@EmmanuelMacron Attention aux amalgames : pas plus que l'X, l'IHES ne doit rien à Paris-Saclay, c'est le contraire.
C'est facile à vérifier auprès de Cédric Villani.
La 4ᵉ canicule se dessine dès mardi. Reste désormais à en préciser la durée et l'intensité. Après avoir vécu le mois de juin le plus chaud jamais observé, la France s'apprête également à connaître son mois de juillet le plus chaud. Il est même probable que l'anomalie thermique de juillet dépasse encore celle de juin, pourtant déjà jugée exceptionnelle par de nombreux scientifiques.
Avez-vous remarqué qu'on n'entend presque plus les climatosceptiques depuis deux mois ? Où sont passés les « c'est normal, c'est l'été » ? Après des décennies de désinformation, de manipulation et de détournement du débat, leur discours se heurte désormais à une réalité devenue difficile à nier. Ils ne nous manqueront pas.
L'anomalie de l'indice hydrique des sols (caractérisant l'eau disponible pour les plantes) présente un déficit extrême pour la saison de la Vendée à la Bourgogne avec jusqu'à -95%. Il ne reste plus que 0.02% d'eau sur les deux premiers mètres du sol vers Paray le Monial. Soit autant que dans un désert.
Au 20 juillet, il s'agit de la plus grosse sécheresse des sols depuis le début des mesures fiables à ce sujet (1947) dépassant très largement 2022 et 1976. S'il ne repleut pas (conséquemment) d'ici la fin du mois, il devrait atteindre l'indice hydrique le plus bas jamais observé en France tous mois confondus.
Je n'ai jamais vu la végétation souffrir autant qu'en 2026. Les forêts sont dans un état lamentable. Partout en France, un nombre conséquent d'arbres dépérissent, et beaucoup sont déjà en train de mourir.
Populists, for years : "Don't believe science. Climate change is fake. Drill baby drill"
Populists, now "It's all the government's fault for not giving you AirCon"
La sécheresse devient majeure. Les canicules de mai et juin ont complètement asséché nos sols : dans le centre de la France, il n'y a plus d'eau sur l'intégralité de la colonne. Rien. Nada.
Sur les 30 premiers centimètres, il n'y a plus rien sur l'intégralité de la France. Cette troisième canicule va faire extrêmement mal.
Malgré les vagues de harcèlement sans précédent dont mes collègues et moi faisons l'objet, je continuerai à répondre par les faits. Avec moi, ce ne sont ni les « impressions », ni les croyances, et encore moins les insultes qui comptent : ce sont les données. Voici donc de quoi enfoncer définitivement le dernier clou dans le cercueil de ces affirmations.
➡️Le début d'année 2026 est le plus chaud jamais mesuré (+2.1°C par rapport à la norme 1991-2010).
➡️Le printemps 2026 est le plus chaud jamais mesuré (+2.1°C).
➡️Mai sera très largement au-dessus des normes. Sur les 51 derniers mois, 47 ont été significativement au-dessus des normes. Il n'y a factuellement plus de période froide en France.
➡️La canicule de mai 2026 est DE TRES LOIN la plus chaude jamais observée avec à son pic 24.83°C de moyenne nationale soi +8.00°C par rapport aux normes. Elle s'inscrit dans une anomalie statistique incroyable de 4 sigma, faisant ainsi partie des anomalies statistique les plus importantes sur Terre avec une date de retour estimée à plus d'un millénaire. Elle rejoint la canicule de 2003 en Europe et l'évènement de 49,6°C à Lytton au Canada. Elle souffle complètement la chaleur de mai 1922 dont les températures matinales étaient bien plus basses.
➡️Au niveau régional, comme en Bretagne, elle sera retenue comme "vague de chaleur" a plus précoce jamais observée et de TRES LOIN. Au niveau national, il manque 0.5°C pour qu'elle y soit, ce qui n'enlève rien au caractère inédit de l'évènement.
➡️1400 records de chaleur battus à minima ce qui en fait l'évènement le plus spectaculaire jamais observé à ce niveau.
