Les délateurs Pascal Boniface, Thomas Portes et Jean Luc Melenchon lui-même se jettent sur Guillaume Erner, qu’ils veulent chasser de France Culture… Dénoncer le juif, pardon le sioniste, une tradition française. Solidaires de@Guillaume Erner
Nous sommes en 2026 après Jésus-Christ.
La canicule a conquis presque toute la Gaule...
Toute ? Non !
Un petit village d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur... 🔥
Mais vous savez, Persepolis restera, le message de liberté absolue de Marjane Satrapi aussi, des générations à venir le liront encore, formant les vrai(e)s féministes du futur. Alors que vous et votre média fascistoïde finirez dans les poubelles de l'histoire.
Ce mardi, à Herat, une ville à l'Ouest de l'Afghanistan, les talibans ont fait tirer à balles réelles sur une petite foule de femmes et d'hommes descendus dans la rue, au cri de : « éducation, travail, liberté. » Le bilan n'est pas connu, ni celui des morts ni celui des blessés. On sait seulement que parmi ces derniers, beaucoup ont préféré fuir plutôt que d’être pris. La raison de ce rassemblement dans le quartier de Jebrail (80 000 habitants) était que, quelques jours avant, entre le 5 et le 7 juin, plusieurs dizaines de femmes y avaient été arrêtées. Emmenées par la police des mœurs, rattachée au ministère de la répression du vice et de la promotion de la vertu. Elles avaient été arrêtées, ces femmes, pour non-respect du code vestimentaire : plutôt que la burqa intégrale prescrite par cette lecture fanatique de l’islam, certaines portaient le voile accompagné d'un masque FFP2 qui pourtant cache une bonne moitié du visage. Mais même la moitié, ce n'est pas assez. Il faut traquer jusqu'au moindre cil, jusqu'au moindre éclat d'iris, jusqu'au moindre bout de front ou d'affront.
L’Afghanistan est un pays où les femmes n'ont plus le droit de rien : ni d’étudier, ni de travailler, ni de faire entendre le son de leur voix, ni d'être vues chez elles, depuis l'extérieur. C'est un enténèbrement. Des femmes. Mais aussi des filles. Un récent décret ayant autorisé de facto le mariage de ces dernières avant la puberté.
Ce que démontre la répression de mardi dernier, cependant, c'est qu'il existe, désormais, des poches de résistance. Le quartier de Jebrail, ai-je appris, est historiquement peu favorable aux islamistes. Et clandestinement, une contre-vie s'y organise, faite d'écoles cachées, de soins dispensés, ou de musiques discrètes lors de célébrations secrètes.
Depuis que les talibans ont repris le pouvoir en 2021, les femmes ont été emmurées, et le pays s’effondre. Je l'ai déjà dit ici : une nation qui maltraite ses femmes court au désastre. Ce n'est pas un slogan. C'est un fait. Aucune nation qui maltraite ses femmes ne s'en sort politiquement, ni économiquement. Le régime taliban ne prive pas simplement le pays de la moitié de l’humanité, de la moitié de sa richesse, mais il y produit le chaos de la misère affective et sexuelle, l'agressivité d'une frustration systémique, et l’étouffement de toute joie. Le régime est un mort à crédit, dont on démantèlera un jour les pick-up de l’effroi. Quand ? Le niveau effroyable de la répression qui sévit laisse peu d'espoir pour le court terme. En attendant, parlons autant que nous pouvons de ces poches de résistance. Car on sait que le courage est contagieux, et donc qu'il doit être dit, partout, pour qu’il soit répété, su, et que l’information revienne au pays, par des canaux de fortune. Parlons autant que possible de ces flammes de la liberté. Et de ce qu’il en coûte à ceux qui ont le courage de les allumer.
« Lorsqu’il s’agit de dénonciations de violences sexuelles, les femmes sont toujours soupçonnées de mensonges et les enfants d’affabulations. Leur parole est toujours disqualifiée »
«Je dénonce la situation des Palestiniens qui souffrent
Je suis très critique de la politique d'Israël et de Nétanyahou
J'utilise le mot "génocide" comme le prescrit le manuel Albaneso-lfiste
Et je suis boycotté.
Parce que
Je suis
Je suis
Je suis....?»
