@FredGaulois@platiniumultra Mon voisin est un ancien militaire, il a les dents détruites suite à plusieurs chocs durant ses années de services… la secu ne lui a pas remboursé ses prothèses… engagez-vous qu’ils disaient…
📨 Les administrations qui ne veulent plus être un service public — « Vous ne pouvez plus nous écrire par email, merci de remplir le formulaire en ligne. » Disons-le d'emblée : c'est scandaleusement légal. L'article L. 112-8 du CRPA garantit un droit à la saisine électronique, mais l'administration peut forcer le passage par un formulaire (CE, 27 nov. 2019, n° 422516). Le droit est respecté dans sa lettre...
C'est son esprit qui est trahi. Menu d'« objets » imposés où votre demande n'entre jamais, nombreuses étapes, aucune pièce jointe possible, captcha sur un site « partiellement conforme », et souvent aucun accusé horodaté — alors que l'article L. 112-11 l'impose. Et quand l'accusé existe, il atteste la date, presque jamais le contenu : la copie de votre demande n'y figure pas. Vous voilà réduit à la capture d'écran pour prouver ce que vous avez écrit. La charge de la preuve repose toujours sur le citoyen.
Ce n'est pas une interdiction : c'est une usure. On ne compte jamais ceux qui renoncent — les démarches qu'on ne voit pas. Un droit dont l'exercice est sciemment rendu coûteux est déjà à moitié confisqué.
Quatre garanties suffiraient :
1️⃣ réversibilité : ouvrir un formulaire n'autorise pas à fermer le courriel ni l'adresse postale, affichés à égalité ;
2️⃣ accusé immédiat, horodaté et accompagné de la copie intégrale de la demande, opposable : sans lui, aucun délai ne court contre le citoyen ;
3️⃣ champ libre et pièces jointes garantis ;
4️⃣ accessibilité (RGAA) comme condition de validité : un formulaire inaccessible n'existe pas en droit.
On juge un pouvoir non aux droits qu'il proclame, mais à la facilité avec laquelle on peut les exercer contre lui. Rendre l'accès simple n'est pas une faveur faite aux administrés : c'est la condition d'une administration au service de ses administrés, le sens du terme "service public" qui s'est perdu.
Les politiques nous promettent toujours plus de "simplification" sans que jamais rien de concret n'en ressorte. Si un député veut bien s'en saisir, il rendrait service à des millions de Français ! Aucune administration ne peut refuser qu'on la sollicite par courrier électronique.
@FrancoisCame Le XXIe est décidément étonnant. Sowell disait la raison est controversée, la folie est juste un autre point de vue et la décadence juste un autre mode de vie! On est en plein dedans!
Le XXIe est décidément étonnant. Sowell disait la raison est controversée, la folie est juste un autre point de vue et la décadence juste un autre mode de vie! On est en plein dedans!
Une camarade de 3eme vient d'expliquer à l'un de mes jumeaux que "mettre un point à la fin d'un texto, c'est froid et distant"...
Un ami lituanien me dit, de son côté, que les jeunes lui déconseillent fortement de mettre dans ses messages une majuscule en début de phrase, voire de ponctuer son texte. Car : "Quelqu'un qui écrit avec une syntaxe et une ponctuation soignées peut être perçu comme condescendant..."
Et quand j'interroge Grok, pour savoir si c'est une maladie très répandue, cette bestiole m'explique froidement :
- "Écrire tout en minuscules est devenu un marqueur stylistique de relâchement assumé. Cela signale : je ne fais pas d'effort rhétorique, je parle comme je pense ."
Bref, cela signale que je suis cool et sincère...
Génial.
Nous avons donc, en quelques années, régressé de mille deux cents ans. Au moins.
-Au départ, les Grecs et les Romains écrivaient tout en majuscule, sans séparation entre les mots, sans point en fin de phrase. Ce qui rend leurs textes extrêmement pénibles à déchiffrer.
- Ce n'est qu'au IVe siècle après Jésus-Christ que les scribes commencent à inventer les lettres minuscules.
- Au VIIe siècle, les moines irlandais copiant des textes latins commencent à introduire systématiquement des espaces entre les mots.
- Au VIIIe siècle, Charlemagne, lui, instaure la majuscule en début de phrase, le reste étant en minuscules (ce qui permettait de placer plus de texte dans une seule page, donc d'économiser du parchemin, ce matériau étant extrêmement cher)
- Au XIIe siècle, les Universités inventent ensuite le paragraphe, qui permet de donner un peu de respiration à un texte.
