Les revendications sont justifiées. Des classes surchargées, des profs non remplacés, des bâtiments délabrés : ce n’est pas un caprice. On peut bloquer un lycée, gueuler et mettre le gouvernement en difficulté pour ça.
On ne met pas le feu à l’entrée d’un établissement. On n’asperge pas des personnels d’essence. On ne force pas des pompiers à fuir pour incendier leur camion. Ces faits-là ont eu lieu ces derniers jours. Un lycée n’est pas un terrain de guerre, et des adolescents ne sont pas de la chair à canon politique.
Ça ne donne pas non plus un permis de cogner. Un lycéen qui manifeste n’est pas un ennemi. Un uniforme ne donne pas le droit de frapper ou d’humilier un mineur. Les usages disproportionnés de la force, surtout les tirs de LBD, doivent être enquêtés.
Mais ce n’est pas la même chose. Allumer un feu contre un bâtiment, lancer des projectiles ou agresser des adultes, c’est l’acte initial. La réponse policière peut déraper, et quand elle dérape elle doit être sanctionnée. Elle ne devient pas légitime parce qu’elle vient de l’autre camp, pas plus que la violence ne devient acceptable parce qu’on a 16 ans.
J’en ai marre des responsables qui soufflent sur les braises pendant que des adolescents, des professeurs, des pompiers et des policiers se retrouvent au milieu.
Les lycéens ne sont pas des soldats. Les policiers ne sont pas des cibles. Les établissements scolaires ne sont pas des champs de bataille.
La colère, oui. La contestation, oui. Les moyens pour l’école, oui. Mettre des vies en danger, non.
#TBT9
🚨 Thierry Henry 🇫🇷 sur le coup de tête de Zidane : « JE N’EN VEUX NI À ZIZOU 🇫🇷, NI À PERSONNE. ❌
Aucun problème avec ça. Avec Zizou, on gagne ensemble, on perd ensemble.
On a passé énormément de bons moments. »
🎙️ @Rothensenflamme