Passionné et vulgarisateur des finances publiques, je vous propose d'aborder ces sujets complexes sous un angle nouveau celui des collectivités territoriales !
FDJ a perdu de sa superbe, certes 🟠
Voilà bientôt 2 ans que l'action baisse par palier, atteignant pratiquemment -50% aux abords du seuil psycholique des 20��.
Elle n'en demeure pas moins, à mon sens, une valeur défensive, avec un très gros dividende, qui peut résister à la tempête quand les indices chancellent, et qui a une bonne capacité à rebondir de 15 à 20% lorsqu'un creux se forme.
Aussi, elle a de nouveau attiré mon attention ces 2 dernières semaines, faisant de la résistance alors que le CAC40 corrigeait. Baissier sur l'indice je ne suis pas pressé, mais une fois que le CAC40 aura trouvé un support réactif, je pense qu'elle se réveillera.
Mon mode opératoire sur cette action est relativement simple, je vais attendre qu'elle fasse ses preuves pour entrer. Pour ce faire elle devra casser des résistances, à 22.62€ et 23.63€.
Pas de cassure = pas de pression acheteuse = pas d'intervention.
➡️ Cette publication n'est pas un conseil en investissement.
➡️ Investir comporte des risques, ne pas investir assure de perdre face à l'inflation.
Chandeliers journaliers sur 1 an ⬇️
Elle est française, cofondée par un prix Nobel de physique mais elle entre en Bourse à New York... Pasqal, première licorne tricolore du quantique, arrive au Nasdaq avec 360 millions de dollars en poche
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@GregVanBelge@bfmbusiness Vous savez qu'une nationalisation suppose : 1) de mettre des fonds publics qu'on a pas
2) de savoir gérer une boîte privée, chose que l'État ne sait pas faire (d'autant que le segment de marché est embryonnaire actuellement)
@finneko_prgrm Baisser le nombre de fonctionnaires est une chimère, pour une raison assez simple : cela impliquerait que le politicien légifère moins et impose moins de contrôle, or ils n'estiment leur pouvoir que par le contrôle et la loi inutile comme seule solution pour répondre à un pb
🚨 On franchit une nouvelle ��tape dans la gestion de la dette américaine puisque le Trésor souhaite utiliser directement son compte à la Fed, le TGA, qui contient 953 milliards de dollars, pour racheter sa propre dette sur le marché. C'est officiel, on se rapproche d’une forme de QE fiscal déguisé.
📚 Si le Trésor utilise 100 milliards de ce cash pour racheter de la dette, son TGA baisse de 100 milliards, les vendeurs des obligations récupèrent ces fonds et les réserves bancaires augmentent du même montant pendant que 100 milliards de dette souveraine disparaissent des mains du secteur privé. Au final, le marché qui détenait un actif obligataire se retrouve désormais avec du cash à la place. Typique du fonctionnement d'un QE (planche à billets) car on retire de la duration du marché et on la remplace par un actif monétaire plus liquide. La différence est que la Fed crée des réserves pour acheter les obligations alors qu’ici le Trésor dépense des réserves qui existaient déjà sur son compte.
📈 Le plus drôle est lorsque le TGA doit être reconstitué. Imaginons que le Trésor dépense plusieurs centaines de milliards pour racheter du long terme et que son compte commence à se vider. Il va émettre de nouvelles obligations pour refaire monter le TGA et il n’est pas obligé de réémettre la même duration qu’il vient de retirer et peut vendre de la dette à trois ou six mois pour lesquels la demande est énorme, puis utiliser cet argent pour continuer à racheter de la dette à 20-30 ans. Une boucle infinie tant que la demande pour la dette américaine persiste.
