Le jour où les chats se sont entre-dévorés : Retour sur le séisme du 7 juillet
Parmi les nombreuses réactions qui ont suivi l’assassinat brutal du président Jovenel Moïse, une formule ciselée par l’ancien président Jean-Bertrand Aristide résonne encore avec une acuité terrifiante : « Mèt chat la mange chat li, menm moun fou sezi ». En dix mots, l’ancien prêtre de Saint-Jean Bosco a résumé non seulement l'horreur de cette nuit d'été 2021, mais aussi la nature profonde du mal qui ronge l'État haïtien.
Que signifie cette sentence populaire sous la plume d'un animal politique comme Aristide ? Elle décrit l'implosion d'un système. Dire que « le maître du chat mange son propre chat », c'est pointer du doigt la trahison originelle. C'est affirmer que Jovenel Moïse n'a pas seulement été victime de mercenaires étrangers, mais qu'il a été livré, abandonné, voire sacrifié par ceux-là mêmes qui l'avaient construit, financé et porté au pouvoir. C'est l'image d'une oligarchie et d'une classe politique anthropophages, prêtes à liquider leurs propres créatures lorsque celles-ci deviennent encombrantes ou tentent de s'affranchir de leur tutelle.
La seconde partie de la formule, « menm moun fou sezi », touche à l'indicible. En Haïti, le « moun fou » est celui qui a fui le réel, celui que le bruit et la fureur du monde ne peuvent plus atteindre. Pourtant, l'onde de choc du 7 juillet a été si puissante qu'elle a brisé cette ultime bulle d'indifférence. Pénétrer la résidence privée d'un chef d'État, le torturer et le fusiller sans qu'aucune cartouche ne soit tirée par sa garde rapprochée a constitué un précédent d'une infamie telle que la conscience nationale en a été durablement traumatisée. Si même ceux qui n'ont plus leur raison ont été saisis d'effroi, c'est que le pays venait de basculer dans l'irrationnel absolu.
Cinq ans après ce drame, alors que l'enquête piétine en Haïti et que les lambeaux de notre souveraineté se négocient sous d'autres cieux, la métaphore d'Aristide s'est transformée en prophétie. Après avoir dévoré le président, les "chats" ont continué à s'entre-déchirer, livrant Port-au-Prince aux flammes et à la terreur des gangs armés. Le vide institutionnel abyssal laissé par ce crime n'a toujours pas été comblé.
Cet éditorial n'est pas seulement un rappel historique ; c'est un avertissement. Tant que la lumière ne sera pas faite sur les véritables « maîtres du chat » – les auteurs intellectuels et les financiers de ce complot de palais –, Haïti restera prisonnière de ce cycle cannibale. Il est temps que la justice cesse d'avoir peur des monstres qu'elle doit juger, pour que, enfin, les "fous" retrouvent leur indifférence et les honnêtes citoyens, leur sécurité.
Questions aux lecteurs :
Pensez-vous, comme le suggère la métaphore du « mèt chat », que l'assassinat de Jovenel Moïse est avant tout le résultat d'une trahison interne au système politique et économique haïtien ?
Croyez-vous qu'un procès historique et transparent sur ce dossier soit encore possible en Haïti pour briser enfin ce cycle d'impunité ?
Jean Jacques Nicolas
«Fils de la terre»
Bainetpost Média
Haïti : La politique des cendres ou l'illusion du sursaut ?
L’histoire d’Haïti est un éternel recommencement, un disque rayé qui rejoue inlassablement les mêmes notes de discorde et de fureur. Le dimanche 12 juillet 2026, depuis le bastion historique du Cap-Haïtien, à Nan Bannann, Moïse Jean-Charles a de nouveau agité le spectre du « dechoukay ». Devant une foule de partisans acquis à sa cause, le leader de Pitit Dessalines a fixé l’échéance : au lendemain de la finale de la Coupe du Monde, le pays devra entrer en ébullition pour chasser le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé du pouvoir.
