En 45 secondes, il a résumé ce qui arrive en France et dans les principaux pays de l'UE.
Nous subissons en France, une triple occupation :
1 - Occupation par des masses étrangères. Les immigrés sont du matériel, des esclaves du mondialisme.
2 - Occupation politique qui fait que la France est gouvernée par des forces occultes qui sont la franc-maçonnerie et la finance apatride.
3 - Occupation des esprits par l'enseignement scolaire et les médias. Peut-être la pire car ce conditionnement permet l'imposture politique et le plan mondialiste.
In the past two weeks, the world witnessed the near beheading of Stephen Oglivie in Belfast, then a 17 y/o UK girl was stabbed in the neck in broad daylight, and now a French woman has been found in the street with her throat slit.
Seeing this style of killing in Europe, the deliberate slitting of the throat to let someone bleed out, is probably the most shocking and distinctive example of “import the third world, become the third world”.
We cannot, should not and don’t have to live like this.
Remigration is the peaceful solution:
https://t.co/IRZRt6lJCD
The Romans built fish ponds on the coast 2,000 years ago. They're still there, still filling with seawater. Reality has a way of challenging climate narratives.
@UlrichFY La rareté n'est pas naturelle, le principe fondamental de la Nature est l'abondance. Abondance de graines dans chaque végétal, chaque fruit, chaque mammifère. La rareté est un modèle économique basé sur la dette.
The key to saving the environment is not looking backward, it’s moving forward.
I realized this the first time I visited Italy twenty years ago. Everything was clean and green. The rivers sparkled. The lesson for me was obvious: the answer is not underdevelopment. The answer is progress.
When China was poor, the air was so polluted that people could barely see the blue sky. Today, blue skies have returned to their cities. Development does not only create wealth, it also provides the resources needed to restore and protect the environment.
Some environmentalists want us to preserve every aspect of our biodiversity, including the mosquitoes for example, so that researchers can fly in once every ten years from their universities (which build particle accelerators and billion-dollar laboratories with their pocket money), study our ecosystems, and count how many people died from dengue outbreaks.
They want to buy our air through carbon credits. If carbon credits were such a great deal, they would be selling them to us, not the other way around.
Cleaning every river, lake, and water source in El Salvador, and ensuring they remain clean and sparkling, would cost roughly $12 billion. Where is that money supposed to come from without economic development? Carbon credits?
The path forward for our country is the path of Japan and Singapore, not the path of the Congo.
Quand un record du monde tombe, il retombe presque toujours dans les 12 à 24 mois qui suivent.
Ce simple fait statistique explique pourquoi Elon Musk, en devenant trillionnaire, est en train de créer un anticorps au bullshit ambiant et à l'empire du mensonge. Laissez-moi vous expliquer.
Le record du 100 mètres a stagné pendant des années, puis Bob Hayes passe sous les 10 secondes en 1964, et soudain tout le monde y arrive. Le mile en moins de 4 minutes était considéré comme physiologiquement impossible. Bannister le fait en 1954. Deux mois plus tard, Landy le bat. Aujourd'hui, des lycéens le font.
Pourquoi ? Parce que les records ne sont pas des limites physiques. Ce sont des limites mentales. Le record ne dit pas "voici ce qui est possible", il dit "voici ce que quelqu'un a osé croire possible". Et une fois que quelqu'un l'a fait, le désir devient mimétique. Des milliers d'esprits se réorganisent instantanément autour de la nouvelle référence.
Elon Musk vient de devenir le premier trillionnaire de l'histoire.
Et tout le monde regarde le chiffre. Personne ne regarde ce que ce chiffre vient de faire dans la tête de chaque milliardaire de la planète.
Hier, "milliardaire" était le sommet du jeu. Aujourd'hui, c'est le camp de base. Il y a environ 3000 milliardaires sur Terre qui viennent de se réveiller avec une seule question en tête : comment je deviens trillionnaire ?
Et c'est là que ça devient magnifique. Parce que la réponse à cette question n'a rien à voir avec les méthodes qui ont fait les fortunes du 20ème siècle.
Tu ne deviens pas trillionnaire avec des montages financiers. Tu ne deviens pas trillionnaire en capturant un régulateur. Tu ne deviens pas trillionnaire en finançant des ONG qui fabriquent les problèmes que tu prétends résoudre. Ces méthodes plafonnent. Elles extraient de la valeur d'un gâteau fixe, et un gâteau fixe ne produit pas de trillion.
