"Je viens de compter mes années et j’ai découvert qu’à partir de maintenant, j’ai moins de temps à vivre que ce que j’ai vécu jusqu’à présent…
Je me sens comme ce petit enfant qui avait gagné un paquet de bonbons : le premier, il le mangea avec plaisir, mais quand il s’aperçut qu’il ne lui en restait que très peu, il commença réellement à les savourer profondément !
Je n’ai plus de temps pour supporter des gens stupides qui, malgré leur âge chronologique, n’ont pas grandi.
Je n’ai plus de temps pour faire face à la médiocrité, la méchanceté gratuite, la perversité.
Je veux vivre à côté de gens humains, très humains.
Qui savent rire de leurs erreurs…
Qui ne se sentent pas élus avant l’heure, et qui ne fuient pas leurs responsabilités.
Qui défendent la dignité humaine, et qui veulent marcher à côté de la vérité et l’honnêteté.
L’essentiel est ce que tu fais pour que la vie en vaille la peine…
Je veux m’entourer de gens qui peuvent toucher le cœur des autres…
Des gens à qui les coups durs de la vie leurs ont appris à grandir avec de la douceur dans l’âme.
Oui… je suis pressée de vivre avec l’intensité que la maturité et la bienveillance peuvent m’apporter.
J’ai l’intention de ne pas perdre une seule partie des friandises qu’il me reste… Je suis sûr qu’elles seront autant, sinon plus exquises que toutes celles que j’ai mangées jusqu’à présent…!!!"
André Gide, Le temps qui passe
« Nous n’avons après tout que quelques années à passer dans ce mystère qu’est la vie. Autant l’éclairer par un peu de beauté, de passion, d’amusement. »
Jean D’ormesson
"Parce que l'idéal de la femme, séduisante mais pas pute, bien mariée mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir, pour ne pas écraser son homme, mince mais pas névrosée par la nourriture, restant indéfiniment jeune sans se faire défigurer par les chirurgiens de l'esthétique, maman épanouie mais pas accaparée par les couches et les devoirs d'école, bonne maîtresse de maison mais pas bonniche traditionnelle, cultivée mais moins qu'un homme, cette femme heureuse qu'on nous brandit tout le temps sous le nez, celle à laquelle on devrait faire l'effort de ressembler, à part qu'elle a l'air de beaucoup s'emmerder pour pas grand-chose, de toutes façons je ne l'ai jamais croisée, nulle part.
Je crois bien qu'elle n'existe pas."
Virginie Despentes, King Kong théorie
Qu'en pensez-vous ?
Fier de voir les militaires ukrainiens défiler aux côtés de nos forces. Un symbole de fraternité, de courage et de destin partagé. Pensées au peuple ukrainien qui lutte pour sa liberté et, avec elle, pour celle de tous les Européens.
"Tout le monde dit que l’amour fait mal, mais c’est faux. La solitude fait mal, se faire rejeter fait mal, perdre quelqu’un fait mal. Tout le monde confond ces petites choses avec l’amour, mais en réalité, l’amour est la seule chose dans ce monde capable de faire fuir tout ce mal et te faire sentir bien à nouveau."
Liam Neeson
"Je crois aux vertus de l’optimisme. Ce n’est pas facile, mais ça ne sert à rien d’être pessimiste. Anticiper le malheur, c’est le vivre deux fois. Mieux vaut croire que les choses vont aller mieux."
Jean-Pierre Bacri
"On oublie que la mort existe...
Ou peut-être fait-on semblant.
On s'inquiète pour un rien, et parfois pour beaucoup.
On râle pour cinquante mètres à parcourir sous la pluie,
pour une mèche de cheveux coupée trop court, pour un agenda trop rempli d'obligations que l'on a nous-mêmes empilées, comme si le temps était une matière infinie, une ressource inépuisable.
Et puis... il y a ce jour.
Celui qui nous rappelle que la vie est fragile.
Celui où le téléphone sonne, où les mots s'étranglent, où le monde s'arrête.
Une personne qui nous rendait fier s'en va, une maman doit laisser sa fille, un regard s'éteint, et avec lui, une partie de nous vacille.
Alors on se fait des promesses.
De ne plus remettre à demain.
De rire plus fort, d'aimer sans demi-mesure.
D'oser, d'alléger, de ne plus se laisser happer par l'illusion du contrôle.
On se jure de choisir la lumière.
Mais la vie, cette magicienne, reprend son cours.
Les urgences factices reviennent.
Les cinquante mètres redeviennent une contrainte, la mèche trop courte redevient un drame, et l'agenda se remplit à nouveau, insidieusement.
Jusqu'au prochain rappel.
Et si, cette fois, on tenait parole ?
Si on choisissait vraiment, chaque matin, la lumière ?
Pas en de vaines promesses, mais en gestes concrets.
