration financière et économique de la première autoroute à péage du Sénégal et du nouvel aéroport international de Diass, puis la construction du bateau Aline Sitoé Diatta.
Mais au-delà des grandes infrastructures et des équipements modernes, le Président Wade nous a transmis une vision : penser grand, refuser le provisoire, construire pour les cinquante prochaines années plutôt que pour le prochain mandat. À l’APIX, sous son autorité directe, puis à la BMCE Capital, sous l’autorité du Comité piloté par le Conseiller spécial du Président, Karim Wade, et le Premier ministre, Macky Sall, nous ne faisions pas que poser du béton ou tracer des routes : nous dessinions le Sénégal de demain.
Cette doctrine, fondée sur la vision, le travail et l’excellence, m’a accompagné tout au long de mon parcours. De mes dernières fonctions au Gouvernement en 2022 à la conception du programme Yoonu Yokkuté en 2011, jusqu’au PAP3 en 2024, elle a guidé chacun de mes pas : au Pôle des Grands Projets de la Présidence, au Conseil de surveillance de l’Ageroute, au FONGIP ou encore à l’AIBD. Aujourd’hui encore, c’est cette doctrine qui continue d’inspirer mes activités privées de développement des infrastructures en Afrique.
À une époque où beaucoup privilégient la fidélité politique, le Président Wade a fait le choix de l’excellence et du résultat. Il est allé chercher l’élite sénégalaise où qu’elle se trouve, lui a accordé sa confiance et lui a confié de vraies responsabilités. En attirant à lui cette jeune génération de hauts cadres, il les a décomplexés, leur redonnant la fierté de penser et de bâtir le développement de leur pays de leurs propres mains.
L’Histoire continuera de débattre de son bilan politique. Mais certaines réalités, parmi bien d’autres, résistent au temps et à la controverse : la première autoroute reliant Dakar à l’AIBD existe. L’aéroport Blaise Diagne, le plus vaste de l’UEMOA, existe. Les navires Aline Sitoé, Aguène et Diambogne fendent toujours les flots vers Ziguinchor. L’échangeur de la Patte d’Oie, le premier du genre au Sénégal, existe. Ces grands ouvrages d’art sont la concrétisation d’une volonté d’État et du génie de cadres sénégalais investis d’une mission : la transformation radicale du Sénégal.
Le Président Wade nous a appris que la grandeur d’un pays ne se proclame pas. Elle se construit avec patience, travail acharné, méthode, exigence et vision.
Monsieur le Président, je ne sais pas si ces mots vous parviendront. Mais je sais que l’étincelle que vous avez allumée dans le cœur de notre génération est toujours vivante. Elle nous oblige à continuer d’exiger l’excellence pour notre pays.
Et quoi qu’il advienne, je porterai toujours avec fierté la marque de la génération Wade.
L’impact politique d’Abdoulaye Wade tient justement à la permanence de son courage et à la puissance de sa passion pour le Sénégal. Patriote avant l’heure, il a donné tout son sens au mot patriotisme, parce qu’il croyait profondément aux forces du destin national. Ce destin, il l’a porté inlassablement pour faire entrer le pays dans la modernité, le dotant d’infrastructures qui en ont changé le visage.
Oui, c’est en cela qu’Abdoulaye Wade est un exemple pour tous, et que sa victoire du 19 mars 2000 marque avant tout la consécration d’un homme qui aura dédié presque toute sa vie à son pays.
Longue vie à vous, Monsieur le Président.
Doudou KA
Ancien ministre
Le réparateur de failles… et ses propres failles
En parcourant le réseau X, je suis tombé sur une réplique de M. Alioune Badara Diop à un tweet du Ministre Doudou KA. Amateur de latin et attentif à la vie institutionnelle de mon pays, je n’ai pu résister à l’envie de m’inviter dans ce débat. Car derrière les formules savantes se joue une question essentielle : Ousmane Sonko peut-il juridiquement prétendre au statut de député de la XVe législature ?
La thèse défendue par M. Doudou KA est simple : Sonko, nommé Premier ministre du 2 avril 2024 au 22 mai 2026 sans interruption, n’a jamais exercé le mandat parlementaire. Un mandat ne se réduit pas à une proclamation électorale ; il prend corps dans des actes précis.
