Madame Celeste Amarilla,
Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction.
Vous ne représentez pas le Paraguay, ce pays qui a transpiré la passion et l’honneur tout au long de la compétition. Par votre inconscience et votre racisme décomplexé, le monde entier a déjà oublié le parcours et l’effort historique que vos joueurs ont réalisés durant cette coupe du monde pour laisser place à une dame incompétente donnant la pire image possible de son pays.
Je ne laisserai jamais aux gens comme elle, la liberté de laisser propager leur haine et leur racisme à travers le monde.
Jai un entretien un mardi, il se passe bien on me dit quon me rappelle le vendredi. Le mardi qui suit j'envoie un mail on me repond que j'aurais un retour dans la semaine. Ca fait 3 semaines que j'attends xd
Aphatie commence par dire que Tugdual Denis est plutôt sympathique, avant de démontrer, à travers les questions qu’il pose au maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, à quel point il est raciste.
C’est ça, les fachos ! Sympathiques en apparence, mais au fond, de gros racistes.
Analyse et debunk du tweet de @FrancescaRGee
Le tweet ci-dessous est long. C'est le tweet original qui l'exige, il faut du temps pour nettoyer autant de bêtises au mètre carré.
Le tweet liste une série de pathologies et de comportements à risque présentés comme étant causés ou multipliés par les "pratiques homosexuelles entre hommes". C'est un cas classique de sophisme épidémiologique : utiliser des données réelles partielles pour construire un récit stigmatisant. Voici le démontage point par point.
La structure rhétorique du tweet : le problème avant même les faits
Avant même de vérifier les chiffres, la construction du tweet est déjà problématique. Il part d'un article sur le cancer de la gorge lié au HPV (virus touchant toute la population sexuellement active) pour dériver vers une liste de pathologies imputées aux hommes gays. C'est une technique d'association : on colle une communauté à une liste de maladies pour suggérer une relation causale là où il n'y a que de la corrélation, souvent médiée par des facteurs sociaux externes.
1. VIH/SIDA : Partiellement vrai, mais très mal cadré
Ce qui est vrai : Les HSH (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes) représentent un groupe à prévalence élevée pour le VIH en France (42% des nouvelles découvertes en 2024).
Ce qui est faux ou trompeur : Le VIH n'est PAS "principalement" une maladie gay. En France, le premier mode de contamination reste les rapports hétérosexuels : 53% des nouvelles infections en 2024. À l'échelle mondiale, l'épidémie est très majoritairement hétérosexuelle (Afrique subsaharienne notamment). Présenter le VIH comme une conséquence des "pratiques homosexuelles" est donc un cadrage inversé de la réalité mondiale.
Le risque accru chez les HSH est réel mais s'explique par des facteurs biologiques (réception anale, muqueuse plus vulnérable) et des facteurs sociaux (accès aux soins, stigmatisation, homophobie intériorisée), pas par l'homosexualité en soi.
2. Hépatites virales : Vrai mais incomplet
Ce qui est vrai : L'hépatite A et l'hépatite C se transmettent effectivement par voie sexuelle et sont plus fréquentes dans certaines pratiques (rimming, etc.). L'OMS a signalé en 2024 environ 1,2 million de nouveaux cas d'hépatite B et 1 million d'hépatite C à l'échelle mondiale.
Ce qui est trompeur : Les hépatites virales touchent massivement la population générale mondiale via des voies non sexuelles (sang, partage d'aiguilles, transmission mère-enfant). Les associer quasi exclusivement aux pratiques homosexuelles est une distorsion.
3. IST (syphilis, gonorrhée, chlamydia, herpès…) : Vrai mais applicable à tout le monde
Ce qui est vrai : La multiplicité des partenaires est un facteur de risque pour les IST, et certaines pratiques (comme le sexe oral/anal sans protection) augmentent les risques.
Ce qui est faux : Ces IST ne sont absolument pas propres aux pratiques homosexuelles. Elles touchent l'ensemble de la population sexuellement active. La syphilis notamment est en forte hausse dans la population hétérosexuelle en Europe. Lier ces IST à l'homosexualité relève de la même logique stigmatisante que d'avoir dit dans les années 80 que le SIDA était "la maladie des gays".
4. Cancers anaux, prostatiques, testiculaires, colorectaux, pulmonaires, cutanés : Très largement faux
C'est le point le plus factuellement erroné du tweet, et le plus grave.
