Allez, c’est reparti pour un tour.
@GLBouchez écrit : « près des 50% des personnes en maladie de longue durée pourraient travailler ».
Il transforme une estimation de « capacité résiduelle théorique » (le fait de pouvoir peut-être faire un mi-temps assis) en une capacité de travail directe.
Pour le public, le message devient : « un malade sur deux simule ou pourrait bosser demain », ce qui est une lecture très raccourcie du rapport.
Puis, vient le glissement sémantique.
C'est le point le plus important. Le rapport de l'Inami parle de "capacité résiduelle" et de problèmes d'évaluation par les mutuelles. Bouchez, lui, utilise le mot « abus ».
En gros, le rapport dit que le système d'évaluation est inefficace, alors que GLB prétend que les gens profitent du système.
En utilisant les 172 suspensions (sur les 290 dossiers contrôlés) comme preuve, il légitime l'idée que la fraude est massive, alors que ces dossiers étaient précisément ciblés parce qu'ils posaient déjà question.
Il est ironique de le voir se qualifier de « simplement réaliste » en se basant sur un rapport dont la conclusion générale (les 50%) repose sur une extrapolation statistique et non sur une réalité médicale vérifiée pour chaque individu. C'est le principe de la « preuve par l'anecdote élevée au rang de statistique ».
Il essaye encore de vous prendre pour des cons.
De rien.