Il sera strictement IMPOSSIBLE de s'en sortir sans toucher à cette dépense.
On peut reculer l'échéance autant qu'on veut, ça ne changera rien. Il est absolument nécessaire de tailler dans les pensions de retraite.
Absolument nécessaire.
S'obstiner à ne pas regarder un poste de dépense budgétaire qui a gonflé de 100 milliards en 7 ans, soit 30% de hausse, ce n'est plus avoir des oeillères, c'est de la cécité volontaire.
Tops et flops #ABASM
⭐️⭐️⭐️
⭐️⭐️Plummer Tixeront
⭐️Germain Loaloa Montagne Fall
❌Lam Massa Lanen Lotrian Jurand
❌❌Kremer (match pas mal avant le rouge)
❌❌❌Guillaud, la/les personne/s dans le staff responsable des plans de jeu offensifs et défensifs
La désindexation des pensions va arriver. Ce n'est plus vraiment la question.
Elle est arrivée en Allemagne, en Australie, en Suède, dans tous les pays qui ont connu notre situation d'endettement. La question est ce qu'on met en face.
Ma proposition : baisser la CSG.
Ce qu'on économise en n'augmentant pas les pensions, on le rend en baisse de CSG. Les retraités y gagnent sur les revenus de leur capital. Leurs enfants et leurs petits-enfants y gagnent en salaire net, immédiatement.
Je suis convaincu qu'un grand-parent à qui on explique que ses petits-enfants gagneront 3 à 4 % de salaire net en plus regardera le sujet autrement.
Une réforme qui se négocie passe. Une réforme qui s'impose tombe.
Merci à @LCI pour l'invitation !
Ceci n'est pas un conseil en investissement
Investir comporte un risque de perdre de l'argent.
Ne pas investir comporte un risque de perdre du pouvoir d'achat.
La seule chose qui n'est pas risquée c'est de vous former.
Je tiens à féliciter Force Ouvrière pour sa récente conversion à la retraite par capitalisation.
C’est courageux de savoir dépasser ses vieux dogmes quand l’intérêt des travailleurs l’exige.
Pour ceux qui auraient raté l’information, il existe en France un discret petit fonds de pension public : le RAFP, la retraite additionnelle des fonctionnaires.
53,6 milliards d’euros d’actifs.
Et comment cet argent est-il placé ?
→ 49,1 % en obligations
→ 31,8 % en actions
→ 11,8 % en immobilier
→ 3,5 % en private equity et infrastructures
→ le reste en multi-actifs et liquidités.
Bref, exactement le genre de portefeuille diversifié qu’on pourrait retrouver dans un fonds de pension.
Et, surprise :
+8,6 % de rendement en 2025.
+4,7 % par an depuis la création du régime.
La poche actions, ce dangereux instrument du capitalisme financier ?
+14,9 % en 2025 et +7,6 %/an depuis 2007.
Le plus délicieux étant que FO explique encore officiellement que la capitalisation expose les retraites aux dangereux marchés financiers et demande même « l’arrêt et la conversion » du RAFP.
Pendant ce temps, FO siège dans la gouvernance d’un régime qui investit tranquillement des milliards en actions, obligations, immobilier et private equity pour financer les retraites des fonctionnaires.
Et vous savez quoi ?
Je les félicite sincèrement.
Je suis ravi de constater qu’entre la doctrine et l’intérêt concret des fonctionnaires qu’ils représentent, ils aient choisi de participer à la bonne gestion de leur argent.
Comme quoi, lorsqu’on remplace les slogans par un tableur Excel, le capitalisme devient parfois étonnamment fréquentable.
Prochaine étape : expliquer aux salariés du privé pourquoi ce qui fonctionne avec 53,6 milliards pour les fonctionnaires deviendrait soudainement immoral si on leur proposait la même chose.
Bienvenue chez les capitalistes, camarades. ❤️
https://t.co/K4H1Ah54EB
François Mitterrand sur les retraites:
«Le danger n’est pas pour aujourd’hui, il est pour après l’an 2000. Ce sont mes successeurs qui auront à s’en occuper.»
