🔴 Dans 13 jours, les données de facturation de TOUTES les entreprises françaises transiteront par 140+ plateformes privées.
La DG de la DGFiP le dit : « Je rappelle que les plateformes agréées ont toutes fait l'objet pour être agréées d'un audit de sécurité.» Les textes eux disent autre chose :
Voici ce que l'agrément exige VRAIMENT côté sécurité. 👇
📊 Plus de 140 plateformes agréées (PA), de SAP, Accenture en passant par Euro Information à des TPE spécialisées, porteront les données de facturation de toutes les entreprises françaises.
📜 Ce que les textes imposent à l'immatriculation (art. 242 nonies B, annexe II CGI, décret 2022-1299) :
• attestation ISO 27001
• documentation RGPD (art. 32)
• hébergement UE / SecNumCloud si recours à un herbegeur
• engagement d'un audit de conformité sous 12 mois
• tests d'interopérabilité avec le PPF
❌ Ce qui n'y figure PAS : test d'intrusion. Scan de vulnérabilités. Audit offensif.
Les seuls « tests » exigés sont fonctionnels.
Confirmé dans l'arrêté du 07/10/2022 (art. 41 septies A, annexe IV) et la refonte du 27/07/2026 : zéro pentest.
📄 L'ISO 27001 ?
C'est la certification d'un système de management, donc des processus, pas du code. Et le périmètre certifié est choisi par l'opérateur lui-même.
☁️ SecNumCloud ?
On entend « on est sur du SecNumCloud ». Précision : le texte n'exige la qualification SecNumCloud que pour l'hébergeur (datacenter, hyperviseur, redondance...), pas pour l'application.
Une API trouée hébergée sur un cloud qualifié reste une API trouée.
🔍 Et ces fameux audits, alors ?
Un organisme indépendant, missionné par la PA elle-même, vérifie 7 points fixés par l'arrêté du 07/10/2022 : interopérabilité, authentification des utilisateurs, intégrité des données, protocole de transmission chiffré, conservation RGPD, traçabilité des accès. Périmètre : les 6 derniers mois. Correctifs possibles sous 3 mois. Zéro attaque simulée, zéro test technique. C'est un audit de conformité, pas de sécurité (learn the difference, it could save your stack).
📎 La DGFiP publie d'ailleurs elle-même la liste des 148 PA « en attente de rapport d'audit » :
https://t.co/WaLd71YzPR…
L'audit est une échéance future.
⚠️ « On est techniquement prêts. » La conformité papier, oui. La sécurité éprouvée, personne ne peut l'affirmer, ni la DGFiP, ni moi. C'est précisément le problème.
@NunezLaurent Vous ne pouvez pas reprendre un tweet d’un compte qui pratique le doxing et qui est hors la loi régulièrement pour la gloriole et faire du followers @NunezLaurent
Pour rappel il y a des gens très compétents qui font très bien le job et qui s’appelle Pharos 😉
Pour ce deuxième épisode des rediffusions estivales du Collimateur, le podcast vous propose de réécouter la longue discussion avec @GrireJacques autour de son histoire personnelle de la lutte contre le jihadisme en France, "Et tuez-les partout où vous les trouverez."
https://t.co/YgOw7wIr2q
Dans ce deuxième épisode :
Bella pouvait infiltrer plusieurs djihadistes simultanément.
Certaines étaient très courtes ; d’autres ont duré, comme celle avec un Djihâdiste tombé amoureux d’elle et qu’elle a épousé.
Leur « histoire » a duré 8 ans https://t.co/ditwLhQqJ2
Episode 3 à écouter 👇🏻
Quand un des djihadistes qu’elle avait approchés lui a envoyé sa photo avec un fusil à pompe, après lui avoir indiqué les lieux qu’il visait, Bella s’est dit qu’il n’y avait plus une seconde à perdre.