- Et ce n'est qu'à la fin du XVe siècle que le génial Alde Manuce, imprimeur et humaniste vénitien, invente la virgule et le point-virgule dans ses éditions des grands textes antiques (c'est aussi lui qui crée l'italique : trop fort🙂).
Bref, du Ve av. J.-C. au XVe siècle ap. J.-C. : il a fallu 20 siècles pour rendre nos textes lisibles.
Mais aujourd'hui, des zoulous de la "Gen. Z" ont décidé que tout ceci était "froid et condescendant".
Le raisonnement est délicieux : les points en fin de phrase, la majuscule en début... font perdre un peu de temps, quand on pianote sur un écran.
Certes, cela rend les messages bien plus lisibles, pour celui à qui le message s'adresse; mais cela demande à celui qui le rédige un petit effort supplémentaire.
Et ça, c'est pas cool.
Résultat : si je refuse de faire un effort pour les autres, et que je les oblige à en faire un... je ne suis pas une grosse feignasse égocentrique.
Non : je manifeste, tout au contraire, combien je suis cool et sympa.
Question de génération, surement.
Ok boomer, tout ça, tout ça...
Mais j'avoue, pour ma part, que je trouve ce genre de philosophie un zest paradoxal.
Voire un peu agaçant.🙂
Je suis bluffé aussi par la Chine! On sent que ça avance et dans le bon sens pour préparer le futur! Je rajoute la sécurité qui n’a quand même pas de prix! Et l’infrastructure qui est pensé pour l’utilisateur et ça marche du feu de dieu!
De retour après deux semaines passées à Tokyo, Hangzhou, Shanghai, Wuxi et Chongqing.
Entre technologies de pointe, urbanisme maîtrisé, gares impeccables, efficacité collective et culture culinaire d’une richesse exceptionnelle, le retour est assez brutal.
Signalisation confuse dans le RER, dysfonctionnements à répétition, saleté omniprésente… difficile de ne pas ressentir un profond décalage. On a parfois l’impression que notre pays, et plus largement une partie de l’Occident, a renoncé à certaines exigences fondamentales : l’ambition, le respect du collectif, la tradition, la rigueur, le sens de l’effort et la fierté de bien faire.
Ce qui frappe le plus, au fond, ce n’est pas seulement la différence d’infrastructures ou de propreté. C’est la différence d’état d’esprit. Là-bas, on sent encore une forme de projection vers l’avenir, une volonté de construire, d’améliorer, d’avancer.
Ici, trop souvent, on semble s’être installé dans l’illusion confortable de l’oisiveté et de la jouissance immédiate, en oubliant que la prospérité, la beauté et l’ordre ne sont jamais acquis : ils se cultivent, se défendent et se méritent.
À peine rentré, je compte déjà les jours avant mon prochain déplacement. Après quelques heures seulement, j’ai déjà l’impression d’étouffer.
@BetterCallMedhi
Et encore un client qui renonce à monter son usine en France. Pas parce qu'il manquait d'argent. Pas parce qu'il manquait de clients.
Parce qu'on lui a annoncé 18 mois d'attente et 60 000 € de paperasse avant d'avoir le droit d'allumer sa machine.
Il est parti en Pologne. Usine montée en 4 mois. 22 emplois à créer. Là-bas.
Bienvenue dans la France de 2026.
A chaque fois c'est le même cirque :
"Ah désolé monsieur, vous dépassez le seuil ICPE de la rubrique 2910."
Traduction concrète :
→ 30 à 80 k€ de bureaux d'études avant d'avoir posé la première vis
→ 9 à 18 mois d'instruction par la DREAL
→ 4 mois de recours possibles après l'arrêté
→ Une asso de 12 retraités qui peut faire annuler ton projet 3 ans plus tard
→ Un consultant ICPE à temps plein juste pour avoir le droit de brancher la machine.
Pendant que ton dossier dort sur le bureau d'un fonctionnaire à Toulouse, ton concurrent belge ou polonais a déposé, construit, embauché, produit, et facturé sa première commande.
Et qu'on me sorte pas l'argument écolo.
L'Allemagne a les mêmes normes. Les Pays-Bas en ont des plus strictes. Eux instruisent en 4 à 6 mois. Nous : 17.
On a vraiment une armée de gens qui s'ennuient dans des bureaux.
En tant qu'homme à projets, c'est ... irritant pour rester soft.
