Septembre 2023
Notre atelier qui ambitionnait de lier l'Art et l'Industrie, se lançait dans la fabrication des petits bustes en bronze, destinés à se retrouver entre les mains de tous, qu'ils soient riches ou qu'ils soient pauvres.
Nous découvrions à nos dépend, la suprême difficulté de fabriquer une œuvre de métal à la chaine. Ces quelques mois de la vie de l'atelier ont été documenté dans cette vidéo.
Je me demande à partir de quel niveau d’arnaque les gens vont comprendre qu’il y a bien des soins gratuits, mais juste pas pour eux.
Et donc que le système d’assurance santé solidaire, qui était un magnifique accomplissement, a laissé la place à un système qui joue contre leurs intérêts individuels et collectifs.
🔴 En plein été, en catimini, le Gouvernement dérembourse les soins dentaires.
L’assurance maladie ne prendra plus en charge que 40% de vos soins, contre 70% il y a 3 ans.
Pendant ce temps, toujours rien sur l'AME, les titres de séjour pour soins et le tonneau des Danaïdes de la mauvaise gestion et de l'immigration. STOP !
Comment Matthieu Pigasse, le « milliardaire de gauche » (l'oxymore vivant), a vraiment fait fortune (3 milliards d'euros)
Spoiler : pas en créant une entreprise. En vendant à l'État ce qu'il avait appris en travaillant pour l'État.
Déroulé. 🧵
Pigasse n'est pas un entrepreneur. C'est un pur produit de la haute administration.
Sciences Po, ENA, puis la Direction du Trésor — où, littéralement, il gère la dette et la trésorerie de l'État français. Ensuite conseiller technique de DSK, puis directeur adjoint de cabinet de Fabius à Bercy.
Pendant des années, il apprend de l'intérieur une seule chose : comment un État se finance, comment se négocie une dette publique, et à quel point un gouvernement est dépendant des banques pour survivre.
Il passe de l'autre côté de la table.
Il rejoint Lazard et y crée le Sovereign Advisory Group — la cellule dédiée aux dettes publiques. Traduction : il va désormais monnayer dans le privé tout ce qu'il a appris dans le public.
Son métier n'est pas de vendre un produit sur un marché. Son métier, c'est de facturer son expertise à des États — donc à de l'argent public.
Argentine, Irak, Équateur, Grèce, Chypre, Bolivie, Ukraine.
Pendant que tout le monde fuit les États au bord du gouffre, lui y fonce. Parce que c'est là que se signent les mandats les plus chers de la finance souveraine : des dizaines de millions d'honoraires, payés par des pays en faillite.
Voilà la matrice de la fortune Pigasse : devenir l'intermédiaire le mieux payé entre les États insolvables et la finance internationale.
Et le sommet du système, c'est le marché français.
2012, début du quinquennat Hollande. Le gouvernement socialiste lance son projet phare : la Banque publique d'investissement. Pour la structurer, Bercy choisit une banque conseil.
Devinez laquelle. Lazard. Dirigée en France par… Matthieu Pigasse.
Sauf que Pigasse, à ce moment précis : — est un soutien public déclaré de Hollande pendant la présidentielle — et vient de nommer Audrey Pulvar, compagne d'Arnaud Montebourg (le ministre politiquement en charge de la BPI), à la tête des Inrocks, dont il est propriétaire.
L'État qui crée une banque publique « pour rompre avec la vieille finance »… confie le dossier à l'emblème même de cette vieille finance, dirigé par un proche du pouvoir. Le Figaro, le Nouvel Obs, Reporterre : la polémique explose.
Lui a tout nié en bloc — « polémique sans aucun fondement », appel d'offres, critères objectifs, jamais d'intervention. Soit. Mais la boucle, elle, est imparable :
L'État paie la banque.
La banque enrichit Pigasse.
Pigasse finance des médias qui défendent une vision où l'État est central.
Le système se nourrit de lui-même.
Et c'est exactement ce qu'il a construit ensuite avec l'argent.
Le Monde. L'Obs. Les Inrocks. Radio Nova. Le HuffPost France. Vice France. Mediawan. Rock en Seine, les Eurockéennes.
Un empire culturel et médiatique entièrement aligné à gauche — financé par une fortune bâtie sur des mandats publics.
