D’ailleurs, ce ne sont pas des milliards, mais des dizaines et des dizaines de milliards.
Mais voler à qui ? Il n’y a pas de caisse contenant cette épargne. En principe, cet argent est prélevé sur les actifs pour être donné aux retraités. C’est le deal, mais ce deal doit être juste, et il est anormal que les écarts de rendement entre générations soient désormais du simple au double entre les retraités les plus âgés et les actifs les plus jeunes.
Tout cela, c’est en principe. Mais, en pratique, ce ne sont même plus les actifs qui paient. Ce sont désormais les enfants et ceux à naître. Payer l'indexation des retraites par la dette, c’est ouvrir un compte de capitalisation négatif pour chaque enfant qui naît.
Hier j'ai fait un post pour expliquer comment j'en suis arrivé à écrire sur la French Theory — ce post qui m'a valu un follow d'Elon Musk et de Javier Milei, et qui a fait 80 millions de vues.
Mais la French Theory n'était que la conséquence. La cause première, celle qui m'a poussé à creuser tous ces sujets aussi profondément, c'est l'économie.
Et quand je vois Lecornu déclarer qu'« il y avait un sentiment d'inégalité dans la répartition de la richesse, et que ça, il faut bien le traiter », je me dis qu'on tient là, en une phrase, tout ce qui ne tourne pas rond dans ce pays.
Parce que ça fait 50, 60, 70 ans qu'on SAIT. On sait exactement ce qu'il faut faire pour générer de la prospérité et rendre un pays fonctionnel. Ce n'est pas un mystère, ce n'est pas une opinion de comptoir, c'est démontré empiriquement sur tous les continents et à toutes les époques : libéraliser à fond, baisser les impôts au maximum, réduire le poids de l'État partout où c'est possible.
Pourquoi réduire l'État ? Pas par idéologie. Par mécanique pure.
Un bureaucrate est structurellement incapable d'allouer du capital efficacement. Ce n'est pas une question de méchanceté ni d'incompétence individuelle — c'est mathématique. Il n'a pas les signaux de prix, il n'a pas le retour du réel, il n'a pas de skin in the game. Il dépense l'argent des autres, pour des gens qu'il ne connaît pas, sans jamais payer le prix de ses erreurs. Hayek et Mises avaient tout expliqué il y a un siècle : sans marché, tu es aveugle. Tu ne peux pas calculer. Tu ne peux qu'improviser à l'échelle de 68 millions de personnes.
Résultat : des services publics qui s'effondrent, un pays qui décroche, des gens qui galèrent pour de vrai. Et devant ce désastre, on leur explique que le coupable, c'est le voisin qui a réussi. Que si l'hôpital ferme, si l'école ne forme plus, si tu n'arrives plus à te loger, c'est parce qu'il existe des gens riches.
C'est faux. Radicalement faux.
Le problème n'a JAMAIS été qu'il existe des gens riches. La richesse des uns n'a appauvri personne — un euro gagné en créant de la valeur n'est pas un euro volé à quelqu'un d'autre, c'est un euro qui n'existait pas avant. Le vrai problème, c'est un État qui te prend la moitié de tout ce que tu produis pour le cramer dans une machine qui ne fonctionne pas, puis qui vient te dire que ton sentiment d'injustice, c'est la faute du type d'en face.
Taxer davantage, ce n'est pas « traiter le sentiment d'inégalité ». C'est nourrir la bête qui l'a créé.
Le sentiment d'injustice est réel. Mais il ne vient pas de ceux qui créent la richesse. Il vient de ceux qui la confisquent pour la gaspiller — et qui ont besoin que tu regardes ailleurs pendant qu'ils le font.
Manon Aubry a déclaré pour patrimoine qu'une seule chose : un vélo.
Un parlementaire européen qui déclare un patrimoine quasi nul après plusieurs années de mandat à 10 000€ nets mensuels soulève une question simple.
Soit le patrimoine déclaré est incomplet (ce qui est un problème légal).
Soit le patrimoine est effectivement nul, ce qui signifie que la totalité des revenus est dépensée sans épargne ni investissement.
Les 2 hypothèses interrogent sur la compétence à gérer les finances publiques de quelqu'un qui ne gère pas les siennes.
La gestion des finances publiques commence peut-être par la gestion des finances personnelles.