Pour devenir trillionnaire, il n'existe qu'un seul chemin, et Elon vient de le tracer :
Être pro-humain. Le trillion vient de produits que des milliards de gens veulent vraiment. Pas de subventions, pas de rentes, pas de captation. De la demande réelle, à l'échelle de l'espèce.
Être contre le contrôle. Chaque couche de contrôle est une taxe sur la vitesse d'exécution. Les empires de connivence sont lents par construction, parce qu'ils dépendent de la permission. Le trillion appartient à ceux qui construisent plus vite que la bureaucratie ne peut interdire.
Être expansionniste. Le trillion n'existe pas dans un monde à somme nulle. Il exige de créer des marchés qui n'existaient pas : l'orbite, l'énergie abondante, l'intelligence artificielle, la robotique généraliste. Il faut agrandir le terrain de jeu, pas redistribuer les miettes.
Et voici le détail que presque personne n'a vu : pour suivre ce chemin, la plupart devront construire au-dessus de l'infrastructure d'Elon. Starlink, les lanceurs, le compute, l'énergie. Il n'a pas seulement battu le record. Il a privatisé la piste d'athlétisme et il vend des tickets d'entrée à tous ceux qui veulent courir.
La conséquence systémique est énorme : Elon est en train de détoxifier la richesse.
Pendant des décennies, le capitalisme de connivence et le capitalisme de corruption étaient les voies royales vers l'extrême fortune. Lobbying, capture réglementaire, philanthropie stratégique qui achète le silence. Devenir ultra-riche était devenu suspect, parce que c'était souvent suspect. L'empire du mensonge prospérait précisément parce que mentir était plus rentable que construire.
Le standard trillionnaire rend ces méthodes obsolètes. Non pas par la morale, mais par les mathématiques. La corruption rapporte des milliards. Seule la création rapporte des trillions. L'incitation la plus puissante de l'histoire du capitalisme vient de basculer du côté des bâtisseurs.
C'est ça, l'anticorps. Il ne nécessite ni loi, ni régulateur, ni révolution. Juste un homme qui a couru plus vite et qui a montré le temps sur le chrono.
Bannister n'a pas seulement battu un record. Il a libéré tous les coureurs qui venaient après lui.
Dans les 24 prochains mois, regardez les milliardaires de la planète réallouer leur capital vers l'espace, l'énergie, l'IA, la robotique. Pas par vertu. Par mimétisme. Le désir de l'homme le plus riche du monde devient le désir de tous ceux qui veulent le devenir.
Je n'ai jamais été aussi optimiste de toute ma vie.
🏵️ Justement : elle est là, l’idée ! Le 14 juillet, toute la journée et jusqu’à minuit, filmez-vous une minute avec votre portable en vous adressant au monde entier ! Dites votre amour de la France, de La Marseillaise et du 14-Juillet. Soyez positifs ! Soyez explosifs ! Soyez inventifs ! Publiez ensuite votre vidéo sur X avec le hashtag #1MinutePourLe14Juillet
J’en parlerai lundi matin sur @Tocsin_Media à 8h50 au micro de Clémence @Houdiakova
🇹🇷 𝗗𝗘́𝗣𝗘̂𝗖𝗛𝗘 𝗗𝗘 𝗟'𝗔𝗚𝗘𝗡𝗖𝗘
𝗗𝗘 𝗣𝗥𝗘𝗦𝗦𝗘 𝗧𝗨𝗥𝗤𝗨𝗘 𝗔𝗡𝗔𝗗𝗢𝗟𝗨
▪️Cette dépêche a été publiée suite à l'entretien que j'ai donné, à sa demande, au correspondant à Paris de l'agence de presse nationale turque Anadolu. (cf. mon tweet antérieur)
⚠️▪️Il est extraordinaire de constater que nous n'avons JAMAIS eu de dépêche comparable de la part de l'Agence France-Presse (AFP), portant sur le fond de nos analyses et de notre programme.
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https://t.co/9iSG10Un6m
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Il y a un truc qui me fascine.
C'est qu'Elon soit aussi seul.
