Monsieur @EmmanuelMacron
Vous êtes d’une réactivité fulgurante dès qu’un pays annonce vouloir interdire les réseaux sociaux aux mineurs
En quelques minutes, vous publiez votre petit "Thanks for joining the movement" tout fier de ce projet que beaucoup considèrent comme liberticide et qui, ironie du sort, se heurte déjà à de sérieuses difficultés d’application dans votre propre pays
Mais face aux fuites massives de données qui s’encha��nent depuis le début de l’année (ANTS, impôts, puis maintenant l’Éducation nationale)... Silence radio
Des milliers d’informations ultra-sensibles concernant des enfants et des parents sont balancées dans la nature, et pas un mot. Pas une colère. Pas même une communication de crise digne de ce nom
Un enfant dont les parents sont exposés, dépouillés de leur vie privée et potentiellement ciblés... comment peut-il être réellement protégé et vivre normalement ?
Est-ce aussi, une fois de plus "la faute des réseaux sociaux" ?
Inutile de réclamer nos cartes d’identité... elles circulent déjà sur le dark web, accessibles à qui veut s’en servir
Ce silence n’est pas un oubli
C’est un choix
Quand il s’agit de valider votre plan de surveillance de masse et de contrôle des plateformes, vous êtes en première ligne, enthousiaste, offensif
Quand il s’agit de la sécurité réelle des Français (de leurs données, de leur intimité, de leur quotidien) vous disparaissez
Vous laissez les autres dans la merde face aux caméras et vous ne vous pavanerez que lorsqu’il y aura des fleurs à recevoir
C’est exactement le même schéma avec les Français : quand la situation que vous avez vous-même contribué à créer part en vrille, vous vous effacez
Vous nous laissez seuls dans le bordel, puis vous revenez plus tard pour vous présenter comme un sauveur
Alors svp... venez-nous expliquer devant les caméras, sans détour et sans langue de bois, que vous n’avez rien à faire de nous, de nos enfants et de notre protection réelle
Dites clairement que votre seule priorité est d’imposer cette surveillance de masse avant la fin de vos mandats catastrophiques, au détriment du présent et de l’avenir des Français
Protéger les enfants, ce n’est pas interdire TikTok... C’est d’abord sécuriser les systèmes de l’État, cesser de laisser fuiter la vie privée de millions de familles, et arrêter de transformer la "protection" en prétexte à toujours plus de contrôle
On commence par régler les vrais problèmes à la source... et pour le coup, la source du problème c'est vous.
#MacronDémission
Je vais vous livrer ma pensée.
Vous savez, quand vous perdez brutalement un proche, il y a ce moment de sidération où vous comprenez une chose : plus rien ne sera jamais comme avant. Vous savez que votre nouvel ordinaire va devoir se construire sans lui.
Eh bien, le hack de la DGFiP, toutes proportions gardées, m’a provoqué quelque chose de cet ordre-là : je sais que, désormais, plus rien ne sera comme avant dans ma relation avec cette administration.
Chaque fois qu’on me demandera une information, chaque fois qu’on exigera un document, chaque fois qu’on me demandera de renseigner mon patrimoine, mes revenus, mes comptes ou ma situation personnelle, ma première réaction sera désormais la défiance. Je leur demanderai pourquoi ils veulent cette donnée, combien de temps ils comptent la conserver, où elle sera stockée et quelles garanties réelles ils sont capables de m’apporter.
Parce qu’à un moment donné, je ne supporte plus cette idée : on m’oblige à confier des informations extrêmement sensibles à une administration qui peut ensuite être incapable de les protéger.
Ce patrimoine personnel, je me suis tué à le constituer. Je l’ai construit par mon travail, par mes choix, par mes sacrifices, par ma volonté propre. Et je devrais tranquillement accepter que toutes les informations permettant de le cartographier puissent se retrouver exposées, récupérées, recoupées ou exploitées par des criminels ?
Et derrière, qu’est-ce qu’on récolte ? Des excuses. Des communiqués. Des éléments de langage.
Mais ce ne sont pas de simples lignes dans une base de données. C’est notre vie. C’est notre patrimoine. C’est notre adresse. C’est notre famille. Et potentiellement, c’est la sécurité de nos propres enfants.
C’est précisément ça qui me met dans une colère noire : le sentiment qu’on nous demande toujours davantage d’informations, sous peine de sanctions si nous refusons de les fournir, mais que lorsque vient le moment d’assumer la responsabilité de leur protection, nous devrions nous satisfaire d’excuses.
Vous ne pouvez pas savoir à quel point j’ai la haine face à ce qui est en train de se passer.
Et vous devriez, vous aussi, mesurer la gravité de ce qui vient de se produire.
Parce que ce n’est pas un simple incident informatique. C’est une rupture de confiance. Et une fois cette confiance détruite, elle ne se récupère pas.