💸 Dans un marché normal, si les investisseurs ne veulent plus acheter de dette à 30 ans à 5%, le prix doit baisser jusqu’à ce que le rendement devienne assez attractif pour faire revenir la demande, mais si le Trésor intervient lui-même pour racheter cette dette, il crée une demande. Toute cette transformation a évidemment un coût. Si les États-Unis remplacent davantage de dette longue par de la dette courte, ils réduisent leur exposition à la prime de risque mais augmentent massivement leur risque de refinancement. Une obligation émise à trente ans verrouille son coût de financement pendant trente ans alors qu'une dette à trois mois doit être refinancée quatre fois par an. Si les taux courts restent élevés ou que le marché monétaire devient moins accommodant, la facture peut très rapidement remonter.
⚠️ Comme Druckenmiller, mentor de Bessent, je serais extrêmement prudent sur les conséquences à moyen terme. À court terme, c'est très bullish pour la dette à long terme américaine car on auront moins d'offre disponible, davantage de demande publique, une meilleure liquidité et potentiellement davantage de réserves quand le TGA sera dépensé. C’est évidemment favorable aux actifs risqués via un assouplissement des conditions financières. Par contre, si le marché commence à considérer que ces petits malins cherchent clairement à empêcher les taux longs de monter plutôt qu’à traiter la cause de leur hausse (déficits délirants, inflation, besoins de financement et explosion du stock de dette), le résultat peut devenir beaucoup moins drôle. On peut faire baisser temporairement le 30 ans tout en faisant monter les anticipations d’inflation, l’or ou la prime de risque sur le dollar.
Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour continuer d’alimenter la bulle…pardon, de financer l’IA et empêcher les marchés de redescendre sur terre. Dire que la très grande majorité des spécialistes pensait depuis des années que Bessent et Warsh, disciples de Druckenmiller et Soros, étaient les mieux placés pour régler le problème de dette américaine. Plus on avance, plus on comprend qu’il n’y a pas de plan mais simplement plus d’ingénierie financière pour repousser l’échéance finale.
@RomainGaspar@OuestFrance La classique des politiciens nationaux : effets d'annonces, puis on arrête le suivi et le financement pour au final se rendre compte que ce n'est pas le vêtement qui crée la violence scolaire mais l'absence d'adultes pour punir les auteurs et protéger les victimes...
🇫🇷 Je me suis laissé un peu de temps parce qu'on entend bien des choses sur Pigasse et la dette française. Si les élections présidentielles démarrent avec ce niveau de déclaration, je peux vous dire qu'on n'est pas sorti de l'auberge...
🤷♂️ Déjà, Pigasse a raison sur un point essentiel, le seul d'ailleurs. La France n’a toujours pas de problème pour se financer. L’Agence France Trésor continue d’émettre plusieurs centaines de milliards d’euros de dette chaque année et trouve des acheteurs. Il n’y a ni adjudication qui échoue, ni absence de liquidité, ni scénario comparable à la Grèce de 2010.
✅ D'ailleurs, la France dispose d’un avantage immense que l’on oublie souvent. La maturité moyenne de sa dette est de 8,4 ans. À titre d'exemple, la France est largement moins sensible à une hausse des taux que les États-Unis à court terme dont la maturité moyenne est de 5,9 ans. Quand les taux montent, les 3 500 milliards d’euros de dette publique ne se refinancent pas du jour au lendemain au nouveau taux du marché. La hausse du coût de financement se diffuse progressivement, à mesure que les anciennes obligations arrivent à échéance et doivent être remplacées.
🚨 Voilà, les compliments pour Pigasse s'arrêtent déjà ici mais avant de continuer, je veux être très clair sur une chose. Le problème français n’est pas le niveau actuel de dette. 117% ou même 150% du PIB ne sont pas une frontière magique au-delà de laquelle un État devient insolvable. Le Japon en est l’exemple le plus évident. Par contre, ce qui compte, c’est la dynamique derrière ce ratio. Toute la soutenabilité d’une dette peut presque être résumée par trois variables : le taux d’intérêt payé par l’État, la croissance nominale de l’économie (dont toute la classe politique française se fout clairement) et le solde budgétaire primaire (le déficit avant paiement des intérêts). Tant que la croissance nominale est suffisamment forte par rapport au coût de la dette et que le déficit primaire est maîtrisé, un État peut parfaitement supporter un stock de dette très élevé. C'est LA clé de ce système financier.