Cette annonce, loin d’être une simple bravade rhétorique, pose une question fondamentale sur l'avenir de notre démocratie moribonde : le chaos systémique est-il devenu l'unique mode d'alternance politique en Haïti ?
« Le "dechoukay" n'est pas une transition ; c’est une table rase qui ne laisse derrière elle que des décombres sur lesquels rien de durable ne peut être reconstruit. »
Certes, la frustration populaire est légitime. Le gouvernement d'Alix Didier Fils-Aimé peine à redonner un souffle de sécurité à un pays asphyxié par les gangs, l'inflation et l'incertitude politique. L'inaction ou l'inefficacité perçue du pouvoir en place nourrit naturellement la colère. Mais l'alternative proposée par Moïse Jean-Charles s'apparente à une thérapie de la terre brûlée.
Piller les quelques entreprises survivantes, paralyser le secteur informel dont dépendent des millions d'Haïtiens pour survivre au jour le jour, et bloquer les routes n'a jamais produit d'écoles, d'hôpitaux ou d'institutions fortes. Au contraire, chaque « dechoukay » affaiblit un peu plus l'État, laissant le champ libre à l'anarchie et à la violence criminelle.
Pour sortir de ce gouffre, Haïti n'a pas besoin d'un nouveau grand soir de destruction, mais d'un matin de reconstruction. La solution ne réside pas dans le renversement permanent, mais dans l'exigence absolue d'un consensus national, de réformes sécuritaires drastiques et de la tenue d'élections crédibles.
La Coupe du Monde se terminera, les projecteurs internationaux s'éteindront, et les Haïtiens se retrouveront face à leur réalité. Espérons que les leaders politiques choisiront, pour une fois, la voie de la responsabilité plutôt que celle de l'abîme. Car à force de tout déchouker, il ne restera bientôt plus de terre pour planter l'avenir.
Question aux lecteurs :
Pensez-vous qu'un mouvement de « dechoukay » soit la solution pour débloquer la situation politique, ou faut-il privilégier le dialogue et les élections ? Partagez votre avis dans les commentaires.
Jean Jacques Nicolas
«Fils de la terre »
Bainetpost Média
7 juillet 2021 – 7 juillet 2026 : Cinq ans après l’assassinat de Jovenel Moïse, l'ombre d'un triple effondrement
Aujourd'hui marque un bien triste et sombre anniversaire. Cela fait exactement cinq ans que le président Jovenel Moïse a été lâchement assassiné au cœur de sa résidence privée à Pèlerin. Au-delà du choc de cette nuit tragique, ce séisme politique a agi comme le détonateur accéléré d'un véritable triple effondrement national : écologique, économique, mais avant tout institutionnel et social. Cinq ans plus tard, l'enquête piétine localement, les coupables intellectuels restent largement impunis, et la nation haïtienne continue de payer le prix fort d'une paralysie systémique qui semble s'être installée dans la durée.
Le symbole d'une faillite institutionnelle et judiciaire
L'assassinat d'un chef d'État en fonction, au sein même de sa chambre à coucher, demeure le symptôme le plus violent de la déliquescence de nos structures de sécurité et de justice. Ce vide présidentiel brutal a ouvert les vannes d'une crise de légitimité sans précédent. En l'absence d'institutions fortes et de contre-pouvoirs fonctionnels, l'appareil d'État s'est retrouvé coincé dans une tenaille infernale, naviguant à vue entre les exigences de la communauté internationale et les réalités de plus en plus brutales du terrain.
Ce drame a mis en lumière une vérité crue : quand le sommet de l'État peut être décapité dans l'impunité la plus totale, c'est le contrat social même qui est rompu. La confiance du citoyen dans la justice s'est évaporée, laissant la place à une polarisation stérile et à l'arbitraire.
