Salvo competition at its best. The gloom prospect of interceptor depletion has to be balanced with Iranian consumption combined with destruction of TELs & prod site which seems even less sustainable. At this rate next week will be about Shaheds vs AAA.
☢️🇷🇺Missile de croisière à propulsion nucléaire Burevestnik - un non-événement pour la France (et le Monde) 🇷🇺☢️
Hier, la Russie a annoncé la fin des essais du Burevestnik, qui aurait parcouru 14 000 km en quinze heures lors de son dernier vol. S'il s'agit bien d'une prouesse technologique, il ne changera en rien la donne stratégique.
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Le Burevestnik est un missile de croisière subsonique, à l'instar du Tomahawk US, du SCALP-EG franco-britannique ou du Kh-101/102 russe. Rappelons ici que les missiles Kh-101 ont un bilan très mitigé en Ukraine en raison de leur vulnérabilité face aux défense antiaériennes. Le Burevestnik innove toutefois par son mode de propulsion nucléaire qui lui confère théoriquement une portée illimitée, là où celle des autres systèmes varie de quelques centaines à quelques milliers de kilomètres. Dans les faits, la portée du Burevestnik a très probablement une limite, non pas par son carburant mais par les autres fluides nécessaires au fonctionnement de tout moteur avec des parties mobiles, en particulier les huiles.
Cette portée intercontinentale permet aux planificateurs de choisir des plans de vol atypiques. Plutôt qu'un vol plus ou moins direct vers sa cible, le nouveau missile pourrait partir dans la direction opposée et prendre les défenses à revers.
Cela présente un certain intérêt pour atteindre des cibles très éloignées comme aux Etats-Unis. Plutôt que de passer par le Grand Nord, doté d'un maillage radar relativement dense, le Burevestnik pourrait descendre plein Sud au-dessus des océans Atlantique ou Pacifique avant de remonter par exemple par la frontière mexicaine, nettement moins surveillée.
L'idée derrière ce nouveau missile était en effet de contrer les efforts étatsuniens en matière de défense antimissile balistique, après leur retrait du traité ABM en 2002. Craignant que leur dissuasion nucléaire, principalement basée sur des vecteurs balistiques, ne devienne obsolète, les autorités russes ont lancé plusieurs programmes d'armes nouvelles, parmi lesquelles le Burevestnik mais aussi la torpille nucléaire Poséidon ou encore le planeur hypersonique intercontinental Avangard. L'objectif étant de garantir une vulnérabilité mutuelle entre les deux puissances nucléaires.
Le Burevestnik ne peut en effet être vu que comme une arme de dissuasion. Sa propulsion nucléaire en fait de facto une arme dont l'emploi aurait pour conséquence de graves contaminations radiologiques sur la zone d'impact et pourrait donc justifier des représailles nucléaires. Ceci fait du Burevestnik une arme de non-emploi réservée aux cas les plus extrêmes de conflit nucléaire majeur entre les Etats-Unis et la Russie.
Or, malgré les milliards de dollars investis dans les projets de défense antimissile balistique, les Etats-Unis n’ont jamais réussi à mettre au point un système pouvant contrer efficacement une attaque balistique massive, rendant le Burevestnik et les autres projets redondants avec les moyens plus classiques de la dissuasion russe. Cela pourrait changer dans le futur avec le projet de Dôme d’Or de l’administration Trump, mais celui-ci ne devrait pas se concrétiser avant de très longues années, s’il aboutit un jour.
Enfin, cette nouvelle arme ne présente aucun intérêt sur le théâtre européen. Comme dit plus haut, le Burevestnik ne diffère du Kh-102 ou du Kalibr (pouvant être équipé d'une charge nucléaire) que par une portée plus grande. Or, le Kh-102 et le Kalbir nucléaire ont déjà une portée estimée à plusieurs milliers de kilomètres (jusqu’à 3500 km pour le Kh-102 selon certaines sources), permettant des trajectoires complexes pour frapper l'ensemble du territoire européen. Par ailleurs, tout comme les Etats-Unis, l'Europe ne dispose pas d'un bouclier antimissile permettant d'intercepter une attaque massive de missiles balistiques et de croisière. L'Europe est donc d'ors et déjà vulnérable aux vecteurs russes à charge nucléaire, tout comme la Russie est vulnérable aux armes français et britanniques.
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En résumé, oui, le Burevestnik est une belle prouesse technologique, pour laquelle on peut saluer l'expertise russe en matière d'ingénierie aéronautique et nucléaire. Mais cette arme, dont le coût est probablement exorbitant, ne change en rien la balance stratégique entre la Russie et ses adversaires occidentaux. Il s’agit donc d’un non-événement stratégique.
[🔎 À lire] La dronisation massive comme potentielle révolution militaire.
Décryptage de @VincentTourret dans cette nouvelle note de l'Ifri ⤵️
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A patrol of French Mirage 2000 fighters performed a demonstration flight over the Black Sea, tracing a flight path in the shape of Ukraine’s Trident coat of arms 🇺🇦—a striking aerial salute and show of 🇫🇷-🇺🇦 solidarity. Merci, France!
@FranceenUkraine
[LECTURES📚] Découvrez l'analyse par @alkarendil de l'ouvrage dirigé par Dag Henriksen et @Justin_Br0nk, "The Air #War in #Ukraine: The First Year of Conflict"🛩️🇺🇦, publiée dans le n° 1/2025 de @Pol_Etrangere➡️https://t.co/WbnXlhZ79d
🇦🇺🤝🇫🇷 Ifri was pleased to welcome Air Marshal Stephen Chappell, @CAF_Australia@AusAirForce, on the occasion of his visit to France for #ANZAC Day — a valuable exchange on the Indo-Pacific’s strategic landscape and the depth of Australia–France relations.
"For #Ukraine to endure, its culture and its identity must be preserved. Anyone can help."
Anna Stavychenko, musicologist, producer, and director of the 1991 Project, shares her experience in promoting Ukrainian classical music in the face of war:
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[📰 🗞️] Ma tribune parue aujourd’hui dans @lemondefr: alors que la France en trêve olympique peine à se trouver un gouvernement, elle doit se préparer à un hiver stratégique pour l’Ukraine 🇺🇦 🇫🇷 🇪🇺