Des milliers de milliardaires sur cette planète. Des gens qui ont assez d'argent pour ne plus jamais rien craindre de personne. Et un seul ouvre sa gueule.
Il existe une expérience fascinante en éthologie : la boîte des rats de Didier Desor.
On met six rats dans une cage. Pour manger, il faut plonger dans un tunnel immergé et rapporter les croquettes. Très vite, une structure émerge toute seule : deux exploiteurs qui ne plongent jamais et volent la nourriture des autres, deux exploités qui plongent et se font racketter, un souffre-douleur qui ramasse les miettes.
Et un seul autonome. Le rat qui plonge lui-même, rapporte sa propre nourriture, la défend, et ne se soumet à personne.
Le plus troublant : peu importe la composition du groupe. Tu remets six exploiteurs ensemble, la même structure se reforme. Tu remets six autonomes ensemble, pareil. Comme s'il existait une loi naturelle qui fixe la proportion de courage disponible dans une population. Une loi de la paire de couilles, distribuée par la nature avec une avarice remarquable.
Dans la boîte des rats à milliardaires, Elon est le seul autonome.
Les autres ont les mêmes moyens que lui. Souvent les mêmes opinions que lui. C'est ça le plus fascinant : en privé, la grande majorité des milliardaires sont d'accord avec Elon. Sur la liberté d'expression, sur la dérive idéologique des médias, sur le wokisme, sur tout. Ils le disent à voix basse dans les dîners, ils l'écrivent dans des messages privés, ils hochent la tête.
Et puis ils retournent financer les ONG qui les protègent, sponsoriser les médias qui les épargnent, signer les tribunes qui les dédouanent. Ils plongent, rapportent les croquettes, et se laissent racketter par la meute. Avec des centaines de milliards sur le compte.
L'argent ne donne pas le courage. Il révèle juste combien tu en avais au départ.
Un seul rat a refusé le jeu. Il a dit "go fuck yourself" aux exploiteurs devant le monde entier, il a accepté de perdre des milliards, et trois ans plus tard il est le premier trillionnaire de l'histoire.
La nature est bien faite : c'est toujours le rat autonome qui finit par posséder la boîte.
Incroyable ! Lisez ça ! (cf ⤵️)
Lecornu vient de rendre public le rapport de Viginum sur les « ingérences étrangères » numériques dans les élections.
Et page 7, voyez ce qu’ils considèrent comme relevant d’une ingérence étrangère, qui pourra justifier une intervention sur le processus électoral :
1. « La décrédibilisation de la procédure électorale : délégitimer le processus électoral pour pouvoir en contester le résultat, notamment en le présentant comme faussé, insincère, inutile, voire manipulé par les autorités garantes de son bon fonctionnement »
➡️ Vous estimez que le processus électoral est biaisé ? Vous êtes un agent russe !
2. « La polarisation du débat politique autour de thématiques clivantes : cette stratégie consiste pour une puissance étrangère à amplifier de manière artificielle ou inauthentique la visibilité de certains sujets sensibles, susceptibles d'influencer les décisions des électeurs, afin de nourrir la polarisation du débat public et d'accroître ses divisions (politiques publiques, place des minorités, violences policières, débats religieux, etc.) »
➡️ Vous « polarisez » le débat public sur un sujet qui vous paraît digne d’intérêt, clivant ? Vous êtes un agent russe !
3. « L'alimentation de la défiance vis-à-vis des médias du pays visé : cette stratégie vise à délégitimer les médias (privés et publics) pour remettre en question l'authenticité des informations diffusées, semer la confusion et pousser les citoyens à se réorienter vers des sources d'informations inauthentiques, manipulées ou fabriquées de toutes pièces, susceptibles d'être administrées par des acteurs étrangers »
➡️ Vous critiquez les médias traditionnels et vous incitez les électeurs à aller s’informer en ligne ? Vous êtes un agent russe !
4. « L’exposition réputationnelle d'un candidat ou d'un parti politique : cette stratégie a pour objectif de modifier la perception de l'opinion en dénigrant un candidat ou en le promouvant, à travers différentes tactiques, techniques et procédures »
➡️ Vous critiquez un candidat un peu trop fortement ? Vous êtes un agent russe !