Du chaos politique à l'asphyxie économique et sociale
Les cinq années qui ont suivi cette nuit fatidique ont illustré de manière clinique la spirale destructive dans laquelle le pays s'est englué. L'instabilité politique chronique née de cette absence de transition consensuelle a directement nourri l'insécurité. Des pans entiers du territoire et des axes économiques majeurs ont été abandonnés au contrôle de groupes armés, provoquant l'asphyxie de notre économie, l'explosion de l'inflation et une précarisation généralisée de la population.
Ce triple effondrement que nous vivons au quotidien ne se résoudra pas par des commémorations passives ou des discours de circonstance. Il appelle à un sursaut collectif immédiat.
Le devoir de mémoire et l'exigence d'un nouveau départ
Se souvenir du 7 juillet 2021, ce n'est pas seulement pleurer un homme ou un président ; c'est prendre la mesure de l'abîme dans lequel la nation a basculé et refuser que l'immobilisme devienne notre norme. Haïti ne pourra pas se reconstruire sans un retour intransigeant à la justice et à l'État de droit.
Pour briser définitivement cette spirale, l'avenir exige la refondation d'un espace politique sain :
1. La quête inflexible de la vérité : Une nation ne peut pas se reconstruire sur un mensonge historique ou sur l'occultation d'un magnicide. La justice doit aller jusqu'au bout.
2. Le rétablissement de la légitimité interne : Il est impératif de reconstruire des institutions crédibles par le biais d'un accord inclusif et transparent, loin des dictats extérieurs ou des arrangements partisans.
3. La priorité au bien commun : Rediriger l'action publique vers les urgences de la population : la sécurité des vies et des biens, la relance de la production nationale et l'accès aux services de base.
Cinq ans après la tragédie de Pèlerin, l’histoire nous regarde. Soit nous laissons ce vide nous aspirer définitivement dans le chaos, soit nous transformons ce douloureux anniversaire en un point d’ancrage pour un sursaut patriotique, un pas ferme vers la dignité et la reconquête de notre souveraineté nationale.
Question aux lecteurs :
Face à ce triple effondrement (écologique, économique et social), par quel chantier thérapeutique pensez-vous que nos communautés locales devraient commencer pour amorcer une résilience réelle ?
Jean Jacques Nicolas
« Fils de la terre »
Bainetpost Média
Quand l’argent menace la crédibilité du football
Les propos attribués à Hossam Hassan après la rencontre entre l’Égypte et l’Argentine relancent un débat aussi ancien que le football moderne : le sport est-il toujours décidé sur le terrain, ou les intérêts économiques influencent-ils parfois les grandes compétitions ?
En déclarant que « tout est une question d’argent » et que « l’on veut que Messi reste dans la compétition », l’entraîneur égyptien exprime la frustration d’une équipe qui estime avoir été lésée. Selon lui, l’Égypte méritait davantage sa qualification et a été supérieure à son adversaire.
Il est vrai que les grandes stars comme Lionel Messi représentent une valeur commerciale immense. Elles attirent des millions de téléspectateurs, des sponsors, des revenus publicitaires et une exposition médiatique mondiale. Leur présence profite incontestablement aux organisateurs et aux diffuseurs.
Cependant, affirmer que des décisions ont été prises pour favoriser une équipe ou un joueur nécessite des preuves solides. Les erreurs d’arbitrage existent dans toutes les compétitions, mais elles ne constituent pas, à elles seules, la preuve d’une manipulation. Sans éléments vérifiables, ces accusations restent des opinions et non des faits établis.
Ce qui est certain, en revanche, c’est que le football ne peut se permettre de perdre la confiance des supporters. Chaque décision controversée alimente les soupçons et fragilise la crédibilité des compétitions. C’est pourquoi la transparence de l’arbitrage, l’utilisation rigoureuse de la technologie et une communication claire des instances dirigeantes sont essentielles.