@brivael Je pense que les montages LBO un peu agressifs (ie avec beaucoup de dettes) du temps où il était en banque d’affaires a dû un lui monter un peu à la tête …
@brivael Surtout comment peut on débiter autant d’âneries avec une telle suffisance et condescendance ? Le problème du déficit français et de la dette en découlant est qu’il est profondément structurel : coût excessif des retraites, pays surtaxés et surchargés qui ne produit pas assez…)
Manon Aubry, filmée ce week-end sur un voilier en Méditerranée pendant que la France grillait sous 35-40 °C. Pas un yacht de Bernard Arnault, rectifie-t-elle aussitôt : « un bateau à voile loué pour l’anniversaire de mon père ». « Faire le parallèle est insupportable ».
C’est pourtant exactement le point.
Manon Aubry est la caricature parfaite de la petite fille bourgeoise qui a tout eu et qui s’est inventé une cause existentielle pour donner du sens à son existence et, accessoirement, contrer l’ordre du monde qui l’a élevée.
Fille de journalistes (père passé par les cabinets locaux et les rédactions, mère militante politique d’origine corse), petit-fille d’un militant de gauche bonifacien. Bac mention très bien, Sciences Po Paris (présidente de l’UNEF locale), Columbia, Sydney. Parcours humanitaire classique des enfants de bonne famille : Médecins du Monde au Liberia, Carter Center en RDC, puis plaidoyer « justice fiscale et inégalités » chez Oxfam. Tout le cursus honorum de la bourgeoisie cultivée et connectée qui choisit de parler au nom des opprimés depuis le confort absolu.
Psychologiquement, c’est limpide. Quand on naît avec l’éducation d’élite, les voyages, la sécurité matérielle et culturelle, le capital social et le filet de sécurité familial, on a deux options : soit on assume sa position et on construit à partir d’elle, soit on développe un besoin irrépressible de se mettre du « bon côté » de l’Histoire pour compenser le vide ou la culpabilité diffuse que procure le privilège. On s’invente alors une cause radicale, on enfile le costume du justicier des inégalités, et on transforme sa trajectoire personnelle en combat universel. C’est le même mécanisme que chez une certaine frange de la gauche caviar : la révolte n’est pas contre les parents (ici la mère est déjà LFI), elle est contre l’idée même d’une existence « normale » dans un système qui, objectivement, vous a très bien traitée.
Karl Marx connaissait bien ce schéma. Son père, Heinrich Marx, avocat bourgeois respectable et éclairé, lui écrivait des lettres pleines d’inquiétude quand le jeune Karl, au lieu de poursuivre une carrière solide, se jetait dans le radicalisme hégélien, fréquentait des cercles douteux et refusait les voies honorables. En substance : pourquoi te compromettre pour des idées et des gens qui ne t’apporteront que des ennuis, au lieu de bâtir quelque chose de durable et de respectable ? Marx, fils de cette même bourgeoisie aisée, a passé le reste de sa vie à théoriser la fin du capitalisme tout en étant financé par Engels et en vivant en exil relativement confortable. La théorie la plus radicale contre la bourgeoisie est souvent produite par ses enfants les mieux lotis.
Manon Aubry fait exactement la même chose en 2026. Elle dénonce les yachts des ultra-riches tout en profitant d’un voilier familial loué. Elle veut taxer « les riches » (parfois jusqu’à 4 000 €/mois selon les seuils qu’elle évoque) tout en étant eurodéputée bien rémunérée, issue d’un milieu où l’on fait des études internationales et où l’on peut se permettre des engagements humanitaires sans craindre pour son loyer. Le voilier n’est pas le scandale. Le scandale est l’écart structurel entre le discours et la trajectoire.
C’est le triomphe de la posture sur la cohérence. La gauche qui n’a jamais connu la vraie misère matérielle mais qui en parle avec le plus de conviction depuis les tribunes du Parlement européen et les voiliers corses.
La prochaine fois, peut-être, un vrai bateau de pêche pour aller réellement à la rencontre de ceux qu’elle prétend défendre.
Masterclass.
🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — Scandale du périscolaire : « Vous devriez être tous mis en examen ! », lance Charles Consigny à David Belliard.
« Vous étiez tellement obsédés par vos concerts solidaires, vos œuvres d’art immondes et toutes vos lubies idéologiques… »
Il ajoute : « Mais comme vous êtes la gauche… Si c’était une mairie catho tradi de droite, on aurait la matinale de France Inter en boucle. »
(Source : @GG_RMC)
« Votez LFI sinon c'est l'enfer »
Frère.