Je viens de recevoir dans ma boîte mail hier soir à 00:34 l’information selon laquelle j’étais une des victimes de la fuite de donnée de la DGFIP
L’État est responsable de mon insécurité à un niveau jamais atteint
Comme je l’ai déjà dit, désormais plus rien ne sera comme avant
🚨Je suis directement et personnellement victime des fuites de données de la DGFiP. Et il faut arrêter avec les éléments de langage : ils m’ont exposé, ils ont mis mon patrimoine en risque, ils doivent réparer.
Mes données sensibles sont désormais entre les mains de personnes qui peuvent les conserver, les revendre, les recouper et les exploiter pendant des années. La DGFiP ne peut pas les récupérer. Elle ne peut pas les effacer chez les fraudeurs. Elle ne peut pas revenir en arrière.
Ces gens peuvent désormais connaître une partie considérable de ma vie : mon patrimoine immobilier, mes sociétés, mes participations, ma situation financière et toutes les informations qui permettent de préparer une usurpation d’identité extrêmement crédible.
Le préjudice existe déjà. Il existe précisément parce que mon patrimoine est désormais exposé à cause de données que l’administration avait la responsabilité de protéger.
Donc je vais être extrêmement clair : ils me doivent réparation financière à hauteur de la valeur du risque établi par cette fuite et du patrimoine qu’ils ont exposé.
Je ne parle pas d’un geste commercial. Je ne parle pas d’une indemnité symbolique. Je parle de la valeur réelle du risque qu’ils ont fait peser sur mon patrimoine par leur défaillance.
Aujourd’hui, je ne peux plus rendre ces informations secrètes. Je ne peux pas demander aux fraudeurs qui les possèdent de les supprimer. Je ne peux pas retrouver la situation dans laquelle j’étais avant cette fuite.
Cette perte de contrôle est définitive.
Ils ont exigé ces données. Ils les ont centralisées. Ils avaient la responsabilité de les sécuriser. Ils ne l’ont pas assumée. Maintenant, ils doivent assumer financièrement les conséquences.
Et à mon échelle, le montant est énorme, parce que ce sont mes biens, mes sociétés et le patrimoine construit pendant des années qu’ils ont exposés.
Quatrième fuite au fisc : après les successions hier, le cadastre aujourd’hui. Ça commence à bien faire.
Hier, la Direction générale des Finances publiques a officiellement reconnu une « troisième fuite » portant sur des données liées aux successions.
Aujourd’hui, c’est le cadastre qui est à nouveau dans la tourmente. Les informations sur les propriétés, les parcelles et les propriétaires s’ajoutent à la liste des données qui ont fuité.
On en est donc à quatre accidents en série.
Données fiscales de centaines de milliers de contribuables, fichiers cadastraux concernant des millions de comptes, puis les successions, et maintenant le cadastre encore.
Chaque jour qui passe, Bercy découvre une nouvelle brèche.
Chaque jour, on minimise : « ce n’est pas de la même ampleur », « les données sont moins sensibles », « on a coupé rapidement ».
Cela commence à bien faire.
Un État qui exige autant des Français, qui les saigne pour toujours prélever plus d’argent, se révèle incapable de protéger les données les plus privées.
Impôts, patrimoine, héritages, propriétés : tout ce que l’administration collecte avec zèle pour taxer, elle est incapable de le sécuriser.
On nous parle sans cesse de « souveraineté », de « modernisation de l’État », de « services publics numériques ».
En réalité, on a un fisc qui se fait piller comme un supermarché ouvert la nuit, des ministres qui présentent des excuses et des responsables qui relativisent.
Pendant ce temps, le contribuable, lui, n’a pas le droit à l’erreur.
Un oubli, un retard, une déclaration incomplète : sanctions, pénalités, contrôles.
Mais quand c’est l’État qui laisse fuiter des millions de données personnelles, on a droit à une conférence de presse et à des « on va renforcer la cybersécurité ».
Un pays qui n’arrive même plus à protéger les informations de ses citoyens n’a plus la légitimité de leur demander toujours plus.
Les Français paient déjà trop, pour un état qui ne maîtrise plus rien.
Cela va devenir de plus en plus compliqué de payer nos impôts !
La bombe est tombée.
@brivael a tout détaillé : France Transparence est techniquement prêt, constitutionnellement inattaquable, juridiquement blindé.
Alors arrêtez de faire les morts.
Quelle femme, quel homme politique a enfin le cran de s’emparer de ce projet et de le porter jusqu’à la loi ?
Parce que là, on ne « réforme » plus.
On change de paradigme.
On arrache le rideau de votre opacité.
On rend illégal le fait de cacher l’argent public pendant que vous nous parlez de « confiance » et de « responsabilité ».
Les outils sont là depuis des années : Chorus, Hélios, open data.
Il ne manque qu’une chose : des politiques qui n’aient plus peur de la lumière.
Article 15 de 1789 :
« La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. »
On a assez attendu en silence.
Le temps des excuses est fini.
Qui se lève vraiment ?
Qui ose ?
Ou est-ce que vous préférez tous continuer à gouverner dans le noir, en espérant que personne ne regarde trop fort les flux ?
Cette fois, on ne regarde plus ailleurs.
La balle est dans votre camp.
Et elle est lourde très lourde et on attend.