Le football appartient d’abord aux joueurs, aux entraîneurs et aux millions de passionnés qui le suivent. La beauté de ce sport réside dans l’idée que chaque équipe, quelle que soit sa renommée, peut triompher grâce à son talent et à ses efforts. Si les supporters commencent à croire que les résultats sont influencés par des intérêts financiers plutôt que par la performance sur le terrain, c’est l’essence même du football qui est remise en question.
Les déclarations d’Hossam Hassan traduisent une déception profonde. Elles invitent surtout à une réflexion plus large : comment préserver l’intégrité du football dans un univers où les enjeux économiques sont devenus gigantesques ? La réponse ne peut venir que d’institutions fortes, transparentes et capables de convaincre le monde que le mérite sportif reste la seule voie vers la victoire.
🇭🇹 Haïti et le VAR : deux poids, deux mesures ?
La photo circule abondamment depuis le match entre Haïti et le Brésil. On y voit l’attaquant brésilien Matheus Cunha au contact du défenseur haïtien Hannes Delcroix quelques instants avant l’action qui mène au premier but. Pour de nombreux supporters haïtiens, cette image soulève une question légitime : pourquoi cette action n’a-t-elle pas fait l’objet d’une intervention du VAR ?
Le recours à l’assistance vidéo a été instauré pour corriger les erreurs manifestes susceptibles d’influencer le cours d’un match. Lorsqu’un but est précédé d’un contact jugé potentiellement fautif, il est normal que joueurs, entraîneurs et supporters attendent une vérification rigoureuse.
Bien sûr, une photographie ne suffit pas à elle seule pour établir avec certitude l’existence d’une faute. Une image capture un instant précis, tandis que les arbitres vidéo disposent de plusieurs angles et de la séquence complète. Cependant, lorsque les images disponibles alimentent un doute sérieux, le silence et l’absence d’explications ne font qu’accroître l’incompréhension.
Au-delà de cette action, c’est un sentiment récurrent qui s’exprime chez de nombreux passionnés du football haïtien. Trop souvent, les Grenadiers ont l’impression que certaines décisions arbitrales litigieuses tournent à leur désavantage. Réalité ou simple perception ? Chacun se fera son opinion. Mais une chose demeure incontestable : la crédibilité du football moderne repose sur la transparence, l’équité et l’application uniforme des règles.
Les supporters haïtiens ne réclament aucun traitement de faveur. Ils demandent simplement que les mêmes critères soient appliqués à toutes les sélections, quelle que soit leur réputation ou leur statut sur la scène internationale.
Le football doit-il être le même pour tous, ou certaines équipes bénéficient-elles inconsciemment du bénéfice du doute ?
Question aux lecteurs
👉 Selon vous, le VAR aurait-il dû intervenir sur cette action précédant le premier but encaissé par Haïti, ou la décision arbitrale était-elle justifiée ? Partagez votre analyse. 🇭🇹⚽️
Pourquoi les divisions affaiblissent-elles Haïti ?
Depuis son indépendance en 1804, Haïti a démontré au monde entier la force de l’unité. Des hommes et des femmes issus d’horizons différents ont mis de côté leurs divergences pour poursuivre un objectif commun : la liberté. Cette unité a permis d’accomplir ce que beaucoup considéraient comme impossible. Pourtant, plus de deux siècles plus tard, force est de constater que les divisions continuent de freiner le développement de la nation.
Aujourd’hui, les fractures sont nombreuses. Elles sont politiques, sociales, économiques, régionales et parfois même familiales. Les débats se transforment souvent en affrontements. Les désaccords deviennent des conflits. Chacun défend son camp, son groupe ou ses intérêts, tandis que l’intérêt national passe au second plan.
Une nation divisée peine à avancer. Lorsque les citoyens ne parviennent plus à dialoguer, à collaborer ou à construire des solutions ensemble, les problèmes s’accumulent. L’insécurité grandit, l’économie ralentit, les institutions s’affaiblissent et la confiance disparaît progressivement.
