Quelle eloquence !
Quelle incomprehension de l'economie ! (ou peut-etre quel cynisme? Comment distinguer entre les deux?)
Je me permets de reproduire le debut mon article du Monde, avec Quentin Vandeweyer, sur l'annulation de la dette detenue par la banque centrale. Le point de base est simple: Au mieux, ca ne sert a rien. Les details sont plus compliques, mais ne changent pas la conclusion, ou la rendent pire. Une mesure a eviter a tout prix.
" Pierre et Paul possèdent ensemble une entreprise. Vous êtes le banquier de celle-ci et vous lui avez prêté de l’argent. Vous apprenez un matin que Pierre, qui devait une somme à Paul, ne la remboursera pas, car les deux associés ont décidé d’annuler cette dette entre eux. Qu’est-ce que cela change pour vous ?
Première réponse : rien. C’est leur affaire, pas la vôtre. L’entreprise vous doit toujours le même montant.
Seconde réponse : mieux vaut s’inquiéter. Ont-ils vraiment décidé ensemble cette annulation ? Ou Pierre, connu pour être dépensier, a-t-il simplement cessé de payer ? Ce qu’il a fait à Paul, pourquoi ne vous le ferait-il pas demain ? Par prudence, vous décidez de relever votre taux sur les futurs emprunts de cette entreprise.
Pierre, c’est l’Etat. Paul, c’est la Banque de France, qui détient environ 600 milliards d’euros de dette publique, près d’un cinquième du total. La dette de l’entreprise, c’est la dette de l’Etat détenue par les investisseurs, plus la dette de la Banque de France vis-à-vis des banques. L’annulation de la dette de l’Etat détenue par la Banque de France, dont l’idée refait surface dans le débat politique, est une transaction entre Pierre et Paul, sans effet direct sur les créanciers de l’Etat ni sur ceux de la Banque de France. Ses partisans ont raison sur ce point. Leur erreur est d’en conclure qu’elle dégagerait des ressources, ou qu’elle serait sans coût. C’est simplement faux."
L'article du Monde: https://t.co/8uKzZbUHqz
Plusieurs d'entre vous m'ont demandé un résumé non technique des arguments du débat (si c'en est un) sur l'annulation de la dette de la BCE. Voici une tentative :
D'où vient la valeur de l'euro ?
Un billet de 20 euros ne promet rien : ni or, ni remboursement. Sa valeur tient à une seule chose : la confiance que les prix, mesurés en euros, resteront à peu près stables. Cette confiance n'est pas magique. Elle repose sur une capacité : s'il y a durablement trop de monnaie en circulation par rapport à ce que l'économie produit, les prix montent, c'est l'inflation, et il faut alors pouvoir retirer de la monnaie. Tant que chacun sait que la banque centrale PEUT et VEUT le faire, personne ne panique, et elle n'a presque jamais à le faire. Le jour où elle ne le peut plus, la confiance n'a plus de socle.
Comment retire-t-on de la monnaie ?
On ne la supprime pas par décret. La banque centrale retire de la monnaie en vendant quelque chose en échange, le plus souvent des obligations qu'elle possède. Vous lui donnez des euros, elle vous donne un titre, et ces euros sortent de la circulation. D'où une conclusion simple : pour pouvoir retirer de la monnaie, il faut posséder quelque chose à donner en échange. Ce que la banque centrale possède, c'est la garantie que la monnaie en excès pourra toujours être reprise.
Comment règle-t-elle l'inflation au quotidien ?
Au jour le jour, elle procède autrement. Les banques ont chacune un compte chez elle. L'argent déposé sur ces comptes s'appelle les réserves. Plutôt que de retirer la monnaie, la banque centrale paie un intérêt sur ces comptes : c'est le taux directeur. En le relevant ou en le baissant, elle rend le crédit plus cher ou moins cher dans toute l'économie, et règle ainsi la demande, donc l'inflation. Cependant, payer un intérêt coûte de l'argent. Et les revenus de la banque centrale viennent de ce qu'elle possède, les intérêts de ses obligations, plus un privilège : les billets qu'elle émet ne lui coûtent presque rien et ne rapportent rien à ceux qui les détiennent. C'est ce qu'on appelle les revenus de seigneuriage. L'ensemble des revenus de seigneuriage que la banque centrale générera dans le futur représente une manne de revenus pour l'État, dont on peut calculer ce que les économistes appellent la « valeur actualisée », qui tient compte de la préférence pour le présent des citoyens et des investisseurs. Cette valeur actualisée des revenus de seigneuriage permet à la banque centrale d'opérer de façon autonome, sans avoir besoin de l'État pour se financer, et de garantir la valeur de la monnaie.
Que s'est-il passé avec le « QE » ?