Le militant de « l'État fort », de l'impôt, contre la rente et l'héritage… est devenu riche en facturant des États.
Maintenant, l'hypocrisie finale. Celle qu'on n'entend jamais.
Ce « banquier de gauche » qui incarne soi-disant l'alternative au capitalisme financier anglo-saxon :
→ a quitté Lazard en 2020 pour Centerview, une boutique de Wall Street, dont il a monté le bureau parisien pour conseiller… LVMH, Sanofi, Carrefour. Le CAC 40 dans le texte.
→ a revendu 49 % de sa part du Monde au milliardaire tchèque Daniel Křetínský — sans même prévenir la société des journalistes censée garantir l'indépendance du titre.
Le récit « David de gauche contre Goliath capitaliste » s'effondre. Il n'y a pas David. Il n'y a que Goliath, déguisé.
Parce que Pigasse n'est pas un capitaliste. Un capitaliste prend des risques sur un marché et peut tout perdre.
Lui a fait l'inverse : il a transformé sa connaissance intime de la machine d'État en rente privée. Zéro risque entrepreneurial. Juste un homme qui a appris la mécanique du pouvoir de l'intérieur, puis l'a revendue de l'extérieur, au prix fort.
C'est ça, le « milliardaire de gauche ».
Pas une contradiction. Le pur produit d'un système : le capitalisme de connivence, où la même oligarchie prospère précisément grâce à l'argent public qu'elle prétend réguler — et finance ensuite les médias qui vous expliquent que tout va bien.
Il faut que tout change pour que rien ne change.
😵💫🤪 𝗦𝗢𝗠𝗡𝗔𝗠𝗕𝗨𝗟𝗜𝗦𝗠𝗘 𝗣𝗢𝗟𝗜𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘
👢📰 𝗠𝗘𝗗𝗜𝗔𝗦 𝗔 𝗟𝗔 𝗕𝗢𝗧𝗧𝗘
Le coup de «l'ingérence russe» ayant fait rire la France entière, le conseiller d'Attal lui a concocté en urgence une autre manip' :
👨🏼🦳-des cheveux gris pour faire plus mûr
👩🚒-une visite de terrain (pompiers, aides soignants, peu importe)
🎥-une convocation des medias mainstream pour "couvrir l'événement" au premier coup de sifflet, afin de faire oublier le fiasco burlesque de «l'ingérence russe».
Le résultat est pathétique.
Car ni le coiffeur qui lui a fait des mèches,
ni le tailleur qui lui a vendu chemise et costume de luxe,
ni celui qui lui a conseillé de la "jouer BHL", col ouvert sans cravate,
ne peuvent faire des miracles.
Ils ne peuvent pas transformer un jeune fils à papa, incompétent et sous psychotropes, en un homme d'État, capable de s'imposer face aux milliardaires euro-atlantistes pour faire prévaloir l'intérêt du peuple français.
Aussi voit-on ce triste spectacle d'un ectoplasme avancer comme un zombie sous les caméras des "journalistes" à la botte.
On ne voit que trop le regard halluciné, vide et effrayé, d'un gamin narcissique et fragile, n'ayant ni idée personnelle, ni expérience, ni compétence, ni autorité.
Au fond, Attal ne sait même pas pourquoi il veut être président, si ce n'est que pour faire plaisir à maman et être calife à la place du calife.
Sa place n'est pas à l'Élysée mais chez un psy et dans une cure de désintoxication.
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Je vous remercie à mon tour pour les messages reçus ! En effet, j’ai dénoncé depuis des mois l’inanité de la facturation électronique et les plateformes mouchards et les attaques à la DGFiP ont confirmé que la sécurité numérique est un leurre !
Ne vous inscrivez pas sur une plateforme inutile la mise en œuvre est KO ! Et lorsque la DGFiP vous adressera la mise en demeure vous donnant un délai de 3 mois pour vous inscrire, je vous ai préparé un beau cadeau pour lui répondre et les renvoyer toutes et tous à leurs études à l’Ena et Science Po ! 🤣🤣🤣
Mon tarif actuel en consulting, c’est 6000 $/jour.
Pour sauver la France, je suis prêt à bosser gratuitement pendant 1 à 2 mois pour restaurer la confiance des citoyens envers l’État.