On a testé Mitterrand 81 → 3 dévaluations en 22 mois, tournant de la rigueur
On a testé Hollande 12 → taxe à 75% censurée, exode fiscal, 4% au final
On a testé Tsipras 15 → référendum OXI 61%, capitulation 6 mois plus tard
On a testé Chávez → Maduro → 8M de réfugiés
On a testé Castro → 65 ans de dictature et de radeaux
On a testé Mao → 40M de morts de faim pour faire de l'acier dans le jardin
À ce stade c'est plus une idéologie, c'est une étude clinique.
Échantillon : 1,5 milliard d'humains.
Résultat : zéro succès.
Le seul paradis dans cette histoire, ce sera le train de vie de Mélenchon à l'Élysée pendant que tu fais la queue pour du beurre.
Analytiquement, il est un peu regrettable que le Haut Conseil du financement de la protection sociale fasse ces calculs relativement au salaire brut plutôt qu’au coût employeur. Mais il n’en reste pas moins vrai que les cotisations sociales sont stables depuis trente ans.
En revanche, la raison principale est surtout que le législateur a renoncé à les augmenter, en raison de leurs effets néfastes sur l’activité.
La contrepartie, c’est l’explosion tendancielle des déficits primaires — hors intérêts de la dette — et la dégradation des services publics.
La stabilisation des cotisations sociales correspond donc à un renoncement à faire payer l’intégralité du coût du système social aux générations vivantes et donc d'en reporter une partie sur les générations futures.
Non.
Tu es un communiste.
Tout ton édifice intellectuel est basé sur des prémisses fausses.
Les entrepreneurs sont les créateurs de valeur nette dans nos sociétés civilisées.
Ta solution équivaut à donner encore plus de pouvoir à des gens qui ont prouvé systématiquement qu’ils ne savent pas allouer du capital, et que même avec un budget infini, ils arrivent à transformer l’Éden en enfer.
Un Elon Musk a créé 1000 fois plus de valeur en 20 ans avec 1000 fois moins de budget.
Il faut moins de Piketty, moins de Zucman, et plus de Musk et de Jobs.
Tu es le fossoyeur de la création de valeur. Ton système a prouvé SYSTÉMATIQUEMENT que, quel que soit l’argent dont tu disposes, tu es incapable de l’allouer (pas de peau en jeu).
Arrête ta carrière, l’académisme est mort, pivote vers la seule chose qui compte, l’entrepreneuriat et la création de valeur nette (service, produit, œuvre artistique).
Ton projet est mort-né.
Je ne te veux aucun mal personnel, juste que tu réalises que tes idées sont hors sol, une construction issue d’un virus mental enfanté par le marxisme. Fais le travail.
Imagine France without socialist software.
It would be like a nuclear bomb of value creation ready to explode.
I know the US well.
I know France well.
France’s potential is massive.
What do we need to do?
Make France pro-capital and pro-liberty.
And reduce the state’s share of GDP.
If someone does that, France will come back like a fucking Starship.
🔎 Le saviez-vous ? La gauche française a volé 28 ans d’épargne retraite aux salariés du privé. Et personne ne leur a demandé des comptes. L’affaire de la loi Thomas est le scandale politique le plus sous-médiatisé de la Ve République.
Mars 1997. Après 3 ans de débats parlementaires, la France se dote d’une loi créant des plans d’épargne retraite par capitalisation. Portée par le député UDF Jean-Pierre Thomas, soutenue par le gouvernement Juppé. Votée et promulguée le 25 mars 1997. Numéro 97-277. C’est la loi.
Trois semaines plus tard, Jacques Chirac dissout l’Assemblée. L’infâme gauche plurielle remporte les législatives. Jospin arrive à Matignon. Et là, rien. Silence. Pas de décrets d’application. La loi existe sur le papier. Elle n’existera jamais dans les faits. DSK lui-même la qualifiera de “loi virtuelle”.
Jospin n’a même pas le courage de l’abroger frontalement, trop clivant politiquement. Il laisse le texte mourir à petit feu pendant 5 ans. Ce n’est qu’en 2002, à la faveur de la loi de modernisation sociale, qu’il l’enterre discrètement. En catimini. Sans débat. Toute honte bue.
