Imaginez un monde où les US se réservent vraiment que pour eux les modèles SOTA.
On est à la croisée des chemins soit cette validation du gouvernement devient une norme , soit c’est une épreuve du feu qu’il faut passer une fois et on en entend plus parler.
Prions ensemble.
Open source AI really does have to win. Otherwise we get a class system for AI access:
1. Royalty: Frontier labs employees. Get pre-launch unlimited access
2. Aristocrats: Small list of US companies and the USG. Early access
3. Middle class: General US population. Late, highly limited access
4. Peasants: Non-US. No access
@mb_elhadji S'il y a une personne qui hérite du pouvoir c'est Abdou Diouf quand, Senghor n'a pas connu de traversée du désert, il a été député et ministre en France déjà. Mack aussi n'a pas de véritables traversées. Ce que vous dites n'est valable que pour Wade.
À chaque jour suffit sa peine !
Je republie ce texte ici :
Non, Diaraké n’était pas un terroriste : chronique d’un crime collectif contre l’innocence
Hier, lundi 27 avril 2026, des images d’une violence insoutenable ont circulé sur les réseaux sociaux. Des images qui ont choqué, bouleversé et révélé une tragédie d’une gravité extrême. Une vie a été arrachée, non pas par accident, mais par la main d’une foule déchaînée.
Il s’appelait Abdoulaye Diarra. Mais pour beaucoup, il était simplement “Diaraké”. Un homme sans bruit, sans histoire, sans défense. Un homme que la vie n’avait pas épargné, mais qui, malgré tout, continuait d’avancer avec dignité.
Non, Diaraké n’était pas un terroriste. Son seul “crime” fut d’être pauvre. Son tort fut d’être différent. Son tort fut d’exister tel qu’il était. Il n’était pas au mauvais endroit. Il était là où tout citoyen a le droit d’être : sur un chemin ordinaire, dans le cours banal de sa vie, en route pour gagner honnêtement sa vie. Rien d’exceptionnel. Rien de suspect. Rien qui ne justifie la mort.
Et pourtant, cela n’a pas suffi à le protéger.
Abdoulaye Diarra était pourtant connu. Connu comme un homme calme, respectueux, effacé. Arrivé de son village natal avec l’espoir modeste de survivre à Bamako, il avait connu la dureté de la rue avant de trouver refuge auprès d’Adama Traoré, dit Damis, à Médina Coura. Pendant quatre années, il a vécu dans cette famille comme un frère. Il ne demandait rien d’autre qu’un toit et une chance.
Cette chance, il l’avait saisie avec humilité. Gardien de profession, grâce à un emploi trouvé par son bienfaiteur, il menait une vie simple, rythmée entre son lieu de service et la maison. Il ne faisait de tort à personne. Il ne cherchait ni conflit, ni confrontation. Il cherchait juste à vivre.
Mais dans une société où la peur a remplacé la raison, où la rumeur tue plus vite que la vérité, Diaraké est devenu une cible. Sa coiffure atypique, ses vêtements jugés “démodés”, son téléphone ancien — autant de détails insignifiants qui, aux yeux d’une foule en furie, se sont transformés en preuves imaginaires.
Puis la violence a éclaté.
Ils l’ont encerclé. Sans défense, il a été violemment battu, frappé à répétition. Tombé au sol, incapable de se protéger, les coups ont continué à s’abattre sur lui, accompagnés d’injures graves, comme si l’on cherchait d’abord à lui retirer son humanité avant de lui ôter la vie.
Et comme si cela ne suffisait pas, l’irréparable a été commis.
Le feu a été allumé. Abdoulaye Diarra a été brûlé vif. Sans défense. Sans secours. Abandonné à une fin atroce. Son corps a été calciné, dans l’indifférence glaçante d’une foule persuadée d’avoir raison.
Ce qui s’est produit est d’autant plus effrayant : **on peut désormais mourir sans avoir rien fait, sans avoir été au mauvais endroit, sans même avoir eu la moindre intention suspecte**. Il suffit d’un regard, d’une apparence, d’un soupçon. Il suffit d’une foule qui décide, sans preuve, sans conscience.
Aujourd’hui, une famille pleure. Des proches sont brisés. Et une société entière devrait s’interroger.
Car ce qui s’est passé dépasse le cas d’Abdoulaye Diarra. C’est un signal d’alarme. Une fracture morale. Une dérive dangereuse où chacun peut, demain, devenir suspect pour ce qu’il est, pour ce qu’il porte, pour ce qu’il ne possède pas.
Qui sera le prochain Diaraké ?
La question n’est plus rhétorique. Elle est urgente.
Il est temps de dire non. Non à l’amalgame. Non à la violence aveugle. Non à cette justice de rue qui détruit plus qu’elle ne protège. Car à travers Diaraké, c’est notre humanité qui a été lynchée.
Et elle, contrairement à lui, peut encore être sauvée.
Moussa Salif Diarra , journal Dabaliban.
For sharing!
Bâtissons une communauté encore plus solidaire! 🇸🇳 Plus d'entraide, plus de partage. C'est un outil qui transforme la présence sénégalaise au Canada 🇨🇦 d'une somme d'individus en une communauté organisée, forte et résiliente.
https://t.co/MBggA0B7br
Je suis profondément étonné de voir que, même dans des moments aussi douloureux, certains trouvent encore l’énergie et le temps de jouer à la partisanerie, au « Sonko contre Macky ».
Franchement, on a un vrai problème dans ce pays. Quand un étudiant meurt, quand des familles sont brisées, le débat ne devrait pas être de savoir quel camp a raison. Le débat devrait être de savoir pourquoi nos institutions n’arrivent toujours pas à protéger nos enfants.
Ce pays mérite mieux que des réflexes de camps à chaque drame. Ce pays mérite qu’on s’arrête un instant, qu’on regarde les faits, qu’on assume collectivement nos responsabilités et qu’on se pose enfin les bonnes questions. Pas pour défendre un homme. Pas pour attaquer un autre. Mais pour éviter que ce genre de tragédie ne devienne une habitude.
Et c’est peut-être ça, le plus inquiétant
@realaliouniang@BetterCallMedhi " La mentalité du « tout le monde est jaloux de nous » est malsaine et arrogante.
Se croire supérieurs et penser qu’on “rend service” aux Africains est d’un narcissisme fou." Post d'un autre marocain.