Vous m'avez demandé une version plus lente pour tout décrypter : la voici.
Une minute pour les seules dernières 24 h, neuf fois plus lent. On suit chaque rotation d'avion, la fumée qui dérive, et le front qui pousse vers l'est dans l'après-midi.
#FireWatchArcachon
Facebook, ce sont des gens que tu connais qui racontent des choses qui ne t’intéressent pas.
TikTok, ce sont des inconnus qui dansent, se filment et répètent tous la même chose jusqu’à ce que l’algorithme trouve ce qui te retient.
Instagram, ce sont des gens que tu connais à peine qui te montrent la vie qu’ils aimeraient avoir.
Twitter, ce sont des gens que tu ne connais pas qui parlent des choses qui t’intéressent vraiment.
Philippe Tabarot, ministre des Transports.
Regardez-le bien. Carrure solide, sourire de commercial de province, maîtrise de droit public et “chargé de mission” en profession officielle. Voilà le CV. Le reste est une longue leçon de ce que la politique française produit quand elle fonctionne exactement comme elle est censée ne pas fonctionner.
Fils de Robert Tabarot, commerçant oranais devenu l’un des chefs de l’OAS. Frère de Michèle Tabarot, qui a tenu Le Cannet pendant plus de vingt ans et siège encore à l’Assemblée. Dans les Alpes-Maritimes, on ne monte pas. On est monté.
Philippe a enfilé les costumes locaux comme on enfile des chemises : conseiller municipal à Cannes, conseiller général, vice-président du conseil régional PACA chargé des transports de 2015 à 2021, sénateur en 2020.
Chaque marche a été posée par le réseau familial et le système de cooptation local. Quand il a tenté de conquérir Cannes en 2014, David Lisnard l’a battu. Le seul vrai test électoral direct, il l’a perdu. Le reste, il l’a reçu.
Puis, un beau jour de décembre 2024, il regarde la télévision et découvre qu’il est ministre. Il le dit lui-même. Pas de plan, pas de vision nationale, pas de combat idéologique particulièrement original. Juste la récompense d’une carrière de fidèle, au moment où Les Républicains avaient besoin d’un visage technique et peu encombrant pour le portefeuille Transports. Depuis, il a survécu à Bayrou, puis à Lecornu. La résilience des apparatchiks.
Et pendant ce temps, le Parquet national financier s’intéresse à lui. Enquête préliminaire pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts, ouverte après signalement de la HATVP. Période 2018-2020. Postes au Cannet, la ville de sa sœur. Rémunérations cumulées, dont plus de 80 000 euros nets en 2019 pour un GIP touristique et culturel. Perquisition en mairie en 2022. Lui répond que c’est un vieux dossier, qu’il a tout déclaré, qu’il est “sincèrement serein”. Bien sûr. Les dossiers qui trainent quatre ans avant d’éclater juste après une nomination ministérielle, c’est toujours de la pure coïncidence médiatique.
Sur le fond, le bilan est cohérent avec l’homme. Ouverture à la concurrence des TER (il a piloté la première en PACA), propositions pour limiter le droit de grève dans les transports pendant les périodes sensibles, discours de fermeté. Rien d’illégitime en soi. Mais rien non plus qui ressemble à une pensée originale. C’est le logiciel standard de la droite gestionnaire locale exporté à Paris.
Et quand un conducteur de TGV se suicide la veille de Noël 2024, le nouveau ministre trouve le moyen de dire que “ça aurait pu être plus grave s’il avait souhaité faire dérailler son train”. Puis de rétropédaler le lendemain en expliquant que ses propos ont été mal interprétés. Classique.
Plus récemment, les “chicaillades niçoises” avec Éric Ciotti. Menaces alléguées, “nabot”, Géorgiens. Ciotti porte plainte devant la Cour de justice de la République. Tabarot nie avoir menacé qui que ce soit. On croit qui on veut. Ce qui est certain, c’est que deux figures de la droite locale des Alpes-Maritimes se règlent leurs comptes comme des chefs de bande, et que l’un des deux est ministre de la République.
