La comparaison ne tient pas. Daech revendiquait explicitement agir au nom de l’islam et justifiait ses crimes par sa conception de cette religion. Israël est un État juif au sens national et historique, avec des institutions démocratiques ; la politique de son gouvernement n’est pas menée au nom du judaïsme ni au nom des Juifs de France. Un Français juif n’a donc pas davantage à se désolidariser des décisions du gouvernement israélien qu’un Français d’une autre origine n’a à répondre des actes d’un État étranger. Faire ce rapprochement, c’est justement confondre Juifs, judaïsme et gouvernement israélien.
La comparaison ne tient pas. Daech revendiquait explicitement agir au nom de l’islam et justifiait ses crimes par sa conception de cette religion. Israël est un État juif au sens national et historique, avec des institutions démocratiques ; la politique de son gouvernement n’est pas menée au nom du judaïsme ni au nom des Juifs de France. Un Français juif n’a donc pas davantage à se désolidariser des décisions du gouvernement israélien qu’un Français d’une autre origine n’a à répondre des actes d’un État étranger. Faire ce rapprochement, c’est justement confondre Juifs, judaïsme et gouvernement israélien.
La comparaison ne tient pas. Daech revendiquait explicitement agir au nom de l’islam et justifiait ses crimes par sa conception de cette religion. Israël est un État juif au sens national et historique, avec des institutions démocratiques ; la politique de son gouvernement n’est pas menée au nom du judaïsme ni au nom des Juifs de France. Un Français juif n’a donc pas davantage à se désolidariser des décisions du gouvernement israélien qu’un Français d’une autre origine n’a à répondre des actes d’un État étranger. Faire ce rapprochement, c’est justement confondre Juifs, judaïsme et gouvernement israélien.
La comparaison ne tient pas. Daech revendiquait explicitement agir au nom de l’islam et justifiait ses crimes par sa conception de cette religion. Israël est un État juif au sens national et historique, avec des institutions démocratiques ; la politique de son gouvernement n’est pas menée au nom du judaïsme ni au nom des Juifs de France. Un Français juif n’a donc pas davantage à se désolidariser des décisions du gouvernement israélien qu’un Français d’une autre origine n’a à répondre des actes d’un État étranger. Faire ce rapprochement, c’est justement confondre Juifs, judaïsme et gouvernement israélien.
La comparaison ne tient pas. Daech revendiquait explicitement agir au nom de l’islam et justifiait ses crimes par sa conception de cette religion. Israël est un État juif au sens national et historique, avec des institutions démocratiques ; la politique de son gouvernement n’est pas menée au nom du judaïsme ni au nom des Juifs de France. Un Français juif n’a donc pas davantage à se désolidariser des décisions du gouvernement israélien qu’un Français d’une autre origine n’a à répondre des actes d’un État étranger. Faire ce rapprochement, c’est justement confondre Juifs, judaïsme et gouvernement israélien.
2/2
Aucun double standard.
Alors pourquoi ne pas commencer par appliquer ce principe à votre propre manière de parler des différents acteurs de ce conflit ?
Critiquez Israël quand vous considérez qu’Israël doit être critiqué. Mais soyez précis. Donnez tout le contexte.
Et surtout, mettez la même énergie à rappeler publiquement les responsabilités de ceux qui entourent Israël que vous en mettez à dénoncer celles d’Israël.
Parce qu’à force d’utiliser avec Israël les mots « honte », « trahison », « scandaleux », « disproportionné », tout en réservant beaucoup plus volontiers à d’autres les mots « partenaire », « courage », « hommage » et « soutien », il ne faut pas ensuite s’étonner que certains voient dans votre discours exactement ce que vous prétendez dénoncer : un double standard.
Et c’est précisément parce que cela vient de la France que cela me choque.
Pas d’un ennemi déclaré d’Israël.
Pas d’un régime qui finance ou soutient depuis des années des mouvements hostiles à Israël.
De la France.
Un pays qui se présente comme un allié d’Israël.
Un allié n’est pas là pour approuver tout ce que vous faites. Mais on est quand même en droit d’attendre de lui qu’il comprenne ce que vous affrontez, qu’il ne réécrive pas la réalité et qu’il ne vous réserve pas systématiquement ses mots les plus durs.
Hier, Monsieur Macron, vous avez demandé au monde de ne plus pratiquer le double standard.
Commencez par vous appliquer cette exigence à vous-même.
Voilà ce que j’aurais envie de répondre au président de la République.
Monsieur Macron,
Hier à l’ONU, vous avez encore beaucoup parlé d’Israël. Et encore une fois, quand il s’agit d’Israël, les mots sont particulièrement durs.