Cancer anal et HPV : Il est vrai que les HSH ont un risque accru de cancer anal lié au HPV. C'est le seul cancer pour lequel il existe une corrélation documentée avec les pratiques sexuelles anales réceptives.
Cancer de la prostate : Aucun lien établi avec l'homosexualité. Les facteurs de risque reconnus sont l'âge, les antécédents familiaux et la génétique.
Cancer des testicules : Survient principalement chez les 15-35 ans, tous hommes confondus. Les facteurs de risque connus sont la cryptorchidie et les prédispositions génétiques, pas l'orientation sexuelle.
Cancers colorectaux : Causés par l'âge, la génétique, les MICI, le tabac, l'alcool, l'alimentation. Aucun lien avec l'homosexualité dans la littérature scientifique.
Cancers pulmonaires et cutanés : Les liés au tabac ou au soleil/UV. Aucun lien avec les pratiques homosexuelles.
Mettre cancers du poumon et cancers cutanés dans la liste des conséquences de l'homosexualité, c'est scientifiquement intenable.
5. Chemsex (15% des homos sur 12 mois) : Chiffre approximativement exact mais contexte manipulé
Ce qui est vrai : L'OFDT a effectivement relevé une prévalence de 13-14% de chemsex parmi les HSH en France, et une étude en milieux communautaires montrait 20,8%. Le chiffre de 15% cité est approximativement cohérent.
Ce qui est trompeur : Le chemsex n'est pas une pratique inhérente à l'homosexualité. Il est lié à des facteurs de vulnérabilité sociale et psychologique (stigmatisation, stress minoritaire, environnements festifs spécifiques). Par ailleurs, le qualifier d'"usage parfois mortel" sans rappeler qu'il est pratiqué par une minorité de cette minorité, et sans jamais mentionner le chemsex dans les populations hétérosexuelles (qui existe aussi), c'est du cherry-picking.
6. Tabagisme, alcoolisme, drogues injectables : Partiellement vrai, mais la cause est l'homophobie, pas l'homosexualité
Ce qui est vrai : Les études montrent effectivement des taux de tabagisme plus élevés dans les communautés LGBT+, environ 1 adulte LGBT sur 6 fume contre 1 sur 9 dans la population générale selon le CDC.
Ce qui est faux par omission : Ce n'est pas l'orientation sexuelle qui cause ces comportements, c'est le stress minoritaire (la discrimination, l'homophobie, la stigmatisation sociale) qui génère des comportements d'automédication. C'est une conséquence de la honte sociale, pas de l'homosexualité. Présenter cela comme une propriété intrinsèque des gays, c'est blâmer les victimes de la discrimination pour les conséquences de cette discrimination.
7. Violences entre partenaires : Vrai mais incomplet et décontextualisé
Ce qui est vrai : Plusieurs études montrent des taux de violences intimes effectivement élevés dans les couples LGBT. Les hommes gays subissent des violences à des taux de 26-38%, les femmes lesbiennes à 43-46%.
Ce qui est trompeur : Ces taux sont aussi élevés car ils incluent toutes formes de violence (physique, psychologique, verbale), et parce que les études de référence portent souvent sur des populations auto-sélectionnées dans des contextes communautaires (biais d'échantillonnage). Surtout, les violences conjugales les plus meurtrières en France restent massivement perpétrées par des hommes sur des femmes dans des couples hétérosexuels (plus de 100 féminicides par an). L'omettre pour pointer uniquement les LGBT+ est un biais de sélection évident.
Verdict global
Ce tweet est un exemple de rhétorique homophobe habillée en langage de santé publique. Il mélange :
- Des faits réels (risque VIH accru, cancer anal, chemsex)
- Des données vraies mais causalement mal attribuées (IST, violences, addictions)
- Des affirmations scientifiquement fausses (cancers pulmonaires, cutanés, prostatiques liés à l'homosexualité)
- Une omission systématique des mêmes facteurs chez les hétérosexuels
La note de contexte ajoutée par les lecteurs commence à rectifier une partie de l'information, mais ne va pas assez loin. La structure du tweet vise à associer une identité sexuelle à une accumulation de pathologies pour suggérer que l'homosexualité masculine est en soi un problème de santé publique, ce qui n'est pas ce que dit la science.
🚨 Echange musclé durant la Commission d'Enquête sur l'Audiovisuel Public, où @SamuelEtienne accusé d'avoir des positions militantes contre le RN sur #Twitch confronte le Rapporteur @CHAlloncle sur ses liens avec celui-ci. #DirectAN