🇱🇧 “Les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, ont été endommagées par des frappes israéliennes, a annoncé lundi le ministre de la Culture du Liban. Depuis le début de la guerre, les autorités redoutent des dommages irréversibles sur l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen.”
Often I find myself in a (European) airport with between 5 & 10 books in my carry-on, yet feel compelled to buy a book at the poorly stocked bookstore and only read the one I just bought.
J’avais écrit cet article dans @LOrientLeJour en mars 2008 pour protester contre la décision de la Sûreté Générale du Liban, proche du Hezbollah, de censurer son film adapté de la Bande dessinée
Il faut sauver Persépolis
Par Karim Emile Bitar
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“En dehors de quelques vieux réactionnaires incurables, plus personne ne le nie : loin d’être un nuisible passe-temps pour adolescents boutonneux, la bande dessinée est bel et bien un art à part entière.
Persepolis, le livre de Marjane Satrapi, est l’un des chefs-d’œuvre incontestés de ce neuvième art.
Quelques années à peine après sa parution, il est devenu une référence et un classique, au même titre que Maus, la remarquable allégorie du nazisme par Art Spiegelman.
Le film d’animation adapté de Persepolis a tenu ses promesses et restitué pour l’essentiel l’humour, la colère humaniste et la poétique mélancolie qui se dégagent du livre.
Porté par la participation au casting de Danielle Darrieux, Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni, couronné par le prix du jury au festival de Cannes, nominé aux Oscar, le film est devenu un succès international.
Et c’est de ce film que le public libanais risque d’être privé, car les censeurs ont proclamé qu’il pouvait «mettre en danger la paix civile».
Disons-le crûment : si Marjane Satrapi met en péril la paix civile, c’est que la «formule libanaise» et le système politique communautaire ont atteint le stade ultime de la faillite et de la décomposition.
Marjane Satrapi a réussi le tour de force de parler de l’Orient avec finesse et sans jamais sombrer dans l’orientalisme, sans avoir le moindre recours aux clichés essentialistes des siècles derniers, lesquels ont accompagné et justifié l’entreprise coloniale.
Persepolis se passe en Iran, certes, mais il aurait tout aussi bien pu décrire le Chili de Pinochet, la Grèce des colonels ou la Birmanie d’aujourd’hui.
Persepolis est une œuvre authentiquement universelle et il est très rare qu’une autobiographie le devienne.
Quelles que soient leurs convictions religieuses, tous les Libanais ayant vécu la guerre ne peuvent que se retrouver dans cette œuvre.
En témoigne le grand succès du livre, y compris dans les librairies de la banlieue sud à dominante chiite.
Un pitoyable conseiller «culturel» du président Ahmadinejad a condamné le film comme «anti-iranien» et y a vu «un produit de l’islamophobie occidentale». Rien n’est plus erroné.
Cette œuvre doit au contraire être lue comme un hommage à l’Iran car elle montre l’extraordinaire résilience de la société civile iranienne qui fut successivement victime du chah et de ses tortionnaires, puis de la révolution khomeyniste et de son implacable répression.
Marjane Satrapi a toujours été une authentique libérale, une progressiste pure et dure. Contrairement à bien des intellectuels issus des pays musulmans qui cherchent, en dépit de leur médiocrité, à se faire une notoriété rapide en Occident en flattant les pires instincts et en apportant du grain à moudre aux racistes de leurs pays d’adoption, Marjane Satrapi a réussi uniquement par son talent.
Elle n’a jamais tenu le moindre propos pouvant servir la propagande néoconservatrice et justifier les interventions militaires occidentales au Moyen-Orient.
(…)
Qu’en 2008, il existe toujours au Liban un service chargé de censurer les œuvres littéraires et artistiques est déjà une aberration. Encore plus aberrante est cette habitude des censeurs libanais qui consiste à mettre la décision entre les mains des autorités religieuses, ou, pire encore, à précéder les desiderata des intégristes, comme dans l’affaire de Persepolis.
Car nul n’avait réclamé cette censure, et les instances du Hezbollah, contactées par la presse étrangère, n’avaient jamais entendu parler de ce film avant que quelques barbouzes trop zélées n’aient décidé cette censure scélérate.
Sauvons Persepolis et évitons que ce pays ne soit à nouveau ridiculisé par quelques fonctionnaires de la Sûreté.”
🚨 #Liban | Une étudiante, rentrant d’examens de fin d’année, et deux membres de sa famille tués par une frappe israélienne de drone près de Nabatiyé, au Liban-Sud.
🇱🇧🏰 Le château de Beaufort est littéralement taillé dans la roche. Perché à 717 mètres d’altitude, il surplombe le Sud-Liban, la Galilée et le Golan. Il a servi à des armées séparées par 8 siècles : Croisés, Ayyoubides, Mamelouks, Ottomans, Palestiniens, Israéliens et Libanais…
« La technologie peut soigner, relier, éduquer, protéger la Maison commune ; mais elle peut aussi diviser, rejeter, engendrer de nouvelles injustices. »
Magnifica humanitas, 9
#PapeLéonXIV
🇱🇧 Encore une dure nouvelle dure à écrire. Quand Ahmad ne photographiait pas la guerre, il était engagé comme paramedic pour venir en aide aux blessés.
Il a été tué par l’armée israélienne au sud du Liban, dans cette pratique désormais banalisée de la « double frappe », que nous voyons se multiplier dans la plus totale impunité au sud du pays.
La voici documentée dans une vidéo (une autre encore) où son équipe de secouristes est prise pour cible et tuée par l’armée israélienne à Deir Qanoun Al Nahr, eût-elle été clairement identifiée. Impunité qui, au rythme où court le silence, restera sans doute pour Ahmad Hariri, lui le civil, le secouriste, le photographe.
Depuis minuit et jusqu’à il y a peu, des avions de chasse israéliens ont mené des frappes visant plus de 23 villages du sud du Liban, plusieurs localités ayant été touchées à plusieurs reprises, selon notre correspondant dans la région.
Israel has wiped out 39 villages in South Lebanon and destroyed 40,000 homes.
39 centuries-old historic villages entirely erased from the map. In just 60 days.
This is ethnic cleansing.
This is terrorism.
And not a peep from the complicit “international community”, of course.
Ce qu'il reste d'une église vieille de plusieurs siècles à Yaroun. Ce n'est plus une destruction : c'est un anéantissement.
Mais rassurons-nous : Netanyahu n'est pas un ba3ba3. L'ambassadeur américain nous l'a assuré.
A village is at risk of going dark.
Ain Ebel, in South Lebanon, is facing an urgent crisis.
Its main 350 kVA generator is no longer operational, threatening the continuity of electricity for homes, medical needs, and essential public services.
This is not politics. This is about people.
Families, elderly, and children who chose to remain in their homes deserve basic dignity and stability.
The municipality is calling for immediate support to secure a replacement generator and restore power.
Every share matters. Every connection matters.
If you can help, connect, or amplify, please do.
Let’s not allow an entire community to be left in the dark.
#Lebanon #SouthLebanon #AinEbel #HumanitarianAid #Support_Christians
#StandWithChristians
#need_help
#aid_needed
Israël ne rase pas un couvent au prétexte qu’y se cachent des terroristes
Yaroun est occupé depuis des semaines : aucune âme n’y subsiste
Il s’acharne à raser toute trace de coexistence
ce qui fait le #Liban
Il le rase sous les yeux d’un Occident au silence décadent
Nulle part plus qu’à Yaroun, on assassine le Liban 🇱🇧