Réécouter ce saisissant extrait et le off d’un ministre désabusé: «Les retraites, c’est le jeu de l’avion. Il manque de payeurs à la fin.»
Allez, ça suffit les mensonges du RN. Ils n'aiment pas le pays, sinon ils diraient la vérité. Ils veulent les voix des plus nombreux. Je reprends ses arguments.
Une "variable". Oui. Cette variable c'est les cotisations qui ont augmenté, et le reste payé par les impôts ou la dette. La variable, ça a été les gamins. Je vous la donne la variable. Les boomers ont cotisé à 3 pour 1, pour être payé par 1,7 pour 1. Ils ont bénéficié d'une France en croissance, avec moins de dette, avec plus de naissances que de morts, et mieux classée mondialement qu'aujourd'hui. Les enfants, et les enfants de nos enfants, ont déjà payé pour les retraités. Aucun engagement associatif ne le compense. D'autant plus que...
Les retraités sont "bénévoles dans les associations" : de moins en moins. Pré-covid, 38%. Désormais, 25%.
On a besoin d'eux "dans les conseils municipaux" : ils y sont justement surreprésentés, les décisions leur ressemblent et les arrangent, même financièrement, alors que c'est vers les plus jeunes que la politique doit se diriger.
"Pour garder les enfants" : de moins en moins là aussi. Et je vais vous dire, plutôt que donner une année de repos à quelqu'un qui a 62 ans (approx. 18k€), je préfèrerais donner 9 mois de congés payés à un parent d'un nouveau-né. Et je viens de vérifier. La garde par le grand-parent d'un enfant de moins de 6 ans, cela se voit dans 3% des cas. Un enfant sur 33.
"L'Etat continue à dépenser de l'argent et engranger de mauvaises dépenses". Il n'y a rien à la hauteur de la dépense générationnelle. Les retraites là c'est 422 milliards. Faites vos additions, Edwige Diaz. L'immigration c'est 8.
"Je pense au mille-feuilles administratif" dit-elle. Par rapport aux retraites passées de 360 à 422 en une moitié de décennies, elle croit que c'est un milliard-feuilles ?
"la lutte contre la fraude sociale et fiscale" est incantatoire. Ce n'est pas vrai qu'on fait rien, mais si on veut le faire, il faut recruter des fonctionnaires pour le faire justement.
Soit elle est ignorante, soit elle est cynique. Il parait qu'il faut être charitable et toujours supposer l'incompétence plutôt que la malveillance. Les deux l'accablent.
Chers retraités,
nous vous proposons un deal historique.
En effet, avec un petit effort, vous pouvez rendre un service massif à votre pays.
Acceptez de geler la part des pensions au-dessus du SMIC pendant 2,5 ans.
Puis après on reprend comme avant sur cette base.
Ce dont vous n'avez peut-être pas conscience, c'est que la masse des retraites étant le plus gros poste de dépense de la France, une telle mesure permet de libérer environ 8 milliards d'euros par an de budget, à perpétuité. (Même une fois que l'indexation des pensions reprend.)
Cet effort de 30 mois de votre part permettrait de financer intégralement la mesure nataliste la plus efficace selon la littérature : la gratuité et l'universalité de la garde des enfants de zéro à 3 ans.
Et cette mesure provoquerait environ 40 000 nouvelles naissances par an, soit un million de nouveaux petits Français en une génération.
30 mois de retraites qui n'augmentent pas seulement sur la part au-dessus du SMIC, et en échange, vous permettez à un million de Français de naître. Seulement grâce à vous.
Oui oui, nous savons bien qu'il y a beaucoup d'autres postes de dépenses où aller chercher de l'argent. Et il faudra bien s'attaquer à une remise à plat du système. Mais il y a aussi beaucoup d'autres investissements à financer : adaptation au changement climatique, révolution IA et robotique, etc.
En attendant, quoi de plus beau qu'un deal intergénérationnel ?