Or Sonko n’a jamais participé à la session inaugurale, jamais prêté serment, jamais occupé son siège ni participé au fonctionnement de l’Assemblée. En pratique comme en droit, il n’a donc jamais été député au sens organique et fonctionnel du terme.
Il ne pouvait d’ailleurs être simultanément Chef du gouvernement et député sans violer la Constitution.
Dès lors, la lettre de suspension invoquée n’avait aucune portée juridique, puisqu’elle supposait une qualité qu’il n’exerçait pas.
Prétendre aujourd’hui le « réintégrer » reviendrait ainsi à créer rétroactivement un mandat jamais exercé : une véritable contrefaçon constitutionnelle.
C’est cette analyse que M. Alioune Badara Diop a tenté de réfuter à travers plusieurs maximes latines. Il faut reconnaître l’élégance des références. Mais l’élégance d’une formule ne garantit pas la solidité du raisonnement.
Notre contradicteur soutient que Sonko aurait acquis le mandat dès son élection. Certes, le Conseil constitutionnel transmet automatiquement la liste des élus à l’Assemblée nationale. Mais cette formalité administrative ne suffit pas à faire exister pleinement un mandat. L’entrée effective dans la fonction suppose une prise de possession concrète du siège.
Or Sonko n’a accompli aucun de ces actes. Dès lors, la maxime se retourne contre celui qui l’invoque : « suspendere praesupponit incepisse ». (Ce qui n’a jamais commencé ne peut être suspendu.)
Par ailleurs, une loi adoptée en 2025 ne peut rétroagir sur une situation née en avril 2024. Le principe de non-rétroactivité, consacré notamment par la doctrine de Paul Roubier, interdit précisément cette reconstruction a posteriori.
L’article 59 de la Constitution autorise la loi organique à fixer les incompatibilités ; il ne lui permet pas de « réanimer » un mandat jamais exercé. Ce qui est présenté comme une adaptation technique relève en réalité d’une création institutionnelle nouvelle. Une majorité parlementaire, même forte de 138 voix, peut voter la loi, mais elle ne peut se substituer à la Constitution : « Vox majoritatis non est vox constitutionis ».
Quant au principe invoqué par notre contradicteur, il ne vaut que pour les situations envisagées par le texte. Or la Constitution sénégalaise n’a jamais prévu le cas d’un élu resté au gouvernement sans avoir siégé à l’Assemblée. Ce silence n’est pas une autorisation implicite : les vides constitutionnels ne se comblent ni par opportunité politique ni par la seule volonté d’une majorité.
Au fond, le problème est moins technique que démocratique. Ce que l’Assemblée nationale s’apprête à voter ressemble moins à une réintégration qu’à la création rétroactive d’un mandat parlementaire par décision majoritaire ! « Ex nihilo nihil fit. » (Rien ne naît de rien.)
Malick SONKO @dr_aliounedione
Le temps de la résistance !
Mes chers compatriotes, ne tombez pas dans le piège.
On a voulu nous faire croire à des divergences entre le Président de la République et son ancien Premier ministre et maintenant on cherche à nous faire vivre un duel entre deux institutions, le Président de la République et l’Assemblée nationale. Dès que vous acceptez ce cadre, vous êtes déjà tombés dans leur piège.
Le piège c’est de nous confiner à chercher à savoir qui va gagner ce bras de fer d'ici à 2029 ?
La vraie question est ailleurs : il faut refuser d'accepter une fonction institutionnelle créée à partir d'une violation manifeste de la Constitution.
Une forfaiture ne se négocie pas. Elle ne se blanchit pas par 132 voix. Elle ne se maquille pas en procédure.
Elle se nomme comme telle. Et elle se combat.
Aux députés : votre mandat vous oblige à défendre la Constitution, pas à lui servir de boulevard quand on la piétine..
Celui qui siège dans une telle assemblée valide cette forfaiture. Celui qui siège, viole la Constitution et les règlements. Celui qui se tait cautionne. Celui qui applaudit et vote consacre la forfaiture !