Projet :
- transparence totale / live sur toutes les dépenses des fonctionnaires
- création d’un système informatique qui rend la corruption visible instantanément (on peut même faire un bot qui poste sur X en live)
- transparence des appels d’offres et de la façon dont l’argent est dépensé sur tous les sujets
C’est le vrai enjeu. Et les gens vont le réaliser seulement dans 15 ans quand les dégâts seront majeurs.
L’enjeu n’est pas de « réduire la population ».
Les projections actuelles à 30 ans sont déjà catastrophiques. Les effets de la dénatalité ne sont pas linéaires. Les personnes manquantes à une génération manqueront doublement à la suivante et ainsi de suite. Ce sont des exponentielles. Comme les intérêts composés.
Depuis les années 70, le futur a été volé.
On devait avoir des voitures volantes.
De l’énergie abondante.
Des bonds vertigineux en physique, en biologie, en matériaux.
Une civilisation qui multiplie.
On a eu autre chose.
Des ministères de la rareté.
De la décroissance présentée comme vertu.
De la frugalité obligatoire.
De la culpabilité permanente.
J’ai toujours senti que quelque chose clochait.
Parce que l’histoire humaine n’a jamais été celle de la pénurie volontaire.
C’est celle de la puissance. De la construction. De la multiplication.
Ce qui s’est passé est simple.
Les communistes ont perdu la bataille économique.
Ils ont gagné la bataille culturelle et institutionnelle.
Ils n’ont plus besoin de prendre les usines.
Ils ont pris les autorisations.
Les normes.
Les universités.
Les esprits.
Ils ont transformé chaque problème d’ingénierie en drame moral.
Chaque ambition en péché.
Chaque abondance en menace.
On te vend la soif sur une planète d’océans.
On te vend la pénurie sur une planète d’abondance.
Le même logiciel partout.
Résultat : les systèmes sont capturés.
L’État est orchestré par des gens structurellement incapables d’innover.
Pas parce qu’ils sont mauvais.
Parce que le logiciel qu’ils ont reçu depuis cinquante ans leur apprend à gérer la rareté, pas à la détruire.
Dans un autre contexte, les mêmes cerveaux pourraient créer.
Dans celui-ci, ils bloquent.
Sauf une anomalie.
Elon Musk.
Il a fait le pari fou.
Il a refusé le script.
Il a construit.
Dans un monde qui n’aurait pas été capturé, on en aurait des dizaines comme lui.
Lui a tenu.
Il est devenu l’homme le plus riche du monde en produisant de l’abondance au lieu de la rationner.
Il est un peu comme Moïse.
Il montre la sortie du désert.
La voie où l’on arrête de gouverner la pénurie et où l’on pose les tuyaux.
Où la puissance rend tout possible.
Ce monde est en train de finir.
Quand il tombe, les bonds seront absurdes.
En physique. En biologie. En énergie. En matériaux.
Tout ce qui a été bloqué pendant cinquante ans va exploser.
On ne manque pas de ressources.
On manque de bâtisseurs.
Allez construire.
Suivez ceux qui refusent le script.
Le futur n’a pas disparu.
Il attendait juste qu’on arrête de le voler.
Quand tu entends un journaliste ou un politique dire « on va manquer d’eau », arrête-toi.
Il n’est pas en train de t’informer.
Il est en train de te faire pipi dans le cerveau.
La Terre, c’est 70 % d’eau. Musk l’a dit à Bill Maher en 2023, sans slide ni ministère. Maher : tu ne peux pas la boire. Musk : le dessalement est absurdement cheap. On le fait déjà. There’s plenty of water. This is not an issue.
Un litre d’eau de mer, quelques kilowattheures, de l’eau potable. Israël le vend autour de 40 centimes le mètre cube. Dubaï boit presque exclusivement ça.
La France n’est pas le Sahel.
503 milliards de mètres cubes tombent chaque année. Après évaporation, il reste environ 200 milliards renouvelables. On en consomme une fraction. Un litre sur cinq, pourtant, fuit dans les tuyaux. L’Espagne réutilise ~15 % de ses eaux usées. Nous : moins de 1 %.
Ce n’est pas la planète qui a fermé le robinet.
C’est un réseau pourri, des autorisations lentes, et un calendrier : trop d’eau l’hiver, trop peu l’été. Un problème de pompes, de stockage, de réutilisation. Un problème d’ingénieurs.
