Mélenchon a relancé sa campagne 2027 à Saint-Denis le 7 juin (Le Monde, 8 juin).
Au menu : SMIC à 1600€ net, retraite à 60, blocage des prix, planification écologique, 6e République. Bref, le buffet à volonté.
Petit détail oublié sur la note : le chiffrage.
Le programme 2022 de LFI tournait déjà autour de 250 milliards de dépenses nouvelles sur le quinquennat. La version 2027 promet « plus », « mieux », « tout de suite ». On attend toujours la colonne « financement » au-delà du sacro-saint « ISF + taxe sur les superprofits ».
Rappel utile pour les amateurs de comptabilité publique :
- Recettes totales de l'impôt sur le revenu en France : ~95 Md€ par an.
- Recettes IS : ~75 Md€.
- Déficit 2025 : ~5,4% du PIB. La Cour des comptes parle de trajectoire « hors de contrôle ».
Donc on parle d'un programme qui, à lui seul, dépasse une année entière d'impôt sur le revenu de 40 millions de foyers.
Mais le cadre actif de 35 ans qui paye déjà 45% de prélèvements obligatoires, lui, on lui explique qu'il « ne contribue pas assez ».
La « nouvelle France » de Mélenchon, c'est l'ancienne. En plus chère.
Question simple : qui paye ? 🧾
Voilà.
Donc les associations qui servent et dont les gens veulent n'ont nul besoin d'être subventionnées : les fonds privés suffisent.
On peut donc arrêter de taxer les gens au niveau local pour subventionner tout et n'importe quoi d'inutile ou sans rapport avec le territoire.
Franchement, il faut un sacré moral pour continuer à être agriculteur en France 🇫🇷.
En 30 ans, tu as changé tes pratiques comme personne.
Tu as objectivement les plus vertueuses au monde.
Et des idéologues te dénigrent partout, dans tous les médias.
Je n’ai pas les mots.
Ils ne parlent jamais de l'IA, sauf pour dire qu'ils veulent la réguler.
Certains disent même ne jamais l'utiliser.
En revanche, c'est aujourd'hui l'unanimité pour découvrir soudainement que l'Europe est dépendante des modèles américains.
Quels sont les faits des dernières heures ?
Les États-Unis ont décidé de réserver l'accès aux deux derniers modèles les plus avancés d'Anthropic aux seuls citoyens américains. Ne pouvant pas, techniquement, filtrer les utilisateurs par nationalité, Anthropic a suspendu ces tout derniers modèles, pour tout le monde.
Les États-Unis n'ont donc pas « débranché le reste du monde » et ce n'est pas « la guerre de l'IA ».
Mais cet épisode doit nous alerter, comme je le fais depuis des mois : l'Europe est en phase avancée de devenir une colonie numérique.
Cette dépendance n'est pas tombée du ciel. Elle résulte de nos propres choix : une régulation trop lourde et incertaine, la fermeture de capacités électriques bon marché et décarbonées, un sous-investissement chronique dans les infrastructures de calcul, un effondrement du niveau éducatif en maths, et tout ce qui nous empêche de garder nos talents comme d'en accueillir.
Mais il y a une autre question que personne ne pose : où est l'État dans tout ça ?
Non pas l'État régulateur, celui-là, on le connaît. Mais l'État utilisateur ? L'État qui déploierait l'IA dans ses propres services pour les rendre plus efficaces, plus rapides, plus accessibles, amorcerait de la commande publique. L'éducation nationale, la justice, la santé, les préfectures, autant de domaines régaliens où l'IA pourrait transformer le service rendu aux citoyens.
Il suffit de consulter les marchés publics en cours sur le sujet - c'est public, tout le monde peut le faire - pour constater que ce déploiement est quasi inexistant. Où sont fléchés les milliards annoncés par l’exécutif il y a seize mois ? Pas dans les usages de l'État, en tout cas.
