Un capitaine ne se définit pas seulement par ce qu'il fait sur le terrain, mais par ce qu'il accepte de faire quand personne ne l'y oblige.
Aucune tâche n'est en dessous de lui. Si la star ou le capitaine s'en charge, personne ne peut se dire que c'est un truc pour les jeunes ou le staff.
Son autorité vient du respect et non du statut, ce qui la rend plus solide.
Et puis enfin ce geste c’est aussi une question de crédibilité : quand il exigera un effort ou une remise en question en match, il aura déjà montré qu'il s'applique les mêmes exigences au quotidien et ça changé énormément de chose.
Le brassard ne fait pas le leader. Dans une étude sur 398 joueurs et coaches, les attentes portaient surtout sur les qualités motivationnelles et sociales, alors que la sélection des capitaines repose souvent sur l'expérience ou le niveau technique. D'autres travaux montrent que la seule caractéristique sur laquelle les capitaines devancent les leaders informels, c'est l'ancienneté. Ce qui compte, c'est donc le comportement quotidien, pas le statut. C'est exactement ce que Raphinha montre avec ce geste.
(Cotterill & Fransen (2016), sur le leadership des athlètes)