#Kinshasa : l'Autoroute du Fleuve dévoilée.
3,5 km de viaduc, pont de 500m sur la Ndjili, échangeur 3 niveaux à Ndjoku, péages automatisés.
Résultat : Centre-ville > Aéroport Ndjili en 15 MINUTES.
Motema pasi...
Il y a des chansons qu'il faut interdire de remixer. "Chéri, cherche une maison à louer pour moi" du Grand Maître #Franco Lwambo en est une. Je viens d'écouter, avec dépit, la nouvelle version de @fallyipupa01. Et mon âme s'est brisée.
Le chef-d'œuvre original, porté par les voix immortelles de #Nana Akumu et #Baniel Bombo, c'était la symphonie des timbres : le velours rauque de Nana contre la clarté cristalline de Baniel, sur un sebene qui pleure sans jamais couvrir la parole. L'original n'était pas une chanson. C'était une scène de ménage en stéréo, un théâtre conjugal. D'un côté, la section cuivre en polyphonie, avec la guitare solo de Franco qui grogne et argumente. De l'autre, le dialogue déchirant de Nana, suppliante, et Daniel, complice.
Car beaucoup n'ont jamais compris ce que cette femme demandait. Ce n'est pas une maison. C'est une renaissance. Elle dit à son nouveau partenaire : trouve-nous une adresse vierge. Car l'ancienne est souillée. Chaque mur porte l'odeur d'un ancien amour, chaque voisin est un témoin de mes antécédents, chaque couloir est un fantôme qui peut débarquer sans prévenir. Elle ne demande pas quatre murs. Elle demande l'anonymat comme condition de la fidélité. "Lukela ngai adresse ya esika, eko effacer passé ngai. ngai. Changer ngai figure ya sika, sala ndenge mobali asalaka. Longaola ngai epayi nafandaka, fandisa ngai epayi na yo..."
Voilà le génie sociologique de Franco. Il a compris avant nous que chez nous, la femme qui change d'homme doit changer de quartier. Que l'amour kinois n'est jamais une affaire de deux, mais une affaire de parcelle, de quartier, avec ses magistrats de bistrots et ses créanciers d'amour. Tant que l'ex sait où tu habites, ton nouveau couple est en location précaire.C'est pour cela que l'original était indépassable.
On entendait la peur dans le vibrato de Nana. On entendait l'urgence du déménagement. L'orchestre de Franco lui-même était oppressant, comme les regards du quartier. Le sebene final n'était pas une danse, c'était le camion qui déménageait enfin.
Aujourd'hui ? Tout a disparu.
On a ouvert la porte et on a fait entrer les démarcheurs. La litanie interminable des #mabanga." Mabanga ya Maman Colonel... Ya Directeur..."
L'harmonie vocale est devenue un unisson plat. Ce petit tremblement dans la voix de Nana quand elle dit "chéri" est gommé par l'Auto-Tune. Et surtout, ce dialogue sacré entre l'orchestre et les chanteuses, ce call-and-response où la guitare répondait à une plainte, est à jamais absent.On nous sert une version light, aseptisée, take-away. Une voix posée qui demande une maison comme on commande un Uber. Sans angoisse, sans fantômes, sans passé. Ils ont gardé le loyer, mais ils ont chassé l'âme qui voulait déménager.Franco n'a pas composé une chanson à louer. Il a composé une maison. On n'y touche pas.
C'est là que la chanson a été dévaluée, comme jadis le FCFA. On a gardé le même billet, mais on a divisé sa valeur par deux, voire cinq.
Franco avait composé une maison pour deux. On en a fait une parcelle à louer à l'heure. On ne remixe pas un exorcisme. Et on ne met pas de mabanga sur une ordonnance de renaissance.
Ce remix est une provocation comme la nouvelle chanson de "Franc Congolais"
RDC 🇨🇩🚨🚨
Comment @PaulKagame réussit-il encore à recruter des Congolais pour servir ses intérêts ?
Quant à Joseph Kabila, son rôle de subordonné ne fait plus aucun doute : il a simplement rejoint son mentor, celui-là même qui l'a propulsé au pouvoir.