Un pays qui veut peser dans la course à l'IA ne peut pas se contenter d'en parler dans des sommets. Il doit commencer par s'en servir lui-même, et montrer que la puissance publique est capable de se transformer.
Ceux qui ont porté ou soutenu ces choix sont donc mal placés pour surjouer l'indignation parce que deux modèles d'Anthropic ont été suspendus dans le monde entier.
En rangeant les photos de Papa, et en ouvrant son portefeuille, je viens de trouver un de ses bulletins de salaire en 63… les prélèvements représentaient 3,75 % du salaire… voilà …
#Afuera@Nouv_Energie
Nationaliser ArcelorMittal : le remède qui a déjà tué le malade
Jeudi 11 juin, l'Assemblée nationale a voté — pour la deuxième fois — la nationalisation d'ArcelorMittal France. 106 voix contre 49. Mélenchon jubile : « Sauvons l'acier français, sauvons nos emplois : nationalisons ArcelorMittal ! »
Le texte ne passera pas. Le Sénat l'a déjà rejeté en février, le gouvernement y est opposé. Tout le monde le sait, Mélenchon le premier. C'est du théâtre. Mais ce théâtre mérite une réponse, parce que le diagnostic qu'il vend est exactement inversé : il propose plus d'État pour soigner une maladie causée par l'État.
Reprenons.
ArcelorMittal n'est pas en faillite. La sidérurgie européenne est asphyxiée.
Premier mensonge par omission : ArcelorMittal se porte bien. 61,4 milliards de dollars de chiffre d'affaires, 125 000 salariés dans le monde. Le groupe est profitable. Il investit massivement — en Inde, au Brésil, aux États-Unis.
Ce qui agonise, c'est sa branche européenne. Et pas seulement la sienne : ThyssenKrupp supprime 11 000 postes en Allemagne, Tata Steel ferme ses hauts-fourneaux au Royaume-Uni, Liberty Steel est en lambeaux. La production d'acier française est passée de 14 millions de tonnes en 2021 à 10,76 millions en 2024. Moins 23 % en trois ans.
Quand TOUS les sidérurgistes s'effondrent sur UN continent et prospèrent partout ailleurs, le problème n'est pas l'actionnaire. Le problème est le continent. Changer le nom sur la porte ne change rien à l'équation économique. Ça change juste qui paie les pertes : le contribuable au lieu de Mittal.
D'où vient l'asphyxie ? Trois causes. Les trois portent la signature de l'État.
1. L'énergie : un suicide réglementaire
Produire une tonne d'acier, c'est d'abord de l'énergie. Or l'électricité industrielle européenne coûte 2 à 3 fois le prix américain, et le gaz 3 à 4 fois.
Ce n'est pas une fatalité géologique. C'est le résultat de décisions politiques empilées : un marché européen de l'électricité qui indexe le prix de l'électron nucléaire français sur le coût marginal des centrales à gaz allemandes ; l'ARENH, qui a forcé EDF à brader sa production à des intermédiaires parasites pendant 15 ans au lieu de signer des contrats long terme avec les électro-intensifs ; la fermeture de Fessenheim en 2020 — deux réacteurs amortis, parfaitement fonctionnels, arrêtés pour un accord électoral avec les Verts ; vingt ans de sous-investissement nucléaire pendant que l'Allemagne imposait à toute l'Europe sa religion antinucléaire.
La France avait l'électricité la moins chère et la plus décarbonée d'Europe. Elle avait UN avantage comparatif industriel massif. L'État l'a méthodiquement détruit. Et Mélenchon, qui a passé sa carrière à réclamer la sortie du nucléaire, vient aujourd'hui pleurer la désindustrialisation. L'incendiaire se déguise en pompier.
2. Le carbone : l'Europe taxe ses usines, pas ses importations
Le système ETS impose aux aciéristes européens un coût du CO2 de 60 à 80 € la tonne. L'acier chinois, indien, turc ne paie rien. Résultat mécanique : on ne décarbone pas la sidérurgie, on la délocalise. La tonne d'acier produite à Tangshan émet PLUS qu'à Dunkerque — mais elle n'apparaît pas dans les statistiques européennes, donc Bruxelles s'autocongratule.
