Mon 12e livre est maintenant disponible : « Être et disparaître ». Son résumé le plus succinct possible : « Un écrivain enfermé dans un hôpital psychiatrique est persuadé d'avoir vaincu le Diable en détruisant son Œuvre. »
Dans la paléo vous n'aurez jamais ce niveau de détail : quelques jours de chaud sur une période courte sont de simples fluctuations qui disparaissent forcément des reconstructions. Le problème de ces affirmations, c'est qu'elles ignorent ne serait-ce que le climat des débuts de l'holocène jusqu'à l'holocène moyen où les températures étaient en moyenne plus élevée. Il est légitime de penser que durant cette période, certaines configurations météo, ont produit localement de très forts pics de chaleurs. D'autre part, si vous prenez en compte la précession des équinoxes, vous comprenez que l'été boréal reçoit 90W/m2 (au solstice) de moins que l'été austral. En réalité, nous sommes dans une configuration où l'hemisphère nord reçoit le moins d'énergie en été depuis les débuts de l'holocène (le solstice d'été coïncide presque avec l'aphélie à dix jours près).
Le problème d'Arrhénius, dans son papier, c'est qu'il traite le gaz comme un corps gris et qu'il abuse de la loi de Stefan, ce qui est contestable. Il n'avait pas connaissance de la quantification de l'interaction matière-rayonnement : les hypothèses de Planck (distribution spectrale) et la démonstration de la loi de Stefan dans ce cadre sont postérieures. Le modèle du corps gris est d'autant plus problématique pour le CO2 car cette molécule n'a pas de spectre de rotation pure (contrairement à la vapeur d'eau).
@LCP Les malthusiens toujours à la manœuvre. Ils ne seront satisfaits (et encore), que lorsque la taille de l'humanité aura été divisée par 20. On commence par qui ?
Il n'y a pas de matière plus sentimentale que la météorologie. On peut affirmer qu'elle a façonné l'anthropologie particulière des « hommes du nord », faite d'inquiétude et de résilience. L'heure de la science et de la machine n'y change rien, les tripes prennent le pas sur la raison.
La météorologie, source d'impuissance s'il en est, attise la colère, la sidération, le déni, la culpabilité aussi — la sienne et celle des autres —, excitant les tensions entre la nécessité de s'adapter au milieu et l'ambition maladive de vouloir adapter le milieu, car l'homme désèspère de ne pas être le démiurge sans limite de sa propre condition. La dégénérescence moderne s'abîme dans la trahison du progrès, avec l'idée que le progrès devrait servir la réduction de causes, au moins partiellement spéculatives, plutôt que de traiter les conséquences des événements vécus et supportés dans le temps des hommes. Plus l'homme est impuissant, plus il redevient sentimental et s'en remet à des formes de superstitions auxquelles il devient indispensable de sacrifier sans négliger son étrange goût pour le cilice. La raison ne peut rien contre les sentiments. Dès lors que l'homme est coupable de son malheur, il doit expier, et rien ne doit être fait pour atténuer ses souffrances.
Les saisons sont des périodes abitraires définies par des événements astronomiques. Les mois, en France, qui reçoivent le plus d'énergie sont mai et juin, les plus propices, si les conditions météo le permettent, à des vagues de chaleur. De l'air chaud en provenance du Sahara, bloqué par un anticyclone, se combine à l'insolation forte (en intensité et en durée du jour) et provoque les événements que nous avons connus fin mai et maintenant fin juin. Les facteurs modérateurs de la fin du printemps sont « habituellement » la couverture nuageuse et les thermostats frais que sont l'Atlantique et l'Arctique (en cours de réchauffement au printemps). S'il n'y a pas de nuage, si les masses froides sont repoussées, eh bien, oui, il peut faire très chaud dans la zone anticyclonique « avant l'été ». En août, l'insolation est en diminution (la déclinaison est de l'ordre de 13° au 15 août contre 23° au solstice, marginalement compensée par l'avance vers le périhélie), mais un flux de sud peut produire les mêmes effets, sans qu'il n'y ait la moindre corrélation avec les vagues de chaleur actuelles.
@SebLecornu Pour utiliser l'IA efficacement, il faut être capable de formuler un problème précisément, ce qui nécessite le renforcement des compétences de bases dont le déclin est si souvent décrié. Commencez donc par là...
Vous mélangez tout. La déclinaison solaire est à son maximum, MAIS, c'est aussi la période de l'année où la Terre est la plus éloignée du Soleil (l'aphélie est autour du 4 juillet). Au solstice d'hiver, la Terre reçoit, par rapport au solstice d'été, environ 7% d'énergie supplémentaire par m2, ce qui aura tendance à adoucir l'hiver dans l'hémisphère nord, et renfocer l'été dans l'hémisphère sud. Au solstice d'été c'est l'inverse, où l'été sera « adouci » dans l'hémisphère nord et l'hiver renforcé dans l'hémisphère sud.
D'autre part la déclinaison varie lentement dans l'intervalle de ~ -23° à +23°, et elle n'est pas tellement plus contributive le 21 juin que le 31 mai ou le 15 juillet.
Dans le référentiel du rayonnement solaire, la déclinaison approchant de son apogée (21 juin), Paris à 49° de latitude est en effet en limite de tropiques, puisque sa latitude corrigée est à cette époque de l'année de 49°-23°= 26°. Ajoutée à cela la durée du jour, Paris reçoit quotidiennement davantage d'énergie que les « véritables » tropiques. Combiné à un anticyclone, sans dispersion possible par le vent, vous avez un pic de chaleur. L'effet de ville joue à plein par l'efficacité de la thermalisation des surfaces dures.
Pourquoi persister à écrire des livres dans un monde où l'illettrisme devient la norme ? Sinon organiser d'une façon tragique sa propre dissolution dans le grand silence qui vient... un silence où nul ne partage plus assez de lieux communs pour se comprendre et collaborer.
@CyniqueDeGauche La « constante » solaire TOA décroît jusqu'à l'aphélie (~4 juillet). Sous nos latitudes, c'est la déclinaison qui domine les saisons. En combinant irradiation/déclinaison, on reçoit un peu plus d'énergie en mai-juin qu'en juillet-aôut à conditions météo égales.
@princertitude C'est bien connu dans les déserts (en fait non, ça caille assez vite)... Si vous observez la Lune, sans atmopshère, dès que le Soleil disparaît, la température du sol s'effondre à très grande vitesse, comme on a pu le mesurer pendant les éclipses.
@N_Hervieu@Conseil_constit La justice est rendue au nom du peuple français, pas au nom d'un algorithme absurde qu'on appelle « état de droit » par pure commodité. L'argument du « cavalier législatif » est ici abusif parce que l'intention du législateur est claire et a été largement débattue.
@EugenieBastie Les « écrivains » qui craignent l'IA, confomiste et consensuelle par construction, ne produisent donc aucune pensée originale. La capacité de synthèse de la machine surpasse celle des bêtes à concours qui feront moins facilement les belles sur les estrades ? Et alors ?
@Cercle_Aristote Les contrats à terme sont en constante augmentation sans hausse supplémentaire à la pompe. Une convergence vers les prix réels serait-elle en cours ? Ça signifierait aussi que les marchés et industriels ne croient plus à une sortie rapide de la crise.
@BFMTV Sidérant, dans un pays où toutes les grosses boite à papier sont des agents à l'avant-garde du conformisme ambiant, y compris dans ce qu'il a de plus faussement subversif dans la façon si bourgeoise de s'encanailler tout en se vautrant dans la bauge aux vertus.