Adagio nocturne
Le sommeil infuse dans une nuit diffuse
une nuit aussi impénétrable que mon avenir
avant demain il y a aujourd’hui
il y a surtout maintenant
vivre l’instant sous un ciel étoilé
mes pensées sont mordorées
elles happent et savourent l’amour
Totale confusion
Avant
je fus con
Désormais
je suis confus
tellement confus
d’être foutu
totalement foutu
et fourbu
à en être dépourvu
je fus con
je le suis encore
Je
Je flâne je flâne
entre mes pensées diaphanes
je plane je plane
au-dessus de mes nuits en panne
je glane je glane
des rêves enfil d’Ariane
qui vibrent à la moindre joie
Écoute le silence il parle de nous
Paisibilité
La lumière rase irise les feuilles
la nature scintille au petit matin
sous un ciel transi de soleil
beauté hivernale un jour banal
un jour de bonheur l’amour en plus
la poésie est partout
Les seins bombent
le jour qui tombe
et retombe
le bonheur incombe
à l'amour qui surplombe
le désir bombé
par la bombance lactée
surgi de catacombes toilées
BOUM !
Épitaphe
Ci-gît un con
perclus d'illusions
lit-on sur les nuages
qui emportent les cendres de son image
dégénérée
sans pleurs ni éloges
juste des mots d'amour en guise de roses
puis l'oubli à jamais
pour qu'il meurt en paix
dans un silence sans apprêt
Tu pleures ?
Tu pleures
des larmes pudiques et timides
tu ne sais pas pleurer à chaudes larmes
tu n’es pas expansif
tu pleures un passé absolu
la vie continue la vie est toujours devant soi
elle se décrée elle se recrée
au rythme du temps qui trépasse
tu pleures
de joie
Ramolli du bulbe
Il baragouine des borborygmes
Barbouillés par des pensées périmées
vite une mise à jour du logiciel
faut qu’il se rappelle
qu’il doit sortir la poubelle
avec son cerveau paupérisé
la vie danse dans sa tête
Silence on tourne
vol au-dessus d’un nid de corbeaux…
Kougelhopf
Du bonheur dans le brouillard
Mon amour
La vie nous cisaille
La vie nous travaille
Nous pétrit sans détour
Jusqu’à nous élever vers les cieux
Je me déguste je me savoure
Je suis le levain de mes jours
Mange-moi mon amour
Dans ta bouche de velours
Mon Dieu, délivre-moi du mal absolu
Smartphones et réseaux sociaux
Je n’en peux plus
Je suis au bout du rouleau
des milliards de shootés
autant d’angoissés
de stressés de pollués
i’ faisaient comment
Adam et Ève pour se parler
Comment i’ faisaient
Au milieu de leur ménagerie ?
Galéjades
Pendant que je me consume d’amour
elle consomme pour ses atours
elle se nappe elle se nippe
elle s’apprête elle emplette
avec le même entrain tous les jours
sous mes yeux remplis d’amour
et d’étonnements hallucinés
pour ma dulcinée tant prisée
Urgences en attente
urgent d’attendre
le système déraille
il est temps de sourire
dans cette Cour des miracles
des maux en souffrance
où on ne fait que courir
dans des couloirs tristes
à mourir d’ennui et de soupirs
l’humanité défaille
sous le mépris des dividendes
qui bandent