Philippe Tabarot n’est pas un idéologue. Il n’est pas un technicien hors pair. Il n’est pas un visionnaire des mobilités. C’est un produit fini du système politique français dans sa version la plus pure : héritage familial, mandats empilés, clientélisme local, récompense nationale, et enquête qui suit. Un politicien au mauvais sens du terme. Celui qui occupe le pouvoir sans jamais avoir réellement conquis autre chose que des postes.
L’imposture n’est même pas personnelle. Elle est structurelle. Et il l’incarne avec une sincérité confondante.
Les constructeurs européens sont déjà largement dépassés par Tesla sur les véhicules électriques. Coût, fonctionnalités logicielles, mise à jour à distance, réseau de charge : le match n’est plus à faire.
C’est précisément pour ça que la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne freinent autant Tesla et son FSD. Ces pays ont une industrie automobile historique à protéger. Laisser passer un système de conduite supervisée aussi mature et performant reviendrait, à court terme, à signer l’arrêt de mort de leurs champions nationaux qui n’ont rien d’équivalent aujourd’hui.
Les pays sans industrie auto lourde n’ont rien de ce genre à défendre. Ils regardent les données, valident, et avancent. Cinq d’entre eux l’ont déjà fait.
Pendant ce temps, les gros marchés freinent, temporisent, multiplient les réserves. Pas pour la sécurité pure, mais pour gagner du temps.
Résultat : on protège des entreprises en retard au détriment des citoyens, de la sécurité routière et de l’innovation. Classique.
La question n’est plus de savoir si Tesla est en avance. C’est de savoir combien de temps encore on va payer le prix de ce protectionnisme.
#Tesla #FSD #IndustrieAuto #Protectionnisme
Depuis le changement d’algo, mon flux « Pour vous » ressemble de plus en plus à un miroir. Presque uniquement des comptes que je suis déjà, ou des idées qui ne me dérangent pas.
Je ne pense pas être un cas isolé.
Résultat : moins de friction, moins de confrontation, plus de consensus soft. On se parle entre gens qui pensent déjà à peu près la même chose. L’algorithme a lissé les angles.
Ce que je constate concrètement : mon reach a chuté. Je tourne maintenant entre 1k et 6k vues max. Les likes, eux, restent dans le même ordre de grandeur qu’avant (30 à 200).
Autrement dit, ceux qui me voient m’aiment toujours autant. Mais beaucoup moins de gens me voient.
Hypothèse simple : les gros comptes ont conservé leur capacité de diffusion. Les comptes de taille moyenne (8k-12k) continuent d’atteindre leurs abonnés, mais peinent nettement plus à sortir de leur cercle. L’algo privilégie la rétention dans les bulles existantes plutôt que la découverte.
Si c’est le cas, on a un réseau qui récompense de moins en moins la prise de risque intellectuelle et de plus en plus la confirmation. Ce n’est pas forcément volontaire. Mais c’est mesurable.
Je préfère un flux qui me contrarie de temps en temps à un flux qui me caresse dans le sens du poil. La confrontation d’idées n’est pas un bug.
C’est le seul mécanisme qui empêche une plateforme de devenir une chambre d’écho confortable.
Et vous, quel est votre ressenti ?
Clara Chappaz, ambassadrice pour le numérique et l’intelligence artificielle. Ex-ministre déléguée à l’IA et au Numérique. Ex-directrice de la French Tech.
Regardez-la bien. Née le 14 juin 1989 à Paris. ESSEC, MBA Harvard. Fille de Pierre Chappaz, fondateur de Kelkoo, passé par Teads, figure historique de la tech française, résident monégasque selon certaines sources. Mère professeure de physique-chimie en prépa. Le cocktail parfait : héritage entrepreneurial + diplôme américain + vernis start-up nation.