Les retraités qui s'assurent que leurs petits enfants naîtront.
C'est beau et indispensable.
🔴 Le rapport national sur les cancers 2026 bouscule bien des idées reçues
Depuis des années, certains affirment que les pesticides sont la principale cause des cancers. Pourtant, ce n’est pas ce que dit l’Institut national du cancer (INCa).
Le Panorama des cancers en France 2026 rappelle que près de 40 % des cancers pourraient être évités en agissant sur les principaux facteurs de risque connus.
Leur poids est sans appel :
🚬 Tabac : 19,8 % des cancers.
🍷 Alcool : 8 %.
⚖️ Surpoids et obésité : 5,4 %.
🥗 Alimentation déséquilibrée : 5,4 %.
📈 Autre réalité souvent oubliée : le nombre de cancers augmente aussi parce que la population vieillit. Le cancer est avant tout une maladie liée à l’âge, avec un âge médian au diagnostic de 70 ans chez les hommes et 68 ans chez les femmes.
Et pourtant, on continue d’entendre trois affirmations présentées comme des certitudes…
❌ « Les pesticides sont la première cause des cancers. »
➡️ Ce n’est pas la conclusion de l’INCa.
❌ « Les pesticides expliquent la hausse du cancer du pancréas. »
➡️ L’INCa constate une augmentation de ce cancer, mais ne l’attribue pas aux pesticides. En revanche, le tabac est le principal facteur de risque évitable de ce cancer.
❌ « Les cancers explosent chez les jeunes. »
➡️ Les données sont plus nuancées. Chez les 15-39 ans, l’incidence globale diminue depuis 2015. Quelques cancers spécifiques sont en hausse (côlon-rectum, rein, sein, lymphome de Hodgkin, glioblastome, liposarcome), mais leurs causes ne sont pas établies. Pour plusieurs d’entre eux, le tabac et le surpoids figurent parmi les principaux facteurs de risque connus, sans que les chercheurs n’attribuent cette évolution aux pesticides.
La prévention mérite mieux que des raccourcis.
Si notre objectif est réellement de réduire le nombre de cancers, concentrons nos efforts sur les facteurs qui pèsent le plus lourd, plutôt que de désigner un coupable unique sans que les données ne le démontrent.
La science hiérarchise les risques.
L’idéologie choisit ses coupables.
Et pour les vendeurs de peurs :
En 30 ans, la part des Français âgés de 65 ans et plus est passée de 14,9 % à 21,8 % (+46 %). Or le cancer est avant tout une maladie liée à l’âge. Il est donc logique qu’une population qui vieillit compte davantage de cancers diagnostiqués.
Sources : Institut national du cancer – Panorama des cancers en France 2026 ; Santé publique France ; réseau FRANCIM.
https://t.co/Lxj8f3dkfJ
@GauthierBaudin Et pas de sanctions sportives ? Je suis désolé mais ça fausse le championnat et quand on voit le traitement des Saracens.. c'est de l'inéquité sportive.
2CRSi Il y a quand même quelque chose qui me scandalise dans cette histoire. Je veux bien que les short funds activistes soient un mécanisme tiers de régulation des marchés. C'est comme ca qu'on présente les choses et ca se tient.
Mais pas quand ce mécanisme est completement biaisé. Laissez moi m'expliquer.
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1. Qui est Grizzly Research
Grizzly Research LLC est un fond activiste short-seller basé a New York, enregistré au Delaware, fondé en 2020 par Siegfried G. Eggert, un ressortissant allemand. Eggert a grandi en Allemagne, étudié aux Pays-Bas et en Chine, fait de l'investment banking a Vienne avant de s'installer aux Etats-Unis ou il a travaillé chez GeoInvesting, un pionnier du short-selling activiste.
L'équipe compte environ 5 personnes : comptables, économistes, ingénieurs, plus des enquêteurs privés pour des visites de sites et des vérifications terrain.
Le business model est limpide : Grizzly prend une position short (il parie sur la baisse), publie un rapport dévastateur, le cours s'effondre, Grizzly encaisse la différence. Tout est légal. Le conflit d'intérêts est structurel et revendiqué dans leurs propres disclaimers.