Un regard plus tendre, un café pris sans se presser,
un "je t'aime" dit sans raison, une main serrée avec intention.
Parce qu'il n'y a pas de plus grand oubli que celui de la vie elle-même.
Et pas de plus bel hommage à ceux qui partent que de la vivre pleinement, ici, maintenant, sans plus jamais faire semblant.
J'ai une pensée infiniment douce et emplie d'amour pour toutes ces mamans et tous ces papas qui ont dû laisser leurs enfants trop tôt, trop vite...
Et pour tous ces enfants qui ont dû grandir d'un seul coup, portant en leur cœur l'écho d'un amour devenu absence, mais jamais silence."
Aline Metzmacher
Quand @GabrielAttal énumére scrupuleusement à @mbompard la manière et les méthodes de LFI pour diviser les français et facturer la France, nous avons assisté à un KO technique politique.
Ça fait mal Bompard, c'est normal, c'est factuel.
Boris Cyrulnik : « Mélenchon, à mes yeux, c'est l'extrême droite. C'est Doriot, le collaborationniste nazi qui avait fondé le Parti Populaire Français. Je n'ai pas de mots assez durs pour illustrer l'émotion, le dégoût que suscitent au fond de moi les déclarations post 7 octobre des députés LFI, son créateur en tête. Et depuis, leurs tergiversations sur l'acte de barbarie perpétré par le Hamas n'ont pas cessé de m'écoeurer. Aux fins de récupérer les voix des habitants des banlieues issus de l'immigration, ils instrumentalisent le conflit et distillent subrepticement une rhétorique antisioniste et en réalité antisémite répugnante. Charles Maurras « aussi » clamait ne pas être antisémite... Peste brune et peste rouge m'inspirent une même nausée. »
[…]
« L’adage des historiens discréditant toute répétition de l'histoire au nom de contextes sans relation les uns aux autres, me semble présomptueux. Si je fais référence à la xénophobie, au repli sur soi et à l'intérieur de ses frontières, à la stigmatisation de groupes religieux ou ethniques, à la marginalisation des plus faibles et au rejet des étrangers, évoqué-je 1935 ou 2024 ? Bien malin qui peut répondre. Qu'adviendra-t-il de l'Europe si les 27 pays de l'Union ne s'accordent plus sur le soutien à Volodymyr Zelinsky et laissent l'innommable stratégie guerrière de Poutine annexer l'Ukraine ? Personne ne pourra me dissuader de la similitude des époques. Il faut avoir réellement vécu et pas seulement étudié dans les livres l'une et l'autre pour émettre un avis fondé. »
L’intégralité de l’entretien 👉 https://t.co/3Ybjx0Lirn
"Le jour où je vais disparaître, j'aurai été poli avec la vie car je l'aurai bien aimée et beaucoup respectée. Je n'ai jamais considéré comme chose négligeable l'odeur des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis. Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés. Je suis poli, voilà. Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux sans cesse renouvelés. Le passé c'est bien, mais l'exaltation du présent, c'est une façon de se tenir, un devoir. Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l'on voudrait avoir, on ne s'émerveille plus de ce que l'on a. On se plaint de ce que l'on voudrait avoir. Drôle de mentalité! Se contenter, ce n'est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l'on a, c'est un savoir vivre."
Olivier de Kersauson, Promenades en bord de mer et étonnements heureux
Charlie Dalin avait conquis le Vendée Globe, portant en silence un autre combat. La France salue un marin immense, un courage rare, une lumière au large.
"Merci pour les roses et merci pour les épines. La vie n'est pas une fête perpétuelle, c'est une vallée de larmes. Mais c'est aussi une vallée de roses. Si vous parlez des larmes, il ne faut pas oublier les roses et si vous parlez des roses, il ne faut pas oublier les larmes."
Jean D'Ormesson
"J’ai appris que l’amour peut arriver par surprise ou mourir en une nuit.
Que de grands amis peuvent devenir de parfaits inconnus, et qu’au contraire, un inconnu peut devenir un ami pour la vie.
Que le « jamais plus » n’arrive jamais et que » pour toujours » a une fin .
Que celui qui veut, peut et y arrive. Que celui qui prend des risques ne perd jamais rien, et que celui qui ne risque rien ne gagne jamais rien.
Que si on veut voir quelqu’un, il faut aller le chercher, car après c’est trop tard .
Qu’avoir mal est inévitable, mais que souffrir est en option, et surtout, j’ai appris que nier les choses les plus évidentes ne sert absolument a rien."
Elif Shafak
"Pour bien vieillir, il faut garder en soi les curiosités de l’enfance, les aspirations de l’adolescence, les responsabilités de l’adulte, et dans le vieillissement essayer d’extraire l’expérience des âges précédents."
Edgar Morin, Leçons d'un siècle de vie