Entre 2015 et 2021, pour lutter contre une inflation trop faible, la banque centrale a acheté d'énormes quantités de dette publique afin de baisser les taux d'intérêt de long terme et stimuler l'activité économique : environ 600 milliards de dette française pour la Banque de France. Elle a payé en créditant les comptes des banques, créant les réserves correspondantes. Par conséquent, deux flux se font maintenant face dans son bilan. L'État paie des intérêts à la Banque de France sur ses titres. La Banque de France paie des intérêts aux banques sur leurs réserves. Au début, cette opération était profitable pour la BCE/BdF, les intérêts perçus de l'État étant supérieurs aux intérêts payés aux banques. Depuis 2022 cependant, la situation s'est inversée. Afin de faire face à la poussée inflationniste, la BCE a dû relever ses taux à court terme et doit donc payer plus d'intérêts aux banques que ce qu'elle reçoit de l'État (car l'État paie un taux fixé pour toute la durée de vie de chaque titre). Voilà pourquoi la Banque de France ne verse plus de dividende depuis 2021. Ces pertes sont importantes mais absorbables, car elles sont temporaires et restent largement inférieures aux bénéfices futurs que la BdF fera.
Que changerait une annulation ?
Annuler les 600 milliards, c'est : l'État ne paie plus d'intérêts (son gain), la Banque de France perd ce qu'elle possède (sa perte). Cependant, l'État étant propriétaire de sa banque centrale, l'argent sort d'une poche pour rentrer dans l'autre. L'opération est donc nulle pour les finances publiques prises dans leur ensemble, mais elle implique une perte sèche de capital pour la BdF en faveur du Trésor. Or, comme mentionné précédemment, ce capital est fondamental pour permettre à la banque centrale de garantir la stabilité des prix. Cette réallocation n'est donc pas anodine. Une autre façon de comprendre exactement le même phénomène est ce qu'écrit Nicolas Dufrêne dans sa note pour l'Institut Rousseau : « si la banque centrale décide d'annuler sa créance, cette dernière disparaît mais pas les liquidités qui ont été dépensées dans l'économie. La monnaie émise initialement devient donc permanente : elle est "libre" car elle échappe à la contrainte du remboursement, et donc de la destruction » (La dette au XXIe siècle, p. 192). Les réserves créées pour acheter ces titres, elles, ne s'annulent pas. Dans la note, ceci est présenté comme un avantage par son auteur : nous avons créé plus de monnaie fiduciaire à bas coût et nous n'avons plus à nous en soucier. Ce que son auteur et les partisans de la proposition ne comprennent pas, c'est la vulnérabilité que cela introduit dans le système. La banque centrale n'est désormais plus en mesure de garantir l'ensemble de la monnaie (ou de façon équivalente, la retirer si besoin) sans une intervention directe du Trésor. Elle a donc, de facto, perdu son autonomie d'action.
En résumé, l'effet de l'annulation dépend de qui finit par la payer
C'est la seule vraie question, et il n'y a que trois réponses possibles. Un : la banque centrale éponge sur ses bénéfices futurs si ceux-ci sont suffisants. Ces bénéfices seraient revenus à l'État : c'est donc le budget public qui paie, en silence, pendant des décennies. Pour les finances publiques prises dans leur ensemble, l'opération est alors neutre. Deux : on force les banques à garder leurs réserves sans intérêt. Ce sont alors les banques qui paient, un impôt qui ne dit pas son nom, répercuté en partie sur leurs clients. Trois : personne ne paie. Il reste alors trop de monnaie que rien ne peut ni rémunérer ni reprendre, et sa valeur s'érode : c'est l'inflation. Et l'inflation est bel et bien un paiement. Le paient tous ceux dont le salaire et l'épargne sont en euros.
Un État et sa banque centrale ne peuvent pas, ensemble, devoir plus qu'ils ne prélèveront jamais. Quand on efface une ressource, quelqu'un prend le relais : le budget, les banques, ou tous les détenteurs d'euros. L'annulation ne supprime pas la facture. Elle refuse seulement de dire qui la paiera.
Plusieurs d'entre vous m'ont demandé un résumé non technique des arguments du débat (si c'en est un) sur l'annulation de la dette de la BCE. Voici une tentative :
D'où vient la valeur de l'euro ?
Un billet de 20 euros ne promet rien : ni or, ni remboursement. Sa valeur tient à une seule chose : la confiance que les prix, mesurés en euros, resteront à peu près stables. Cette confiance n'est pas magique. Elle repose sur une capacité : s'il y a durablement trop de monnaie en circulation par rapport à ce que l'économie produit, les prix montent, c'est l'inflation, et il faut alors pouvoir retirer de la monnaie. Tant que chacun sait que la banque centrale PEUT et VEUT le faire, personne ne panique, et elle n'a presque jamais à le faire. Le jour où elle ne le peut plus, la confiance n'a plus de socle.
Comment retire-t-on de la monnaie ?