Vive la République
Vive le Sénégal
Doudou KA
Ancien Ministre
Réintégration de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale : Coup d’État parlementaire
L’Assemblée nationale est convoquée ce mardi 26 mai pour la « Réintégration du «député» Ousmane SONKO.
M. Ousmane Sonko n'est pas un député. Il ne l'a jamais été dans cette 15e législature. Et il ne peut donc pas le redevenir. Cette tentative de «réintégration» est donc une impossibilité constitutionnelle absolue. L’article 124 du règlement intérieur 2025 de l’Assemblée nationale ne peut donc lui être appliqué ni rétroagir. Dans tous les cas, le règlement intérieur 2025 de l’Assemblée nationale ne peut pas neutraliser une incompatibilité constitutionnelle du fait de la hiérarchie des normes.
Rappelons les faits, car ils sont accablants dans leur simplicité. M. Ousmane Sonko était Premier ministre en exercice lorsqu'il a conduit la liste du PASTEF aux élections législatives. Il n'avait pas démissionné de son poste de Premier ministre. Il cumulait, au moment du scrutin, sa fonction de chef de Gouvernement et la tête d'une liste électorale. Ce qui est constitutionnellement admis.
Toutefois l’article 54 de la Constitution est d'une clarté absolue : «les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l'exercice d'un mandat parlementaire…». Cette incompatibilité est la colonne vertébrale de la séparation des pouvoirs dans notre Constitution.
La voie constitutionnelle était pourtant simple : démissionner de la Primature à l'issue du scrutin, laisser valider son élection de député, acter son installation comme député, attendre sa reconduction comme Premier ministre et suspendre son mandat parlementaire. M. Ousmane Sonko n’a pas emprunté cette voie.
Or ce choix a maintenant des conséquences irréversibles. Il n’a donc jamais pu être député pendant les 780 jours qu’il a été membre permanent du Gouvernement. Son mandat n’a jamais pu être suspendu puisqu’il n’a jamais quitté l'Assemblée pour rejoindre le Gouvernement. M. Ousmane Sonko était un candidat qui n'a jamais exercé le mandat pour lequel il a été élu puisqu’il exerçait au même moment une fonction incompatible. Par conséquent, on ne peut suspendre ce qui n’a jamais commencé. Tous les actes administratifs et juridiques pris par M. Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, le jour de l’installation de la 15e législature, sont nuls et de nul effet parce qu’il était Premier ministre en fonction.
Mardi, l'Assemblée nationale du Sénégal n'est pas convoquée pour légiférer. Elle est convoquée pour obéir. Quand un parlement commence à fabriquer ses députés, il devient une représentation théâtrale.
En droit comme en mathématiques, on ne réintègre pas un ensemble auquel on n'a jamais appartenu. Il n'existe aucune opération juridique, ni loi, ni résolution, ni décret qui permette de réécrire rétroactivement l'histoire d'un mandat inexistant.
J'appelle le Président de la République Bassirou Diomaye Faye à ne pas valider cet hold-up parlementaire. Et je l'invite, avant d’approuver cette manœuvre, à relire attentivement l'article 39. Pas pour moi. Pour lui.
J'appelle les députés à refuser de voter cette forfaiture. Et j'appelle solennellement le Conseil constitutionnel à exercer son rôle de gardien du droit.
Doudou KA
Ancien ministre
Contrairement à vous, M. le Premier Ministre @OusmaneSONKO, qui pouvez vous offrir le luxe de dormir paisiblement ce soir, je n’aurai pas ce privilège. Voilà 18 mois que Papis KA est kidnappé à Rebeuss, malgré un non-lieu partiel prononcé par le juge d’instruction depuis juin 2025. Arrêté à son domicile parental par votre police politique, son seul tort : être le petit frère du Ministre Doudou KA et avoir gardé, sous son lit, l’arme de service de feu notre père, ancien douanier de la République. Personne ne m’a jamais entendu commenter son kidnapping légalisé, fruit de votre gouvernance de la vengeance. Vous fermez les yeux sur l’injustice pour mieux dormir ; moi, je les garde ouverts pour contribuer au rayonnement de mon pays et au développement de la sous-région. Focus.