🤨 Du coup, on y vient. Je suis sacrément critique quand j'entends Pigasse évoquer l’annulation de la dette détenue par l’Eurosystème. Je peux entendre que l'on raisonne en bilan public consolidé quand une banque centrale nationale détient des obligations de son propre État. Une partie des intérêts versés revient indirectement au secteur public à travers les profits de la banque centrale. Par contre, passer de cette observation à l’idée selon laquelle il suffirait d’annuler la dette et que “rien ne se passerait” est d'une faiblesse immense parce que notre cher ami oublie qu'une banque centrale possède aussi un bilan.
🇪🇺 Quand la BCE a acheté massivement des obligations d'État, elle n’a pas fait apparaître ces actifs par magie. La fine équipe a créé en contrepartie des réserves bancaires qui figurent à son passif. Annuler l’obligation détenue à l’actif ne fait donc pas disparaître les réserves créées au passif. On améliore visuellement le bilan de l’État mais on détériore celui de la banque centrale. Autre chose, si une banque centrale peut acheter la dette d’un État pour ensuite l’annuler, où est-ce qu'on place la limite entre politique monétaire et financement permanent des déficits publics ?
💸 Pigasse semble oublier (exprès) que l’interdiction du financement monétaire des États est l’un des piliers de l’architecture de la zone euro. Une banque centrale doit pouvoir fixer ses taux en fonction de l’inflation et de la stabilité monétaire, pas en fonction de la capacité de l’État à supporter sa dette. Si la dette publique devient tellement importante que chaque hausse de taux menace les finances publiques, on entre dans la dominance fiscale (et pendant ce temps là, ça critique Trump sur les plateaux TV, quelle ironie...). Ce n’est plus la politique budgétaire qui s’adapte à la politique monétaire, c’est la banque centrale qui commence à être contrainte par la situation budgétaire des gouvernements.
➡️ Appliquons la proposition de Pigasse pour voir. La BCE annule plusieurs centaines de milliards d’euros de dette française. Le ratio dette/PIB chute immédiatement, les responsables politiques célèbrent l’opération et tout le monde rentre chez soi. Le lendemain, la France conserve toujours son déficit de 5% du PIB et doit donc revenir sur les marchés pour emprunter plusieurs dizaines de milliards supplémentaires. Soit les investisseurs privés continuent de financer la France mais ils savent désormais qu’une partie de la dette souveraine peut être restructurée politiquement, du coup la prime de risque exigée augmente. Soit on considère que ce risque n’existe pas parce que la BCE pourra simplement acheter les nouvelles obligations, puis les annuler à nouveau. Dans ce cas, il faut appeler les choses par leur nom, et on ne parle plus d’une opération exceptionnelle sur le stock de dette mais de monétisation permanente des déficits publics.
⚠️ De l'autre côté, l'opération ne sera absolument pas neutre pour l’économie. Le premier effet serait monétaire car si le marché interprète l’opération comme le début d’une politique dans laquelle la BCE finance durablement les États, l’euro se dépréciera car la crédibilité de la banque centrale dans sa capacité à défendre la stabilité des prix serait remise en cause. Une devise plus faible renchérit alors les importations, notamment l’énergie et les matières premières, ce qui alimentera une inflation importée et réduira le pouvoir d’achat. Le second serait que si l’inflation repart ou si les anticipations d’inflation se désancrent, la BCE serait théoriquement obligée de maintenir des taux plus élevés pour restaurer sa crédibilité. On aurait donc créé un soulagement comptable immédiat sur le stock de dette mais un coût de financement plus élevé sur toute la dette future, tout l’inverse de l’objectif de départ recherché. À cela on ajoute le risque politique au sein de la zone euro car si la dette française peut être annulée, pourquoi pas celle de l’Italie ou de l’Espagne ?
