Agriculture française : l’incohérence organisée
Voir des agriculteurs au pied de la Tour Eiffel n’est pas un fait divers. C’est un symptôme.
Quand ceux qui nourrissent le pays doivent forcer la capitale à l’aube pour être entendus, c’est que le dialogue est rompu.
La France reste le premier producteur agricole de l’Union européenne (≈18 %), mais près d’un agriculteur sur trois vit sous le SMIC.
On impose aux agriculteurs français des normes environnementales et sanitaires toujours plus strictes, tout en ouvrant le marché européen à 99 000 tonnes de bœuf du Mercosur, produites avec des substances interdites chez nous, et à des céréales ukrainiennes à bas coûts, issues d’exploitations géantes. Ce n’est pas du libre-échange : c’est une concurrence asymétrique.
Produire mieux que les autres, plus proprement, plus cher et vendre moins cher.
C’est la logique actuelle. Elle mène à une seule issue : la disparition silencieuse.
Ce qui se joue aujourd’hui n’est pas une crise agricole de plus.
C’est une rupture politique majeure entre un État qui exige, une Europe qui importe, et des agriculteurs sommés d’absorber les contradictions.
À défaut de cohérence, la colère monte. Et quand elle arrive jusqu’à la Tour Eiffel, ce n’est pas pour le symbole. C’est parce que le centre n’écoute plus sa périphérie…
@GabrielAttal Mais ferme ta grande bouche de dépravé, une femme de 40 ans qui sort avec un enfant de 14-15 ans, ça ne te dérange pas ?
Tu sais comment ça s’appelle au moins ?