Si on pense que l'interdiction des symboles religieux va "libérer" les femmes musulmanes, une étude par l'Université de Stanford sur l'état des choses en France en démontre l'inverse. Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les données empiriques: https://t.co/ZXCpWg4KzC
En cette Journée internationale de la femme, je pense aux dizaines de femmes qui ont perdu leur emploi suite �� l’extension de la Loi 21.
Restreindre l’accès au marché du travail aux femmes nuit profondément à la cause. Comment on peut être libres sans autonomie financière?
“Il existe une solution : investir dans la création de nouvelles places de services éducatifs de qualité pour tous. Avant d’être une question de finances publiques, c’est une question de choix politique […]” https://t.co/bUe53m737u
Aujourd’hui marque le 9ème anniversaire de l’attentat de la Grande mosquée de Québec, où six personnes ont été tuées lors d’une prière un dimanche soir.
Ce sont 17 enfants qui grandissent sans leur papa depuis. Toutes mes pensées vont aux proches des victimes. ❤️🩹
Si on était en présence d’un réel problème, on essayerait de trouver comment le régler. Aucune des mesures proposées par la CAQ règlent leurs propres exemples de ce qu’ils qualifient d’islamisme radical. C’est presque comme si l’enjeu en soi est fabriqué à des fins politiques.
Si Bedford, qui n’impliquait que des hommes dans un contexte scolaire, se veut preuve d’islamisme radical au Québec, pourquoi la solution de la CAQ est d’interdire le port de symbols religieux par des femmes et d’interdire les prières dans l’espace public? https://t.co/1zhv5DFCiF
En d’autres termes, comment interdire le port du hijab dans nos écoles contribue à prévenir certains enseignants masculins d’empêcher des fillettes à faire du sport? En quoi l’interdiction des prières dans l’espace public prévient le sexisme dans nos écoles?
« L’archevêque rappelle que la laïcité de l’État n’exige pas l’effacement public de la foi dans la société.
"Confondre neutralité de l’État et neutralisation de la société conduirait à une grave régression", écrit-il. »
#polqc#AssNat https://t.co/WXmm4TcnXq via @lp_lapresse
Ils n'étaient pas là pour '' conquérir le Québec'', juste pour prier 5 minutes contre une guerre. Heurseument qu'une journaliste est venue nous vulgariser ce mystère: des musulmans qui... prient. Quelle révélation
Prière de ne pas exagérer : https://t.co/RdICoDJAOn
Une précision vraiment importante: c’est dans le cadre de manifestations pour Gaza qui ont lieu à tous les dimanches depuis deux ans que des musulmans ont prié dans les rues déjà bloquées de Montréal.
Personne ne cherche à islamiser le Québec…
https://t.co/YSbIwN1U39
Cette “laïcité” de la CAQ met un frein aux courants féministes qui existent au sein des religions en interdisant certaines formes de son expression dans l’espace public. L’État choisit une interprétation patriarcale du voile et la cristallise en l’interdisant. Désolant.
Quelle tristesse!
Au sujet de l'interdiction annoncée des prières de rue
En grande difficulté dans les sondages, le gouvernement Legault tente désespérément de regagner des points dans l’opinion publique en exploitant un thème rentable, la peur des musulmans. C’est ainsi que le ministre responsable de la Laïcité, Jean-François Roberge, a fait savoir que le gouvernement déposera cet automne un projet de loi «renforçant la laïcité», notamment en interdisant les prières de rue. Conscient qu’une telle interdiction viole la liberté de religion protégée non seulement par la Charte canadienne des droits et libertés, mais aussi par la charte québécoise, le gouvernement aura - encore une fois! - recours à la clause dérogatoire qui permet de faire comme si ces chartes n’existaient pas. Et encore une fois, cela se fera sous les applaudissements de la majorité des Québécois.
Soyons clairs ici: ce ne sont pas les prières dans les lieux publics qui dérangent; les catholiques prient en public depuis des décennies et personne n’a jamais protesté, même si les Québécois ont jeté la religion aux poubelles. Non, ce qui dérange, ce sont les musulmans qui prient, de la même façon que l’interdiction des signes religieux ne visait en réalité que le foulard musulman.
