Thomas-Alexandre Dumas is the most inspiring man you’ve never heard of
Born a slave, he went on to become France’s greatest general alongside Napoleon… and that wasn’t even his best achievement!
He actually inspired France’s all time greatest novel, written by his own son…
Ça c’est Abdelkader ibn Muhieddine.
Abdelkader c’est avant tout une jeunesse dans une famille aristocratique des environs de Mascara. Si l’on devait trouver son équivalent européen, ce serait un duc. Son père est très actif au sein des institutions religieuses, sa mère sait lire et écrire était apparemment savante en religion.
Abdelkader c’est également le studieux, bon élève, il reçoit l’éducation classique des jeunes nobles de la Régence, c’est-à-dire les maths, la grammaire, le droit, et la théologie. C’est un bon orateur et un poète relativement doué.
Abdelkader c’est aussi le résistant faisant face à l’arrivée des Français, il commence par mener des petits raids de harcèlement il a alors à peine 23 ans.
Abdelkader c’est également le fin politique, comprenant qu’il est vital de fédérer les tribus, face aux Turcs qui veulent se faire reconnaître dans le Constantinois et les Marocains qui veulent se faire reconnaître à l’Ouest, il ménage alors la chèvre et le chou sans rien reconnaître.
Abdelkader c’est aussi la ruse, sans véritables appuis c’est son courage qui finira par amener les soutiens à sa cause, et pousseront les Français à négocier, ainsi il parviendra à gouverner une vaste partie de Algérie actuelle sans verser de tribut.
Abdelkader c’est le chevalier des temps modernes, il fera ainsi libérer les prisonniers français qu’il ne peut pas nourrir, et traitera avec civilité les autres, sans les tuer.
Abdelkader c’est aussi le prisonnier, finalement défait après 15 ans de lutte acharnée, il est envoyé en France. Émir respecté de ses ennemis, on lui donne ses quartiers dans le château d’Amboise où il est assigné à résidence.
Abdelkader c’est aussi les amitiés inattendues, Louis Napoléon Bonaparte futur Napoléon III, souhaite rompre avec la politique menée par ses prédécesseurs, il le rencontre et les deux hommes s’entretiennent seuls, durant une heure.
Abdelkader c’est le mystérieux, personne ne sait ce qu’ils se diront avec Louis Napoléon, mais ils seront inséparables par la suite, Abdelkader est libéré, reçoit une pension annuelle de 100 000 francs, une fortune pour l’époque et peu se rendre en Orient, ce qu’il voulait depuis 1847, et continuera toute sa vie à entretenir une correspondance plus qu’assidue avec Napoléon III qui le consulte pour toute sa politique orientale.
Abdelkader c’est également le juste, il empêchera le massacre de 12 000 chrétiens à Damas avec l’aide de ses fils les accueillant dans sa propre maison au besoin.
Abdelkader c’est également la fidélité, il enverra ainsi balader violemment notre verrat de concours primé de 112 kilos qui finira rongé par la gangrène et les hémorroïdes, le bien nommé Otto Von Bismarck à la veille de la guerre franco-prussienne à qui il transmet son souhait de voir l’armée française rentrer dans Berlin. Les hommes avaient la parole.
Abdelkader c’est également la tristesse, apprenant la défaite de Napoléon III face à la Prusse, il restera isolé dans la prière plusieurs jours à l’annonce de la déchéance de l’Empereur.
Abdelkader c’est l’égarement, craignant la colonisation prussienne de l’Algérie il se rangera à la fin de sa vie plus encore du côté français, reniant l’un de ses fils qui participera à la révolte des Mokranis dont le décret Crémieux et des troubles frumentaires furent deux extraordinaires aphrodisiaques.
Abdelkader a fait ce qu’il pouvait, et comme il pouvait dans des situations extrêmement complexes. Excellence, reposez en paix 🫡