2/2. Les travaux de reconstruction de l’aéroport de Ziguinchor ont avancé à près de 80 % sous mon impulsion en tant que DG puis ministre, avant que le relais ne soit passé, dans la continuité en 2024 et avec le même engagement, à Monsieur Yankhoba Diémé, devenu ministre en charge des transports aériens, qui a su porter ce flambeau jusqu’à la ligne d’arrivée, aidé par son collègue en charge des infrastructures, M. Dethié Fall. Le Président de la République aura, dans les prochains mois, certainement l’honneur d’inaugurer cette belle infrastructure aéroportuaire de référence, qui avait été pensée et réalisée à 80 % par le régime du Président Macky Sall.
Il est heureux que le destin ait ainsi voulu que cet aéroport soit, de sa conception à son lancement, jusqu’à son ruban inaugural, une affaire de famille : la famille casamançaise. Ziguinchor attendait ses enfants. Ses enfants ont tenu parole.
Sur le plan technique, l’aérogare passagers, bâtie entièrement en structure métallique, présente des façades vitrées conçues pour résister à la forte pluviométrie régionale, une piste rallongée à 2 000 mètres avec un balisage permettant d’accueillir des appareils moyen-courriers de jour comme de nuit et par tous les temps ; ainsi que des équipements de météorologie et de navigation de dernière génération, confiés à Asecna, qui assurera la gestion de l’infrastructure comme décidé lors de la réunion du Comité des Ministres de l’Asecna à Brazzaville en juillet 2023.
Par ailleurs, ce qui rend cet aéroport véritablement singulier, c’est sa dimension civilo-militaire. Après soixante-six (66) ans d’attente, l’Armée de l’Air du Sénégal dispose enfin, à Ziguinchor, d’une base aérienne digne de ce nom, plateforme qui renforce le dispositif de défense nationale en Casamance, zone historiquement sensible. Ce mariage réussi entre impératifs civils et exigences militaires est le fruit d’une ingénierie administrative, opérationnelle et financière pensée et réalisée, et il illustre ce que la coopération civilo-militaire peut produire de meilleur lorsqu’elle est conduite avec vision, méthode et pragmatisme.
J’ose croire que l’inauguration de cet aéroport sera un nouveau point de départ d’une nouvelle dynamique pour toute l’aviation civile et militaire.
Cap maintenant vers la reconstruction de Cap Skirring et ses plages légendaires, la finalisation de l’aéroport de Matam, dont les travaux de la nouvelle piste ont été livrés depuis mars 2024, la reconstruction de l’aéroport de Tambacounda, de Linguère et de l’aéroport de Kolda, comme indiqué par le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye lors du dernier Conseil des ministres du 29 avril 2026, ainsi que des aéroports de Kédougou et de Sédhiou. Autant de territoires que le réseau aéroportuaire sénégalais en construction viendra connecter à l’économie nationale et internationale. C’est bien dans la réalisation effective de ces nouvelles infrastructures que le gouvernement est attendu.
Doudou KA
Ancien Directeur Général d’AIBD SA
Ancien Ministre des Transports Aériens et du Développement des Infrastructures Aéroportuaires
#DDKA
1/2. Nouvel Aéroport International de Ziguinchor : L’autre porte du Sénégal 🇸🇳
En ce jour de réception « technique » des travaux de reconstruction de l’aéroport international de #Ziguinchor, je ne peux m’empêcher de ressentir une émotion particulière, celle du fils du terroir qui reconnaît, dans chaque poutre métallique accrochée, dans chaque couche de bitume posée, dans chaque balisage lumineux, dans chaque équipement de navigation de pointe, l’écho d’une conviction portée de longue date : le #Sénégal a besoin d’une #Casamance totalement désenclavée.
Tout a commencé par une vision : un plan stratégique hub aérien 2021-2025, pour faire du Sénégal la première plateforme aéronautique de l’Afrique de l’Ouest.
Cette ambition, c’était de répondre à une conviction et à une aspiration, qui se sont exprimées à travers un ambitieux programme de modernisation des aéroports (PRAS) pour mieux asseoir notre souveraineté aéroportuaire. C’est dans cette perspective que la décision a été prise de totalement raser l’ancien aéroport, pour construire, “from” zéro, un véritable bijou aéroportuaire. Ce choix, qui pouvait sembler radical, était en réalité la seule voie possible pour offrir à Ziguinchor une infrastructure à la hauteur de son immense potentiel économique.