Le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (CBAM) censé corriger ça ? Annoncé en 2021, pleinement opérationnel en 2026 au mieux, truffé de trous (il ne couvre pas les produits transformés : importez des pièces auto en acier chinois, zéro taxe). Cinq ans pendant lesquels on a demandé aux usines européennes de courir un 100 mètres avec un sac de ciment sur le dos.
Et la « décarbonation » qu'on exige d'ArcelorMittal — remplacer les hauts-fourneaux par des fours électriques à hydrogène — n'est rentable nulle part en Europe au prix actuel de l'électricité. Le business plan initial reposait sur le gaz russe bon marché. Ce gaz n'existe plus. L'État exige donc un investissement de plusieurs milliards dont la rentabilité est négative, et s'étonne que l'entreprise hésite.
3. La fiscalité de production : l'exception française
Avant même de vendre une tonne d'acier, une usine en France paie des impôts de production parmi les plus élevés d'Europe — plusieurs fois le niveau allemand. C&S, CVAE, CFE, versement mobilité, taxes foncières : la France taxe l'outil de production, pas le profit. C'est la fiscalité la plus stupide qui existe : elle frappe les entreprises MÊME quand elles perdent de l'argent, c'est-à-dire exactement au moment où elles ferment des sites.
« Mais la Chine subventionne son acier ! »
Vrai. La surcapacité chinoise est réelle et le dumping aussi. C'est l'argument le plus solide du camp d'en face — alors traitons-le honnêtement.
D'abord : la Chine inonde le monde entier, pas seulement l'Europe. Pourtant la sidérurgie américaine investit, l'indienne explose, la turque résiste. Tout le monde subit le même dumping chinois. Seule l'Europe s'effondre. Le dumping est le vent de face ; les boulets aux pieds, c'est nous qui les avons fondus — avec notre propre acier, ironiquement.
Ensuite : si la réponse au dumping est commerciale (clauses de sauvegarde, antidumping — instruments qui existent et que Bruxelles utilise mollement), en quoi la NATIONALISATION y répond-elle ? Une usine publique subira exactement le même prix mondial de l'acier qu'une usine privée. Elle vendra à perte, et la perte sera socialisée. C'est toute la différence : Mittal, lui, n'a pas le droit d'imprimer vos impôts.
Le précédent que Mélenchon ne citera jamais : on a DÉJÀ nationalisé la sidérurgie française
C'est le cœur du dossier, et c'est un silence assourdissant à gauche.
1981 : Mitterrand nationalise Usinor et Sacilor. La sidérurgie devient propriété du peuple français. Résultat ? Quatorze ans de pertes abyssales — l'État y engloutit l'équivalent de dizaines de milliards d'euros actuels — PENDANT que les effectifs fondent : la sidérurgie française passe d'environ 100 000 emplois au début des années 80 à moins de 40 000 au milieu des années 90. L'État actionnaire n'a sauvé ni les emplois, ni les sites, ni l'argent public. Il a perdu les trois.
1995 : privatisation. L'entité redevient rentable, se redresse, fusionne, devient Arcelor — un champion européen que le monde entier nous envie en 2006, au point que Mittal paie 27 milliards d'euros pour l'avaler.
L'expérience a été faite. En vraie grandeur, sur cette industrie exacte, dans ce pays exact. La nationalisation a accompagné l'hémorragie ; la privatisation a précédé le redressement. Proposer de la refaire en espérant un résultat différent, c'est la définition même de quelque chose.
Et le bilan général de l'État actionnaire français n'est pas meilleur ailleurs : Crédit Lyonnais (le sinistre le plus coûteux de l'histoire bancaire française), Areva (recapitalisée en urgence après le fiasco finlandais et UraMin), Bull (perfusé pendant des décennies pour rien). Les succès existent — Chantiers de l'Atlantique, le parc nucléaire historique d'EDF — mais ce sont des monopoles naturels ou des niches sans concurrence mondiale. L'acier est l'exact inverse : une commodité mondialisée en surcapacité. Le pire terrain possible pour un actionnaire public.