On ne la supprime pas par décret. La banque centrale retire de la monnaie en vendant quelque chose en échange, le plus souvent des obligations qu'elle possède. Vous lui donnez des euros, elle vous donne un titre, et ces euros sortent de la circulation. D'où une conclusion simple : pour pouvoir retirer de la monnaie, il faut posséder quelque chose à donner en échange. Ce que la banque centrale possède, c'est la garantie que la monnaie en excès pourra toujours être reprise.
Comment règle-t-elle l'inflation au quotidien ?
Au jour le jour, elle procède autrement. Les banques ont chacune un compte chez elle. L'argent déposé sur ces comptes s'appelle les réserves. Plutôt que de retirer la monnaie, la banque centrale paie un intérêt sur ces comptes : c'est le taux directeur. En le relevant ou en le baissant, elle rend le crédit plus cher ou moins cher dans toute l'économie, et règle ainsi la demande, donc l'inflation. Cependant, payer un intérêt coûte de l'argent. Et les revenus de la banque centrale viennent de ce qu'elle possède, les intérêts de ses obligations, plus un privilège : les billets qu'elle émet ne lui coûtent presque rien et ne rapportent rien à ceux qui les détiennent. C'est ce qu'on appelle les revenus de seigneuriage. L'ensemble des revenus de seigneuriage que la banque centrale générera dans le futur représente une manne de revenus pour l'État, dont on peut calculer ce que les économistes appellent la « valeur actualisée », qui tient compte de la préférence pour le présent des citoyens et des investisseurs. Cette valeur actualisée des revenus de seigneuriage permet à la banque centrale d'opérer de façon autonome, sans avoir besoin de l'État pour se financer, et de garantir la valeur de la monnaie.
Que s'est-il passé avec le « QE » ?
Entre 2015 et 2021, pour lutter contre une inflation trop faible, la banque centrale a acheté d'énormes quantités de dette publique afin de baisser les taux d'intérêt de long terme et stimuler l'activité économique : environ 600 milliards de dette française pour la Banque de France. Elle a payé en créditant les comptes des banques, créant les réserves correspondantes. Par conséquent, deux flux se font maintenant face dans son bilan. L'État paie des intérêts à la Banque de France sur ses titres. La Banque de France paie des intérêts aux banques sur leurs réserves. Au début, cette opération était profitable pour la BCE/BdF, les intérêts perçus de l'État étant supérieurs aux intérêts payés aux banques. Depuis 2022 cependant, la situation s'est inversée. Afin de faire face à la poussée inflationniste, la BCE a dû relever ses taux à court terme et doit donc payer plus d'intérêts aux banques que ce qu'elle reçoit de l'État (car l'État paie un taux fixé pour toute la durée de vie de chaque titre). Voilà pourquoi la Banque de France ne verse plus de dividende depuis 2021. Ces pertes sont importantes mais absorbables, car elles sont temporaires et restent largement inférieures aux bénéfices futurs que la BdF fera.
Que changerait une annulation ?
Annuler les 600 milliards, c'est : l'État ne paie plus d'intérêts (son gain), la Banque de France perd ce qu'elle possède (sa perte). Cependant, l'État étant propriétaire de sa banque centrale, l'argent sort d'une poche pour rentrer dans l'autre. L'opération est donc nulle pour les finances publiques prises dans leur ensemble, mais elle implique une perte sèche de capital pour la BdF en faveur du Trésor. Or, comme mentionné précédemment, ce capital est fondamental pour permettre à la banque centrale de garantir la stabilité des prix. Cette réallocation n'est donc pas anodine. Une autre façon de comprendre exactement le même phénomène est ce qu'écrit Nicolas Dufrêne dans sa note pour l'Institut Rousseau : « si la banque centrale décide d'annuler sa créance, cette dernière disparaît mais pas les liquidités qui ont été dépensées dans l'économie. La monnaie émise initialement devient donc permanente : elle est "libre" car elle échappe à la contrainte du remboursement, et donc de la destruction » (La dette au XXIe siècle, p. 192). Les réserves créées pour acheter ces titres, elles, ne s'annulent pas. Dans la note, ceci est présenté comme un avantage par son auteur : nous avons créé plus de monnaie fiduciaire à bas coût et nous n'avons plus à nous en soucier. Ce que son auteur et les partisans de la proposition ne comprennent pas, c'est la vulnérabilité que cela introduit dans le système. La banque centrale n'est désormais plus en mesure de garantir l'ensemble de la monnaie (ou de façon équivalente, la retirer si besoin) sans une intervention directe du Trésor. Elle a donc, de facto, perdu son autonomie d'action.