En tant qu’ancien Directeur Général d’#AIBD SA, j’ai eu l’honneur de concevoir ce projet, avec l’appui de l’armée de l’air et d’un grand architecte sénégalais, de le dimensionner, d’en structurer le financement et de lancer la construction avec des entreprises sénégalaises et françaises.
En début 2022, après avoir soldé l’encours de la dette de 129 milliards de francs CFA pour assurer la souveraineté totale dans notre principale infrastructure aéroportuaire nationale, l’aéroport international AIBD, reconstruit l’aéroport de Saint-Louis, bâti le nouveau pavillon présidentiel de Yoff, réhabilité la piste de la base aérienne de Thiès et le salon d’honneur de l’aéroport Blaise Diagne, et lancé les travaux de construction de l’aéroport de Matam, il restait Ziguinchor, symbole de l’ingéniosité entrepreneuriale sénégalaise et nouvel emblème de cette renaissance aéronautique nationale.
Je voudrais clamer avec force et sans détour, que la #dette publique du #Sénégal ne peut pas être cachée. Dire la vérité aux Sénégalais et au monde, c’est affirmer que l’ancien régime ne saurait être tenu pour comptable ou responsable de l’intégration souveraine, par les nouvelles autorités, des dettes issues d’opérations de trésorerie avec les banques locales, ni de l’agrégation des dettes contingentes des sociétés nationales autonomes dans le calcul global de la dette publique.
Je prends à témoin l’opinion nationale et internationale, ainsi que nos partenaires techniques et financiers, pour réaffirmer solennellement que cette nouvelle méthode de calcul du taux d’endettement public ne saurait nous engager dans la construction du Sénégal du futur.
Doudou KA
Ancien Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération
#DDKA
C’est avec une émotion profonde, le cœur lourd d’une peine immense et une foi sincère en la volonté divine, que j’ai appris le rappel à Dieu de mon bien-aimé père spirituel, moral et guide, Son Éminence El Hadji Serigne Tahirou KA, qui s’est éteint dans les toutes premières heures de ce samedi 11 octobre à Kaffrine.
C’est de l’étranger, où je me trouve depuis août 2024, que m’est parvenue la triste et terrible nouvelle de sa disparition. Bien que l’éloignement géographique m’ait empêché d’être physiquement présent à ses côtés pour ses derniers instants et pour lui rendre l’ultime hommage, mon esprit, mon cœur et toutes mes prières étaient et resteront avec lui.
Serigne Tahirou KA, au-delà du Khalife de cette terre sainte qu’il a tant servie et du bâtisseur qui a transformé le visage du village de Siwol en érigeant entièrement en béton armé la majestueuse mosquée de la localité, incarnait la lumière du savoir, la profondeur de la sagesse et la pureté de l’humilité et de la générosité.
Fils de notre vénéré grand-père Ibrahima Khoredia KA, il a hérité d’un savoir immense et d’une foi inébranlable, qu’il a sublimés par une vie entièrement consacrée au service de l’Islam, de l’éducation et de la communauté.
L’homme qui, depuis 1981 jusqu’à son rappel à Dieu, a assumé la lourde succession de son père, n’a eu de cesse d’éclairer le chemin de milliers de fidèles dont j’ai eu le privilège de faire partie.
Je garde en mémoire sa bonté sans mesure, sa porte toujours ouverte, ses conseils empreints de bienveillance qui apaisaient les cœurs et guidaient les vies. Il incarnait cette vertu rare qui unit l’érudition la plus élevée à la simplicité la plus sincère. Son engagement constant pour l’éducation, à travers son soutien indéfectible aux enseignants de Malem-Hodar, traduisait sa conviction profonde : le savoir est la clé de toute élévation spirituelle et sociale.
Les liens du sang qui nous unissaient n’étaient que la manifestation visible d’une affinité spirituelle bien plus profonde. Il fut mon repère dans les moments de doute, mon refuge dans les épreuves, mon guide dans l’action. La considération et la tendresse qu’il m’accordait étaient des dons précieux que j’ai toujours cherchés à honorer.
