ACTION LACANNIENNE #1
📣Contre l'amendement qui ment et qui coûte!
Avec Deborah Gutermann-Jacquet, Cécile Wojnarowski et Romain Aubé.
Nous vous informons de cette pétition https://t.co/e1synYmfge
📣Lettre d'Anaëlle Lebovits-Quenehen, présidente de l'ECF, aux Députés et Sénateurs.
"Sans qu’aucun argument ne vienne le justifier, cet amendement sortirait la psychanalyse du champ de la santé mentale publique où elle est installée et où elle continue de faire ses preuves."
La condition juive en terre d'islam - et le statut de colonisés qui fut le leur pendant 1400 ans (au même titre que celui des chrétiens d'Orient, zoroastriens, bouddhistes, hindous etc.) - a été refoulé de la mémoire de nos sociétés, qui se disent pourtant hantées par le souvenir de « la colonisation », comme s'il n'y en avait eu qu'une seule.
Et pour cause, le fait que les Juifs arabes aient été historiquement moins mal traités que les Juifs européens (ce qui n'était pas très difficile) sert de prétexte pour minimiser cet héritage. On néglige ainsi que les mahométans n'ont jamais été enclins à considérer les israélites comme leurs égaux.
Il n'y a jamais eu, dans les sociétés arabes, l'équivalent d'un Clermont-Tonnerre, plaidant en faveur d'une extension de l'égalité aux juifs, si tant est que la notion d'égalité dans le monde musulman ait le moindre sens.
À l'instar de l'abolition de l'esclavage que les musulmans n'ont jamais été fichus de mettre en oeuvre de leur propre initiative, la libéralisation de la condition juive arabe à partir de l'ère moderne - avant les épurations ethniques du vingtième siècle - a toujours été tributaire des pressions occidentales.
« Sa déclaration selon laquelle tous les hommes sont égaux aux yeux de Dieu est un mensonge et une stupidité. », s'insurgeait le savant Al-Jabarti, au moment où Napoléon débarquait en Egypte avec ses proclamations égalitaires. « Une autre conséquence de l’occupation française en Égypte, se lamentait Jabarti, a été « l’élévation des coptes, syriens, grecs, et juifs les plus modestes ».
En visite au Maroc avant le protectorat français, Pierre Loti - peu suspect d’islamophobie et de philosémitisme - décrit le quartier juif de Fès en ces termes : « On sent qu’on vit dans cet antre en crainte perpétuelle des voisins, Arabes ou Berbères. Et, devant leur entrée de ville, est le dépôt général des bêtes mortes (une galanterie qu’on leur fait) : pour arriver chez eux, il faut passer entre des tas de chevaux morts, de chiens morts, de carcasses quelconques, qui pourrissent au soleil, répandant une odeur sans nom ; ils n’ont pas le droit de les enlever, — et il y a grand concert de chacals le soir sous leurs murs. — Dans leurs rues étroites, étroites à ne pouvoir passer, ils n’ont pas le droit non plus d’enlever les immondices rejetées des maisons ; pendant des mois s’entassent les os, les épluchures de légumes, les ordures, jusqu’à ce qu’il plaise à un édile arabe de les faire déblayer moyennant une grosse somme d’argent »
Ces épisodes sont d'autant plus inconnus du grand public que le débat médiatique sur les relations judéo-arabes est entre les mains de non-spécialistes, qui ne connaissent rien à la culture musulmane sur laquelle ils dissertent doctement.
C'est ainsi que nos sociétés donnent l'impression d'être aveugles aux fléaux qu'elles ont importés.
«Wokisme, anti-capitalisme, pro-Palestine... Je ne veux pas être associée à la nouvelle orientation politique du Palais de Tokyo» : la démission tonitruante de la mécène Sandra Mulliez Hegedüs suscite une polémique qui divise le monde de l’art. →https://t.co/yZGEaXH1rm
Caroline Fourest : "Je ne renvoie pas dos à dos le Nouveau Front populaire et le RN. Il y a au sein du Front populaire des gens admirables, par contre il y a des candidats LFI qui ne valent pas mieux que des candidats RN." #le710inter