En résumé, l'effet de l'annulation dépend de qui finit par la payer
C'est la seule vraie question, et il n'y a que trois réponses possibles. Un : la banque centrale éponge sur ses bénéfices futurs si ceux-ci sont suffisants. Ces bénéfices seraient revenus à l'État : c'est donc le budget public qui paie, en silence, pendant des décennies. Pour les finances publiques prises dans leur ensemble, l'opération est alors neutre. Deux : on force les banques à garder leurs réserves sans intérêt. Ce sont alors les banques qui paient, un impôt qui ne dit pas son nom, répercuté en partie sur leurs clients. Trois : personne ne paie. Il reste alors trop de monnaie que rien ne peut ni rémunérer ni reprendre, et sa valeur s'érode : c'est l'inflation. Et l'inflation est bel et bien un paiement. Le paient tous ceux dont le salaire et l'épargne sont en euros.
Un État et sa banque centrale ne peuvent pas, ensemble, devoir plus qu'ils ne prélèveront jamais. Quand on efface une ressource, quelqu'un prend le relais : le budget, les banques, ou tous les détenteurs d'euros. L'annulation ne supprime pas la facture. Elle refuse seulement de dire qui la paiera.
Il y a des gens qui, pendant des années,sans faire de bruit, se sont engagés pour améliorer la gestion de l'eau en agriculture... et il y a @sandrousseau qui sans honte ni vergogne, faisant fi des chiffres et des réalités du terrain, balance des punchlines...... #tristesse
Beaucoup de fausses informations dans cet extrait, qui révèle une incompréhension du protocole signé dans les Deux-Sèvres (et validé par les ONG.)
❌"On n'a pas besoin de bassines cette année", dit Marine Tondelier. Mais en fait... Si ! Car ces bassines ont UN OBJECTIF : faire baisser la pression sur le milieu en été ! Actuellement, les agriculteurs prélèvent en été 22 millions de m3 dans la nappe concernée. Le projet vise à faire baisser le volume à 5,8 millions de m3.
La nature intrinsèque du projet est la substitution de volume prélevé en été pour l’irrigation par un volume prélevé en hiver, assorti d’une autorisation en volume globale réduite de 20 % !
❌"On stresse encore plus le cycle de l'eau en hiver". C'est faux : les prélèvements ne sont autorisés qu'au-delà de certains seuils de remplissage de la nappe, contrôlés par l'Etat ET par les ONG.
✅ "On la stocke à la merci de l'évaporation" : l'évaporation constatée est de 3-4%. C'est gérable.
❌ "On privatise l'eau"... En fait, c'est l'inverse. C'est la longueur du tuyau qui détermine le raccordement à la retenue. Ceux qui n'y sont pas raccordés auront PLUS D'EAU qu'aujourd'hui en été, puisque ceux qui sont raccordés à la bassine ne pomperont plus. C'est le sens de ces gestions collectives.
❓Marine Tondelier est choquée que les agriculteurs puissent arroser alors que les particuliers ne pourront plus remplir leur piscine... Alors bon, il s'agit de produire de la nourriture pour tous, hein. C'est un point de vue qui se discute, en termes de priorités.
❌"Arroser du maïs pour nourrir du bétail qui exporté à l'autre bout du monde" ? C'est une fake news. Les cultures concernées dans les Deux-Sèvres sont diversifiées : les maïs grain et fourrage représentent aujourd’hui 39% des terres irriguées, contre 74 % en 2007-2008. Mais surtout, 85 % de ce maïs alimente les élevages du Grand-Ouest.
L'irrigation va permettre de diversifier les assolements, et d'augmenter les cultures de poids, le maraîchage... (y compris en bio, bien sûr.)
🟰🔷Bref... Marine Tondelier serait inspirée de se replonger dans les éléments factuels du dossier. Les tracts des SLT ne sont pas une bonne source. 😉
@MichaelGuillon@nonoberland@EmmanuelSagot@audjrino@MarieMeziere Michaël Guillon,
1- Changez de cible! Ces agriculteurs s'engagent depuis +30 ans pour raisonner la gestion de l'eau, au prix de nuits de travail!
2- Être PhD/scientifique vous autorise 1 avis mais ne légitime pas les raccourcis ridicules sur l'orientation politique.
"Aujourd'hui, on vit dans une société qui laisse peu de place à la nuance. Dans une société qui survalorise la radicalité. Hors je trouve ça facile d'être radical. Il est beaucoup plus facile de s'indigner que de penser." L'écrivaine Leïla Slimani dans #CPolitique
Why are the French always so angry with whichever poor sod happens to be president? Is it because their suffering is so extreme? Or might there be something else going on? Me @FT on Sunday's elections https://t.co/0NxMN3smBm
Nous sommes 380 économistes de tous bords à signer aujourd'hui une tribune pour alerter sur les conséquences désastreuses qu'aurait le programme économique de Marine Le Pen sur l'économie française et le pouvoir d'achat.
À retrouver ici ⬇️
https://t.co/w1tB5LiowE