Je prie ALLAH, le Clément, le Miséricordieux, d’agréer mes prières et de l’accueillir dans Son vaste Paradis.
À la famille éplorée, à la communauté de Siwol, de Malem-Hodar et de toute la région de Kaffrine, à tous ses disciples et à l’ensemble de la Oummah islamique en deuil, j’adresse mes condoléances les plus attristées et les plus fraternelles.
Puissions-nous, en son souvenir, perpétuer son enseignement et son legs : la piété, l’Islam, le travail, l’ambition, la solidarité et l’ouverture au monde.
Repose en paix, cher père. Ta lumière continuera d’éclairer nos pas.
Doudou KA
Ancien Ministre
Heureux d’avoir assisté ce mercredi 23 avril 2025 à Washington DC, sur invitation du ministre du Plan et de la Coopération internationale @MpciGov Ismaela NABE, à la présentation du Programme «SIMANDOU 2040».
Cet ambitieux nouveau plan de développement, estimé à 200 milliards USD (120.000 milliards francs CFA), trace une toute nouvelle trajectoire qui s'inscrit dans la lignée d'une nouvelle vision stratégique
qui va engager la République de #Guinée sur la voie de la refondation et du développement économique et social.
#SIMANDOU2040, qui a été présenté aux partenaires techniques et financiers, aux investisseurs et à la diaspora guinéenne, poursuit la stratégie des autorités guinéennes en faveur de la transformation en profondeur du destin économique de leur pays.
Le défi est immense, mais la Guinée dispose de tous les atouts, potentiels et ressources humaines, pour relever le challenge et être à la hauteur de l'accélération du développement économique de notre continent et de la construction de l'Afrique du Futur. @Simandou_gn
#RGPH4
#MPCI
Il fut la voix de la paix, le souffle des pauvres, la conscience de l'humanité. Il a donné tout son sens aux mots égalité, solidarité et humilité. Son ministère a été celui d'un engagement sans réserve en faveur du dialogue inter religieux et de la défense de notre planète.
Sa sainteté le pape François @Pontifex_fr , incarnait une certaine idée du devoir universel d'humanité. Avec sa disparition, le monde perd un infatigable militant pour une vision d'un avenir plus juste et plus durable pour chaque citoyen du monde.
Son dernier message pour le Carême 2025, intitulé « Marchons ensemble dans l'espérance » est à l'image de cette forte conviction que « la prière est la première force de l’espérance» .
Son héritage spirituel restera comme une lumière qui éclaire l'avenir de l'humanité.
Je partage la peine et l'émotion de tous les chrétiens et catholiques du Sénégal et du monde. Je leur présente mes plus sincères condoléances. Joyeuses Pâques malgré les cœurs lourds.
#papefrancois
#popefrancis
#ddka
C’est avec une profonde affliction que j’ai appris la triste nouvelle du rappel à Dieu du Khalife Général des Layenes. Le #Senegal et la #UMMA perdent un grand serviteur de l’#Islam.
Serigne Mouhamadou Makhtar Laye était une éminente source de vertu et de référence. Je salue la mémoire du Saint Homme qui avait mis sa foi ardente au service de tous les fidèles.
Toutes mes condoléances à sa famille et à toute la communauté layène du monde entier. Qu’Allah SWT lui accorde sa miséricorde.
En ce vendredi 4 avril 2025, fête nationale de notre République, le #Sénégal célèbre le 65ᵉ anniversaire de son accession à la souveraineté internationale.
Un grand moment de communion nationale pour honorer nos forces de défense et de sécurité, et rendre hommage à tous ces héros nationaux qui ont façonné notre histoire, forgé les valeurs fondatrices du peuple sénégalais et sculpté notre fierté d’appartenir à une grande Nation.
J’adresse mes vœux les plus chaleureux à l’ensemble du peuple sénégalais 🇸🇳.
Bonne fête à toutes et à tous.
#DDKA
#senegalindependance
#4avril2025
Le rapport définitif de la Cour des Comptes (CC), publié ce mercredi 12 février 2025, met en lumière des dysfonctionnements majeurs dans la gestion des comptes publics.