Ce qu'on ne sait pas : qui sont les investisseurs derriere le fonds Grizzly Capital Partners. Quels family offices, quels hedge funds, quelles banques d'investissement financent ces opérations. L'information est totalement opaque. Aucun nom ne filtre.
Je me suis intéressé à leur historique.
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2. D'abord la Chine (2022-2024)
Grizzly s'est fait les dents sur ce qu'on appelle le "China Hustle", des entreprises chinoises cotées aux US accusées de gonfler leurs résultats :
- NIO Inc. (2022) : revenus gonflés via une entité liée non consolidée
- ESS Tech (décembre 2022) : surévaluation
- ZTO Express (mars 2023) : falsification des états financiers
- PDD Holdings / Temu (septembre 2023) : irrégularités comptables
- SenseTime (novembre 2023) : round-tripping, transactions circulaires
- GigaCloud Technology (mai 2024) : shell companies pour gonfler la marketplace
- Qifu Technology (septembre 2024) : divergences entre les filings SEC et les filings chinois
A partir de mi-2024, plus aucune cible chinoise. Le flux s'arrête net.
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3. Puis l'Europe (fin 2025 a aujourd'hui)
Le virage est clair, les 10 dernières cibles :
- HelloFresh SE, Allemagne (novembre 2025)
- Trustpilot Group PLC, UK (décembre 2025)
- Ceres Power Holdings, UK (décembre 2025) : piles a combustible, transition énergétique
- Electro Optic Systems, Australie (février 2026) : défense, armes laser, spatial
- Accor SA, France (mars 2026)
- Sinch AB, Suede (avril 2026) : infrastructure télécom cloud, 2eme CPaaS mondial
- Partners Group AG, Suisse (avril 2026)
- Ottobock SE, Allemagne (mai 2026) : medtech, accusé de liens commerciaux avec la Russie
- Pirelli S.p.A., Italie (juin 2026) : capteurs "Cyber Tyre", enjeu de sécurité nationale, actionnariat chinois Sinochem
- 2CRSi SA, France (juin 2026) : infrastructure IA souveraine, projet AETHER
4. Pourquoi avoir quitté la Chine
La Chine est devenu un terrain de jeu impossible pour les short-sellers depuis 2024.
Le Parti Communiste Chinois considere la stabilité boursiere comme un enjeu de sécurité nationale. Un rapport de short-seller qui fait chuter une action chinoise, c'est percu comme une agression économique étrangere. Le régulateur chinois (CSRC) utilise le terme officiel "short-selling malveillant", ce qui ouvre la porte a des poursuites.
L'arsenal déployé entre 2023 et 2024 est massif :
- Suspension du prêt de titres via la CSFC. Plus de titres a emprunter, donc impossible de shorter.
- Hausse du collatéral de 80% a 120%. Le coût du short est multiplié par 1.5, les margin calls arrivent beaucoup plus vite.
- Regle T+1. Interdit de shorter et racheter le même jour. Le trader est exposé overnight sans filet.
- "Window guidance". Des instructions informelles aux brokers : "pas de ventes nettes aujourd'hui". Impossible d'exécuter.
- Extension de la juridiction extraterritoriale. La CSRC traque les short-sellers offshore, y compris via les courtiers comme Futu, Tiger Brokers et Longbridge qui ont été contraints de restreindre leurs services.
Mais le plus dissuasif, il s'agit de la loi anti-espionnage chinoise révisée en 2023 élargit massivement ce qui peut être considéré comme du "renseignement économique".
Faire de la due diligence forensique sur le terrain, fouiller dans les registres locaux, engager des enquêteurs privés, c'est le coeur du métier de Grizzly. En Chine, c'est devenu potentiellement criminel. Des banquiers et consultants étrangers ont été physiquement détenus (employés de Mintz Group arrêtés en 2023, employés de Bain & Company interrogés).
Le message est sans clair : touchez a nos entreprises et vous risquez la prison.
