Message bienveillant à la jeunesse.
Vous vous êtes fait arnaquer.
Pas par le capitalisme.
Pas par les riches.
Par l'État et par l'idéologie de gauche.
Je sais que la plupart d'entre vous ne vont pas comprendre ce que je vais dire. Pas parce que vous êtes bêtes. Parce que vous êtes jeunes, que vous ressentez tout très fort, et que vous sortez de quinze ans d'un système scolaire qui vous a raconté une seule version de l'histoire. C'est normal. J'ai eu votre âge. On a tous eu votre âge.
Alors je ne vous demande pas d'être d'accord. Je vous demande juste de garder ce message quelque part.
Parce qu'un conseil donné à quelqu'un de jeune, c'est de l'encre sympathique. Sur le moment, la page reste blanche. Rien n'imprime. Et puis un jour, la chaleur du réel arrive. La première fiche de paie où vous voyez ce qu'on vous prend. Le premier appart que vous n'arrivez pas à louer. La première fois que vous voulez créer quelque chose et que vous tombez sur un mur de paperasse. Et là, les mots apparaissent. Tout se connecte d'un coup.
Ce jour-là, vous vous souviendrez que quelqu'un vous avait prévenus.
Voilà ce qu'on ne vous a pas dit à l'école.
On vous a appris que le marché crée les inégalités. On ne vous a pas dit que l'ouverture au commerce et à l'entrepreneuriat a sorti plus d'un milliard de personnes de l'extrême pauvreté en une génération. En Chine, en Inde, en Corée, au Vietnam. Partout où on a laissé les gens échanger, entreprendre, s'enrichir.
On vous a présenté Marx comme un penseur critique parmi d'autres. On ne vous a pas dit que chaque fois qu'on a essayé de l'appliquer à l'échelle d'un pays, ça a fini en pénuries, en police politique et en exil. URSS, Cuba, Venezuela.
On vous a dit que l'État vous protège. On ne vous a pas dit que la France consacre déjà environ 57% de sa richesse à la dépense publique, qu'elle a plus de 3000 milliards de dette, et que c'est vous qui allez la rembourser. On ne vous a pas dit que vous payez la retraite des autres, et que la vôtre, personne ne peut vous la garantir.
On vous a dit que le logement est cher à cause des propriétaires. On ne vous a pas dit qu'il est cher parce qu'on ne construit pas assez, et qu'on ne construit pas assez à cause des normes, des recours et des règles que l'État empile.
Le problème, ce n'est pas que vous êtes en colère. Vous avez raison d'être en colère. Le problème, c'est que vous vous trompez de cible. Vous bloquez une fac pour réclamer plus de ce qui vous a mis dans cette situation.
Et maintenant, la bonne nouvelle. La vraie.
Vous allez vivre dans un monde formidable. Avec l'IA, un gamin de 19 ans avec un ordinateur peut faire seul ce qui demandait une équipe de cinquante personnes il y a dix ans. Créer une boîte, un produit, un média, depuis sa chambre. Sans diplôme, sans réseau, sans demander la permission à personne.
Je viens d'un milieu modeste. J'ai appris à coder seul à 12 ans. Je n'ai jamais eu les bons diplômes ni le bon carnet d'adresses. Le réel m'a récompensé le jour où j'ai produit de la valeur, pas avant.
Ce monde qui arrive sera méritocratique. Pour de vrai. Pas la fausse méritocratie des concours et des grandes écoles. Celle où ce qui compte, c'est ce que vous construisez.
Mais ce monde ne récompensera pas ceux qui attendent qu'on leur donne. Il récompensera ceux qui créent.
C'est pour ça que je vous dis : débarrassez-vous de cette pensée. Une idéologie qui vous répète tous les jours que vous êtes des victimes, que le système est truqué, que l'effort ne sert à rien, que tout est la faute de quelqu'un d'autre, ne peut que vous rendre malheureux. Il n'y a rien de plus déprimant que de croire qu'on n'a aucun pouvoir sur sa propre vie.
Vous en avez. Énormément. Plus qu'aucune génération avant vous.
Je ne vous en veux pas. Je vous souhaite le meilleur. Et le jour où l'encre apparaîtra, sachez qu'il ne sera pas trop tard.
Il ne sera jamais trop tard.
@brivael avant de financer des pays pour des conneries, on pourrait construire au moins 4 ou 5 "CECOT" ... et créer une police spécialisée dans le nettoyage des quartiers ...
Je pense que la France est en train de speedrun le jeu. Et je pense qu'elle est prête à boucler.
Aujourd'hui, je vous explique comment Bukele a fait au Salvador.
Au début, les gens étaient sceptiques.
Il faut comprendre d'où partait ce pays. En 2015, le Salvador est la capitale mondiale du meurtre : plus de 100 homicides pour 100 000 habitants. Un pays de 6 millions d'habitants tenu par deux gangs, la MS-13 et Barrio 18, avec des dizaines de milliers de membres. Ils contrôlent des quartiers entiers. Tu franchis la mauvaise frontière invisible entre deux territoires, tu meurs. Chaque commerce paie la "renta". Les chauffeurs de bus qui refusent de payer sont exécutés au volant, devant les passagers. En 2010 à Mejicanos, des membres de gang aspergent un bus d'essence et y mettent le feu avec les gens enfermés dedans. Des gamins recrutés à 12 ans. Des ados tués parce qu'ils refusaient d'entrer dans un gang. Des familles entières qui fuient vers les États-Unis parce que rester, c'est enterrer ses enfants.
Bukele arrive au pouvoir en 2019. En mars 2022, les gangs font une démonstration de force : 62 meurtres en une seule journée, 87 en un week-end.
Sa réponse arrive le lendemain : état d'exception. Et il ne l'a jamais levé.
L'armée et la police entrent dans les quartiers que l'État avait abandonnés depuis 20 ans. Des villes entières sont encerclées et fouillées maison par maison. Plus de 80 000 arrestations. Un tatouage de gang suffit. En quelques mois, il construit le CECOT, une méga-prison de 40 000 places. Les chefs sont isolés, les communications coupées, plus aucun ordre ne sort des cellules. Les peines pour simple appartenance à un gang explosent.
Les ONG hurlent. La presse internationale le traite de dictateur. Lui met "le dictateur le plus cool du monde" dans sa bio et continue.
Résultat : le taux d'homicide passe sous les 2 pour 100 000. Moins que les États-Unis. Le pays le plus dangereux du monde devient l'un des plus sûrs du continent en trois ans.
Et le peuple a tranché. Réélu en 2024 avec environ 85 % des voix, une popularité autour de 90 %. Aujourd'hui, les gens sortent le soir, les terrasses sont pleines, les surfeurs débarquent du monde entier, le tourisme explose, la diaspora revient. Le Salvador est devenu un petit paradis.
Moi, je suis très optimiste sur la France. On a la meilleure culture du monde. Les meilleures infrastructures. Les plus beaux paysages. Un système éducatif qui ne demande qu'à être remis au goût du jour. Et on a une intelligence énorme, notamment dans nos élites. Il faut juste qu'elles arrêtent d'être gauchistes. Mais ça va venir.
La France est prête.