Journaliste pigiste, anciennement 1er SR au JDD (Canal historique) et redac’ chef @ParisMatch (print, web, édition iPad, vidéo). Photographe occasionnel.
@signifer_a@Paroles_auteurs Non. De Corey Ford, paru en français sous le titre L’Âge des autres. On le trouve dans Tout l’humour du monde, une anthologie par Pierre Daninos, publiée cc 1958.
The average life expectancy of a new Russian recruit—from arrival at a training ground to death in a combat zone—lies somewhere between 10 days and three weeks. Once sent onto the battlefield, they survive an average of 20 to 35 minutes. @peterfrankopan https://t.co/W3UhBerdH0
Je reste résolument, passionnément, pro-européen. Mais aujourd'hui est un triste jour pour l'Union européenne. J'espère qu'elle se réveillera rapidement.
La guerre du changement de régime s’achève par une capitulation américaine ?
Selon notre analyse, aucun des 14 points négociés ne donnerait d’avantage aux États-Unis, neuf favoriseraient parfois largement l’Iran.
Texte intégral dans le @Grand_Continent.
https://t.co/aPQs9qWNLn
Persepolis est avant tout une œuvre occidentale à destination d’un public occidental.
En souligner les biais me paraît parfaitement légitime. Nul paternalisme là-dedans.
En revanche, le harcèlement raciste que subit la militante de PDH est profondément répugnant.
Soutien à elle.
@stertrais La défense d’Étienne Klein relève d’une rhétorique assez classique : c’est pas moi – ce n’était pas vraiment du plagiat – et en plus, j’étais pas tout seul – maintenant, on fait pire avec ChatGPT.
Il était déjà permis d'avoir des doutes sur les prétentions de Gabriel Attal à la présidence de la République. Ce jeune homme semble avoir fait sienne la devise du Parti dans « 1984 » : « L'ignorance, c'est la force ».
L'ordonnance de 1945 a été abrogée. Il y a 5 ans.
Maintenant la justice pénale des mineurs est régie par TRUC DE FOU le code de justice pénale des mineurs ou CJPM.
De rien et à bientôt pour des informations sur la justice à laquelle, D'ÉVIDENCE, vous ne connaissez RIEN.
Le Parti Poutiniste de Gauche (qui se cache sous le nom LFI) partage évidemment les positions internationales du Parti Poutiniste de Droite (qui se cache sous le nom de RN).
S’ils avaient la moindre culture politique et étaient réellement antiracistes et internationalistes, ils verraient que le poutinisme politique est la principale menace à la démocratie en Europe. Mais comme c’est un mouvement aligné sur les seuls désirs de Mélenchon et que ce dernier est une carpette à dictateurs, voilà où on en est…
Voilà, la purge trumpienne de #CBSNews aux mains des milliardaires Ellison est achevé. Scott Pelley, figure iconique du #journalisme d'#investigation, est viré cette nuit pour avoir dénoncé la mise à mort de #60minutes, le magazine de reportages qu'il a si longtemps incarné. 1/
Pour compléter l’article de la @TribuneDimanche sur la manière brutale dont les Allemands d’aujourd’hui découvrent le passé nazi de leurs aïeux grâce à un nouveau moteur de recherche très accessible, écoutez le podcast remarquable d’ @helkohl sur le même sujet. ⤵️
Quelle différence entre un vaisseau de 74 canons et un vaisseau de 80 ?
On pourrait naïvement imaginer qu'ils étaient relativement similaires : six canons de différence, soit trois sur chaque flanc... A priori rien de bien significatif. Voyons ça ! #thread
Le WSJ publie une analyse fascinante sur la guerre contre l’Iran vue depuis Pékin, Moscou et Pyongyang.
Le conflit agit comme un laboratoire militaire en temps réel pour les adversaires des États-Unis.
Oui, Washington démontre une puissance de feu considérable : plus de 13 000 cibles frappées, nouvelles armes utilisées en combat, frappes assistées par IA, drones low-cost Lucas, missiles PrSM, destruction d’infrastructures iraniennes et supériorité aérienne écrasante.
Mais Chine, Russie et Corée du Nord observent surtout les limites américaines.
Le conflit montre la vitesse à laquelle des stocks de Tomahawk, Patriot et THAAD peuvent être consommés dans une guerre de haute intensité. Selon un rapport cité par le WSJ, 4 des 7 catégories majeures de munitions utilisées auraient déjà consommé plus de la moitié des stocks d’avant-guerre.
Autre leçon majeure : des drones relativement bon marché peuvent épuiser ou saturer des systèmes occidentaux extrêmement coûteux. La Russie observe cela très attentivement après l’Ukraine. Pékin y voit des enseignements évidents pour Taïwan.
Le WSJ évoque aussi des radars THAAD touchés par des drones iraniens en Jordanie et aux Emirats, un point qui intéressera énormément Moscou et Pékin.
La Chine étudie également comment des technologies ou composants chinois utilisés par l’Iran ont performé face aux systèmes américains. Une experte parle même d’un “living laboratory”.