Résultat : les short-sellers ont fui. Même Carson Block, le fondateur de Muddy Waters Research et le plus célebre chasseur de fraudes chinoises, a considérablement réduit son exposition a la Chine pour se tourner vers l'Europe (Eurofins Scientific en 2024, Sportradar en 2026).
5. La Chine protege ses entreprises. L'Europe, non.
C'est la ou le sujet devient un probleme de souveraineté et me questionne en tant qu'Européen.
Quand la Chine est attaquée par un short-seller, l'Etat intervient : le régulateur bloque les mécanismes, les médias d'Etat relaient la défense de l'entreprise, des investisseurs retail patriotiques se mobilisent, et l'entreprise peut porter plainte dans un cadre juridique qui lui est favorable. Les Etats-Unis disposent de la SEC, du FCPA et d'un arsenal juridique extraterritorial pour projeter leur puissance financiere.
Et l'Europe ? L'AMF impose une notification a 0.1% et une publication a 0.5% des positions short. Le naked shorting est interdit. C'est tout. Pas de mécanisme de riposte. Pas de qualification d'ingérence. Pas de protection des actifs stratégiques contre les campagnes de déstabilisation boursiere.
Le calcul pour un fond comme Grizzly est rationnel : pourquoi risquer la prison dans un marché ou l'Etat protege les cibles, alors qu'on peut shorter des small-caps européennes sans défense, dans un cadre juridique prévisible, avec un impact marché maximal. 2CRSi a perdu 43% en un jour. Aucune institution n'a bougé et aucune ne bougera même si le rapport est démonté parce qu'on ne protège tout simplement pas nos entreprises.
Du coup nos entreprises sont une cibles de choix pour des fonds étrangers qui peuvent se permettre de publier des rapports à charge avec seulement 50% de chance que les allégations soient fondées (Taux de réussite qu'affiche Grizzly). Cela ne vous scandalise pas ?
6. Ce ne serait pas la premiere fois
L'histoire nous a montré que les Etats-Unis n'ont aucun scrupule a utiliser des leviers économiques pour neutraliser des concurrents industriels européens.
- Gemplus (2000-2006). Leader mondial francais de la carte a puce. Le fonds américain Texas Pacific Group entre au capital et impose Alex Mandl comme PDG, un homme lié a In-Q-Tel, le fonds de capital-risque de la CIA. Le fondateur Marc Lassus est évincé. Les centres de R&D sont déplacés aux Etats-Unis. La technologie passe sous influence américaine. Le Sénat francais a enquêté. L'affaire est devenue un cas d'école d'intelligence économique.
- Alstom (2013-2014). Frédéric Pierucci, cadre dirigeant d'Alstom, est arrêté par le FBI a New York et incarcéré 14 mois. Le DOJ utilise le FCPA, une loi d'application extraterritoriale, pour accuser Alstom de corruption. Amende : 772 millions de dollars. Pendant ce temps, General Electric rachete la branche énergie d'Alstom, celle qui maintient les turbines des centrales nucléaires francaises. Pierucci dénoncera cette "diplomatie de l'otage" dans son livre Le piege américain.
Deux précédents documentés, enquêtés, reconnus et surtout dramatiques pour l'Europe
7. Conclusion
Je ne prétends absolument pas que Grizzly Research est un instrument de guerre économique américaine. Je n'en ai aucune preuve.
Les informations sur la provenance des fonds, les clients institutionnels et les motivations profondes sont totalement opaques, et ce n'est surement pas l'analyste indépendant que je suis, avec ses sources publiques, qui pourra percer ce voile. Même si avoir un dirigeant ressortissant européen qui se dévoile publiquement (rare pour un fond activiste, l'identité des dirigeants est généralement anonyme) qui alterne soigneusement les dossiers stratégiques et non stratégiques avec un ratio de pratiquement 50% me parait justement excessivement polissé a mon gout.
