Par @leonnellus.
Je suis tombé sur cette photo, publiée par le lieutenant du 192ᵉ bataillon, force spéciale Hibou des FARDC. Je ne connais pas leurs noms, mais je sais qu’ils se sont battus à la chute de Goma, qu’ils ont tenu aussi longtemps qu’ils ont pu, avant de se replier. J’ai voulu écrire sur eux. Leur donner des histoires, des souvenirs, des raisons de se battre, au-delà des ordres et des fusils. Parce qu’avant d’être soldats, ils étaient des hommes.
*Kazi*, le plus jeune, a grandi dans un petit village où il aidait sa mère à cultiver le manioc. Il rêvait de devenir instituteur, mais la guerre a englouti son village. Il s’est engagé après avoir vu les milices brûler l’école où il avait étudié enfant. Dans son sac, il transporte un tableau noir portable sur lequel il écrit : "Tutarejea wote tukiwa hai." (Nous reviendrons tous vivants.). Quand l’obscurité l’entoure, il repense à sa mère, restée seule dans ce village devenu un champ de ruines. Elle lui manque terriblement, mais il trouve de la force dans la promesse qu’il s’est faite : revenir vivant, reconstruire leur maison.
*Michel* était "wewa", roulait toute la journée dans Bukavu, slalomant entre les trous, klaxonnant, criant pour attirer les clients. Il venait juste d’avoir une fille, lorsque l’appel à défendre la nation a retenti. Sa femme l’a supplié de ne pas partir, de rester pour voir leur fille grandir. "Si je pars pas, et qu’ils arrivent ici, on fera quoi ?" Elle a pleuré, elle lui a dit de penser à leur fille. Il a répondu : "Justement. Je pars pour elle." Avant de partir, il a laissé un billet sous l’oreiller et a dit à son voisin de surveiller sa moto. "Si je reviens pas, vends-la pour qu’elles mangent." Au front, il pense à sa fille. Il n’a pas de grandes idées sur la guerre, pas de discours. Il se bat, il suit les ordres, et il espère rentrer. Parfois, il met la main dans sa poche et touche la chaussette de sa fille qu’il a prise en partant. Ça lui rappelle pourquoi il est là.
*Albert* est le plus âgé du groupe. Il était forgeron dans une ville minière et s’occupait de ses quatre frères et sœurs depuis que leurs parents sont morts de maladie. Lorsqu’il a entendu l’appel aux armes, il a confié la maison familiale à sa jeune sœur, âgée de 19 ans, en lui disant : "Protège notre maison. Je protège notre pays." Ses mains, autrefois dédiées à modeler le métal, tiennent aujourd’hui un fusil, mais son cœur reste celui d’un bâtisseur. Maintenant, au front, il ne tape plus sur du fer, il tient un fusil. Ce n’est pas pareil, mais les gestes sont les mêmes : il serre fort, il frappe quand il faut. Albert ne parle pas beaucoup. Il fait ce qu’il faut. Il ne pense pas à l’après, il pense juste à tenir. Parce que s’il rentre, il faudra reconstruire. Et ça, il sait faire.
*Junior* était sur le point de se marier avec Grâce. Deux ans qu’ils mettaient de côté, en serrant les dents, en faisant attention à chaque billet. Une petite cérémonie, simple, mais belle. Tout était prêt. Puis l’appel aux armes est venu. Il a repoussé le mariage sans discuter. Pas par héroïsme, juste parce que c’était évident. Grâce n’a pas compris tout de suite, elle lui en a voulu. Mais il n’a rien dit. Il a juste rangé la bague dans un coin de sa tête, comme un truc à récupérer plus tard. Maintenant, il ne pense pas au mariage. Il pense à manger, à dormir une heure de plus, à ne pas se faire descendre. C’est tout. Mais parfois, le soir, quand c’est calme, il imagine Grâce en train de préparer son mariage seule. Il ne sait pas si elle l’attend toujours. Il ne lui a rien demandé. Il rentrera. Pas pour des médailles ou des grands discours. Juste pour voir si la robe qu’elle avait choisie est toujours là, quelque part.
*Dieudonné* était déjà condamné avant de s’engager. Une maladie qui rongeait son corps depuis des années. Il n’a rien dit à sa famille. À quoi bon ? Quand l’appel à défendre le pays est venu, il a vu son échappatoire... (1)
Paix à ton âme l'artiste, tu es mort pour une cause juste, celle de la défense de la Patrie et nous allons continuer cette lutte. @jeunesseEP_RDC@Presidence_RDC
@GPTVoff Merci nous avoir révélé ce grand secret qui était caché derrière cette foutue grande Organisation. Beaucoup avaient tendance à condamné l'administration Trump pour cette décision, mais ceci a éclairé notre lanterne.
@Olivierkanyind 1/5 Utilisation de tactique de Cheval de Troie pour les villes ou villages occupés et viser également la capitale de l'ennemi ou son centre de commandement Général
@Olivierkanyind 5/5 Toutes les grandes(petites) Institutions et tous ses animateurs du Pays doivent pronner l'unité, la cohésion nationale.
D'autres tactiques ne doivent pas être affichées en public en raison de ne pas être profitable à l'ennemi
@Olivierkanyind Pendant le temps de la guerre, tous les moyens sont bons pour prendre le dessus sur l'ennemi dit-on. Quelques recommandations ou attitudes à prendre 👇👇1/5
@Olivierkanyind 4/5 Appliquer la peine de mort pour tous les traîtres de la République sans exception aucune , le Président peut être le premier pour renoncer à tout son salaire ou une partie pour l'effort de guerre
@Olivierkanyind 3/5 Le Président ne doit jamais s'afficher en public en un homme affaibli, se tourner vers un partenariat militaire gagnant gagnant. Mettre en place une unité de renseignement secrète mieux équipée pour dementeler les réseaux mafieux;
Nous pouvons avoir nos divergences internes, mais jamais nous n’accepterons l’humiliation envers le Congo, ce précieux héritage de nos ancêtres. Toute chose a un début et une fin. Il est impératif d’imposer le respect dans la région, à travers la cohésion nationale et un sérieux exemplaire en matière de gouvernance. Le Congo nous appartient et restera ainsi, peu importe les difficultés actuelles.