Elle commence en Asie, dans l’e-commerce de mode (Zalora, Lyst). Puis Chief Business Officer de Vestiaire Collective, la plateforme de seconde main luxe qui vend du rêve circulaire à des consommatrices qui n’ont jamais autant acheté.
En 2021, elle prend la tête de la Mission French Tech. Elle devient la face lisse et photogénique de l’écosystème start-up français. On la voit partout. On l’entend peu dire autre chose que les éléments de langage du moment : scalabilité, inclusivité, souveraineté, deeptech.
En septembre 2024, Michel Barnier la nomme secrétaire d’État à l’Intelligence artificielle et au Numérique. Elle a 35 ans. Elle est enceinte de huit mois. Le symbole est trop beau pour ne pas être exploité. « Être nommée ministre à 35 ans, enceinte de 8 mois, quel symbole ! » écrit-elle elle-même plus tard. Elle accouche quelques semaines après sa prise de fonction. On applaudit. On parle de modernité. On oublie de demander si le portefeuille était réellement piloté ou simplement occupé.
Elle devient ministre déléguée sous Bayrou. Elle lance « Osez l’IA », multiplie les « Cafés IA », parle de souveraineté numérique, dénonce le « sovereignty washing » des hyperscalers américains, appelle l’Europe à chasser « en meute » contre les prédateurs de la Silicon Valley. Discours bien rodé. Pendant ce temps, la France reste structurellement dépendante des clouds américains, des puces taïwanaises et des modèles de langage entraînés ailleurs.
Elle quitte le gouvernement en octobre 2025. Trois mois plus tard, elle est nommée ambassadrice pour le numérique et l’IA. Soft landing. Parachute doré version Quai d’Orsay.
Clara Chappaz n’est pas une incompétente. Elle est quelque chose de plus moderne et de plus efficace : le produit parfait de la start-up nation recyclé en politique. Brillante sur le papier, connectée, médiatique, jamais vraiment dangereuse pour le système qui l’a produite. Elle a porté l’IA française pendant un an comme on porte un tote bag French Tech dans les allées de VivaTech. Puis elle est passée à autre chose.
Le parcours est propre. Trop propre. Aucune élection, aucun combat politique réel, aucune contradiction durable. Juste une succession de postes où l’on incarne l’innovation sans jamais en payer le prix.
Jean-Nono a le charisme d’une pelle à neige. Clara Chappaz a le sourire de la success story officielle.
Deux versions du même phénomène : la politique française comme extension naturelle des réseaux et des narratifs du moment.
Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.
Regardez-le bien. Quarante-trois ans, fils de Jacques Barrot, petit-fils de Noël Barrot. HEC, Sciences Po, Paris School of Economics, doctorat, passages à MIT et HEC comme enseignant. Un CV d’excellence académique. Et le surnom qui collait déjà : Jean-Nono.
Le charisme d’une pelle à neige. La présence d’un économiste qui explique un modèle de finance de marché à des élèves de première année. La voix posée, le regard concentré, l’absence totale de relief. On le dirait programmé pour ne jamais déborder. C’est son point fort. C’est aussi son point faible.
Il entre en politique par la grande porte du pedigree et du centrisme bayrouiste. Député des Yvelines en 2017, vice-président de la commission des Finances. Puis ministre délégué au Numérique en 2022. Puis à l’Europe en 2024. Puis, en septembre de la même année, ministre de plein exercice des Affaires étrangères. Trois gouvernements successifs. Barnier, Bayrou, Lecornu. Il reste. Comme un meuble solide, discret, qui ne fait pas de bruit quand on le déplace.
Sur le fond, la ligne diplomatique est un exercice de flou permanent. Soutien à l’Ukraine sans jamais vraiment préciser jusqu’où. Reconnaissance de la Palestine et solution à deux États brandies comme un trophée de cohérence, pendant que les équilibres du Proche-Orient continuent de se déliter. Relations avec Washington sous Trump qui oscillent entre fermeté de façade et accommodements de couloir. Discours sur les valeurs, les droits, le multilatéralisme… puis silence ou demi-mesure quand il s’agit de les défendre concrètement face à des puissances qui, elles, ne s’embarrassent pas de nuances. Borderline. Souvent. Par construction.