❌ Bref, le débat sur la dette passe complètement à côté du véritable risque. La dette publique est avant tout une question de marge de manœuvre future. Plus vous empruntez aujourd’hui pour financer des dépenses qui n’améliorent pas votre croissance potentielle, plus vous engagez une partie de vos recettes futures au bénéfice de vos créanciers. À l’inverse, une dette utilisée pour financer des investissements capables d’augmenter durablement la productivité peut parfaitement être rationnelle. Pas un seul politique français ne semble aujourd’hui capable de comprendre cette distinction.
Toujours subjugué par cette obsession de chercher des solutions de facilité plutôt que de s’attaquer aux causes structurelles. Terrible.
@darkamin021@Kakuzu_ETF_@tommydouziech C'est pas tellement la disposition sur le PEA qui empêcherait l'adoption de la LFI mais plus l'acte politique d'adopter un budget de rigueur avant une élection
@Sabouzak@JVCom Je suis d'accord sur ce point là. Pour le coup le parlement européen devrait se saisir de cette question de la propriété numérique et obliger les vendeurs de ces biens à mettre en place une plateforme de revente. D'ailleurs Sony y gagnerait à créer un marché de l'occas sur le psn
@Kakuzu_ETF_@tommydouziech Pour moi ils peuvent tous le faire si Bercy leur présente ça comme une rentrée d'argent indolore.
Je pense juste qu'en terme de timing aucune mesure de ce type ne sera votée avant le mois de septembre 2027, potentiellement peut-être même octobre ou novembre 2027. A voir donc
@RomainGaspar@Lagazettefr Je crains que les parlementaires s'en moquent royalement. Ils sont tous obnubilés par la présidentielle... Donc bon reste aux collectivités à intégrer le mieux possible cette réalité dans leurs budgets 2027
@Sabouzak@JVCom A l'époque les développeurs n'avaient pas le choix que de finir leurs jeux. Aujourd'hui ils savent que le jeu mis sur disque n'est pas fini mais qu'ils pourront corriger les défauts majeurs avec un patch day one.
@PhilEtco2050@sc_cath Surtout que lorsque la BCE fait du QE, quelques années après le grand manitou des LFI vient les menacer de rayer cette dette d'un trait de plume. Ça donne envie de se lancer dans l'aventure ! 😅
@FredericBo4865@sc_cath@virginie1landry Vu les échanges avec les retraités qu'on peut avoir IRL ou sur les réseaux sociaux, je crains que les retraités ne souhaitent pas entendre parler du moindre effort... La bataille se fera dans les urnes si les actifs arrêtent de faire bronzette et vont voter les PP changeront
@Foxtrot8308@BaechlerCedric@Cdanslair@reillesoult Les avantages en nature sont à la discrétion des employeurs (donc pas généralisé à tous les salariés) et existaient déjà à votre époque. Le passage à 35h ne fait pas moins cotiser puisqu'ils ont conduit à devoir cotiser 1,5 an de plus + un taux de cotisation sup��rieur
@Foxtrot8308@BaechlerCedric@Cdanslair@reillesoult Avec des Si on refait le monde, mais la réalité c'est que vous avez moins cotisé. Les cotisations d'aujourd'hui servant à payer vos pensions faire un micro effort plutôt que de toujours taper sur les actifs est le geste minimum à consentir de votre part
@Foxtrot8308@BaechlerCedric@Cdanslair@reillesoult Taux de cotisation était inférieur à celui payé par les actifs aujourd'hui. Peu importe la valeur faciale du prélèvement, un actif aujourd'hui et de demain cotisera beaucoup plus qu'un actif d'hier
@MarieHeleneTho2@BaechlerCedric@Cdanslair@reillesoult La moyenne a tellement de défauts que si vous voulez faire une comparaison prenez le niveau de vie médian des 2 catégories. En 2024, pour un retraité : 26 830€ / pour un actif : 29 940€. 250��� par mois d'écart c'est infime. C'est ce qui justifie (enfin) un effort des retraités