Mais quand un fond US cible exclusivement des entreprises étrangeres (chinoises puis européennes), qu'il quitte la Chine précisément quand celle-ci se met a qualifier ca d'ingérence, qu'il se rabat sur l'Europe qui ne protege rien, et qu'il cible une entreprise francaise impliquée dans un projet de souveraineté IA au moment précis ou l'Europe tente de monter en puissance, la question de l'ingérence économique est une question de vigilance stratégique que nos institutions devraient poser et que nos régulateurs ne posent pas.
Et surtout : si les allégations de Grizzly s'averent fausses ou excessives, la gravité de la situation change d'échelle. Avoir du financement circulaire, des montages contractuels complexes ou des intentions de contrats présentées de facon excessive, on en trouve également chez certaines boites tech américaines. Nvidia elle-même finance ses propres clients pour accélérer l'adoption de ses puces, une pratique qui a d'ailleurs été pointée du doigt par des analystes. Le "fake it until you make it" n'est pas un crime exclusivement européen, c'est un mode opératoire courant dans la tech mondiale.
Si 2CRSi n'est pas une fraude, alors ce qu'on est en train de laisser se produire est tres grave. 2CRSi est aujourd'hui le seul assembleur de serveurs haute performance naissant en Europe. La seule tentative crédible d'alternative européenne a Dell et Supermicro dans un marché dominé par les Américains et les Asiatiques. Détruire cette entreprise sur la base d'un rapport d'un fond de 5 personnes basé a New York, aux financements opaques, sans que la moindre institution européenne ne réagisse me semble assez choquant en tant qu'Européens
L'IA est un sujet de souveraineté. 2CRSi est au coeur de projets industriels souverains. Et nous laissons un micro-fond activiste US menacer l'existence d'un acteur industriel européen sans la moindre réaction institutionnelle.
Car nous somme tous d'accord sur un point, si 2CRSi arrive à se défendre et à justifier que ses contrats ne sont pas fabriqués elle risque malgré tout une crise de confiance majeure qui risque de fragiliser son business. Sans aucun appui institutionnel si riposte Européenne dans un secteur vital pour notre économie.
C'est à mon sens c'est ca, le vrai scandale. L'Europe aime se faire marcher dessus par les américains, encore et encore.
A quand un cadre juridique Européen dur contre le short-selling Européen malveillant ? Voilà un vrai sujet à porter à la comission M. @EmmanuelMacron vous qui affirmez que l'europe n'est plus naïve
💥 Le financement des retraites représente un poids ÉNORME, à la charge des actifs.
Alors j'ai décidé d'en refaire un fil, que dis-je, une corde, un câble, un hauban.
Installez-vous confortablement, likez, retweetez, et lisez 🧶
#Démographie | D’ici 2070, le nombre d’habitants de moins de 45 ans baisserait de 8,9 millions, tandis que celui des personnes âgées de 45 à 64 ans serait quasi stable et que celui de 65 ans ou plus augmenterait de 5,8 millions.
👉https://t.co/TKT6ix1c6i
Le système solidaire français ne peut pas tenir. Des millions de vieux en plus, des millions de jeunes en moins. Maintenir un tel système où les jeunes donnent aux vieux, c'est étouffer l'avenir jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus.
Quand on sait cela. Quand on sait que les retraités riches ont bien plus que les jeunes actifs. Quand on voit que les paramètres sont encore plus mauvais que les scénarios catastrophes envisagés par Rocard et les autres. Je vais le dire aussi poliment que possible : il faut être totalement con pour proposer de renforcer le transfert des jeunes vers les vieux, et pour proposer la retraite à 60 ans.
C'est du fanatisme, c'est un égoïsme générationnel, c'est avoir vis à vis de nos circonstances comptables le même regard que les conspirationnistes anti-écolo face au climat.
Que ce cycle électoral serve avant tout à mettre en avant l'inévitable réforme à la faveur des plus jeunes. Et qu'on couvre de honte les menteurs, encore nombreux.
Choose France vient de se terminer. Macron a pris la parole devant les investisseurs au château de Versailles. Et ce discours mérite qu'on s'y arrête.