En résumé, avec ce genre de définition de ce qu’est une « ingérence étrangère » dans la campagne électorale, vous pouvez en voir partout et tout le temps !
Et donc manipuler à votre guise le processus électoral.
Ce qui est évidemment le but recherché…
(Le rapport : https://t.co/EbtfAI2IlF)
Diffusez svp.
📖 PÉTITION POUR QUE FRANÇOIS ASSELINEAU SOIT REÇU NORMALEMENT DANS LES MÉDIAS
Je ne suis pas à l'origine de cette pétition.
Je ne connais pas le sympathisant qui l'a conçue.
Il est néanmoins logique que je la relaie.
🖋 Signez la pétition https://t.co/uOOdEkwWL0
@ChangeFrance
On va m'accuser de racisme pour ce qui suit. Lisez jusqu'au bout : c'est le seul texte authentiquement antiraciste que vous lirez cette semaine.
Voici la démonstration, en trois preuves, que grouper les gens n'a aucun sens. Pas moralement. Logiquement.
Preuve numéro un : la variance.
Prenez n'importe quel groupe : les Noirs, les Blancs, les Juifs, les femmes, les Asiatiques, les gays, les hétéros. Mesurez n'importe quoi : intelligence, valeurs, ambition, goûts, opinions politiques. Le résultat est toujours le même, et il est connu des statisticiens depuis cinquante ans : la variance à l'intérieur du groupe écrase la variance entre les groupes.
Traduction : deux femmes prises au hasard diffèrent plus entre elles que la moyenne des femmes ne diffère de la moyenne des hommes. Deux Noirs pris au hasard ont moins en commun entre eux qu'avec des millions de Blancs, et inversement.
Le groupe ne prédit presque rien de l'individu. C'est un fait mathématique. Celui qui vous parle des Noirs ou des femmes comme d'un bloc ne décrit pas la réalité. Il décrit son ignorance de la réalité.
Preuve numéro deux : l'intersection infinie.
Chaque humain appartient simultanément à des milliers de catégories. Une femme est aussi une ingénieure, une Bretonne, une mère, une athée, une passionnée d'échecs, une propriétaire, une fille d'ouvrier. Laquelle de ces appartenances est SON identité ?
Celui qui choisit pour elle, et qui choisit toujours la race ou le sexe plutôt que le reste, ne révèle rien sur elle. Il révèle tout sur lui : il a besoin de cette case-là, parce que c'est celle qui se monnaye politiquement.
Preuve numéro trois : le porte-parole impossible.
Si le groupe homogène n'existe pas, alors personne ne peut parler en son nom. Chaque association qui prétend représenter « les musulmans », « les femmes » ou « les Noirs » représente en réalité une fraction militante qui a capturé le micro. Les millions d'individus rangés de force dans la case n'ont rien demandé. On parle à leur place, puis on leur reproche de ne pas être d'accord avec leur propre porte-parole.
CQFD : le groupe est une fiction statistique, l'assignation est arbitraire, la représentation est une capture. Il n'existe que des individus.
Maintenant, la nuance qui change tout, parce que c'est ici que tout le monde se trompe dans les deux sens.
Les cultures, elles, existent. Une culture n'est pas un groupe assigné, c'est l'inverse exact : une création émergente. Des millions d'individus libres qui, génération après génération, sédimentent une langue, une cuisine, un humour, des paysages, une manière d'être au monde. Personne ne l'a décrétée, personne n'en détient la carte de membre, et c'est précisément pour ça qu'elle est précieuse.
Macron a dit « il n'y a pas de culture française ». C'est la plus grande erreur de sa présidence. La culture française existe, n'importe quel étranger la reconnaît en dix secondes, et des étrangers l'ont assez aimée pour devenir plus français que nous. Une culture se respecte, se transmet, s'enrichit. Elle ne se déconstruit pas de force, ni la nôtre, ni celle des autres.
D'où les deux règles d'une société d'individus, et elles tiennent en deux phrases.
Règle un : aucune minorité, de quelque ordre que ce soit, n'impose sa vision du monde à la majorité. Vivre sa différence est un droit absolu. La faire payer aux autres, réécrire leurs livres, renommer leurs fêtes, policer leur langue, n'en est pas un.