Il allie, avec une constance rare, l’incompétence opérationnelle du technocrate parachuté et la certitude tranquille de celui qui a toujours été dans les bons réseaux. Il ne rate pas une occasion de rappeler le poids de la France. Il en porte rarement le coût.
Jean-Nono n’est pas un novice. C’est un produit fini du système : brillant sur le papier, lisse en public, indéchiffrable sur les dossiers qui fâchent, et parfaitement interchangeable.
L’étalon de son domaine. Celui où l’on peut être ministre des Affaires étrangères sans jamais vraiment peser, parler fort sans jamais vraiment trancher, et rester en place parce que personne n’imagine vraiment ce que serait une diplomatie française avec un visage et une colonne vertébrale.
Après 15 ans d’enseignement, je m’interroge toujours : faire prendre des notes ou distribuer une synthèse pour privilégier l’oral ?
Selon cet article, la clé serait moins de tout écrire que de sélectionner, reformuler… et résumer après le cours. 📝🧠
https://t.co/3G3yvwOdvz
Holiday in the climate emergency.
No that’s not AI or edited, it is a photo I just took with my phone on Lacanau beach in France.
Ash is raining from the sky.
What future will this boy grow up in?
It is in our hands, but time is running out.
La force de cette photo vue dans @lemondefr ! ... Sur le front des incendies, il y a les radios, les télés... et il y a ce photographe au talent immense : Maximilien Lamy qui travaille pour l' Agence France-Presse @afpfr : https://t.co/QmhGsT0XxR
Des habitants du Cap Ferret ont refusé d'évacuer et ont préféré rester pour faire un coupe-feu sur 800 mètres de long et le plus large possible pour protéger leur commune en utilisant d'importants engins de chantier. À la manœuvre un chef d'entreprise, une personnalité locale et président de l'asso de défense de la pointe du Cap Ferret.
Un des habitants, très en colère contre les autorités qui n'ont pas anticipé : "On n'a pas ce qu'il faut clairement, c'est pour cela qu'on est obligés de faire le boulot à un moment donné. Nous, on n'a pas envie de brûler, on ne va pas attendre qu'ils nous donnent les autorisations, on fait le boulot."
Cette année, j’ai ajouté à l’ensemble des fiches méthode
que je distribue à mes élèves de lycée une fiche sur l’apprentissage des cours. Ça me sert de base pour travailler la prise de notes et la construction de supports pour apprendre de façon efficace. #teamhg
Connaissez-vous Camarel de #LaForge des #CommunsNumériques Educatifs ?
C'est une application web de Création Assistée de Ressources et d’Activités Magistère et Éléa qui s'appui sur l'#IA pour générer automatiquement des exercices interactifs
#OpenSource
🔗https://t.co/6eLp7cNlAv
Le mot "nonchalant" est le participe présent de "nonchaloir": non+chaloir! Or "chaloir" signifie "s'inquiéter de" (il vient du latin "calere", être chaud). On le retrouve dans des tournures vieillies type "peu me chaut" (voilà, je l'ai appris récemment donc vous aussi maintenant)
📖 Fini les PDF statiques ! Avec Publuu, créez des flipbooks interactifs en quelques clics : effet de feuilletage réaliste, liens cliquables, intégration multimédia... Vos élèves vont adorer !
https://t.co/AhX9UC36EC
#OutilsWeb#PDF#Innovation
De la démocratie à la gérontocratie.
La France est désormais le seul pays où les retraités ont de meilleurs revenus que les actifs. Merci aux parlementaires qui ont réussi brillamment à servir les intérêts des boomers, tout en rendant inaccessible le logement aux jeunes.