Que se serait-il passé si la loi avait été appliquée ? La comparaison internationale suffit à répondre. Les Pays-Bas, qui ont structuré leur système autour de la capitalisation professionnelle, consacrent 7% de leur PIB aux retraites publiques pour des pensions 30% supérieures aux pensions françaises. La France y consacre 14,4%. Deux fois plus. Pour beaucoup moins.
Au lieu de ça, qu’a-t-on eu ? Des réformes douloureuses tous les 5 ans avec le pays paralysé par les bolcheviques de la CGT. L’âge légal repoussé, les trimestres allongés, les pensions décotées. Et aujourd’hui, 1,4 actif pour 1 retraité dans le privé. Un système en perfusion démographique permanente, sans aucun matelas capitalistique.
La gauche a présenté son refus de la capitalisation comme une victoire morale. La défense du "modèle social français". La réalité: elle a sacrifié l'avenir financier de millions de salariés modestes sur l'autel de l'idéologie.
Le comble dans tout ça ? Ceux qui ont tué la loi Thomas bénéficient eux-mêmes de la capitalisation. Les élus locaux disposent du contrat CAREL : ils cotisent, la collectivité double la mise, financée par le contribuable. Anne Hidalgo, pourfendeuse publique des fonds de pension, a accumulé plus de 300 k€ d’épargne avec ce dispositif. Pour les gauchistes la capitalisation c’est le mal, sauf pour eux évidemment.
Jospin. Aubry. Strauss-Kahn. Trois noms. Une décision inique. Les conséquences irréparables. La prochaine fois qu’on vous explique que la gauche défend les travailleurs sur les retraites, rappelez-vous la loi n° 97-277.
C’est là qu’il y a une responsabilité collective qui s’étend au-delà des « boomers ». Il y a un déni collectif. Les institutions comme la Cour des comptes, et son rapport de l’an dernier, en sont encore plus responsables que les politiques, qui doivent pouvoir s’appuyer sur leurs diagnostics pour dire des choses difficiles.
Je reçois de plus en plus de messages privés de personnes très proches des élites parisiennes.
Le constat est simple :
Je suis devenu radioactif.
Pourquoi ?
Parce que je défends des idées devenues presque interdites dans certains cercles :
La liberté d’expression.
La liberté individuelle.
Le droit d’entreprendre.
La responsabilité personnelle.
La réduction du poids de l’État.
La simplification radicale de la bureaucratie.
L’idée qu’un individu libre crée plus de valeur qu’un comité.
L’idée qu’aucun bureaucrate à Bruxelles, Paris ou ailleurs ne sait mieux que des millions de citoyens ce qui est bon pour eux.
Je pense que les entrepreneurs créent davantage de prospérité que les administrations.
Je pense que l’innovation résout plus de problèmes que la réglementation.
Je pense que la technologie est le plus puissant moteur de progrès que l’humanité ait jamais connu.
Et oui, j’admire Elon Musk.
Pas parce qu’il est parfait.
Mais parce qu’avec une fraction des moyens des États, il a :
Révolutionné le spatial.
Accéléré la transition vers les véhicules électriques.
Déployé un réseau Internet mondial.
Fait avancer les interfaces cerveau-machine.
Contribué à démocratiser l’IA.
Pendant que des armées de bureaucrates produisent des milliers de pages de régulations, certains bâtissent.
Et je préfère les bâtisseurs.
Comme disait Victor Hugo :
« Vous avez des ennemis ? Tant mieux. Cela signifie que vous avez défendu quelque chose dans votre vie. »
Et pour être honnête, c’est même pire que ça.
À partir du moment où défendre ces idées crée des ennemis, j’ai tendance à redoubler d’efforts.
L’opposition n’est pas un signal d’arrêt.
C’est souvent un signal que l’on touche à quelque chose d’important.
Alors à ceux qui veulent entrer en conflit avec moi sur ces sujets : allez-y.
Le débat, la confrontation des idées et le combat intellectuel sont un carburant.
Je ne cherche pas les ennemis.
Mais je ne les crains certainement pas.
Les bâtisseurs n’ont jamais obtenu la permission de construire le futur.
Pour comprendre pourquoi la France s'effondre en 2026, il faut comprendre deux hommes : François Mitterrand et Jacques Attali.
