Je suis un fou de littérature. Et je l’assume: je lis Balzac, Flaubert, Grossman, Roth, Houellebecq, Vargas Llosa, Olga Tokarczuk ou Le Carré.
Et parfois je partage spontanément ce que je lis ou vois au cinéma. Bien sûr que Morand était un salaud et un collabo. Personne ne l’ignore. Pauline Dreyfus a consacré deux livres passionnants au sujet de son parcours.
Mais refusez vous de lire le Voyage ou Guerre de Céline ? Refusez vous de toucher à l’Homme Pressé ? Ou de lire les auteurs compromis avec le stalinisme ? C’est votre choix mais il est bien triste.
J’ai la faiblesse de penser qu’on peut à la fois aimer Annie Ernaux et les Hussards. Je vous laisse à vos autodafés.
C est le contrat Patroller qui date de 2016. Safran avait gagné pour de multiples raisons, mais notamment pour sa capacité à livrer rapidement un produit normalement deverminé. Mais comme de grosses clauses avaient été ajoutées, sur la certification, les problèmes ont commencé
Je me souviens de la première phrase. Cette chambre de Saint-Pétersbourg, étroite comme un cercueil, la chaleur suffocante de juillet, et cet homme, Raskolnikov, qui descend dans la rue avec, déjà, quelque chose de décidé dans le regard. Dostoïevski n'installe pas confortablement son lecteur. Il commence dans une conscience en ébullition, et cette conscience va devenir votre prison pour les cinq cents pages qui suivent. Vous n'en sortirez pas indemne.
Tout le génie du roman tient dans ce paradoxe fondateur : l'acte central, le meurtre, a lieu très tôt, au premier tiers du livre. Ce n'est pas un roman policier dont on attendrait le dénouement. Ce que Dostoïevski veut explorer, ce n'est pas le crime. C'est ce qui vient après. Ce délitement silencieux, cette fièvre de l'âme qui ne trouve plus de repos, cette façon qu'a la culpabilité de coloniser chaque pensée, chaque regard échangé dans la rue, chaque silence un peu trop long dans une conversation anodine.
Raskolnikov est l'un des personnages les plus dérangeants de toute la littérature mondiale. Et il l'est précisément parce qu'il n'est pas un monstre. Il est brillant, sensible, capable de gestes d'une générosité folle (donner ses derniers kopecks à une famille qu'il ne connaît pas, ressentir une compassion réelle pour les misérables qui l'entourent). Et en même temps, il a construit dans sa tête une théorie glaçante : il existerait deux catégories d'hommes. Les ordinaires, qui doivent obéir aux lois. Et les extraordinaires (Napoléon, César) qui ont le droit de franchir certaines limites si leur génie le justifie. Le meurtre qu'il commet n'est, dans sa logique, qu'une épreuve : est-il de ceux qui tremblent, ou de ceux qui osent ?
Ce qui est terrifiant, c'est que ce raisonnement-là n'est pas absurde. On le comprend. On voit d'où il vient, comment il s'est construit, brique par brique, dans l'isolement et la misère intellectuelle d'un jeune homme trop intelligent et trop seul. Dostoïevski ne nous présente pas une idée monstrueuse en la rendant monstrueuse. Il nous la présente séduisante, cohérente, et c'est ça qui glace le sang. Parce qu'on se retrouve à suivre le fil de ce raisonnement avec une inquiétante facilité.
Puis la hache tombe. Et tout s'effondre.
Ce que Dostoïevski comprend, et que peu d'écrivains avant lui avaient su exprimer avec cette brutalité, c'est que la souffrance morale est une réalité physiologique. Raskolnikov ne souffre pas de remords au sens vague et sentimental du terme. Il souffre dans son corps, dans sa fièvre, dans ses cauchemars, dans son incapacité à manger, à dormir, à regarder les gens en face. Le châtiment du titre n'est pas la Sibérie, elle arrive presque comme une délivrance, à la fin. Le vrai châtiment, c'est ce que Raskolnikov s'inflige lui-même pendant les semaines qui précèdent son aveu. Cette torture intérieure que nul juge ne lui a ordonnée, mais que quelque chose en lui lui impose avec une implacable rigueur. Appelons ça l'âme, faute de mieux.
Dostoïevski était épileptique, criblé de dettes, hanté par ses propres démons. Il avait frôlé le peloton d'exécution à vingt-huit ans, gracié in extremis, au dernier moment, dans ce qui s'avéra être une mise en scène du tsar. Il avait connu le bagne sibérien. Il savait ce que c'est que de vivre dans l'extrême, dans le dénuement, dans la confrontation nue avec soi-même. Et cette expérience-là se sent à chaque page de Crime et Châtiment. Ce n'est pas un écrivain qui imagine la souffrance, c'est un homme qui l'a habitée et qui la restitue avec la précision d'un chirurgien.
Oui finalement, c'est ce que je retiendrai de ce 14 juillet, malgré le sectarisme des petits marquis, l'engrillageage de la presse, le trollisme endiablé des twittos désœuvrés, ce defilé avait de la gueule, tout simplement.
Itw rafraîchissante de @ZelenskyyUa par Didier François : deux atypiques qui se baladent dans Kiev en guerre, et discutent de la suite. Le PR ukr fait sa liste de commissions, loue les produits @SafranElecDef
We are joined by representatives of FP, Thales, HENSOLDT, Diehl Defence, Saab, Kongsberg Defence & Aerospace, Weibel, Leonardo, MBDA, Eurosam, Safran, and Destinus. Everyone is part of what we need to build this system. I’m grateful to the companies for the readiness to cooperate.
Il faut aussi rendre hommage aux agriculteurs qui viennent en soutien des pompiers en mettant à disposition leurs tracteurs et leurs tonnes à eau pour prêter main-forte.
Le hussard Mickaël Gies est mort ce matin à l’entrainement, à Tarbes, en préparant son brevet parachutiste.
Je salue la mémoire de ce soldat exemplaire dont l’engagement témoignait de sa volonté de servir la France.
Au nom de @armeedeTerre , j’exprime ma profonde compassion à sa famille et ses frères d’armes du @1erRHP .
🇫🇷 Safran Electronics & Defense launched its Land OmniGuard counter-drone solution, at Eurosatory 2026. @SAFRAN@SafranElecDef@cogeseurosatory
Land OmniGuard is an integrated solution that leverages Safran's expertise in optronics, resilient navigation, and embedded artificial intelligence. The system integrates VAMPIR NG, PASEO, and GEONYX technologies, along with an embedded AI suite, and delivers passive surveillance and tracking capabilities on the move while ensuring high image quality with its stabilized long-range sensors.
The system, mounted on a land vehicle, allows discreet threat detection; target identification, classification, and tracking; and resilient positioning and navigation.
#Safran #LandOmniGuard #CUAS
🇫🇷 NEW: France Selects New Long Range Rocket Artillery System
France has chosen the Thundart rocket artillery system, developed by MBDA and Safran, as the future backbone of its long range fires capability.
Thundart is expected to strike targets up to 150 km away and is designed to rapidly fire and relocate before enemy forces can respond.
The launcher carries eight guided rockets and is built to engage both stationary and moving targets, even in heavily contested electronic warfare environments.
The system is scheduled to enter service with the French Armed Forces by 2029.
Source: Hartpunkt / Eurosatory 2026