➡️Sur la dernière année, sur les stations avec plus de 50 ans de mesure, nous avons battu 351 records de chaleur contre seulement 2 de froid (soit 99,5% records de chaleur par rapport au froid).
➡️Sur les 10 dernières années, toujours sur les stations de plus de 50 ans de mesures, nous avons battu 1729 records de chaleur contre 74 de froid (ratio 96%).
Pourtant, malgré ces faits indéniables, les scientifiques ont subi une vague d'insultes sans précédent. Je continuerai à vous partager les faits, rien que les faits. Merci à tout ce qui nous ont soutenu pendant cette période.
Tous ces données sont obtenues avec le site https://t.co/1Im0gYJUWs de l'@infoclimat (association a but non lucratif à laquelle vous pouvez adhérer pour nous soutenir) avec l'aide de Data For Good. Merci à eux !
Dominique de Villepin sur Donald Trump: "Lorsqu'un dirigeant du monde peut laisser entendre 'qu'une civilisation va mourir ce soir', nous approchons d'une limite où ce n'est plus seulement le droit qui vacille, mais l'idée même de civilisation"
#BFM2
Je vais employer un mot fort : alarmant. Vous pouvez me le reprocher (ou m'insulter). Mais je l’assume, car il est justifié. Les prévisions sont alarmantes, oui : nous nous dirigeons vers l’un des (ou le ?) El Niño les plus puissants jamais observés depuis le début des mesures.
Comment je justifie l'emploi de ce terme "alarmant" ?
➡️Parce qu’El Niño agit comme un accélérateur ponctuel de chaleur à l’échelle mondiale.
➡️En plus de cela, de nombreux travaux montrent une accélération du réchauffement climatique (depuis 2015).
➡️Et depuis le précédent El-Nino, les températures mondiales semblent décrocher des trajectoires habituelles.
On voit sur la carte que, dans la zone clé du Pacifique équatorial (domaine de El-Nino), les anomalies de température de surface de la mer pourraient atteindre +2,5 à +3°C en moyenne.
Autrement dit. Comme ça c'est clair : on ajoute une couche de chaleur exceptionnelle sur un climat déjà fortement réchauffé qui ne s'est pas encore remis du dernier El-Nino.
Il est donc très probable que les records mondiaux (déjà pulvérisés il y a à peine deux ans) soient de nouveau battus, et largement, dès cette année... Je crois que, pour la plupart, vous ne vous rendez pas compte des conséquences et notamment agricoles, dans un contexte géopolitique extrêmement tendu.
Quand il était président, Charles de Gaulle estimait que l’argent public devait être strictement intouchable.
Au Palais de l’Élysée, il était impensable que l’État prenne en charge la moindre dépense personnelle.
Son épouse, Yvonne de Gaulle, tenait un petit carnet dans lequel elle notait avec rigueur toutes les dépenses du foyer : électricité, nourriture, vêtements, savon… rien n’était laissé au hasard.
Chaque mois, le couple envoyait un chèque au Trésor public afin de rembourser ces frais strictement privés.
Un jour, le comptable de l’Élysée lui fit remarquer que cela n’était « pas nécessaire ».
Elle répondit avec fermeté :
« Tout ce qui n’est pas public est privé, et ce qui est privé, c’est à nous de le payer. »
Leur exigence allait encore plus loin :
leurs enfants et petits-enfants n’avaient pas le droit d’utiliser les voitures officielles pour des déplacements personnels.
Charles de Gaulle refusait les privilèges liés à sa fonction.
Il réglait lui-même toutes ses dépenses à l’Élysée — jusqu’au savon ou aux repas de famille — et avait même choisi de renoncer à son salaire présidentiel, vivant uniquement de sa pension de général.
À sa mort, il ne laissa aucune fortune, seulement sa maison à Colombey-les-Deux-Églises, acquise avant la guerre.
On raconte même qu’il envoyait spontanément des chèques au Trésor public dès qu’un doute existait sur une dépense privée réglée par l’État.
Un sens de l’intégrité et du devoir qui force encore aujourd’hui le respect…
et qui rappelle que le véritable prestige ne réside pas dans les privilèges, mais dans l’exemplarité. 🇫🇷🙏🏻