Et puis il y a la dimension nucléaire : Pyongyang tire une conclusion simple du sort iranien. Ne jamais abandonner l’arme nucléaire.
Le paradoxe est là : cette guerre démontre à la fois la supériorité militaire américaine… et les vulnérabilités d’une guerre longue face à la saturation, aux drones low-cost et aux contraintes industrielles.
Les grandes puissances prennent des notes. Pour Taïwan. Pour l’Europe. Pour les conflits de demain.https://t.co/nPx2psEw1q
L’Académie royale du Danemark vient de publier un rapport sur les liens complexes entre la recherche et la défense dans un contexte de risque sécuritaire majeur pour l’Europe et d’augmentation des budgets de défense.
Le rapport ne tombe pas dans la naïveté ou la posture morale facile. Il reconnaît que des moments historiques particuliers existent, et que le moment actuel en est un. Face à des menaces réelles, il est normal que la recherche se mette (en partie) au service de la sécurité nationale: la survie d’une ordre politique démocratique peut en dépendre. La proximité avec les forces armées n’est pas qu’un enjeu moral, c’est aussi un enjeu scientifique. Travailler sur les armées a un coût d’entrée élevé en termes de compréhension du fonctionnement de l’institution, et prétendre faire un travail sur ces sujets « à distance » (par exemple en lisant des doctrines pour prétendre reconstruire des représentations et des pratiques) aboutit dans l’immense majorité des cas à des idioties manifestes (qui peuvent néanmoins survivre le peer-review car les évaluateurs sont également incompétents).
Néanmoins, la tension centrale est réelle: comment renforcer la contribution de la recherche à la sécurité nationale sans compromettre les principes fondamentaux de l’université, eux-mêmes indispensables dans une société democratique ?
Le rapport note plusieurs points:
- L’expérience historique danoise montre qu’un modèle fondé sur le pluralisme, l’autonomie des chercheurs et une faible politisation est non seulement possible, mais efficace pour soutenir à la fois la sécurité et la qualité scientifique
- Toutefois, le contexte actuel est plus exigeant : (montée des technologies duales, pressions géopolitiques sur les collaborations internationales, attentes accrues vis-à-vis des universités)
Le rapport note que si l’on veut concilier sécurité nationale et intégrité académique, cela implique des choix très concrets dans la gouvernance de la recherche :
1. Mettre en place des cadres institutionnels clairs.
Cela passe par :
• des règles transparentes de collaboration avec les armées et l’industrie
• des critères explicites de publication, de confidentialité et de valorisation
• des garanties de participation volontaire pour les chercheurs
L’objectif est d’éviter une “zone grise” où les chercheurs naviguent entre exigences scientifiques et contraintes sécuritaires sans cadre clair.
2. Distinguer explicitement recherche ouverte et recherche sensible et
• organiser ces activités dans des structures distinctes
• éviter la contamination des logiques sécuritaires dans l’ensemble du système universitaire
• préserver la circulation internationale des connaissances
3. Protéger le socle de la recherche civile
L’effort en faveur de la défense ne doit pas se faire au détriment du reste.
• maintenir les financements de la recherche fondamentale
• ne pas intégrer les dépenses de défense dans les objectifs de financement de la recherche civile
Car à long terme, la sécurité repose aussi sur un écosystème scientifique large et robuste, pas uniquement sur les technologies militaires.
4. Anticiper les enjeux éthiques et de carrière des chercheurs
• reconnaître que certains chercheurs refuseront de travailler sur des applications militaires (et cela doit rester légitime)
• adapter les critères d’évaluation (publications, mobilité) aux contraintes de la recherche sensible
• intégrer des espaces de réflexion éthique dans les formations (master, doctorat)
Au total, le rapport me semble réaliste et pragmatique dans ses tentatives d’articuler la réalité des menaces, et les libertés académiques.
https://t.co/6HoavoODvp
L'interview de Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, par Léa Salamé pour France 2, est un naufrage.
La journaliste se fait balader pendant une heure.
Le ministre déroule ses mensonges, sans être jamais corrigé.
Le culot, dès le départ, à propos du soutien russe à l'Iran: "Il ne s'agit pas de la défense de l'Iran, qui est notre partenaire stratégique et notre allié. Avant tout, nous avons défendu le droit international."
Le droit international?!
Léa Salamé y revient 11 minutes plus tard: "Ne violez vous pas le droit international en Ukraine?"
Lavrov fait un long laïus de réinterprétation totalement faux de l'histoire et du droit pour justifier la guerre d'invasion russe: "Nous avons reconnu l'indépendance de l'Ukraine de 1991, mais pas celle de l'Ukraine des nazis."
"Je vais abuser de votre temps." Il fait toute la liste des arguments fallacieux russes: Minsk, Odessa, bombardements sur les populations, "régime" néo nazi, lois anti russes inexistantes, etc. etc.
Il n'est jamais interrompu. Aucun de ces points ne sera corrigé, précisé, nuancé.
