Montebourg était quasi stalinien puis il a ouvert une boîte pour vendre 4 pots de miel ce qui a déclenché l’envoi de 52 Cerfa, un taux d’imposition de 92% et des contrôles fiscaux pour un cheat meal à Burger King. Depuis il est devenu libertarien mdr.
@PierreValentin@CarminEditions Si vous souhaitez faire la promotion de votre livre en Suisse, je vous mets volontiers en contact avec la production de l’émission.
Pertinente remarque de @PierreValentin sur le glissement sémantique du terme "dépression".
La frivolité du mal (p.20-21), extrait de "Culture du Vide" ('Life at the Bottom') de Théodore Dalrymple, traduit aux éditions @CarminEditions
On ne dit plus « je suis malheureux », mais « je suis en dépression ».
Pourquoi ?
J'étais hier dans Quotidien pour lancer la promotion de « Malaise dans la Génération Z », qui sort au-jour-d'hui chez votre libraire ! 👇
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Des villes entières peuvent être des éléphants blancs, sujettes à la tabula rasa. Je suis restée à Datong. La vieille ville originale avait été détruite dans les années 2000 pour faire place à des reproductions, plus ou moins inspirées de l’original. Le printemps dernier, le centre était encore un terrain vague, et les abords de la ville s’étaient hérissés de milliers d’immenses immeubles quasiment vides.
Le quotidien de qui ?
Les économies planifiées ont le pire bilan écologique de l'histoire moderne.
Même en Chine, la décarbonation planifiée angoisse la population. Les médias d'État vantent les objectifs climatiques mais ce n'est absolument pas perçu comme une “solution aux problèmes du quotidien”, mais comme un synonyme de chômage de masse et de déclin.
Quand les bureaucrates locaux ne leur coupent pas l’électricité en plein mois d’octobre pour ne pas rater leur objectif carbone !
Bienvenue en 2055 : le nucléaire ou la gestion autoritaire de la pénurie.
"La décarbonation, ce n'est pas un objectif, c'est la solution" à nos problèmes du quotidien, affirme la géographe spécialiste de la transition écologique, Magali Reghezza-Zitt, qui publie "Bienvenue en 2055 : Dans un monde neutre en carbone", aux éditions du Seuil.
Taïwan est au cœur de l'actualité mais reste une destination moins fréquentée par les touristes européens que le Japon ou le Vietnam.
Quand je dis que j’aime Taïwan, on me répond souvent que la Thaïlande est en effet un pays formidable.
Pour cause, l'île à l'origine du QQ et du bubble tea, succès planétaire inventé ici dans les années 80, n'a enregistré que 50 000 arrivées en provenance d’Europe en mars 2026, dont environ 1 500 Suisses et 6 500 Français (source Taiwan Tourism).
Taïwan mérite d’être davantage visitée. On y trouve la mer, la montagne, des plages incroyables, une histoire riche, des gens sympathiques, y compris avec les enfants, et une cuisine excellente.
Une destination 慢慢來 (màn màn lái, à comprendre comme va piano), sauf peut-être quand vous êtes réveillé par un tremblement de terre de magnitude 7.5.
Côté images, c'est un excellent choix pour les amateurs de photographie ; même pour les voyageurs dans mon genre, qui ont tendance à capter les petits détails du quotidien plutôt que les grands paysages, avec un Canon Ixus de 2007 ou un iPhone.
🧵 D'autres images dans le fil.
Photo 1 | Street food sur un marché nocturne.
Le service tourne jusqu'à minuit. On y enchaîne "tofu puant"(favori), da ji pai (escalope de poulet frite géante), tihuihko (cake de sang de porc) et lu rou fan (pork belly longuement mijoté servi sur un bol de riz), avec la garantie de repartir comme un roly-poly.
Photo 2 | Objets votifs dans la Yinhe Cave 銀河洞.
Un temple bouddhiste et taoïste encastré dans la paroi d'une falaise. Dans les lieux de culte, les moines eux-mêmes vous invitent à sortir l’appareil.
Photo 3 | Egghost 疍宅 à Taipei.
Un petit café à l'ambiance vintage et chaleureuse, représentatif de la scène des cafés locaux. On y mange des chiffon cakes en compagnie des chats de la maison qui déambulent entre les tables.
Photo 4 | Liangban tofu.
Une entrée froide à base de tofu soyeux, sauce type mentsuyu, ciboule, flocons de bonite, gingembre et huile pimentée à l'ail croquant. Le restaurant sert aussi de délicieuses soupes de bœuf.
Il est tenu par deux jie-jie ("tantes") qui vous mettent des claques dans le dos. Cela veut dire qu’elles vous aiment bien, surtout si vous mangez málà (mélange aromatique, caractérisé par la brûlure du piment et le fourmillement électrique du poivre de Sichuan qui anesthésie la langue).
1 | La charmante devanture d’Asahi Ice 朝日夫婦, institution du Baobing 剉冰 à Tamsui.