#Quado
Jusqu'en 1960, toute crevaison à Léopoldville conduisait « chez le Blanc » : chez Monsieur #Cohadon. L'indépendance venue, le Blanc s'en va ; la crevaison, elle, demeure. Ceux qui héritent du geste ne détiennent ni l'enseigne, ni les fonds, ni l'immatriculation commerciale. Un seul bien leur échoit : le nom. Ne pouvant s'approprier Cohadon, ils l'indigénisent : Quado.
Le processus relève d'un mécanisme connu de l'anthropologie linguistique : la généricisation, ce glissement par lequel une marque se mue en nom commun: « Bic » désigne le stylo, « Omo » la lessive, « Quado » le vulcanisateur. Mais l'opération dépasse ici la dérive sémantique : elle constitue une expropriation symbolique. Le patronyme colonial a été saisi, corrompu phonétiquement, puis restitué au commun comme appellation d'un métier populaire. Cohadon était un individu propriétaire ; Quado devient une catégorie collective. Le capital colonial a été recyclé par l'économie de la débrouille.
Point capital pour le sociologue : la mémoire urbaine kinoise ne s'inscrit pas dans le marbre, elle s'incarne dans la dénomination des métiers. La colonie n'a légué ni statues ni musées : elle a légué des mots. Que l'ancien du Père Raphaël s'en souvienne encore, deux générations plus tard, atteste que le lexique de la rue opère comme une archive vivante — une mémoire orale sédimentée dans le geste professionnel.
L'informel kinois ne saurait être lu comme un désordre en attente de régularisation : il constitue un ordre alternatif: codifié, ritualisé, relationnel, mémoriel. Le cas Cohadon–Quado se condense en une formule : « Cohadon vendait des pneus neufs à des colons solvables. Quado vend de l'air réparé à des Kinois souvent insolvables. »
Le signifiant a persisté. Le référent, lui, a entièrement muté. Voilà Kinshasa : une métropole qui conserve les noms des Blancs pour y loger l'âme des Noirs, et qui, dans l'orifice d'un pneu, a édifié une parenté professionnelle, un dispositif de crédit, une mémoire citadine et une leçon de sociologie.
Oh Félix TSHISEKEDI est un fainéant
Oh Félix TSHISEKEDI est un paresseux
Oh Félix TSHISEKEDI ne fait que voyager
Maintenant ça c'est quoi ?
Ces jours-ci, je suis tellement fier de Félix TSHISEKEDI. C'est tout ce que nous voulons
La restauration de l'autorité de l'État
😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂
#RDC; le Professeur Honorable Godé Mpoy dit ceci ;
Contrôle technique ( 2 fois par an) et finances publiques en RDC : Évitons l'asphyxie et respectons l'annualité budgétaire
1.Le gouvernement a certes raison d'imposer ce contrôle.
2. Cependant, il faut noter qu'en fiscalité l'impôt a un caractère saisonnier*.
3.Le contrôle ci-avant cité, relevant de la parafiscalité devrait s'aligner sur ce principe(1 fois/an).
4. En France ce contrôle se fait tous les 2 ans, au Sénégal et au Cameroun..c'est une fois l'an sauf pour les poids lourds...Les textes ( universels ) et la pratique donnent tord à cette mesure.
Le président gabonais @oliguinguema a compris qu’il est très important d’éviter les dépenses inutiles et de privilégier une gestion plus rigoureuse et responsable des ressources publiques. Cette approche permet de mieux maîtriser les finances de l’État et de consacrer les moyens disponibles aux priorités qui répondent réellement aux besoins de la population.
🚨 @MartinFayulu , @DellySessanga @kabund_jmkkrock et consorts ont-ils entendu le message ?
Après cette déclaration du président burundais @GeneralNeva , peuvent-ils encore prétendre que la présence du M23 constitue une condition incontournable au dialogue ?
À un moment donné, il faut savoir regarder la réalité en face et tirer les conséquences qui s’imposent. 🇨🇩🇧🇮
Trés intéressante cette étude qui devrait inciter à l'accélération des accords miniers USA-RDC.
Pour le pouvoir américain, il
s'agit d'un signal d’alarme supplémentaire dans sa rivalité stratégique avec la Chine, à la fois sur le plan nucléaire et sur celui des minerais critiques.
Lambert Mende : « Tant que @PaulKagame est au Rwanda, en train de menacer le Congo, @Tshisekedi doit rester au pouvoir à Kinshasa, où est le problème ? Qui peut empêcher le peuple de raisonner comme ça comme les américains l'ont fait pour Roosevelt? »