#questionpourdeschampions
⚠️ J'étais à @Mediapart avec Nadav Lapid et Leïla Shahid le 16 sept dernier. C'est la dernière fois que j'ai vu Leïla vivante 💔
• Je me souviens des mots de Leïla à Nadav: "Je suis complètement contre cette stupidité de boycotter votre film. Boycotter quelqu'un parce qu'il est israélien, c'est une forme de préjugé raciste!". Si vous doutez de cette citation, elle se trouve ici, en accès libre, à partir de 59min30sec: https://t.co/R9IMrQQ0LV
• Ce boycott culturel est d'autant + stupide qu'il nous éloigne de l'enjeu prioritaire: des SANCTIONS immédiates et paralysantes contre Israël, sanctions que Nadav et d'autres Israéliens courageux (Elie Barnavi etc) appellent de leurs voeux.
Quand je raconte ici en Israël que Nadav Lapid est boycotté en France dans un festival de cinéma, lui le réalisateur le plus virulent contre Netanyahu et les dérives d’une partie de la société israélienne, le même cri : « Ne confondez pas un pays et son peuple avec son gouvernement ! »
Et en France, trop peu de voix se lèvent face à ce boycott dégueulasse !
Toute la gauche et tous les républicains devraient s’en indigner !
1) Vous ne respectez pas une règle de base du journalisme qui est la vérification des faits : je ne suis plus le cogérant de Libération depuis 4 ans ; je ne pouvais pas avoir en main mardi soir la une de Libération du mercredi ; je ne viens pas de prendre la présidence d’Editis
Depuis les résultats de dimanche les cyclistes ont repris la confiance à Paris. Ils roulent sur le passage piéton avec le port altier, les yeux dans les yeux.
Va falloir de nouveau recourir à une pédagogie agressive.
"Le feu rouge c'est pas une déco de noël" ça va pas suffire.
@PerseusLeGrand Génial ! Merci pour cette jolie présentation étoilée derrière laquelle se cache les noms et numéros des départements français ! Encore et toujours précieux de les connaître et de s’amuser à les associer (en y ajoutant les préfectures mais plus difficile).
Alors qu'elle témoignait à l'occasion de la sortie de son livre, Gisèle Pélicot s'est confiée à plusieurs reprises sur une chose qui m'a marquée : pendant son procès, alors qu'elle apparaissait pour la première fois en public, certains lui ont reproché son élégance. Qu'elle soit toujours impeccablement habillée et coiffée les faisait tiquer. Comme si une femme qui a vécu ce qu'elle a vécu ne pouvait se permettre de prendre soin de son apparence. En tout cas pas aussi tôt. Comme si cette élégance était preuve d'une futilité. Comme si ce ressort-là était indécent dans l'épreuve.
Cela m'a rappelé certains témoignages que j'ai reçus après une chronique que j'avais faite ici même, il y a quelques années, sur une question ayant trait au maquillage. Une femme à qui l'on avait reproché ses ongles peints, en plein deuil. Une autre à qui le personnel médical avait dit « eh bien, on a trouvé le temps de se pomponner, madame ? » quarante-huit heures après une opération angoissante. Toujours cette idée derrière - qu'elle vienne d'hommes ou de femmes d'ailleurs - qu'on aurait autre chose à faire que ces futilités-là dans les épreuves de la vie.
Ce ne sont en rien des futilités. On parle de ressorts qui peuvent être d'une force inouïe. D'un rapport à soi salvateur parfois, dans la mise à distance du destin. Je me souviens d'avoir été bouleversée par une interview de Simone Veil dans Paris Match, en 1994. Elle y parlait de ses cheveux. Et disait combien il avait été important d'avoir appartenu à un convoi pour Auschwitz dont on n'avait pas rasé la tête des filles. « En gardant des cheveux, témoignait-elle, nous gardions une forme de dignité. Et l'humiliation d'avoir la tête rasée nous a, par chance, été épargnée. » La volonté d'atteindre à la féminité a toujours été une façon de vouloir briser les femmes…
De nombreux témoignages dans l'histoire décrivent à quel point la préservation pour soi d'une élégance, à quel point ces rituels de la féminité peuvent revêtir une importance capitale. Les archéologues rapportent l'histoire d'une femme, Babatha, un siècle après Jésus - Christ, sous le règne de l'empereur romain Hadrien. S'enfuyant de son village en proie à la violence, elle emporte avec elle dans la grotte où elle va survivre, son droit (c'est-à-dire les contrats établissant ses biens) et des accessoires de maquillage rassemblés dans un petit sac de cuir.
Ceux qui n'y voient qu'injonction et futilité n'ont rien compris. Il existe une coquetterie qui est un rapport de soi à soi. Certaines, je le sais, qui ont connu des épreuves terribles, pourraient dire en paraphrasant Gary, qu'elles doivent à la féminité leurs rares instants de victoire sur l'adversité. C'est une façon de se présenter au monde. Une proclamation. Bref. C'est une force.