Son estuaire est le rendez-vous des amoureux et des familles venus fuir le tumulte de Taipei le week-end.
2 | Un Baobing 剉冰 à la mangue verte séchée, prune confite, prune au shiso et sirop de café maison.
1 | Thé et café de chez Bleu & Book 太平青鳥 à Keelung. Une ancienne école primaire réaménagée en librairie-café avec une vue sur le port. L'esthétique y est soignée et la bouteille en verre est offerte avec le thé.
2 | Wu Mei Tang 烏梅湯. Un jus de prunes fumées à la fois fumé, acide, sucré et très légèrement salé. Délicieux et rafraîchissant avec une grosse marmite de mala stinky tofu 麻辣臭豆腐.
La droite médiatique francophone doit impérativement intégrer la Public Choice Theory à son arsenal rhétorique.
S'il est toujours tentant - et mérité - de battre la gauche avec son propre bâton marxiste, adapter un dogme du XIXe siècle à la démographie du XXIe siècle expose à d'interminables querelles d'exégèse.
L'intuition de départ était la bonne. Il existe bien une alliance objective entre progressistes et corporatistes pour garantir un afflux de main-d'œuvre à bas coût. Il ne s'agit pas de lutte des classes, mais d'une pure logique de recherche de rente.
Le consensus entre Benoît Hamon et Édouard Philippe sur l'immigration est un cas d’école de Public Choice Theory : la coalition des Baptistes et des Contrebandiers (Baptists and Bootleggers).
Pour qu'une politique survive au vote, elle nécessite souvent le soutien tacite de deux factions aux antipodes :
Les Baptistes, en quête d'une rente morale. Ils réclament, par exemple, l'interdiction de la vente d'alcool le dimanche pour sanctifier le jour du Seigneur.
Les Contrebandiers, en quête d'une rente financière. Ils soutiennent cette même interdiction légale, mais dans le seul but de monopoliser le commerce clandestin extrêmement lucratif du week-end.
Les premiers fournissent la caution morale inattaquable. Les seconds déploient le lobbying et les moyens économiques.
Pendant que la société se déchire sur des questions de vertu, les premiers gagnent de l’autorité, et les seconds continuent d'extraire leur rente sans être inquiétés.
Transposé au débat français sur l'immigration et le marché du travail, ce modèle rend la situation limpide.
Les Baptistes (Benoît Hamon et la gauche) soutiennent des politiques d'ouverture au nom d'impératifs humanitaires. Ils servent de mécanisme de contrôle social et s'assurent que quiconque remet en question ce consensus soit immédiatement excommunié du débat public.
Les Contrebandiers (Édouard Philippe et le centre-droit de connivence) soutiennent ces mêmes politiques pour geler l'économie en leur faveur.
Plutôt que d'innover, d'augmenter les salaires ou de s'adapter aux tensions de recrutement, ces acteurs pro-business (mais fondamentalement hostiles au libre marché) s'assurent une main-d'œuvre subventionnée. Leur but est de préserver leurs marges et de bloquer l'émergence de concurrents plus agiles.
Comme le rappelle la Public Choice Theory, la politique n'est qu'un échange sans romantisme. Chaque acteur maximise son utilité. Édouard Philippe protège les marges de son électorat corporatiste, tandis que Benoît Hamon consolide son capital électoral.
Or, cette alliance entre les moralistes de gauche et les comptables du centre-droit nous condamne à la stagnation.
La recherche de rente par l'immigration n'est pas seulement injuste pour le contribuable, elle est technologiquement régressive.
Plutôt que de robotiser, de moderniser les processus, et d'augmenter la productivité pour payer de hauts salaires, les entreprises préfèrent importer de la main-d'œuvre bon marché pour faire perdurer des modèles économiques obsolètes des années 90. La gauche fournit l'alibi humanitaire pour masquer la paresse technologique.
L’angle d'attaque le plus dévastateur consiste donc à ringardiser les deux camps : démasquer un centre-droit dinosaure anti-technologique, et une gauche idiote utile d'un patronat rentier.
Assumer cette grille de lecture, c'est organiser la riposte intellectuelle face à la prédation conjointe de l'État et des lobbys, car il n'appartient ni à la classe moyenne ni au contribuable de financer les externalités sociales de ces petits arrangements mutuels.
Je m’amuse de constater, Benoît Hamon, que sur l’immigration et le travail, vous partagez le point de vue d'Édouard Philippe. Pour ma part, je me sens davantage proche de François Ruffin - et même de Karl Marx - pour qui l’immigration sert d'armée de réserve du capital.
On fait venir en France des travailleurs destinés à occuper des emplois mal rémunérés et souvent pénibles. Il est illusoire de penser que l'on sauvera notre modèle social ainsi ! Je rappelle qu'il y a deux fois plus d'immigrés au chômage que de Français, et que le ratio cotisations/prestations sociales des immigrés est négatif. L'immigration coûte donc davantage à l'État qu'elle ne lui rapporte !
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