Le coût du caprice
Le rapporteur communiste du texte estime lui-même la nationalisation à 3-4 milliards d'euros. Pour acquérir quoi ? Des sites coupés du groupe mondial, privés de ses débouchés commerciaux, de ses approvisionnements, de sa R&D, de ses synergies logistiques. ArcelorMittal France isolée vaut moins que ArcelorMittal France intégrée — la nationalisation détruit de la valeur AVANT MÊME le premier jour de gestion publique.
Et ces 3-4 milliards n'achètent que les murs. Ils ne financent ni la décarbonation (5 à 10 milliards supplémentaires), ni les pertes d'exploitation d'usines structurellement non compétitives — pertes que l'État devra éponger chaque année, comme entre 1981 et 1995. Avec quel argent, dans un pays à 3 200 milliards de dette et 5,8 % de déficit ? Celui qu'on prendra aux entreprises encore vivantes, via les impôts de production qui tuent déjà l'industrie. La boucle est bouclée : l'État détruit la compétitivité, constate les dégâts, et propose de se les racheter à crédit.
Ce qu'il faudrait faire (et qui ne coûte presque rien)
La solution n'est pas un chèque, c'est un désarmement réglementaire :
Électricité nucléaire en contrats long terme à prix coûtant pour les électro-intensifs — ce que la Finlande fait avec Olkiluoto, ce que la France de 1980 faisait naturellement. Découplage du prix de l'électricité de celui du gaz. Suppression des impôts de production sur l'industrie lourde, alignement sur l'Allemagne. CBAM réel, immédiat, étendu aux produits transformés — la réciprocité commerciale n'est pas du protectionnisme, c'est l'application de nos propres règles aux autres. Et un moratoire sur toute norme nouvelle frappant la sidérurgie tant que la concurrence n'y est pas soumise.
Rien de tout cela ne nécessite de nationaliser quoi que ce soit. Tout cela nécessite que l'État cesse de faire ce qu'il fait. C'est apparemment au-dessus de ses forces — il est plus facile de dépenser 4 milliards que de renoncer à un pouvoir.
Conclusion
Mélenchon a raison sur un point : l'acier français est stratégique et il se meurt. Mais son ordonnance est celle d'un médecin de Molière : le patient s'affaiblit, saignons-le davantage.
Les hauts-fourneaux de Dunkerque ne ferment pas parce que leur propriétaire est indien. Ils ferment parce que l'Europe a rendu impossible la production d'acier sur son sol : énergie sabordée, carbone taxé unilatéralement, fiscalité confiscatoire, normes empilées. L'État n'est pas le pompier de cette histoire. Il en est le pyromane — et il réclame maintenant les clés de la maison qu'il a incendiée.
On a déjà donné. 1981-1995. Des dizaines de milliards et 60 000 emplois détruits sous pavillon public. La seule chose que la nationalisation garantit, c'est que la prochaine fermeture d'usine sera signée par un ministre.
Les députés de gauche me reprochent d’avoir travaillé 8 ans dans le privé avant d'être député.
J’en suis fier !
Contrairement à nombre d’entre eux, je n’ai pas vécu toute ma vie aux crochets de l’Etat, sur le dos des contribuables.
Le problème fondamental des juges de ce pays n'est évidemment pas le manque de moyens. C'est cette idéologie socio-constructiviste abjecte conduisant au pire laxisme. Regardez. Son travail n'est pas de le sanctionner mais de lui trouver des excuses. Lui n'a rien besoin de dire.
🛑 3 vérités sur les aides sociales
Tout le monde se trompe sur les aides sociales. Moi le premier, pendant des années.