Notre haute administration, pourtant reconnue pour son excellence, est mise en cause dans des irrégularités et des dissimulations d’emprunts, entraînant un taux d’endettement provisoire de 99,63 % du #PIB national, avec un déficit public de plus de 12,3 % en fin 2023 ! Même si, avec le rebasing en cours du PIB, le taux d’endettement pourrait revenir autour de 83 %, quand la France est à 111 %, les USA à 122 %, le Japon à 255 % et le Cap-Vert à 115 %.
Bien que cet endettement ait servi principalement à financer des projets structurants pour notre pays, j’avais, dans le passé, attiré l’attention des hautes autorités sur l’hypertrophie des pouvoirs du ministère des Finances et du Budget (#MFB), en tant que maître absolu des emprunts bancaires locaux. Il est urgent de rétablir un équilibre des attributions entre le ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (#MEPC) et le MFB, afin de respecter les standards internationaux de gouvernance financière. En outre, le MEPC doit revenir de toute urgence dans la boucle des discussions avec les institutions de Bretton Woods afin de garantir la transparence et la fiabilité, restaurer l’orthodoxie financière et renforcer la transparence budgétaire en exerçant un contrôle a priori sur nos ressources financières.
Au-delà des clivages partisans, cette situation exceptionnelle nous rappelle que le #Sénégal possède des institutions judiciaires et de contrôle qui sont des modèles d’indépendance.
Chaque républicain devrait s’en féliciter, car le rétablissement d’une confiance forte et durable avec les investisseurs et les partenaires est indispensable à notre économie.
Il y va de l’avenir du Sénégal 🇸🇳
#DDKA
#CourDesComptes #TransparenceBudgétaire #Gouvernance #Economie #Sénégal #DettePublique #OrthodoxieFinancière #Investissements #InstitutionsIndépendantes
#GrandSenegal
Le Ministre Mamadou Moustapha Ba était une personnalité exceptionnelle qui a porté avec une passion inlassable, le projet de construction d’un Sénégal de progrès dont il a contribué sans cesse à dessiner les esquisses.
Le nom de Moustapha Ba doit continuer à résonner chez chacun de nous comme celui d’un soldat de la souveraineté économique.
https://t.co/qge5L9MjVC
Ce lundi 4 novembre 2024, le Sénégal vient de perdre un de ses plus grands hommes d’état et un de ses plus fidèles serviteurs.
C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris la disparition de l’ancien Ministre Mamadou Moustapha Ba. Un homme qui aura tout au long de sa carrière, donné son véritable sens au mot République dont il incarnait les idéaux les plus élevés.
«Grand Moustapha» comme j’aimais affectueusement l’appeler, m’a toujours témoigné de son attention et de son affection avec une constance qui ne s’est jamais démentie.
Mamadou Moustapha Ba était un homme avec un parcours exceptionnel. Méticuleux, travailleur, sérieux, généreux, exemple de compétence, d’éloquence et d’intelligence, il a gravi tous les échelons de l’administration financière et économique avant d’en devenir le patron.
Mamadou Moustapha Ba avait une vision pour le Sénégal. Son impact et son héritage qui inspireront certainement des générations de fonctionnaires sénégalais, resteront gravés au fronton des ministères en charge de l’économie, du plan des finances, de la coopération et du budget qu’il aimait tant.
Je pense ce soir avec émotion à toute sa famille, son épouse, ses enfants et ses proches.
Que Dieu lui accorde Sa miséricorde et l’accueille dans Son Paradis. Adieu Grand.
@mfb_sn@economie_sn
#senegal
#DDKA
Les confusions gratuites et les amalgames simplistes du tonitruant ministre des infrastructures et des transports terrestres et aériens @elmaalignjaay témoignent d’une méconnaissance manifeste de l’économie du transport aérien dont la complexité semble décidément lui échapper. C’est à se demander où est-ce qu’il va chercher toutes ses informations.