Pendant ce temps les usines ferment, les jeunes partent, et l'État continue de pondre des rubriques.
On n'a pas un problème d'écologie en France. On a un problème de bureaucrates déconnectés qui décident depuis leur bureau de qui a le droit de produire et qui n'a pas le droit.
Et après on s'étonne que les entrepreneurs se barrent?
Course-poursuite à Stains : le père de la ministre Sarah El Haïry à bord du véhicule qui a volontairement fauché un policier. Il a été remis en liberté sans (course) poursuites !
Selon que vous serez puissant ou misérable…
Un fait divers qui, à lui seul, pourrait résumer l’état de délabrement de l’autorité dans ce pays, et accessoirement, le fossé abyssal qui sépare la caste dirigeante du commun des mortels.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, les rues de Stains ont été le théâtre d’une scène d’une violence absolue. Une Renault Twingo blanche, lancée à une allure folle, est repérée par les forces de l’ordre. S’ensuit alors ce qui est devenu une routine dans la France de 2026 : un refus d’obtempérer, une course-poursuite mobilisant pas moins de 13 équipages de police entre la Seine-Saint-Denis et le Val-d’Oise, jusqu’à Sarcelles.
Jusque-là, un énième rodéo urbain, pensera-t-on. Sauf que l’affaire prend une tournure aussi nauséabonde que symbolique.
Au terme de cette traque, le chauffard, un individu sans permis et ivre au volant, ne se contente pas de fuir. Il prend délibérément pour cible un véhicule de police, qu’il percute avec une violence inouïe. Un fonctionnaire de police a été sérieusement blessé au genou droit. Un homme en uniforme, qui ne faisait que son travail, fauché volontairement par un délinquant de la route. Son tort ? Avoir voulu faire respecter la loi.
Le conducteur, arrêté, correspond au portrait-robot du multirécidiviste de l’irrespect : défaut de permis, alcoolémie positive. Mais là où l’histoire bascule de l’épais fait divers au scandale d’État, c’est lorsqu’on découvre l’identité de son passager.
Il ne s’agit pas d’un comparse anonyme. L’homme assis dans la voiture folle, celle qui a délibérément tenté d’écraser un gendarme, est le père de Sarah El Haïry, ministre déléguée chargée de l’Enfance, de la Jeunesse et des Familles. Lui aussi a été interpellé. Puis, comme par enchantement, il a été remis en liberté. Aucune charge retenue.
Qu’on s’attarde un instant sur cette séquence lunaire : un équipage sauvage, treize véhicules de police mobilisés en pleine nuit, un représentant des forces de l’ordre délibérément percuté et blessé, et à bord du bolide, on retrouve un proche parent d’un membre éminent du gouvernement. Le tout se conclut par un tourniquet judiciaire pour le passager VIP, pendant que le policier, lui, soigne ses blessures et rumine l’humiliation.
La ministre El Haïry, en charge de la Jeunesse et des Familles, l’ironie est cruelle, va-t-elle s’exprimer ? Va-t-elle condamner, ne serait-ce que le fait de se trouver à bord d’un tel véhicule conduit par un tel individu ? Ou faudra-t-il, comme d’habitude, se contenter d’un silence assourdissant pendant que le père de la ministre retourne à ses occupations comme si de rien n’était ?
Cette affaire n’est pas qu’un simple fait divers. C’est le miroir d’une France à deux vitesses : celle des citoyens ordinaires, pour qui une interpellation se solde rarement par un simple retour à la maison, et celle des proches du pouvoir, qui semblent bénéficier d’une immunité de fait. Quand un proche de ministre est passager d’une voiture qui manque de tuer un policier, et qu’il ressort libre avant même que le fonctionnaire blessé ne soit remis sur pied, on est en droit de hurler au scandale. Et à l’injustice crasse.
@SuperPOfr@j_bg C'est tout le problème ! L'efficacité et le bon sens sont inenvisageables! Faisons un comité, une réunion, plantons 2-3 contrôleurs, créons une norme et ça devrait faire l'affaire 🤪🤪🤪
@SuperPOfr@j_bg 2 manières de voir le résultat:
- la votre et celle de nombreuses personnes qui sont contents du rapport de 500 pages constatant mollement les folies de l'audiovisuel public
- a coût egal, tu plantais 10 managers de transition dans les boîtes de FTV pendant 3mois, pb reglé gonext
France is hardcore mode for founders:
• Pay an employee $5K net → costs you $13K
• Make profit → 30% corporate tax
• Succeed → public calls you an exploiter
• Get famous → kidnapping becomes a real threat
No other country stacks the difficulty this high.