Règle deux : on juge les actes, et on les juge durement. Celui qui vole, qui tue, qui menace physiquement, tombe sous une justice intransigeante, quelle que soit sa case. Pas de circonstance sociologique, pas d'excuse communautaire, pas de lecture racialisée du crime. Un individu a agi, un individu répond.
Et maintenant vous voyez le scam wokiste dans son architecture entière.
Le wokisme a besoin que les groupes existent, parce que sans groupes, pas de lutte des groupes, et sans lutte, pas de pouvoir pour les courtiers de la lutte. Alors il a fusionné toutes les causes en un seul conglomérat : race, sexe, orientation, religion, tout est devenu un seul front, les « dominés » contre les « dominants ».
Regardez ce conglomérat deux secondes et il s'effondre. Ses composantes veulent des choses opposées. Les féministes et les islamistes dans le même cortège. Les gays défilant pour des régimes qui les pendent. Aucune cohérence interne, et pour cause : ce n'est pas une coalition d'intérêts, c'est un cartel de porte-paroles. La grille oppresseur-opprimé est le même logiciel que la lutte des classes, recompilé. On a juste remplacé le prolétariat, qui n'a pas voulu jouer son rôle, par un patchwork de minorités assignées de force.
Le racisme assigne l'individu à sa race. L'antiracisme woke assigne l'individu à sa race. C'est la même opération avec un signe inversé, et c'est pour ça que plus on le pratique, plus le pays se fracture.
La sortie n'est ni dans la revanche d'un groupe ni dans la promotion d'un autre. Elle est dans la dissolution du concept : des individus libres, jugés sur leurs actes, dans des cultures vivantes qu'on respecte au lieu de les déconstruire.
C'est exactement ce que l'Occident avait inventé, et c'est exactement ce qu'on lui a fait oublier. Aux individus de le reconstruire.
Mon dernier thread s'arrêtait sur Macron, produit final de la chaîne Attali.
Mais un homme, aussi puissant soit-il, reste une limite. Son influence est attachée à lui seul.
La vraie question n'est donc pas qui murmure à l'oreille des rois. C'est : comment transformer un murmure en usine. La réponse existe, elle est documentée, et vous n'êtes pas censés la regarder.
Reprenons le problème du point de vue du système, pas du vôtre.
Un homme qui forme les princes, ça ne dure qu'une vie. Trop fragile. Pour verrouiller un pays cinquante ans, il vous faut autre chose : une machine qui sélectionne, forme et place les futurs dirigeants en série, avant même qu'ils aient le pouvoir.
Cette machine existe. Depuis 1981.
D'abord, le principe, parce que tout en découle.
On ne corrompt pas un dirigeant en place, c'est cher et c'est risqué. On le repère à trente ans, avant qu'il soit quelqu'un, et on installe le logiciel pendant qu'il est encore malléable. Quinze ans plus tard, quand il arrive au sommet, il n'a pas été acheté. Il a été fabriqué. Toute la nuance est là.
Première machine : les Young Leaders de la French-American Foundation. Fondée en 1981, l'axe Paris-Washington.
Le casting devrait vous glacer. Juppé en 1981. Moscovici en 1996. Hollande. Macron en 2012. Édouard Philippe en 2011.
La gauche, la droite, le centre. Tous sortis de la même écurie transatlantique.
Deuxième machine : les Young Global Leaders du World Economic Forum. Le programme de Klaus Schwab, à Davos, depuis 2004.
Macron y passe en 2016, l'année exacte où il lance sa campagne. Gabriel Attal en 2020.
Et Schwab, lui, ne se cache même pas.
En 2017, à Harvard, Schwab explique tranquillement qu'à travers ce programme, « nous pénétrons les cabinets » des gouvernements.
Maintenant, soyez plus malins que ceux qui vont vous traiter de complotistes. Schwab exagère. Il se vante. Le pouvoir réel n'est pas là où il le pointe.
Le pouvoir réel est plus ennuyeux, et bien pire.
Personne ne donne d'ordre à Macron depuis la Suisse, ce serait absurde.
Ce qui se passe est plus profond. On ne leur apprend pas quoi penser, on leur apprend comment penser. Le même réflexe, le même vocabulaire, le même horizon présenté comme indépassable. Pas une obéissance, une acculturation.
Le résultat est identique, et personne n'a eu à donner le moindre ordre.