Il est relancé sur les attaques contre les infrastructures civiles en Ukraine. Il répond qu'il ne partage pas une opinion. Que ce sont les faits.
A 27", il nie la responsabilité russe à Boutcha. Pas de relance.
Ce sont des mensonges.
Les faits ne seront jamais rappelés.
A 29", Léa Salamé affirme timidement, "Monsieur le ministre", que les équipes de France 2 ont vu des victimes civiles. Sans préciser où ni quand. Sans rappeler ce que l'on sait de la responsabilité des Russes à Boutcha. Ou dans une multitude d'autres drames.
Lavrov repart de plus belles sur le mensonge de Boutcha.
Mieux. A 40", Léa Salamé relance Sergueï Lavrov à propos de ses délires sur la volonté des Européens de fournir des armes nucléaires à l'Ukraine.
Elle ne dit pas que c'est faux.
Elle dit: "Ca, je dois vous dire qu'on a jamais entendu parler de cela. Sans doutes avez vous vos informations."
Elle ne lui demande pas ses preuves. Elle ne corrige pas ses mensonges.
Elle confirme que la Russie a peut être des informations que les journalistes n'ont pas.
C'est tellement hallucinant... que c'est Sergueï Lavrov qui nuance en précisant que ce sont des informations des services de renseignement russes que les Européens "nient complètement".
Sergueï Lavrov a tellement intégré que ce n'était pas une discussion que c'est lui, tout du long, qui dicte le tempo. Il parle et remet l'oreillette de la traduction lorsqu'il daigne laisser la journaliste poser une question. Puis il l'enlève. Il ne peut donc pas être interrompu.
Léa Salamé fait la décoration. Toutes les 5 à 10 minutes on la voit hocher la tête, en faisant "ouai, Anchorage", ou "ouai, voila". Elle tente de faire des signes. Ouvre de grands yeux qui clignotent. Elle sourit benoitement en hochant la tête.
Il n'en a rien à carrer.
Il déroule.
Il maîtrise le narratif et impose le cadre de l'entretien.
Source : France 2
https://t.co/wKzymxlfdV
« Jamais au XXe siècle les Etats-Unis ne se sont lancés dans une telle campagne sans avoir positionné des Marines au préalable, au cas où, ce qui est révélateur d’un plan mal pensé, qui change au fur et à mesure des événements. »
Nicolas Aubin, historien militaire, dans L’Opinion
Sylvain Cypel : “Selon Clausewitz,
«la guerre est la continuation de la po-
litique par d’autres moyens». Pour Netanyahu, c’est l’inverse. D’abord on frappe, on s’empare du maximum de terrain. Ensuite, on décide. Si on peut prendre plus, on avance.”
https://t.co/2UUt4LyFHs
“Aujourd’hui, une fois « l’herbe rasée », on pourra s’installer jusqu’au Litani. Si ça échoue, ce sera désagréable, mais on verra quoi faire. Et on reviendra dès qu’on le pourra. L’essentiel est de toujours garder l’initiative. Et d’user de la force, d’abord la force. Dans le passé, Israël a déjà occupé une frange de territoire de taille mouvante au Liban-Sud durant vingt-deux ans, de 1978 à 2000, avant de s’en retirer. Le coût politique était alors jugé trop important pour la population israélienne. Mais l’ambition d’y retourner un jour n’a pas disparu.
L’occasion se présente de nouveau aujourd’hui, et M. Netanyahu sait qu’il dispose d’un soutien indéfectible de la population juive israélienne dès qu’il s’agit de guerre et de sécurité. Selon un sondage de l’Institut israélien pour la démocratie, publié le 9 mars, 93 % des Juifs israéliens soutiennent les attaques de leur pays contre l’Iran. Un chiffre qui est similaire à ceux sortis des sondages sur la guerre menée à Gaza. On voit là combien les Israéliens, comme chaque fois qu’une guerre est engagée, la soutiennent quasi sans faille. On observera aussi, au passage, combien la société israélienne peut être différente dans ses attitudes de l’américaine. Le dernier sondage Reuters indique que seul un quart des Américains (27 % précisément) soutient la guerre contre l’Iran. Ainsi donc, si cette guerre est « un événement sans précédent – la première guerre israélo-américaine conjointe » –, les Israéliens montrent qu’ils ne sont pas forcément « le 51e État des États-Unis », comme on l’entend souvent dire. « Les divergences entre les objectifs de Trump et de Netanyahu sont de plus en plus manifestes », note le Guardian.
Elles l’étaient en réalité depuis le départ. Ce qui explique l’attitude des deux sociétés. L’américaine aurait pu soutenir une intervention ponctuelle et peu coûteuse avec un Trump proclamant rapidement « victory ». Pas un blocage du détroit d’Ormuz et ses conséquences. L’israélienne, elle, est maintenue dans un état qui mêle des phases d’euphorie triomphante à d’autres alimentant les peurs, qui toutes deux amènent au soutien massif à l’ambition du Premier ministre israélien : « changer la face du Moyen-Orient » par le glaive.”