Vous avez parlé d’une « paix prétendue », d’un « spectacle qui nous fait honte à tous », d’une « erreur funeste ». Vous avez même affirmé que « le Hamas n’a jamais sévi en Cisjordanie ».
Cette dernière phrase est assez sidérante.
Le Hamas est présent en Cisjordanie depuis des années. Ses cellules y ont organisé et revendiqué des attentats. Votre propre diplomatie a ensuite dû expliquer que vous vouliez dire que le Hamas ne gouvernait pas la Cisjordanie.
Ce qui n’est évidemment pas du tout la même chose.
Mais au fond, cette phrase s’inscrit dans quelque chose qui me dérange depuis longtemps dans votre façon de parler de ce conflit.
C’est le ton.
Parce que lorsqu’on reprend vos déclarations depuis le 7 octobre, la différence est assez frappante.
Quand vous parlez du gouvernement israélien, vous avez utilisé les expressions « langage odieux », « totalement disproportionnée », « actions scandaleuses ». Vous avez menacé Israël de « mesures concrètes » et de sanctions.
En juin 2025, vous êtes même allé jusqu’à parler d’une « trahison de ce qu’est l’histoire même et l’identité d’Israël ».
Et hier encore : honte, paix prétendue, erreur funeste.
Maintenant, comparons simplement avec la manière dont vous parlez aux autres.
Quand vous recevez Mahmoud Abbas, il devient un « partenaire pour la paix ». Vous lui « rendez hommage », vous « saluez » ses engagements, vous l’encouragez dans ses réformes et vous lui dites : « Vous pouvez, Monsieur le Président, compter sur la France. »
Quand vous recevez le Premier ministre libanais, vous saluez son « approche courageuse », les « décisions historiques » de son gouvernement et son « action, de chaque jour, courageuse ».
Et là encore : « Vous pourrez compter sur le soutien de la France. »
Je sais parfaitement que la France condamne le Hamas et demande son désarmement. Je sais également que vous demandez le désarmement du Hezbollah et des réformes à l’Autorité palestinienne.
Ce n’est pas la question.
La question est de savoir pourquoi le ton change autant.
Avec Israël : scandaleux, odieux, disproportionné, trahison, honte, sanctions.
Avec l’Autorité palestinienne ou le gouvernement libanais : partenaire, hommage, courage, encouragement, soutien.
À un moment donné, cette différence devient difficile à ne pas remarquer.
Israël est une démocratie et son gouvernement peut évidemment être critiqué. Je ne demande certainement pas à la France d’approuver tout ce que fait Israël.
Mais pourquoi cette sévérité permanente semble-t-elle si souvent réservée à Israël ?
Pourquoi faut-il constamment expliquer à Israël ce qu’il doit faire pour assurer sa propre sécurité, alors que le contexte qui l’a conduit à cette situation passe beaucoup plus rapidement au second plan ?
Le 7 octobre 2023 a eu lieu.
Des hommes ont franchi la frontière israélienne, massacré des civils et emmené des otages à Gaza. Le Hamas reste une organisation terroriste pour la France et l’Union européenne.
Le Hezbollah a ouvert un front contre Israël après le 7 octobre et vous reconnaissez vous-même qu’il a entraîné le Liban dans la guerre.
Le Hamas est implanté en Cisjordanie, contrairement à ce que votre phrase d’hier laissait entendre.
Et il faudrait malgré tout écouter encore et encore Israël recevoir publiquement la leçon ?
Ce qui me dérange peut-être le plus, c’est que dans ce même discours, vous avez dénoncé « la tentation permanente du double standard » et déclaré :
« Aucun double standard, une vie égale une vie. »
Justement.
Je mettrais plutôt :
« Dire la vérité » ? Laquelle ? Celle où Macron affirme que le Hamas n’a « jamais sévi en Cisjordanie », au point que sa propre diplomatie a dû ensuite préciser qu’il voulait dire qu’il n’y gouvernait pas ? Ou celle où Israël reçoit systématiquement les mots « honte », « scandaleux », « disproportionné », « trahison », pendant que d’autres acteurs de la région ont droit aux « hommages », au « courage » et au « soutien » ? L’audace, ce n’est pas de répéter un récit à sens unique. C’est d’appliquer à tous le fameux « aucun double standard » qu’il invoque lui-même.
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Aucun double standard.
Alors pourquoi ne pas commencer par appliquer ce principe à votre propre manière de parler des différents acteurs de ce conflit ?
