@ClaireMartel47 3/3 D’où le paradoxe : choisir des partenaires pour construire et financer l’avenir, tout en invoquant les acquis du passé pour prétendre en définir la direction. Les compétences accumulées donnent une voix légitime à la table, pas un droit de direction sur les autres.
@ClaireMartel47 2/3 Et la France a choisi des partenaires pour le FCAS : la prochaine génération mêle avion, drones accompagnateurs, combat cloud et IA. Des domaines où les compétences de demain ne se déduisent justement pas toutes des positions industrielles acquises hier.
@Adrien44699@ClaireMartel47 Encore un nostalgique qui mesure la puissance navale de demain au nombre de grands bâtiments de surface d’hier. Les drones navals, l’autonomie, les essaims et les systèmes distribués ? Détails sans doute. En 2040, on comptera encore les frégates comme en 1990.
@ClaireMartel47 2/2 Et vous confirmez mon propos : vous énumérez ce que la France maîtrise aujourd’hui, puis décrétez que c’est « l’essentiel du spectre ». Mais qui dit que cet « essentiel » sera celui de 2040 ? Confondre excellence présente et primauté future, c’est précisément la nostalgie.
@ClaireMartel47 1/2 Réponse habile : vous déplacez cependant le débat. Je n’ai jamais prétendu que l’Allemagne maîtrisait aujourd’hui davantage de technologies militaires que la France. La question était de savoir si les compétences dominantes d’aujourd’hui seront celles qui compteront demain.
@ClaireMartel47 2/2 L’Allemagne pourrait elle aussi contempler son savoir-faire historique, par exemple dans les blindés ou les sous-marins conventionnels. Elle investit pourtant dans les drones, l’IA et le combat en réseau. Les compétences d’hier ne garantissent pas celles de demain.
@ClaireMartel47 Vous avez raison : l’argent n’achète pas le savoir-faire. Mais vous semblez enfermée dans une vision assez nostalgique de la France : quelques pôles d’excellence deviennent, dans votre récit, une sorte de supériorité technologique générale.
/2
@ClaireMartel47 Et si le vrai gâchis était ailleurs ? L’Europe se déchire sur le prestige du chasseur de 6e génération pendant que drones et systèmes autonomes transforment la guerre aérienne — domaine où la France est en retard. Et si ça échoue, le coupable est déjà trouvé : l’Allemagne.
@ClaireMartel47 Rien n’est encore décidé. Mais il est assez révélateur que la France semble préférer chercher un partenaire en Inde plutôt que faire davantage de compromis industriels en Europe. L’autonomie stratégique européenne s’arrête parfois là où commence celle de la France. /2
@ClaireMartel47 Les CH-53 allemands engagés en Gironde ne méritaient donc pas une mention ? Ou fallait-il plutôt financer un équivalent français avec l'argent allemand pour préserver « l'autonomie européenne » ?
https://t.co/i5hiLWOoNX
The effectiveness of the German CH-53G heavy-lift transport helicopters in fighting the wildfires in Gironde 🇫🇷 is impressive. France is clearly lacking this kind of capability.
📸 via Dragon 17 sécurité civile / FB
@cyprien_ronze Vous avez sans doute simplement oublié de mentionner que l'Allemagne a également contribué à lutter contre ces incendies. Un détail, certes, mais qui mérite peut-être d'être rappelé.
https://t.co/i5hiLWOoNX
The effectiveness of the German CH-53G heavy-lift transport helicopters in fighting the wildfires in Gironde 🇫🇷 is impressive. France is clearly lacking this kind of capability.
📸 via Dragon 17 sécurité civile / FB
@ClaireMartel47 7/7
Si Paris veut rester le partenaire principal de Berlin, qu’il soit le meilleur partenaire — non par mémoire, réflexe institutionnel ou mise en scène symbolique, mais par résultats. Le privilège historique n’est pas une stratégie pour le XXIe siècle.
@ClaireMartel47 6/7
Le vrai débat n’est donc pas : « pourquoi les Allemands deviennent-ils anti-français ? » Il est : « pourquoi la France considère-t-elle encore qu’elle doit bénéficier d’une priorité permanente, indépendamment de ses choix, de ses performances et de l’intérêt allemand ? »
@LacayLeF@FullsteamX@Leopard24theWin Quand on vit à crédit, on ne choisit pas vraiment ses partenaires. On espère surtout qu'ils acceptent encore de travailler avec vous.