Vérité numéro 1 : le RSA n'est pas le problème. L'ensemble des minima sociaux, c'est 33,3 milliards d'euros en 2024, soit 1,1 % du PIB. Une goutte d'eau.
Le vrai mastodonte, c'est ailleurs : les retraites pèsent 426,7 milliards, sur 932,5 milliards de prestations sociales au total. Quand un politique vous parle des assistés du RSA pour éviter de parler des retraites, il vous montre la souris pour cacher l'éléphant.
Vérité numéro 2 : ce n'est pas l'Etat qui paie. C'est vous.
Les cotisations sociales rapportent 554 milliards par an, prélevées directement sur le travail.
Regardez votre fiche de paie, ligne par ligne. Chaque euro d'écart entre votre brut chargé et votre net, c'est votre contribution au système.
L'Etat ne donne rien. Il fait transiter votre argent, en prenant sa commission au passage.
Vérité numéro 3 : le travail paie de moins en moins par rapport à l'inactivité.
D'après la DREES, une personne seule sans activité touche 873 euros par mois d'aides. En travaillant à temps plein au smic, elle arrive à 1 673 euros. Un mois complet de boulot, les réveils à 6h, les transports, la hiérarchie, tout ça pour 800 euros de différence.
Faites le calcul à l'heure travaillée. Puis demandez-vous pourquoi les patrons ne trouvent plus personne.
13 650 euros de prestations par habitant et par an. Le système social le plus cher d'Europe, financé par ceux qui se lèvent le matin, défendu par ceux qui n'y cotisent pas.
On ne vit pas dans un pays pauvre. On vit dans un pays qui ruine ceux qui le font tourner.
Et vous, vous êtes de quel côté du virement ?
Attention réflexion hautement abrasive.
Pourquoi ça devient si cher, si recherché :
La montagne (on me dit jusqu’à 60 000 € du mètre carré à Val-d’Isère),
La Corse,
Les écoles privées élitistes,
Les voies privées
Les communes préservées ?
Parce que c’est séparé. Isolé. On y maitrise qui on croise et qui nos enfants croisent.
Contrairement aux imprécations lénifiantes et conformément aux plus élémentaires constats de la sociologie, les gens veulent vivre entre semblables.
Et sont prêts à payer n’importe quoi pour ça.
L’homophilie (vivre entre semblables)
est la vraie règle du jeu non avouée.
🛑 Je m'appelle Jean-Jacques. Et je n'existe pas.
Pas pour l'État, en tout cas. Pour l'État, je suis juste un numéro fiscal avec des pieds.
Je ne suis pas assez pauvre pour avoir droit à quelque chose. Pas assez riche pour m'en foutre. Coincé dans cette zone grise qu'on appelle "la France qui travaille", ce no man's land où l'on cotise sans jamais toucher, où l'on paie sans jamais profiter, où l'on se tait parce qu'on nous a appris que se plaindre, c'est pour les autres.
Les autres. Oui. Eux, ils ont des dossiers. Des assistantes sociales. Des guichets dédiés. Des associations qui les défendent, des médias qui les soutiennent, des ministres qui les citent en exemple.
Moi, j'ai un avis d'imposition.
Chaque année, je lis les grandes annonces. Les plans de soutien. Les enveloppes de milliards. Les boucliers tarifaires, les primes exceptionnelles, les revalorisations historiques. Et chaque année, je cherche mon prénom dans la liste des bénéficiaires.
Spoiler : il n'y est pas.
Jean-Jacques, c'est celui qu'on appelle quand il faut renflouer la caisse. Celui qu'on oublie quand on distribue les cadeaux. La vache à lait qui n'a même pas droit à un "merci" poli.
Ma solitude à moi n'est pas dans le vide, elle est dans la transparence. Je suis visible juste assez pour qu'on me prélève. Invisible dès qu'il s'agit de m'aider.
Alors je continue. Je paye. Je me lève tôt. Je ferme ma gueule.
Et pendant ce temps, quelque part dans un bureau climatisé, quelqu'un conçoit un nouveau dispositif d'aide ciblée.