Critiquez Israël quand vous considérez qu’Israël doit être critiqué. Mais soyez précis. Donnez tout le contexte.
Et surtout, mettez la même énergie à rappeler publiquement les responsabilités de ceux qui entourent Israël que vous en mettez à dénoncer celles d’Israël.
Parce qu’à force d’utiliser avec Israël les mots « honte », « trahison », « scandaleux », « disproportionné », tout en réservant beaucoup plus volontiers à d’autres les mots « partenaire », « courage », « hommage » et « soutien », il ne faut pas ensuite s’étonner que certains voient dans votre discours exactement ce que vous prétendez dénoncer : un double standard.
Et c’est précisément parce que cela vient de la France que
Voilà ce que j’aurais envie de répondre au président de la République.
Monsieur Macron,
Hier à l’ONU, vous avez encore beaucoup parlé d’Israël. Et encore une fois, quand il s’agit d’Israël, les mots sont particulièrement durs.
Vous avez parlé d’une « paix prétendue », d’un « spectacle qui nous fait honte à tous », d’une « erreur funeste ». Vous avez même affirmé que « le Hamas n’a jamais sévi en Cisjordanie ».
Cette dernière phrase est assez sidérante.
Le Hamas est présent en Cisjordanie depuis des années. Ses cellules y ont organisé et revendiqué des attentats. Votre propre diplomatie a ensuite dû expliquer que vous vouliez dire que le Hamas ne gouvernait pas la Cisjordanie.
Ce qui n’est évidemment pas du tout la même chose.
Mais au fond, cette phrase s’inscrit dans quelque chose qui me dérange depuis longtemps dans votre façon de parler de ce conflit.
C’est le ton.
Parce que lorsqu’on reprend vos déclarations depuis le 7 octobre, la différence est assez frappante.
Quand vous parlez du gouvernement israélien, vous avez utilisé les expressions « langage odieux », « totalement disproportionnée », « actions scandaleuses ». Vous avez menacé Israël de « mesures concrètes » et de sanctions.
En juin 2025, vous êtes même allé jusqu’à parler d’une « trahison de ce qu’est l’histoire même et l’identité d’Israël ».
Et hier encore : honte, paix prétendue, erreur funeste.
Maintenant, comparons simplement avec la manière dont vous parlez aux autres.
Quand vous recevez Mahmoud Abbas, il devient un « partenaire pour la paix ». Vous lui « rendez hommage », vous « saluez » ses engagements, vous l’encouragez dans ses réformes et vous lui dites : « Vous pouvez, Monsieur le Président, compter sur la France. »
Quand vous recevez le Premier ministre libanais, vous saluez son « approche courageuse », les « décisions historiques » de son gouvernement et son « action, de chaque jour, courageuse ».
Et là encore : « Vous pourrez compter sur le soutien de la France. »
Je sais parfaitement que la France condamne le Hamas et demande son désarmement. Je sais également que vous demandez le désarmement du Hezbollah et des réformes à l’Autorité palestinienne.
Ce n’est pas la question.
La question est de savoir pourquoi le ton change autant.
Avec Israël : scandaleux, odieux, disproportionné, trahison, honte, sanctions.
Avec l’Autorité palestinienne ou le gouvernement libanais : partenaire, hommage, courage, encouragement, soutien.
À un moment donné, cette différence devient difficile à ne pas remarquer.
Israël est une démocratie et son gouvernement peut évidemment être critiqué. Je ne demande certainement pas à la France d’approuver tout ce que fait Israël.
Mais pourquoi cette sévérité permanente semble-t-elle si souvent réservée à Isra��l ?
Pourquoi faut-il constamment expliquer à Israël ce qu’il doit faire pour assurer sa propre sécurité, alors que le contexte qui l’a conduit à cette situation passe beaucoup plus rapidement au second plan ?
Le 7 octobre 2023 a eu lieu.
Des hommes ont franchi la frontière israélienne, massacré des civils et emmené des otages à Gaza. Le Hamas reste une organisation terroriste pour la France et l’Union européenne.
Le Hezbollah a ouvert un front contre Israël après le 7 octobre et vous reconnaissez vous-même qu’il a entraîné le Liban dans la guerre.
Le Hamas est implanté en Cisjordanie, contrairement à ce que votre phrase d’hier laissait entendre.
Et il faudrait malgré tout écouter encore et encore Israël recevoir publiquement la leçon ?
Ce qui me dérange peut-être le plus, c’est que dans ce même discours, vous avez dénoncé « la tentation permanente du double standard » et déclaré :
« Aucun double standard, une vie égale une vie. »
Justement.