Des vies ont été sauvées.
https://t.co/ulUiBOglrQ
Pour le moment, les trois épisodes du podcast sont EN ACCÈS LIBRE sur @Mediapart. Précipitez-vous ! L’histoire de Bella, “la surfeuse qui infiltrait les djihadistes”, est dingue.
« Je savais qu’il visait un lycée et une boîte gay » : Bella, une infiltrée chez les djihadistes", un grand merci à @YaPasDeFaille pour ce podcast Merci à toute l’équipe pour leur gentillesse et leur patience @mediapart :
https://t.co/PpgOLiYHAO https://t.co/PpgOLiYHAO
Un podcast réalisé avec @mhajdenberg (et le soutien précieux de @p_pascariello). L’aboutissement de neuf ans d’échanges avec cette surfeuse à l’histoire si singulière. Et à travers elle, celle de la @KatNarvTV.
Le consternant Donald Trump au sujet de la frappe sur l’école des filles à Minab :
« Le missile Tomahawk qui l’a détruite aurait pu être celui de n’importe qui. Un Tomahawk est très générique. »
Or les missiles Tomahawk sont fabriqués par RTX à Phoenix, en Arizona.
Les États-Unis les vendent à exactement quatre pays : le Royaume-Uni, l’Australie, le Japon et les Pays-Bas. Aucun d’entre eux n’est en guerre avec l’Iran.
Sur les plateaux de télévision, les experts se demandent comment les États-Unis peuvent assumer une telle supériorité, balayant d'un revers de main le "droit international".
Dans le brouillard de guerre, il y a peut-être un élément de réponse à trouver dans le tandem Palantir-Claude, au coeur de l'opération Epic Fury.
L’opération Epic Fury se distingue par l'utilisation de l'infrastructure de surveillance numérique conçue par l'entreprise Palantir, couplée à Claude, le Large Language Model développé par Anthropic.
Anthropic n’avait pas conçu Claude à des fins militaires, mais l'Histoire entretient une indifférence bien documentée à l'égard des intentions.
En juillet 2025, Anthropic signe avec le Pentagone un contrat de 200 millions de dollars. L'objectif est d’intégrer Claude aux systèmes de Palantir pour identifier les cibles et exécuter des simulations prédictives. Cette fusion a permis de compresser de façon drastique le temps de prise de décision tactique.
En janvier 2024, Palantir avait déjà signé un partenariat stratégique majeur avec le ministère israélien de la Défense pour l'interopérabilité avec les systèmes Hasbora et Lavender.
Lors des conflits précédents, les armées accumulaient des montagnes de données non structurées, cloisonnées dans des silos : le SIGINT, les écoutes et les interceptions électroniques, le GEOINT, l’imagerie par satellite, et le HUMINT, le renseignement fourni par des informateurs sur le terrain.
Croiser ces informations pour identifier une cible nécessitait des mois d'analyse. Cette lenteur aboutissait à des opérations longues et des conflits embourbés pour traquer un seul homme.
La synergie entre Palantir et Claude a brisé ces silos pour automatiser la kill chain, la chaîne de traitement des renseignements et de décision aboutissant à la neutralisation d'une cible.
Le système Palantir repose sur une architecture en deux couches.
La première est Palantir Gotham. Il aspire des quantités phénoménales de données non structurées, comme un rapport d’informateur, une vidéo de surveillance ou un relevé bancaire, pour les organiser en une “ontologie unifiée”. Gotham transforme des fichiers isolés en un graphe structuré et dynamique ; une immense toile d'araignée où chaque donnée devient un noeud interconnecté.
La seconde couche est Palantir AIP pour Artificial Intelligence Platform. Ce module permet d'intégrer de manière sécurisée un LLM, comme Claude, à Gotham.
Un LLM fonctionne de manière probabiliste. S’il interroge seul des bases de données brutes, le risque d’hallucination est maximal. L'innovation d'AIP est de forcer le LLM à naviguer et à raisonner exclusivement à l'intérieur de l’ontologie générée par Gotham.