Parce que ce qu'il dit, entre les lignes, confirme un changement de doctrine en cours en France et en Europe.
Je vous ai résumé l'essentiel afin que vous n'ayez pas à visualiser 30 minutes de discours politique.
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Le contexte d'abord :
Choose France, c'est le rendez-vous annuel organisé à Versailles pour convaincre les investisseurs étrangers de placer leur argent en France. Cette année, c'est la 9e édition. Et les chiffres sont massifs.
93 milliards d'euros d'investissements annoncés ce jour. En une seule édition. Softbank à lui seul représente 45 milliards ferme, avec un objectif affiché de 75 milliards au total. Mubadala et MGX complètent avec des montants non détaillés mais significatifs. Et derrière, des dizaines d'opérations plus petites dans l'acier, l'électrification, les machines outils, le tourisme, la culture.
Pour mettre ça en perspective : sur les éditions précédentes depuis 2018, le cumul confirmé et délivré était de 87 milliards. En une seule journée, l'édition 2026 dépasse le total de toutes les précédentes réunies.
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Alors qu'est-ce qui attire autant d'argent en France ?
Le vrai avantage, celui que personne d'autre en Europe ne peut copier, c'est l'énergie nucléaire.
En 2022, la France n'utilisait que 60 % de ses capacités nucléaires. Elle importait de l'électricité. En 2024-2025, elle a exporté plus de 90 TWh. Elle est devenue le premier exportateur d'électricité en Europe. Le prix spot moyen : 60 euros le MWh en France. 90 en Allemagne. 105 en Italie. Et 95 % de cette électricité est déjà décarbonée.
6 plus 8 réacteurs en construction ou en projet. EDF, Framatome, Orano, le CEA, toute la filière est citée nommément.
La France dispose de la capacité d'investir massivement dans les data centers IA sans faire souffrir ses ménages et ses entreprises. Ni l'Allemagne, ni l'Italie, ni le Royaume-Uni ne peuvent dire la même chose.
Côté talents, même dynamique. Paris-Saclay, France 2030, formation en data science, en IA, en quantique, en green tech. Et surtout, un renversement du brain drain. Citation : « Autrefois, nous exportions de nombreux talents vers la Silicon Valley. Maintenant, nous parvenons à garder de plus en plus de talents grâce à ce nouvel écosystème. »
Sur la dérégulation, la France est en train de légiférer pour simplifier sa propre réglementation. Un texte spécifique a été adopté pour accélérer l'implantation des data centers IA. Et au-delà des textes, Macron a introduit ce qu'il appelle la « méthode Notre-Dame ». Un guichet unique, des procédures rationalisées, un engagement de résultat.
Exemple cité : l'usine Vorbeck près de Châteaudun, construite en deux ans. « Nous avons pris les engagements. Nous les avons tenus. » Tout investissement en France donne accès au marché unique européen. 400 millions de consommateurs.
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Là où ça devient vraiment intéressant, c'est quand Macron parle de l'Europe.
Les paquets Omnibus de simplification ont été votés. Il reconnaît les erreurs passées sans détour. Citation : « Nous nous infligeons des blessures nous-mêmes. » L'objectif : arrêter de surréglementer quand les États-Unis et la Chine ne le font pas. L'Union des marchés des capitaux est lancée, portée par le tandem franco-allemand. L'idée est simple : quand un investisseur met un euro en France, il doit pouvoir le déployer sur l'ensemble du marché européen sans friction.
Mais le vrai tournant, c'est la préférence européenne :
Citation exacte : « L'Europe a peut-être été trop naïve jusqu'à présent. »
C'est une phrase historique. Prononcée devant un parterre d'investisseurs internationaux, à Versailles, par un président qui a passé huit ans à prêcher le libre-échange. C'est un véritable changement de doctrine/
Concrètement, Macron annonce la mise en place d'une clause de protection pour les investisseurs implantés en Europe. La comparaison est explicite.