L'un voulait le trône. L'autre voulait murmurer à l'oreille des rois. Ensemble, ils ont monté la plus grande opération politique de l'histoire de France. Vous vivez dedans. Voici comment elle fonctionne.
D'abord, le décor. 1974. La France est une machine qui gagne. Dette : 15% du PIB. Chômage : 2,8%. Budget équilibré. En quinze ans, l'État a construit le nucléaire, le TGV, Airbus, Ariane. Les enfants vivent mieux que leurs parents et trouvent ça normal.
Ce pays-là n'a qu'une seule faille : il peut être acheté.
Premier personnage : Mitterrand. Retenez bien ceci, c'est la clé de tout : il n'a jamais été socialiste. Onze fois ministre avant de Gaulle, anticommuniste féroce, zéro doctrine économique. Une seule obsession : devenir le souverain. Et un problème de maths : impossible de gagner une présidentielle sans les 20% d'électeurs du Parti communiste.
Sa solution est d'un cynisme parfait : adopter le programme communiste pour acheter les électeurs communistes. Nationalisations, retraite à 60 ans, rupture avec le capitalisme. Il n'en croit pas un mot. Il le dit en privé : cette alliance sert à tuer le PC. Le programme n'est pas une conviction, c'est un moyen de paiement.
Mais il y a un obstacle. Un programme pareil terrifie les classes moyennes et les marchés. Tout le monde voit que les chiffres ne tiennent pas. Il faut quelqu'un pour rendre l'insoutenable crédible.
Deuxième personnage : Attali. Major de Polytechnique, corps des Mines, ENA. Le CV le plus violent de sa génération. À partir de 1974, à 30 ans, il devient le bras armé économique de Mitterrand. Son rôle exact : prendre le programme communiste et l'habiller en équations. Chiffrer l'inchiffrable. Mettre l'odeur de la science sur une opération d'achat de voix.
Comprenez le deal entre les deux hommes, parce que tout en découle. Mitterrand apporte la manœuvre politique, Attali apporte la caution intellectuelle. Mitterrand vise le pouvoir visible, Attali vise le pouvoir invisible : sélectionner les hommes, écrire les idées, durer au-delà des règnes. Deux ambitions parfaitement complémentaires. Aucune des deux ne concerne la France.
1981 : ça marche. Mitterrand est élu, Attali s'installe dans le bureau collé au sien, et le programme est appliqué. Le réel met 24 mois à rendre son verdict : trois dévaluations, fuite des capitaux, caisses vides. Mars 1983, le programme est cliniquement mort.
Et c'est là que le vrai scam commence. Pas en 1981. En 1983.
Face à l'échec, il existait deux options honnêtes : aller au bout de la rupture et en assumer le prix, ou admettre publiquement l'erreur et changer de cap. Mitterrand et Attali, ensemble dans l'arbitrage, inventent une troisième voie : changer de politique sans jamais le dire. Garder le discours, faire l'inverse, appeler ça une parenthèse.
Cette parenthèse n'a jamais été refermée. Vous vivez dedans depuis 43 ans.
Pour faire tenir le mensonge, il fallait trois mécanismes. Les voici, c'est le mode d'emploi de la France moderne.
Un : la dette comme anesthésiant. On ne peut ni tenir les promesses de 1981 ni les annuler, donc on les paie à crédit. 15% du PIB en 1974, plus de 110% aujourd'hui. Votre dette n'est pas le fruit d'une mauvaise gestion. C'est la facture, toujours ouverte, de l'achat d'une élection il y a 45 ans.
Deux : l'Europe comme cache-misère. Le projet national a échoué, on le rebaptise projet européen. Le génie pervers du montage : Bruxelles sert à la fois d'excuse (ce n'est pas nous, c'est l'Europe) et de verrou (impossible de revenir en arrière). Mitterrand enferme volontairement ses successeurs dans la cage. Et qui écrit la théorie de cette mondialisation heureuse et inéluctable ? Attali, dans une vingtaine de livres qui deviennent le logiciel mental de toute l'élite française.
Trois : le sociétal comme substitut au social. On n'a plus rien à offrir aux ouvriers, alors on change de sujet. SOS Racisme est lancée depuis l'Élysée en 1984. Et pour achever la droite, Mitterrand installe délibérément le Front National dans le paysage avec la proportionnelle de 1986. Lisez bien : le duel RN contre bloc central qui paralyse le pays en 2026 n'est pas un accident. C'est un design. Il a dessiné votre échiquier avant votre naissance.
