@BrantPhilip_ Some well-informed have emphasized that Diallo aka Jouleybib al-Nampalari is one if the most effective and dangerous jihadist leaders in Mali.
This has been the case for years, but only recently has GSIM significantly stepped up the publication of footage from its operations, seemingly recognizing the power of the internet, communication, and propaganda.
As a result, many international analysts and observers are only now beginning to take notice of what has long been happening on the ground.
GSIM is increasingly embracing its political ambitions and is adjusting the content of its statements accordingly.
Le GSIM assume de plus en plus ses ambitions politiques et adapte le contenu de ses déclarations en conséquence.
Bina accuse SE «des imams qui œuvraient à la cohésion sociale [négociaient avec le JNIM] ont été arrêtés puis morts de faim/soif […]des innocents sont jetés dans le vide depuis des avions […] ils ont pris en otage l’armée & commettent ces actes criminels avec l’aide des Russes»
#Mali un des facteurs les plus important et qui marque une différence majeure avec les dynamiques de 2012 est le recrutement que le JNIM fait dans toutes les tranches ethniques. Ici Abou Houzeifa, Bina Diarra, s’adressant en bambara aux combattants dans une vidéo de 17 minutes
#Mali un des facteurs les plus important et qui marque une différence majeure avec les dynamiques de 2012 est le recrutement que le JNIM fait dans toutes les tranches ethniques. Ici Abou Houzeifa, Bina Diarra, s’adressant en bambara aux combattants dans une vidéo de 17 minutes
Voilà ce que les djihadistes semblent mal comprendre : le mécontentement à l'égard d'un régime, en particulier lorsqu'il s'agit d'une junte militaire, ne se traduit pas automatiquement par un soutien à leur projet.
Une population peut à la fois critiquer le pouvoir en place et rejeter catégoriquement l'alternative djihadiste.
Les interviews de jihadistes capturés ou présentés comme « repentis » doivent être abordées avec prudence.
Cela ne signifie pas qu'ils mentent tous ou qu'aucune déradicalisation n'est possible. Mais l'histoire du jihadisme montre que les déclarations faites en détention ne sont pas toujours un indicateur fiable des convictions réelles d'un individu.
Un détenu peut avoir intérêt à minimiser son rôle, rejeter la faute sur d'autres, se présenter comme une victime ou afficher un repentir qui améliorera ses perspectives de libération.
L'expérience de l'Irak est particulièrement révélatrice. De nombreux futurs dirigeants de l'État islamique ont passé des années en prison avant de reprendre la lutte armée après leur libération. Certains ont même utilisé leur détention pour renforcer leurs réseaux et approfondir leurs connaissances idéologiques.
Le Mali offre également des exemples de militants ayant retrouvé des responsabilités au sein de groupes jihadistes après plusieurs années d'incarcération.
Les paroles ont leur importance. Mais lorsqu'il s'agit d'évaluer l'engagement idéologique d'un militant, les actes sont souvent plus révélateurs que les interviews.
La véritable question n'est pas ce qu'un jihadiste dit en prison.
La véritable question est ce qu'il choisit de faire lorsqu'il retrouve la liberté.
« On peut tuer un chef. On ne tue pas une idée, un réseau ou une génération de militants. »
Mettre à prix des chefs jihadistes ou les éliminer peut affaiblir temporairement une organisation, mais cela ne suffit pas à détruire un mouvement.
Le JNIM a survécu à la mort de nombreux dirigeants et commandants de premier plan, tout comme Al-Qaïda a survécu à Ben Laden et l'État islamique à plusieurs de ses « califes ».
Pourquoi ? Parce que le jihadisme ne repose pas uniquement sur des individus. Il s'appuie sur une idéologie, des réseaux sociaux et familiaux, des mécanismes de succession, des cadres expérimentés, des structures de recrutement et des griefs locaux que la disparition d'un chef ne fait pas disparaître.
Tant que ces facteurs demeureront, de nouveaux dirigeants émergeront pour remplacer ceux qui tombent.
L'histoire du jihadisme montre qu'il est possible de vaincre des organisations. Éradiquer un mouvement est une tâche bien plus complexe.
#Mali-presse-Justice/ Rude journée pour le journaliste malien Chahana Takiou. Il a été finalement inculpé et mis sous mandat de dépôt ce 8/6 / par le procureur du pôle de lutte contre la cybercriminalité pour « atteinte au crédit de l’état par l’institution judiciaire ».