Aux États-Unis, au Canada, en Chine, les acteurs locaux sont protégés. Tandis qu'en Europe, non. C'était d'ailleurs un des points que j'ai souvent soulevé dans mes posts. Cela serait en train de changer.
Macron donne un exemple donné : les batteries lithium-ion. Si vous construisez une usine de batteries en Europe, les constructeurs automobiles européens devront choisir cette batterie. Tout ce qui est produit en Europe fera partie de l'empreinte européenne. Et sans ça, dit Macron, « la concurrence déloyale nous écrasera ».
Et pour enfoncer le clou, un argument sur la prévisibilité. Citation : « Le fait du prince, ça n'existe pas en Europe. » L'allusion aux executive orders américains est à peine voilée. L'Europe se positionne comme l'espace de stabilité juridique face à l'arbitraire.
Ce changement de doctrine se traduit déjà en secteurs concrets sur lesquels je suis d'ailleurs lourdement positionné :
- Le spatial : un sommet de l'espace est annoncé les 9 et 10 septembre en France. La constellation LEO européenne opérée par Eutelsat est mise en avant. Citation : « Elle n'est ni américaine ni chinoise. » Accès indépendant à l'espace via Kourou. Production de lanceurs ( $AVIO ), de satellites ( $GOMX, $AAC ), services spatiaux. Thomas Pesquet commandera une mission ISS. L'Europe a une filière spatiale complète et souveraine. Le message est clair : on ne veut pas dépendre de SpaceX.
- L'IA et les data centers : 109 milliards d'investissements annoncés au sommet IA de février 2025, augmentés ce jour par Softbank. L'ambition n'est pas seulement d'héberger du compute. C'est de produire des puces, de développer des modèles d'IA, de créer de la robotique, de maîtriser la chaîne de valeur. Citation : « L'Europe est en retard. Donc nous voulons les installer. » Installer les capacités de calcul et les mettre au service des champions européens.
- Le quantique : Renouvellement de la stratégie quantique française et européenne. Pas de détails dans ce discours, mais le signal est envoyé : le quantique fait partie du même package que l'IA et le spatial.
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La conclusion de Macron est personnelle. « Je mets en jeu ma crédibilité, celle de mes ministres, celle de nos administrations. » Tout ce qui est signé sera livré dans les délais. C'est ce qui fait grandir l'événement d'année en année. Ce n'est pas une conférence d'annonces. C'est un processus d'exécution.
Et l'anecdote la plus parlante est venue de Jamie Dimon, le patron de JP Morgan Chase. « Paris n'était même pas sur la liste. » Quand JP Morgan a cherché où relocaliser ses opérations post-Brexit, ils regardaient Amsterdam, Francfort, Madrid. Pas Paris. Mais l'équipe française a envoyé des propositions détaillées couvrant chaque aspect. Résultat : JP Morgan a choisi la France.
Le positionnement France se résume à une équation. Énergie nucléaire bas carbone, talents, simplification, vitesse d'exécution. Personne d'autre en Europe ne peut répliquer ça. L'Allemagne n'a pas le nucléaire. L'Italie paie son électricité presque deux fois plus cher. Le Royaume-Uni n'a plus le marché unique.
Mais au-delà de la France, le vrai signal que j'attendais c'est le changement de doctrine européen : La préférence européenne, la clause de protection, le « trop naïve jusqu'à présent ». Tout ça, c'est du nouveau. On passe d'une Europe ouverte et passive à une Europe qui protège ses investisseurs, qui exige du contenu local, qui crée des marchés captifs pour les acteurs implantés sur son sol.
Les puces. Les data centers. Le spatial. Le quantique. Les batteries. La photonique. L'infrastructure politique et réglementaire est en train de se mettre en place. Les 93 milliards d'aujourd'hui ne sont que le début.
Cela reste du discours politique donc à prendre avec des pincettes mais appuyé par des déclarations, des chiffres et des lois qui sont effectivement votées.
Toujours bullish sur la France ses valeurs technologiques et plus largement sur l'europe.
La suite c'est la publication de l'European chips act 2.0, dans 2 jours. 👀