Pour tout le monde. Sauf moi.
Si toi aussi tu te reconnais dans ce fantôme fiscal, bienvenue dans le club. On n'a pas de carte de membre. On n'a pas de permanence. On a juste une fiche de paie. 🤚
J'ai testé cette nuit Claude Fable 5, la nouvelle IA d'Anthropic. Et j'en ai eu le vertige.
Entrepreneur du numérique depuis les débuts d'Internet, j'ai vécu toutes les grandes vagues technologiques de ces dernières décennies. Mais je n'avais jamais rien ressenti de tel. Quelque chose est vraiment en train de changer d'échelle.
Je crois sincèrement que nous nous rapprochons de l’AGI, ou Intelligence Artificielle Générale, ce seuil historique où la machine ne se contente plus d’exécuter des tâches spécialisées, mais devient capable de comprendre, raisonner, apprendre et agir, à l'égal de l'homme, dans la plupart des domaines.
Une telle révolution devrait être au cœur de nos débats. Pourtant, parmi la centaine de candidats putatifs à l'élection présidentielle de 2027, combien consacrent réellement du temps à comprendre ce qui se joue ?
Je constate que la plupart d'entre eux, hélas, se projettent dans un monde qui n'existe déjà plus.
Je pense notamment à Édouard Philippe, dont les déclarations récentes sur l'IA ont révélé une désinvolture déconcertante face à ce qui est pourtant la plus grande rupture technologique de l'histoire de l'humanité.
Le risque, et il est immense, est que la prochaine élection présidentielle soit une fois encore confisquée par les batailles du passé, alors même que les bouleversements décisifs de ce siècle se déroulent sous nos yeux.
Or 2027 ne devra pas être l’élection de la nostalgie. Elle devra être l’élection de l’avenir, le moment où la France cessera enfin de débattre de ce qu’elle était pour commencer à choisir ce qu’elle veut devenir.
La question n’est plus de savoir si le monde va changer. Il change déjà. La question est de savoir si la France sera à la hauteur du monde qui vient.
En ce jour de grève de la SNCF, rappelons que le montant de son régime spécial des retraites, à 5,5 milliards d’euros, représente à lui seul une grosse moitié de tout le budget de la Justice de la France.
Vivement @Nouv_Energie !
🛑 Tu te lèves à 7h. Tu bosses. Et jusqu’à 13h18, chaque centime que tu gagnes appartient à l’État.
Pas à toi. Pas à ta famille. A l’État.
C’est le calcul que fait l’Institut économique Molinari chaque année : en 2025, le salarié moyen français travaille jusqu’au 18 juillet pour financer impôts, cotisations et taxes. 54,4% de ce qu’il produit part dans la machine. Champion d’Europe. Loin devant l’Allemagne. Loin devant l’Espagne. Même la Belgique a failli nous passer devant.
Alors concrètement, ta journée ressemble à quoi ?
Tu démarres à 7h. De 7h à 9h, tu paies tes cotisations retraite, pour 17 millions de retraités dont les pensions viennent d’être revalorisées de 2,2%, soit 13 milliards de plus en 2025. De 9h à 10h30, tu finances la Sécu, qui creuse un déficit de 21,6 milliards cette année, en dégradation par rapport à 2024. De 10h30 à 11h30, c’est pour les 13 millions d’allocataires CAF, leurs APL, leur RSA, leurs aides en tout genre. De 11h30 à 13h18, tu paies ta quote-part des 152,5 milliards de déficit public annuel, sur une dette qui vient d’atteindre 3 416 milliards d’euros, soit 115,6% du PIB.
A 13h18, tu commences enfin à bosser pour toi.
Et encore, si tu fais tes courses ce soir, la TVA te reprend 20%. Si tu fais le plein, c’est la TICPE. Si tu achètes un logement, c’est les droits de mutation. Le compteur ne s’arrête jamais vraiment.