Eux en font un drame existentiel.
Parce qu’un drame justifie le tarif moral, l’amende, le ministère, l’intermédiaire. Toi contre ton voisin. L’agriculteur contre la ville. Et au milieu, toujours les mêmes pour rationner.
L’eau douce, ce n’est pas une relique. C’est de l’énergie et du transport. Dès que l’énergie est abondante, l’eau l’est aussi.
Alors la prochaine fois qu’on te sort la soif comme destin, tu as la phrase.
On ne manque pas d’eau. On manque de tuyaux, de puissance, et de gens qui construisent.
Le reste, c’est du pipi dans le cerveau.
🔴🚰 INSOLITE | Selon Le Canard enchaîné, lors d’une visioconférence de crise sur la sécheresse le 12 août, tous les préfets de région étaient en vacances et se sont fait représenter.
Pendant ce temps, plus de 40 000 personnes étaient déjà privées d’eau potable et 2 millions étaient menacées.
(Le Canard enchaîné)
Tremblement de terre ! ⤵️
L’ex numéro 2 de Fauci, le Dr David Morens, vient de plaider COUPABLE devant un tribunal fédéral sur le covid !
Coupable de « conspiration » et de « dissimulation de documents » !
Le 12 novembre il sera condamné.
Fauci, lui, sent le vent du boulet passer de plus en plus près.
Et les covidistes français doivent être entendus au plus vite !
(cf : https://t.co/lYe0JjeBsh)
Loi Résilience / NIS2 : "Les Français, qui ne sont pas toujours au courant, seront furieux quand ils comprendront que leur sécurité physique peut être mise en otage par le non-vote d'une loi. Si la loi n'est pas inscrite au calendrier de rentrée, alors la ministre devrait en assumer les conséquences."
C’est quand même dingue.
Le ministre a dit qu’il avait adopté une posture politique dans l’affaire des feux de forêt, il s’est fait choper et vous, vous relatez « la colère du gouvernement. »
Mais c’est quoi, votre job, au juste ?
La démocratie française a désormais atteint le stade : « Si un candidat qui leur déplaît est élu, les immigrés mettront le pays à feu et à sang donc il faut élire un candidat qui convienne aux immigrés ».
Donc en pratique les immigrés sont des super-citoyens qui disposent d’un droit de veto sur le résultat des élections.
Magnifique progrès institutionnel des Valeurs de la République.
🇫🇷 Piqûre de rappel : Avec nos amis
@andrebercoff et @alainhoupert sur @SudRadio :
Le sénateur Alain Houpert affirmait que le gouvernement Macroniste aurait troqué 4 milliards de mètres cubes d’eau par an contre des hydrocarbures, soit l’équivalent de la consommation annuelle française, échangeant ainsi des ressources naturelles contre des ressources vitales.
Une affaire gravissime, symbole de la tiers-mondisation de la France, réduite à vendre ses matières premières pour survivre, signe d’un véritable effondrement.
🚨 Le hacker de la DGFiP répond à Bercy. Alors que la DGFiP affirme que les espaces des usagers n’ont pas été compromis, il partage des captures montrant l’accès à des échanges fiscaux privés et revendique 6 366 056 demandes accessibles.
A letter to the West,
Greetings,
Stop confusing cowardice with tolerance. What you see as illegal immigrants is a pre-planned invasion of your country without tanks or soldiers. There are countries that have recently poured billions of pounds into Muslim Brotherhood terrorists who became activists and citizens in your countries, and their job is to defend every criminal, be the lawyer of every rapist, and make sure all those who are illegal become legal and become the next governor or MP, and later, prime minister. This is a long-term plan.
They use democracy as an Uber to power then complain about the destination.
Look around you. They now protest against you and your Western civilization. They call you Islamophobic if you dare to mention Muslim Brotherhood terrorists, such as Hamas terrorists, or Sudan's Muslim Brotherhood-led army, which killed over 2 million Christians and 500,000 African Muslim children and women.
They will control your democracy through dictatorial rules.
They discovered your greatest weakness: your tolerance can be weaponized against you.
They use your freedom of speech to defend Muslim Brotherhood terrorists.
They use your courts to protect Hamas and Iran's networks.
