Oui.
J’ai envie de sourire.
Pas un grand sourire.
Juste celui qui revient doucement, quand on se laisse un peu porter.
J’ai envie d’être prise dans des bras.
Pas pour qu’on me répare.
Juste pour qu’on me tienne.
Pour sentir une main dans le dos, un souffle contre la tempe, le silence qui devient moins lourd.
J’ai envie de caresses lentes.
Celles qui ne demandent rien.
Qui passent sur les cheveux, sur la nuque, sur les épaules fatiguées.
Qui disent simplement : tu peux te reposer un peu.
Parce que les soucis sont encore là.
La fatigue aussi.
Et parfois la vie laisse des traces.
Mais j’ai encore envie de ça :
d’une présence douce,
d’un rire qui se partage sans raison,
d’une tendresse qui ne force pas.
Et dans ce moment-là,
même un petit sourire peut revenir.
Pas forcé.
Juste parce qu’on m’a touchée avec douceur.
Mercredi lumière douce…
Je me retourne un peu, juste assez pour que le miroir me rende ce que le soleil du matin caresse. La courbe de mon dos qui descend lentement jusqu’au creux de mes reins, et mes fesses qui s’offrent à la lumière, tièdes sous sa chaleur, le grain de la peau qui se révèle au moindre mouvement. Mes doigts glissent presque d’eux-mêmes le long de cette courbe, frôlant la douceur de la peau, sentant sa chaleur, sa légèreté, cette tendresse qui cède sous la paume. Un léger frisson court le long de ma colonne, l’air frais de la chambre contraste avec cette douceur brûlante là où les rayons se posent et où le toucher s’attarde. Rien d’autre que ça : la peau qui frissonne sous le regard et sous les doigts, le silence de la chambre, et cette sensation intime d’être là, dans mon corps, les fesses légèrement offertes, sans rien devoir à personne.
À vous, mes amours, un très bon mercredi fesses.
Désolée d’être un peu absente ces derniers temps et de ne pas répondre à tous vos messages… je suis fatiguée, un peu malade, et quelques soucis en famille m’ont un peu éloignée. Mais je pense à vous. Prenez soin de vous, soyez doux avec vous-mêmes.
Belle journée.
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Ce matin, petit face-à-face (ou plutôt dos-à-face) avec le miroir.
Cheveux en bataille, dos offert à la lumière blanche, peau encore un peu froissée de la nuit… Le seul rendez-vous de la journée qui ne risque pas d’envoyer un message du type « désolé, je ne pourrai pas venir, j’ai une migraine terrible / un lumbago soudain / un virus mystérieux qui ne touche que les mardis ». Au moins, le miroir ne ment pas et ne joue pas la comédie.
Bon mardi miroir à vous, mes followers adorés.
Une nouvelle journée démarre, déjà bien remplie : rendez-vous, dossiers, téléphone qui n’arrête pas de sonner et mails qui s’accumulent comme si on les avait invités. Un peu fatiguée, mais présente. Parce que pendant que certains, à court de congés, ont développé un talent remarquable pour les maladies bien souvent imaginaires (très sélectives, jamais le vendredi, toujours le lundi ou le mardi, et miraculeusement guéries dès que le week-end approche), le travail, lui, n’a pas reçu le mémo. Il continue, s’empile gentiment sur le bureau, et quelqu’un doit bien le faire avancer. Alors on comble les absences, on rattrape le retard des autres, on répond, on avance… pendant que certains récupèrent tranquillement sur le canapé. Le cynisme veut que plus on est là, plus on se retrouve à porter ce que les absents ont laissé derrière eux.
Bonne journée à tous. Que votre reflet soit plus fiable que certains agendas, et que le mardi vous épargne au moins une migraine diplomatique bien placée.
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Le soleil d’octobre posait sur les vitres une lumière pâle et oblique. Dehors, l’air gardait cette fraîcheur claire des jours qui ne se décident pas encore à l’hiver ; à l’intérieur, la maison retenait une tiédeur plus ancienne, faite de bois, de silence et de la proximité de deux corps qui n’avaient rien prévu d’autre que de se laisser dériver.
Elle s’était approchée sans bruit. Le peignoir, mal fermé, laissait entrevoir la ligne de sa clavicule et le début de sa gorge. Il avait levé la main, non pour la retenir, mais pour effleurer du bout des doigts la peau juste sous l’oreille, là où le pouls battait encore lentement. Elle avait fermé les yeux. Le geste s’était prolongé, descendu le long du cou, avait contourné l’épaule, puis glissé sous le tissu jusqu’à trouver la chaleur plus franche du sein. Un souffle, à peine audible, lui avait échappé.
Ils étaient restés debout un moment, front contre front, comme s’ils mesuraient encore la distance qui les séparait de la hâte. Puis elle avait dénoué la ceinture de son peignoir à lui, et le sien avait suivi. Les étoffes étaient tombées avec la même lenteur que la lumière changeait sur le parquet. Elle avait guidé ses mains vers le bas de son ventre, puis plus loin, là où le désir s’était déjà installé, discret et humide. Ses doigts l’avaient explorée sans précipitation, et elle avait répondu par de petits mouvements du bassin, presque involontaires, comme si le plaisir cherchait déjà sa forme.
Ils avaient gagné le canapé. Elle s’était assise à califourchon, l’avait accueilli en elle par degrés, avec cette patience que seuls les dimanches autorisent vraiment. Chaque mouvement était mesuré, presque retenu ; leurs peaux se parlaient à voix basse. Il tenait ses hanches, non pour les diriger, mais pour en suivre le rythme, pour sentir sous ses paumes le moment où le désir, de simple chaleur, devenait quelque chose de plus dense. Elle avait penché le visage, bouche entrouverte contre la sienne, sans vraiment l’embrasser, juste pour partager le même souffle.
Le plaisir était monté comme une marée qui n’a pas encore décidé de se briser. Quand elle avait joui, ce n’avait été qu’un long frémissement intérieur, un serrement autour de lui, suivi d’un soupir qu’elle avait tenté de retenir et qui s’était quand même échappé. Il l’avait suivie peu après, le front contre son épaule, les mains ouvertes sur son dos, comme s’il voulait encore prolonger l’instant où leurs corps cessaient d’être deux.
Dehors, le soleil continuait de glisser entre les branches. À l’intérieur, ils étaient restés enlacés, le peignoir d’elle enroulé autour d’eux comme une couverture trop légère, tandis que la fraîcheur d’octobre attendait, patiente, derrière les vitres.