L’unité nationale ne signifie pas que tout le monde doit penser de la même manière. Dans toute démocratie, la diversité des opinions est une richesse. Cependant, il existe une différence entre avoir des opinions différentes et considérer ceux qui ne pensent pas comme nous comme des ennemis. Une société mature est capable de débattre avec respect tout en poursuivant des objectifs communs.
L’une des plus grandes difficultés d’Haïti réside dans l’incapacité de nombreux acteurs à dépasser les intérêts particuliers pour défendre l’intérêt collectif. Trop souvent, les rivalités personnelles, les ambitions politiques ou les conflits de groupes prennent le dessus sur les besoins réels de la population.
Pendant ce temps, les défis auxquels le pays est confronté exigent précisément le contraire. La lutte contre l’insécurité, la relance économique, l’amélioration de l’éducation, la protection de l’environnement et la création d’emplois nécessitent une mobilisation nationale. Aucun secteur ne peut réussir seul. Ni l’État, ni le secteur privé, ni la société civile, ni la diaspora.
L’histoire montre que les peuples qui progressent sont ceux qui savent s’unir autour de priorités essentielles, même lorsqu’ils sont en désaccord sur d’autres sujets. Ils comprennent que certaines causes dépassent les intérêts individuels et concernent l’avenir de toute la nation.
Haïti possède un immense potentiel. Son peuple est courageux, créatif et résilient. Cependant, ce potentiel restera inexploité tant que les divisions continueront à prendre le dessus sur la volonté de construire ensemble. Le pays n’a pas besoin d’une unité de façade, mais d’une unité fondée sur le respect mutuel, le dialogue et la recherche du bien commun.
La véritable question n’est pas de savoir qui a raison ou qui a tort. La véritable question est de savoir si nous sommes capables de mettre l’avenir du pays au-dessus de nos différences.
Car aucune nation ne peut se développer durablement lorsque ses enfants avancent dans des directions opposées.
Conclusion
L’avenir d’Haïti dépendra en grande partie de sa capacité à retrouver l’esprit d’unité qui a marqué les plus grandes pages de son histoire. Nos différences ne devraient pas être une source de faiblesse, mais une richesse au service d’un projet national commun.
Lorsqu’un peuple est divisé, les obstacles paraissent insurmontables. Lorsqu’il est uni, même les plus grands défis deviennent des opportunités.
Question aux lecteurs
Selon vous, quelle est aujourd’hui la principale cause des divisions en Haïti et que faudrait-il faire pour renforcer l’unité nationale ? 🇭🇹
🇭🇹✨ Une Fierté Nationale qui Fait Rayonner Haïti ✨🇭🇹
Aujourd’hui, Haïti célèbre bien plus qu’une footballeuse exceptionnelle : nous célébrons une ambassadrice de l’excellence, du courage et de la persévérance.
⚽ Melchie Daëlle Dumornay (Corventina), étoile de l’OL Lyonnes et de la sélection haïtienne, a reçu la Médaille d’Honneur du Sénat français ainsi qu’un certificat officiel, remis par le président du Sénat, Gérard Larcher.
Cette prestigieuse distinction, proposée par l’Ambassade d’Haïti en France, récompense ses accomplissements exceptionnels et son remarquable parcours sportif.
🌟 Après une saison 2025-2026 extraordinaire, Corventina continue d’écrire l’histoire et de porter haut les couleurs bleu et rouge à travers le monde.
Tu es la preuve vivante que le talent, le travail et la détermination peuvent briser toutes les barrières. Ton succès inspire toute une génération de jeunes Haïtiens à croire en leurs rêves.
👏 Félicitations, Melchie Dumornay !
Merci de faire briller Haïti sur la scène internationale.
🇭🇹❤️ Quand Corventina gagne, c’est tout un peuple qui se lève avec elle.
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