They use accusations of “Islamophobia” to intimidate critics.
They use democracy as a ladder to power, then attack the very values that built that ladder.
Yesterday, Muslim Brotherhood ideology demanded a platform. Today, it demands political influence. Tomorrow, it will demand that you remain silent.
Stop confusing cowardice with tolerance.
Investigate the Muslim Brotherhood. Ban terrorist organizations. Prosecute criminal financing. Deport non-citizens who lawfully qualify for deportation because of serious crimes or terrorism and never allow extremists to turn citizenship into a weapon against the country that welcomed them.
Your children should not inherit a country too frightened to defend its own laws, freedoms, and civilization.
Democracy is not a suicide pact. Tolerance is not surrender. Freedom does not require giving extremists the tools to destroy freedom.
Wake up. Defend your country. Defend your children. Defend your civilization before those who despise it become powerful enough to dictate its future.
Regards,
God bless your beautiful civilization and protect it from extremism, terrorism, and backwardness.
Monsieur le Premier ministre @SebLecornu,
Vous disiez que vous alliez travailler tout l’été. Où êtes-vous ? Votre gouvernement nous réclame nos revenus au centime près, connaît notre loyer, nos enfants, nos comptes. Il n’est pas capable de protéger tout cela.
En janvier, le fichier bancaire FICOBA était pillé. Au moins 1,2 million de comptes exposés, consultés durant des semaines grâce aux identifiants de connexion d’un de vos fonctionnaires.
En juin, c’était au tour de la Direction générale des Finances publiques. Bercy ne l’a reconnu que le 13 août. Près de 680 000 personnes concernées. Le fichier serait déjà en vente sur internet pour quelques milliers d’euros.
Une troisième fuite est aujourd’hui revendiquée. Selon French Breaches, elle porterait sur plus de 2 millions de propriétaires : noms, dates de naissance, adresses, identifiants fonciers, parcelles cadastrales, patrimoine détenu. Le pirate affirme avoir encore accès au système. Il précise même avoir cessé l’extraction de lui-même, la trouvant trop lente. Ce n’est donc pas l’État qui l’a arrêté.
Comprenons bien ce que cela signifie. Un cambrioleur dispose désormais de la liste des propriétaires, de leurs adresses, de leurs parcelles et de la valeur de leurs biens, c’est-à-dire d’un catalogue trié par patrimoine. Un escroc, lui, tient de quoi appeler une personne âgée en connaissant son nom, sa date de naissance, son adresse et le détail de ses comptes, et se faire passer pour son banquier avec une crédibilité parfaite. L’État ne s’est pas contenté de perdre nos données : il a armé ceux qui vont s’en servir contre nous.
Trois attaques en six mois, sur les fichiers les plus sensibles que la République détient sur les Français. Au nom de tous les contribuables, je vous pose trois questions.
La première : cette troisième fuite est-elle avérée ? Les contribuables ont le droit de savoir si leur patrimoine est aujourd’hui à vendre sur internet, et vous seul pouvez le leur confirmer.
La deuxième : pourquoi nous avoir laissés dans l’ignorance ? L’intrusion remonte à fin juin. Elle n’a été rendue publique qu’à la mi-août. Pendant six semaines, des centaines de milliers de familles ignoraient qu’elles étaient exposées, quand chaque jour compte pour se protéger.
La troisième : qu’avez-vous corrigé ? Les deux premières intrusions ont emprunté le même chemin, l’usurpation des identifiants d’un agent. La même porte, deux fois, à six mois d’intervalle. Et le pirate affirme aujourd’hui y avoir encore accès. Les contribuables financent une agence nationale de cybersécurité et une administration numérique. Ils paient pour un bouclier. Ils sont en droit de savoir pourquoi ils reçoivent les coups.
Vous êtes à la tête d’une machine qui sait tout de nous et qui ne sait pas se protéger. Et c’est vous, aujourd’hui, qui voulez faire voter une loi imposant à chaque Français de déposer sa pièce d’identité pour accéder aux réseaux sociaux. Relier le nom de chacun à ses opinions, à ses lectures, à ses colères, et confier ce fichier à l’administration qui vient de laisser filer nos comptes bancaires et notre patrimoine. Ce sera sans nous et contre nous.
Sarah Knafo