Ainsi, si l'objectif est d'éliminer une Cible X, Claude interroge le système.
Il repère qu'un Téléphone A sur écoute (SIGINT) a communiqué avec un Véhicule B observé par satellite (GEOINT), lequel vient de stationner près d'un Bâtiment C signalé par un agent sur le terrain (HUMINT). L'intelligence artificielle synthétise ces relations. Une fois que le modèle a la certitude statistique que la Cible X est bien dans le Bâtiment C, il extrait les coordonnées GPS de Gotham et génère instantanément les coordonnées et les ordres de tir que l'opérateur n'a plus qu'à valider d'un clic.
Palantir Gotham avait déjà fait ses preuves en Afghanistan et en Irak. Gotham créait déjà cette “ontologie unifiée” en reliant des numéros de téléphone, des plaques d'immatriculation et des comptes bancaires, mais le travail de déduction restait la prérogative de l'analyste humain.
La rupture technologique d'AIP réside dans la capacité du LLM à analyser l'ontologie en permanence. Claude scanne des millions de relations simultanément et génère de manière proactive le paquet de ciblage, permettant d’acquérir la cible en temps réel et de l’éliminer en quelques heures, comme dans les opérations Epic Fury et Absolute Resolve.
Le tandem Palantir-Claude aurait fait son baptême du feu lors de la capture de Nicolas Maduro et sa femme à Caracas.
Le succès de cette mission reposait sur l'analyse de quantités massives d'images aériennes, de communications et de renseignements sur le terrain pour savoir exactement où il se trouvaient et quand frapper.
Cependant, la préparation de l'opération Epic Fury a été marquée par une crise entre Anthropic et le Pentagone.
Des fuites dans le Wall Street Journal du 15 février avaient révélé que Claude aurait été impliqué dans l’opération Absolute Resolve qui avait fait 83 morts, selon le ministère de la défense vénézuélien.
Or les conditions d’utilisation de Claude interdisent son emploi à des fins violentes. Cette révélation pousse l’entreprise à demander un audit, provoquant l'affrontement inévitable avec le Pentagone.
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, exige alors un accès au modèle pour “toutes les fins légales”, ce qui signifie sans aucune restriction. Dario Amodei, le CEO d'Anthropic, s'y oppose. Il refuse le franchissement de deux lignes rouges : l'intégration de son IA dans des armes entièrement autonomes et son utilisation à des fins de surveillance de masse, jugeant par ailleurs que l’humanité n’est pas en capacité de gérer la puissance colossale d’une IA autonome.
En représailles, le président Donald Trump ordonne l'arrêt immédiat de l'utilisation des technologies d'Anthropic.
L'entreprise est classée comme un risque pour la supply chain, désignant de facto Anthropic comme une entreprise hostile aux intérêts du pays.
Toutefois, selon des révélations du Wall Street Journal parues ce samedi 28 février, Claude est resté opérationnel lors du déclenchement d'Epic Fury.
La raison est probablement technique. Démanteler un LLM aussi autant imbriqué dans les systèmes Palantir nécessite un délai de transition. Une déconnexion instantanée aurait provoqué l'effondrement critique du réseau en pleine préparation d'une offensive majeure. Le Pentagone a donc été contraint d'exploiter la technologie d'Anthropic par nécessité, tout en concluant, quelques heures après l’éviction d’Anthropic, un accord avec OpenAI.
L'opération Epic Fury établit deux précédents. Elle confirme que le Pentagone n'acceptera aucune limitation imposée par la Silicon Valley, et redéfinit ce qu'est le “brouillard de la guerre” au XXIème siècle.
Historiquement, ce brouillard naissait du manque de données sur le terrain. Aujourd’hui, il naît de l'incapacité du cerveau humain à traiter une surabondance exponentielle d'informations.
Avec toutes les conséquences pour les pays ne disposant pas de telles technologies.