Lamine Yamal : Je suis grandi avec le football quand on regardait les matchs en entier, de la minute zéro jusqu’à la minute 90.
Je n’entrais pas dans une appli pour voir le nombre de buts ou de passes décisives qu’avait réussies chaque joueur.
À cette époque, tout le monde profitait du football. Tu regardais un joueur derrière l’attaquant, peut-être qu’il ne marquait pas 20 buts, mais il était tellement amusant, comme Özil par exemple, et j’étais vraiment fan de lui.
Je pense que la génération actuelle entre dans le match en regardant une appli et en se disant : Lamine a marqué deux buts ou fait deux passes décisives, donc il a fait un super match.
Mais dans beaucoup de matchs, j’ai eu l’impression d’avoir fait un super match même si je n’ai pas marqué, et pourtant je rentre me coucher super heureux, parce que je sais que le football, ce n’est pas seulement celui qui marque le but, c’est toute l’attaque depuis que ça part du gardien.
Parfois, je rentre à la maison énervé, et ma mère me demande toujours : Tu es fâché parce que tu n’as pas marqué ?
Et je lui dis : Je ne rentrerai jamais à la maison fâché juste parce que je n’ai pas marqué un but. Marquer un but, c’est juste une stat. Je m’énerve si je n’ai pas touché le ballon, et si je n’ai pas pu profiter du jeu. C’est ça qui me met le plus en colère.
Raphinha : « Je veux aider Lamine, Adeyemi et Gordon... Je sais que les attaquants ont besoin de buts. »
« J'essaierai de tout faire pour qu'ils marquent. Nous sommes une famille et les membres d'une famille doivent prendre soin les uns des autres. »