Au Québec, les musulmans pratiquants suscitent un malaise; ils inquiètent; ils dérangent. Dans une population qui n’est pas familière avec ces pratiques et qui a rejeté la religion, ce malaise est compréhensible. Mais ce n’est pas une raison pour violer les droits fondamentaux des gens.
Je rappelle l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme:
«Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.»
Notre bon gouvernement de la CAQ viole donc non seulement les chartes canadienne et québécoise, mais la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée à l’ONU en 1948. Il est poussé à agir ainsi pour des motifs essentiellement partisans; la CAQ est en compétition avec le Parti québécois à savoir quel parti sera le plus intolérant envers la minorité musulmane.
Et tout ça pour régler quel problème? S’il y a des manifestations de prière qui nuisent à l’ordre public ou à la circulation, les corps policiers disposent déjà de tous les pouvoirs pour intervenir. Nul besoin d’un nouvel arsenal législatif qui fera disparaître une pratique religieuse de l’espace public pour la seule raison que beaucoup de Québécois y sont instinctivement hostiles.
Je rappelle aussi qu’un grand nombre de musulmans installés au Québec parlent un excellent français et s’intègrent très bien à la société majoritaire. Mais ça ne nous suffit pas. Non, nous voulons des immigrants qui parlent français sans accent, ne manifestent d’aucune façon leur culture d’origine et adorent Marie-Mai. Autrement dit, nous voulons des immigrants invisibles, instantanément et complètement assimilés. Sinon, on annonce l’«invasion».
Je reviens ici sur le recours préventif aux clauses dérogatoires des chartes canadienne et québécoise. Cela peut paraître très technique, mais ce recours est en réalité d’une terrible gravité. Il signifie que les citoyens qui se croient lésés par une loi perdent tout recours devant les tribunaux. Face au gouvernement, les citoyens sont désormais sans défense aucune. Cela équivaut à jeter les chartes aux poubelles. Si Duplessis avait fait ça, on le condamnerait aujourd’hui. Mais comme ça vise essentiellement les musulmans, on s’en moque. Quelle tristesse!
Gentil rappel que ce n’est pas parce que quelque chose est différent que c’est abusif ou dangereux. Je fais le ramadan depuis mes 12 ans et c’est systématiquement l’une de plus belles périodes de chaque année, où l’on apprend la valeur de la force la volonté.
Recommandation 21: “Documenter les enjeux liés aux influences religieuses favorisant le jeûne chez les enfants d’âge scolaire ainsi que les effets de ce type de jeûne sur ces enfants en vue d’améliorer les méthodes de sensibilisation à ces enjeux.” Yikes.
https://t.co/qo9KpfMoCH
Cette recommandation c’est l’incarnation de tous les commentaires indignés sur le ramadan que toute personne musulmane a déjà entendu. “Même pas de l’eau???” “Je ne pourrais jamais faire ça!” “C’est dangereux!” “Qu’est-ce qui arrive si tu manges?”
Le comité créé pour étudier l’application de la Loi 21 suite à Bedford recommande étendre davantage l’interdiction des signes religieux. Rappelons, encore une fois, qu’aucun des enseignants dans la saga Bedford ne portait de symboles religieux.
https://t.co/0IBpDJ8Jnp
“Not everyone who supports Bill 21 is a racist, but every racist supports Bill 21.” See how easy it is to come up with catchy lines? Drainville admits he’s willingly violating Muslim women’s rights on the hypothetical possibility they may have been forced to wear the hijab.
Excellent article de @ihachey. Le PL94 est une dérive totale. Ne perdons pas de vue qui devra subir les conséquences des interdictions proposées: des femmes, en raison d’actes posés par des enseignants majoritairement masculins.
« Il y avait un vrai problème à Bedford, mais le voile n’était pas en cause. Dans cette école de Côte-des-Neiges, les profs qui refusaient d’enseigner certaines matières et de reconnaître les besoins des élèves en difficulté étaient… des hommes. »
https://t.co/LLR4Act1VN