@SuperPOfr@j_bg Bureaucratie pure et dure! Les gens sont satisfaits du procédé sans regarder le résultat ! Et ils en redemandent ! Pays de fou! Organisation de fou! Et satisfaction incompréhensible 🤪
Laissez-moi vous présenter le plus grand génie que l’Europe ait porté depuis le siècle des Lumières — un esprit que l’Histoire jugera, avec le recul nécessaire, comme infiniment supérieur à Einstein et Elon Musk réunis : Thierry Breton.
Je sais — cette affirmation peut paraître audacieuse. Mais après une retraite intellectuelle de 14 jours en silence absolu au monastère de Solesmes, accompagnée d’une relecture intégrale de ses discours au Parlement Européen, j’ai eu ce que je qualifierais pudiquement de « révélation civilisationnelle ». Mon coach en leadership transformationnel Mathilde — formée à Esalen — m’a confirmé qu’il s’agissait d’une expérience d’éveil de niveau 4 sur l’échelle de Maslow étendue.
Voyez-vous, là où Einstein s’est contenté de reformuler la mécanique newtonienne dans un cadre relativiste finalement assez étroit, Thierry Breton a, lui, restructuré simultanément Bull, France Télécom, Atos, le ministère de l’Économie ET la Commission Européenne. Quatre transformations systémiques majeures contre une seule équation médiocrement vulgarisable.
Et là où Elon Musk se contente de lancer des fusées qui retombent — exploit certes notable mais finalement assez primitif sur le plan civilisationnel, j’oserais même dire « néandertalien » — Thierry Breton a, lui, négocié le Digital Markets Act face à des géants pesant 10 000 milliards de dollars de capitalisation, en costume trois pièces sur-mesure de chez Cifonelli, et en parlant un anglais oxonien d’une élégance que les Britanniques eux-mêmes n’osent plus pratiquer depuis Churchill.
Je rappellerais d’ailleurs que Thierry Breton est l’auteur de « Softwar » en 1984 — roman d’anticipation visionnaire dans lequel il décrivait la guerre cyber 35 ans avant Stuxnet. Asimov n’a jamais anticipé le DMA. Jules Verne n’a jamais négocié l’IA Act face à Sundar Pichai en buvant un Perrier rondelle.
Son passage chez Atos restera dans les manuels de stratégie de l’INSEAD comme un cas d’école absolu de création de valeur intangible. Le titre a certes perdu 99,7% de sa valeur en quatre ans post-départ — mais c’est précisément la marque des très grands esprits, leur génie ne se révèle qu’en leur absence. C’est ce que mon mentor Henri-Pierre — partenaire de chasse de papa en Sologne depuis 1987 — appelle « l’effet Mozart inversé ».
Mais permettez-moi d’aborder ici ce que je considère comme la contribution civilisationnelle la plus sous-estimée de Thierry Breton : la directive européenne 2019/904, dite « directive bouchons attachés ».
Pendant que les Américains se contentent — avec une vulgarité technologique typique — de faire atterrir des Falcon Heavy à la verticale sur des barges autonomes au milieu de l’Atlantique, l’Europe sous l’impulsion visionnaire de Thierry Breton a, elle, résolu un problème infiniment plus subtil : la solidarisation permanente du bouchon avec la bouteille en plastique. C’est ce qu’Henri-Pierre appelle « le génie discret de la civilisation européenne ».
Un Falcon 9 repose sur des équations différentielles déjà formalisées par Tsiolkovski en 1903 — c’est de la mécanique du XIXème siècle légèrement actualisée. Le bouchon attaché, en revanche, mobilise une chaîne de valeur transversale impliquant 27 États membres, 14 sous-traitants asiatiques, 6 normes ISO et une refonte complète de la psychologie comportementale du consommateur européen face à son geste de désaltération quotidien.
SpaceX peine encore à attraper un booster avec Mechazilla — exercice spectaculaire pour les amateurs de divertissement technologique, mais finalement assez puéril dans son rapport coût/bénéfice civilisationnel. Quand vous comparez le retour sur investissement réel — un humain pourra peut-être un jour marcher sur Mars versus un Européen qui ne perd plus son bouchon de Cristaline en pique-nique à Fontainebleau — le verdict de l’Histoire est sans appel.
Là où Musk pense « colonisation interplanétaire », Breton pense « solidarisation atomique du dispositif d’obturation au contenant »