Troisième machine, la pièce fermée : Bilderberg. Pas de promo, pas de communiqué, juste une salle sans caméras.
Édouard Philippe y retourne régulièrement, au moins trois fois, dès 2016. Attal en 2023.
Trois cercles qui se recoupent. Et au centre des trois, toujours le même fil.
Ce fil, c'est Attali. Encore lui.
Sa commission de 2007 avait un rapporteur inconnu de 29 ans, vous connaissez la suite. Mais regardez le détail que personne ne relève : la fiche officielle de Macron, sur le site même des Young Global Leaders, mentionne la commission Attali.
Le système signe son travail. Il vous le montre. Vous ne regardez pas.
Et le fil continue, une génération plus bas. Matthieu Pigasse.
Officiellement « influencé par Attali ». Ancien du Trésor, des cabinets Strauss-Kahn et Fabius, protégé d'Alain Minc, le faiseur de rois depuis Mitterrand.
La presse le décrit comme « le punk qui murmure à l'oreille des patrons et des gouvernements ». C'est mot pour mot la définition d'Attali.
Sauf que Pigasse a ajouté une pièce qu'Attali n'avait pas : le mégaphone.
Le Monde, Les Inrocks, Radio Nova, Le HuffPost, Mediawan, premier producteur audiovisuel d'Europe. Il possède ou a possédé tout cela.
Attali écrivait le logiciel mental de l'élite. Pigasse, lui, contrôle les tuyaux qui le déversent sur vous chaque matin.
Maintenant, observez les produits finis.
Gabriel Attal, c'est le modèle le plus pur. Young Global Leader 2020, Bilderberg 2023, surnommé « Baby Macron ». Aucune épaisseur, aucune doctrine, pure courroie de transmission.
Il n'incarne rien. Ce n'est pas un défaut. C'est le cahier des charges.
Édouard Philippe, c'est la droite de rechange. Young Leader 2011, habitué de Bilderberg, déjà installé comme candidat sérieux pour 2027.
On vous le vend comme l'alternative. Il sort du même vivier que l'homme qu'il prétend remplacer.
Quand l'alternance est puisée dans le même bassin, ce n'est plus une alternance. C'est un décor.
Et pour que le piège soit parfait, il faut aussi une gauche. La voici : Raphaël Glucksmann.
Soyez précis ici, parce que ses défenseurs se jetteront sur la moindre approximation. Pas de carte de membre, pas de programme. Sa connexion est une filiation.
Fils d'André Glucksmann, le maoïste devenu atlantiste. Élevé dans le cercle de BHL. Aujourd'hui président de la commission du Parlement européen sur les ingérences étrangères.
Comprenez ce qu'il prouve. Le système n'a pas seulement capté la droite. Il a fabriqué sa propre opposition de gauche, atlantiste, humaniste, présentable.
Le « ni droite ni gauche » de Macron n'était pas une position centrale. C'était l'aveu qu'il n'y a plus de bords du tout. Juste un consensus avec deux façades.
Maintenant vous voyez le design entier. Quatre temps, toujours les mêmes.
On les sélectionne avant quarante ans, avant le pouvoir. On installe le logiciel commun. On les place : cabinets, banques, médias, Bruxelles. On verrouille, parce que la fausse droite et la fausse gauche sortent du même endroit.
Ce n'est pas une infiltration. C'est une chaîne de production.
Et c'est là que le thread de 1983 et celui d'aujourd'hui se referment l'un sur l'autre.
La parenthèse Mitterrand-Attali avait besoin que rien ne change jamais. Ces trois machines sont l'organe qui le garantit. Peu importe pour qui vous votez, vous tombez sur un diplômé de la même école.
Un pays qui ne peut plus produire d'alternative n'est plus une démocratie. C'est une administration.
Mais une chaîne de production a une faiblesse que les rois n'avaient pas. Elle repose sur une hypothèse : qu'il n'existe aucun autre chemin vers le pouvoir, l'influence, la légitimité.
Or ce monopole est en train de tomber. La distribution s'est ouverte. On parle aujourd'hui à des millions de gens sans demander la permission à aucune de ces trois écoles.
La génération qui vient n'a pas à infiltrer leurs institutions.
Elle a juste à bâtir les siennes, à côté, et à les rendre inutiles.