@x_delcourt@FT Ce n'est que le début. Les implications de l'IA générative, si rien n'est fait, sera la réalisation même du projet philosphique : une autonomisation du concept. Or, cette théodicée est un effacement anthropologique selon G.Anders dans l'Obsolescence de l'homme. Nous y sommes.
@x_delcourt@delong Le modèle de Hicks est un résumé très imparfait de Keynes. Keynes s’interrogeait sur la nécessité d’éviter le désequilibre de l’économie de marché. Voilà pourquoi il introduisit la notion « d’animal spirits » tout comme le fera H. Simon et sa « rationalité limitée».
@dr_l_alexandre@Allianz Vous parlez comme Spencer. Bientôt la GPA pour tous ; et puis bientôt la puce intégrée pour tous. Pourquoi ? Adaption nous disent-ils ! Adaptation. Moi je vous dis : négation, ressentiment, fatigue et nihilisme
@x_delcourt@FT 3/3 Si la production de richesses réelles ne produit plus de valeur alors il faudra bien arriver au point où il faudra socialiser la circulation de promesses. Or ces promesses ne reposent sur rien de réel. C'est comme vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.
@x_delcourt@FT 2/3 On se retrouve donc avec une explosition du capital fictif où l'on voit que la valorisation n'est plus la production de richesses réelles mais la circulation de promesses fictives. Apple ne fait que du "share buyback" et gonfle ainsi artificiellement sa valorisation.
@dontstarvefr@NCheron_bourse Innover ne leuisert à rien car la production de richesses réelle à cause de la hausse de la productivité entraîne une dévalorisation. Seul le captif se valorise lui-même sans aucune base réelle car il se valorise sous la forme d'une circulation de promesses.
@finneko_prgrm@NCheron_bourse Cela permet d'accroître la valorisation du capital fictif mais à partir de rien... Apple c'est une banque centrale privée dans le fond...
@NCheron_bourse Depuis 2011, Apple a racheté près de 700 milliards de dollars de ses propres actions, ce qui en fait le plus grand programme de buybacks de l’histoire des marchés financiers.
Beau parcours, en effet 😅
Miroir, ô miroir, dis-moi qui est le plus beau ? Dis-moi qui est le plus grand, le plus intelligent, le plus généreux ? Dis-moi qui est le plus humaniste, le plus universaliste, le plus antiraciste, le plus anticolonialiste ?
Dominique de Villepin s’admire en son miroir. Et tant pis s’il emporte avec lui la réalité historique, et tant pis s’il crache sur la France, son histoire et ses enfants qui ont donné leur vie pour elle.
Afficher sa détestation de la colonisation plus d’un demi-siècle après la décolonisation est tellement facile et tellement confortable qu’il ne faut surtout pas s’en priver : la démagogie a des lois qu’il faut connaître et auxquelles il faut se soumettre.
Bien sûr, Dominique de Villepin ne parle que de la colonisation par les Français et les Européens. Il ignore superbement la colonisation arabe et musulmane sur la moitié de la planète, les colonisations opérées par les tribus africaines sur leurs voisines, ou les colonisations entre peuples asiatiques.
Si la colonisation est un « crime contre l’humanité », comme le disait Macron avant Villepin, alors tous les hommes, de toutes les époques et de tous les pays, sont des criminels.
Tous les peuples ont colonisé et tous ont été colonisés. Tous les peuples se sont sentis supérieurs parce qu’ils se sont montrés, à un moment de leur histoire, les plus forts. Tous les peuples ont cru que leurs dieux ou leurs croyances étaient supérieurs parce qu’ils avaient gagné une bataille. C’est la loi de l’humanité.
La spécificité de l’Europe est d’avoir universalisé le monde : c’est apparemment ce que Villepin lui reproche. Amusant pour quelqu’un qui se prétend universaliste et humaniste. Oui, les Européens, pendant quelques siècles à partir de la Renaissance, ont eu une telle supériorité technique, scientifique, militaire et politique qu’ils ont conquis le monde.
Villepin reproche aux Européens d’avoir colonisé les autres peuples au nom de leur « mission civilisatrice ». Il renie Victor Hugo, qui disait que « nous étions les Grecs du monde, nous apportons la lumière aux peuples dans l’obscurité ». Villepin n’est pas à un reniement près. Il renie tous les hôpitaux, les écoles, les routes, les marais asséchés, les chemins de fer, les forages de pétrole, tout ce que le colonisateur européen a laissé aux peuples qu’il a dominés. Eux, qu’ont-ils laissé de tel quand ils se sont avérés les plus forts ?
Mais Villepin n’ignore rien de tout cela. Sa diatribe anticolonialiste n’a qu’un but : plaire aux nombreux électeurs qui goûtent avec délectation ce discours « décolonial », immigrés ou enfants de l’immigration qui rejettent la France, ou jeunes étudiants biberonnés à la haine de leur pays. Il vient concurrencer Jean-Luc Mélenchon sur son terrain de jeu préféré.
Ces deux-là font la paire : ils prétendent prendre la suite de nos grands hommes. Villepin a mis la vareuse et le képi du général de Gaulle, tandis que Mélenchon pose la perruque de Robespierre sur sa tête. Ils reprennent des figures de notre histoire, mais pas celles qu’ils croient : ils incarnent l’éternel retour du « parti de l’étranger », ces Français qui, tout au long de notre histoire, ont pris le parti des ennemis de la France pour combattre les Français.
Et le plus fou dans tout cela, c’est que Dominique de Villepin nous offre un texte contre la colonisation… Précisément pour plaire aux nouveaux colonisateurs. Car qu’est-ce que des colonisateurs, sinon des étrangers qui s’installent sur une terre qui leur est étrangère et, au lieu d’adopter les mœurs et la culture du peuple indigène (ils seraient alors des immigrés en voie d’assimilation), imposent leurs mœurs, leur culture, leurs vêtements, leur Dieu, bref leur civilisation ? C’est exactement ce qu’ont fait les Européens en Algérie, en Afrique, aux Indes ou en Amérique. Et c’est exactement ce que leur reproche avec véhémence Dominique de Villepin.
Dénoncer avec véhémence la colonisation d’hier, c’est faire allégeance à la colonisation d’aujourd’hui.
« La crise actuelle vient de la mise à mort de l’économie par la nouvelle finance »
Une tribune d’Aurélie Trouvé, députée LFI, rapporteuse de la commission d’enquête sur la prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs
https://t.co/FdtaGEX0hN
"Les développeurs se rendent compte aujourd'hui qu'ils arrivent à avoir l'équivalent d'un modèle comme Sonnet en open source pour 50 fois moins cher."
J’en parlais dans ma chronique de la semaine, on revient sur la décision d'Anthropic de bloquer OpenClaw sur Claude👇
🎙️Extrait de Tech&Co, sur @BFMBusiness.
@x_delcourt Le problème est la mauvaise compréhension de Marx qui est vu comme un marxiste alors qu’il n’en est rien. Le marxisme c’est l’adaptation de Marx par Lénine d’un sens de l’Histoire - spencerisme. Marx disait à la vie de sa vie : « ce que je sais c’est que je ne suis marxiste »
@x_delcourt . « Toutes les générations mortes pèsent comme un fantôme sur le cerveau des vivants » dans le même ouvrage. C’est bien le problème de tout mouvement dit « révolutionnaire » : les vivants sont hantés par les morts. Derrida a écrit un ouvrage sur le sujet, spectres de Marx.