Mitterrand meurt en 1996, mission accomplie : 14 ans de trône. Mais l'opération continue, parce que le deuxième homme est toujours là, et que son métier à lui, c'est de durer.
Attali a passé l'Élysée à former une pépinière : Hollande, Royal, toute la génération qui gouvernera ensuite. Puis le coup de maître. 2007 : Sarkozy, élu pour incarner la rupture, confie la réflexion économique du pays à... Attali. Dans sa commission, un jeune rapporteur inconnu de 29 ans. Attali le repère, le place chez Rothschild, puis le recommande à Hollande.
Ce rapporteur s'appelle Emmanuel Macron.
Macron n'est pas une anomalie. C'est le produit final de la chaîne de production. "Ni droite ni gauche" n'est pas une idée neuve : c'est le mensonge de 1983 qui, après 35 ans de clandestinité, gouverne enfin à visage découvert.
Maintenant, faites le bilan de l'opération. Mitterrand voulait le trône : il l'a eu 14 ans. Attali voulait façonner les princes : il l'a fait 50 ans, de Mitterrand à Macron. Les deux ont obtenu exactement ce qu'ils voulaient.
La France a payé : industrie passée de 22% à 11% du PIB, dette multipliée par 7, école effondrée, et un système politique verrouillé pour qu'aucune alternative ne soit possible.
Ce que vous regardez en ce moment, gouvernements qui tombent, taux qui montent, pays ingouvernable, n'est pas une crise du système. C'est l'échéance du prêt contracté en 1981. Un mensonge fondateur ne s'amortit pas. Il se rembourse in fine, en une seule fois. Nous y sommes.
Mais une échéance est aussi une libération. Le logiciel de 1983 meurt sous nos yeux, et pour la première fois depuis 50 ans, l'espace s'ouvre pour ceux qui construisent au lieu d'administrer le déclin.
La génération qui vient n'a pas à déconstruire le scam.
Elle a juste à bâtir par-dessus.
💥 Le financement des retraites représente un poids ÉNORME, à la charge des actifs.
Alors j'ai décidé d'en refaire un fil, que dis-je, une corde, un câble, un hauban.
Installez-vous confortablement, likez, retweetez, et lisez 🧶
Je reconnais quelqu’un d’intelligent à une seule chose : sa capacité à connecter les points, à être créatif au-delà de ses connaissances.
La mémorisation, la méthode, le savoir pour le savoir, le diplôme, la stagnation n’ont aucune forme de valeur.
J’ai beaucoup d’amis dans ce qu’on appelle avec mépris les couches “basses” : des électriciens, des carreleurs, des manutentionnaires, des gars qui se lèvent à 5h du matin et qui n’ont jamais mis les pieds dans un amphi.
Certains d’entre eux sont parmi les personnes les plus intelligentes que je connaisse.
Un électricien qui diagnostique une panne invisible raisonne en arbre de décision. Un carreleur qui calepine une pièce irrégulière fait de la géométrie appliquée sous contrainte. Un manutentionnaire qui optimise un flux de chargement résout un problème d’ordonnancement que des ingénieurs modélisent avec des solveurs.
Ils ne le savent pas, ils n’ont pas les mots pour le dire, et ils font des fautes d’orthographe en l’écrivant. Aucune importance. L’intelligence n’est pas dans le vocabulaire, elle est dans le raisonnement.
En face, vous avez l’énarque devenu perroquet à concepts qu’il ne maîtrise même pas. Il a appris à restituer, jamais à penser. Il confond la citation avec la compréhension, le diplôme avec la compétence, le jargon avec la profondeur.
Pendant des décennies, ce système a tenu parce que le savoir était rare. Celui qui avait mémorisé avait un avantage. Le “sachant” était un goulot d’étranglement rentable.
L’IA vient de rendre la mémorisation gratuite. Tout ce qui s’apprend par cœur, elle le restitue mieux, plus vite, sans ego.
Ce qui reste, c’est exactement ce qu’elle ne donne pas : le jugement, l’intuition forgée par le réel, la capacité à connecter des points que personne n’a connectés avant vous.
Le carreleur qui pense par lui-même va traverser l’ère de l’IA sans problème. Le perroquet à concepts va se faire écrabouiller.
L’IA ne détruit pas l’intelligence. Elle détruit les imposteurs qui s’en réclamaient.