La moyenne européenne, elle, était libérée dès le 11 juin. Malte fêtait ça le 15 avril.
Nous, on attend le mois de juillet.
Mais rassurez-vous, Bercy parle déjà de “redressement”. Ce qui, traduit en français, signifie : on va chercher encore plus d’argent dans votre poche.
Partagez si vous pensez que ça ne peut plus durer.
Note : Les heures sont calculées sur la base
Un SMIC à 1700 € net, ça paraît généreux mais une entreprise ne paie pas un salaire net, elle paie un coût employeur.
À ce niveau, un salarié au SMIC coûterait environ 2600 à 2700€ par mois à son employeur.
Dans une boulangerie avec 3 salariés au SMIC ça ferait 8000€ de masse salariale mensuelle.
On ajoute à ça :
- le loyer
- l’électricité (souvent énorme pour une boulangerie)
- les matières premières
- les assurances
- la comptabilité
- les emprunts
- les impôts et taxes
On arrive facilement à plus de 13000€ de charges mensuelles avant même de rémunérer le dirigeant.
Prenons un croissant vendu 1,20€ :
Il faudrait vendre plus de 10800 croissants par mois, soit environ 360 croissants par jour, uniquement pour couvrir ces charges.
Ou du pain à 1,30 € :
10000 pains par mois, soit plus de 330 pains par jour.
Et tout ça avant le moindre bénéfice.
Le problème de beaucoup de politiques est qu’ils raisonnent à partir du salarié.
L’économie réelle commence pourtant par l’entreprise. Mais ça ils ne le savent pas puisqu’ils n’ont jamais rien créé et se pensent pourtant légitimes.
Le social et le sociétal ne créent pas la prospérité, c’est l’inverse.
Une économie prospère permet :
- des salaires plus élevés
- davantage de protection sociale
- plus d’éducation
- plus de santé
- plus de solidarité
Quand les entreprises respirent, le social progresse.
Quand elles étouffent sous les coûts, les embauches ralentissent, l’investissement recule et, à terme, c’est précisément le social que l’on prétend défendre qui finit par en payer le prix.
On ne distribue durablement que la richesse qui a d’abord été créée. Donc augmentons la taille du gâteau avant toute chose.
Et l’argument de dire : « oui mais avec le SMIC actuel on ne peut pas se loger gnagnagna ». Alors libérons l’offre pour que les promoteurs puissent construire le plus possible !
Le SMIC vient d'être revalorisé de 2,41%. +43€ brut par mois, et tout le monde se réjouit.
Pendant ce temps, Mélenchon promet 1700€ de SMIC par décret, sous un tonnerre d'applaudissements, sans gain de productivité, sans réforme des charges. Juste par le pouvoir de l'argent magique.
On peut parler sans conteste de smicardisation de la société française, et du débat public.
Mais la vraie revalorisation du travail ne passe pas par des décrets. Elle passe par moins de prélèvements sur le travail pour que le net se rapproche du brut sans alourdir l'employeur. Cotiser moins pour gagner plus !
C'est la ligne @davidlisnard. #EnFinir #Lisnard2027
Ca n'est pas gratuit. C'est le contribuable qui paie.
Le contribuable avec 3 enfants à charge et un crédit immobilier, tabassé par les cotisations, sera heureux de payer les transports en commun des retraités aisés, sans crédit et bailleurs de biens immobiliers.
En tant que jeune active, je le dis sans filtre : la retraite par répartition est une trahison pure et simple de la France envers sa jeunesse.
On était censés incarner la lumière du monde, on gère ça comme des amateurs qui n’ont rien vu venir. Des décennies de gouvernements nuls à chier, une classe politique médiocre applaudie mollement, et zéro anticipation, aucune éducation financière à l’école, le néant.
Résultat : on sacrifie toute une génération au nom de la « solidarité » et de l’immobilisme. On va bosser plus, payer plus, toucher moins… pendant que les autres (boomer) profitent tranquillement.
Bref coup de gueule du lundi soir.