Voilà pour Monsieur Malick Ndiaye, une petite séance d’explication. La dernière et une bonne fois pour toutes. Les différentes avances de démarrage versées aux fournisseurs, ont été entièrement prises en charge par l’État du #Sénégal, précisément par le Ministère des Finances et du Budget @mfb_sn sous forme de subvention d’investissement destinée au Hub aérien du Sénégal.
Mon département, qui avait défendu avec détermination l’octroi de cette subvention auprès de l’État, avait désigné l’armée de l’Air comme maître d’ouvrage délégué. Cette décision visait notamment à garantir la confidentialité, la sûreté et la sécurité opérationnelle des vols sensibles à l’aéroport militaire de Yoff.
De plus, nous avions proposé la société Air https://t.co/lGsK2MXaXq comme un des bénéficiaires et en même temps, le principal intermédiaire financier de l’État. L’objectif étant de renforcer l’autonomie des opérations au sol de la compagnie nationale dans les aéroports civils internationaux du Sénégal et d’améliorer la trésorerie du pavillon national.
Il faut savoir qu’à ce jour, seulement 12 milliards sur les 25 déjà versés par l’état du Sénégal à la compagnie nationale, ont été décaissés par Air Sénégal au profit des fournisseurs choisis par l’armée de l’air.
Dans ce cas présent, il est essentiel de distinguer le rôle de chaque acteur : celui qui conçoit, celui qui commande, celui qui exécute, celui qui paye et ceux qui en bénéficient. La mise en œuvre rapide des projets du hub aérien élaborée dans une parfaite synergie entre les acteurs selon le principe de mutualisation avait exigé une ingénierie administrative innovante.
Cette approche a permis d’exploiter les compétences spécifiques de chaque entité, garantissant ainsi une efficacité et une vitesse optimale dans l’exécution des projets prioritaires.
J’entends bien que pour mon successeur, toute occasion est propice d’attaquer un bilan apprécié et reconnu par une grande partie de la plateforme aéroportuaire.
Mais en l’écoutant énoncer approximations et raccourcis, il devient évident que le nouveau ministre éprouve des difficultés réelles à appréhender la complexité de la mise en œuvre de grands projets impliquant plusieurs acteurs publics.
Monsieur Malick Ndiaye, la fonction de #ministre ne doit pas être perçue comme un concours d’état d’âmes ou d’égos. Elle requiert non seulement de la pondération et de la retenue mais exige surtout une maîtrise approfondie des dossiers avant de se prononcer sur un sujet. Car c’est l crédibilité de tout un gouvernement qui est engagée. C’est simplement un petit rappel d’une grande évidence.
Aujourd’hui, sans cap, ni direction, ni moteur, le transport aérien national risque le décrochage . Alors, apportez des initiatives, Monsieur le ministre!Concentrez vous sur le redressement d’Air Sénégal! Impulsez le reengineering du récent emprunt commercial moyen terme d’https://t.co/gxOAYb4mz6 de 197 milliards! Il est crucial de développer des stratégies de financement long terme car c’est ainsi que notre pays pourra aborder les véritables enjeux stratégiques du secteur aérien.
@MITTA_SN@FlyAirSenegal@CHEFDIRPA@AIBDsa@No_IDcard
#hubaerien
Doudou Ka
- Banquier d’affaires, Expert en financement structuré
- Ingénieur diplômé de l’École nationale des Ponts et Chaussées Paris
- Ancien Ministre des transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires
- Ancien Ministre de l’économie, du plan et de la coopération
Je tenais à apposer un démenti formel et catégorique en ce qui a trait à une véritable campagne de calomnie orchestrée par le ministre des Infrastructures et des Transports Terrestres et Aériens @elmaalignjaay.
Je n’ai jamais signé, ni approuvé de contrat relatif à l’achat de matériel de handling pour les six (6) aéroports internationaux du #Sénégal.
Cela ne relevait nullement pas dans mes prérogatives en tant que Ministre.
Le problème avec Monsieur #MalickNdiaye est qu’il n’a aucune idée de ce qu’il ignore. Sinon il allait faire l’économie de ses amalgames entre « contrat militaire » par nature secret défense et « contrat public » estampillé secret défense.
Retrouvez l’intégralité de ma mise au point qui a été publiée sur le portail d’informations #Seneweb ce jeudi 10 octobre 2024.
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