buzz by @jack is buzzing.
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Il faut lire les tableaux publiés par @Beaufretjpascal. Tout y est. Et tout est pire que ce qu'on nous raconte.
L'OCDE vient de publier sa grande comparaison des systèmes de retraite (Pensions at a Glance, novembre 2025). Les chiffres sont sans appel. Un retraité français touche en net 70 % de son dernier salaire, contre 63 % en moyenne dans l'OCDE, 54 % au Royaume-Uni et 53 % en Allemagne. Il part parmi les plus tôt du monde développé et passe 23 ans à la retraite, contre 19 ailleurs. Son revenu atteint 94 % de celui de la population, quand la moyenne OCDE est à 87 %. La valeur de ses droits à pension représente 11,5 années de son dernier revenu, record des grands pays. Et seuls 6 % de nos retraités sont pauvres, contre 13 % en Allemagne et 15 % dans l'OCDE. Aucun pays ne cumule tout cela. Pas un seul.
On nous répondra que les retraités « ont cotisé ». Regardons alors la dynamique. Depuis 2009, d'après les chiffres mêmes du COR, la pension nette moyenne est passée de 65 % à 68 % du revenu net des cotisants, et la progression continue jusqu'en 2030. En euros constants, la pension moyenne a gagné 100 euros par mois quand le revenu des actifs faisait du surplace. Les actifs paient toujours plus pour une génération dont la situation relative s'améliore encore.
Comment tient ce miracle ? Il ne tient pas. D'abord, tout repose sur l'État : 79 % du revenu de nos seniors vient de prestations publiques, contre 57 % dans l'OCDE et 43 % au Royaume-Uni, où l'épargne et le capital prennent le relais. Ensuite et surtout, cette dépense n'est pas financée. Le « déficit officiel » de quelques milliards est une fiction comptable, maintenue par un empilement d'artifices. L'État cotise pour ses fonctionnaires à 78 % du traitement, quand un employeur privé cotise autour de 16 % : la différence est une subvention déguisée, des dizaines de milliards chaque année. Les régimes spéciaux, SNCF ou RATP, vivent de subventions d'équilibre inscrites au budget. Des fractions de TVA et de CSG sont discrètement affectées pour boucher les trous, sans jamais s'appeler déficit. On ponctionne au passage les branches famille et chômage. Et les soultes versées jadis par Orange et La Poste sont épuisées depuis longtemps, alors que le régime général continue de payer leurs retraités.
Faites l'addition sur les quelque 390 milliards de pensions versées chaque année : plus de 100 milliards ne viennent pas des cotisations, mais de l'impôt et de la dette. Les retraites ne sont pas un poste « presque à l'équilibre ». Elles sont la première cause du déficit français.
Le système le plus généreux de l'OCDE est donc aussi le plus étatisé et le moins financé. Chaque année de déni se paie en dette laissée à ceux-là mêmes qui cotisent déjà pour mieux lotis qu'eux. Tant qu'on refusera de regarder ces deux réalités en face, la générosité et le trou, toute « réforme » ne sera qu'un mensonge de plus fait à ceux qui paient.
@maxime_bajeux Regarde la part des plus de 60 ans dans le pays, leurs pensions, leur consommation de soins y compris de confort vs de nécessité. Et c’est en tant que homme de gauche que je regarde ça🥵
Les incendies dévorent la forêt française, c’est aussi un moment de grande hypocrisie de l’extrême droite.
À l’Assemblée nationale, le RN a voté contre le recrutement de sapeurs-pompiers, contre la revalorisation de leurs salaires et contre le renforcement des moyens qui leur sont alloués. Il a aussi soutenu la loi d’urgence agricole, qui réintroduit des pesticides interdits et fragilise la protection de nos ressources en eau.
Au Parlement européen, l’extrême droite a voté contre le Fonds social pour le climat de 86 milliards d’euros et contre la loi sur la restauration de la nature, qui vise notamment à restaurer les écosystèmes forestiers dégradés.
Difficile mais nécessaire sur les réseaux : défendre une vision de la gauche ecolo qui passe par l’emploi, mais aussi par la suppression des émissions de CO2.
À ce titre je souhaite un plan nucléaire, pour générer de nombreux emplois dans le BTP et l’expertise en métallurgie.
@BFonvieille@CreditMutuel Le crédit mutuel est une alliance de deux… alliances de banques régionales - une bonne douzaine ? On ne sait même pas qui prête dans tout ça.
@jsjsbbfi@encorevitoo@FakeTice@SocieteGenerale Mais pas au Crédit Mutuel. Pour revenir au post d’origine. Ce sont deux entités qui se sont séparées. L’internet regorge d’explications sur ces sœurs ennemies.