Militant : « Vos vaches rejettent du carbone dans l'atmosphère. »
Agriculteur : « D'où le tirent-elles ? »
Militant : « Pardon ? »
Agriculteur : « Le carbone. D'où la vache l'a-t-elle tiré avant de le rejeter ? »
Militant : « En… mangeant ? »
Agriculteur : « En mangeant de l'herbe. Et d'où l'herbe l'a-t-elle tiré ? »
Militant : « Du sol ? »
Agriculteur : « De l’air. L’herbe l’a puisé dans l’air au printemps dernier. La vache a mangé l’herbe. La vache en a rejeté une partie. Il est retourné dans l’air d’où il venait. »
Militant : « Mais il finit quand même dans l’atmosphère. »
Agriculteur : « Ça y retourne. Il y a une différence entre une chose qui va quelque part et une chose qui y retourne. Vous avez décrit un cercle et cela vous effraie. »
Militant : « Alors, ne prenez pas de vache. »
Agriculteur : « L’herbe meurt quand même en automne. Elle pourrit là où elle tombe. Le carbone retourne dans l’air de toute façon, mais sans que personne ne se nourrisse entre-temps. »
Militant : « Ce n’est pas si simple. »
Agriculteur : « C’est de l’herbe, une vache, de la respiration, de l’herbe. Ou bien de l’herbe, de la pourriture, de l’air, de l’herbe. Même cycle, moins de repas. Si ça te semble compliqué, je t’conseille de ne pas t’aventurer dans le cycle de l’eau. Celui-là, il y a des nuages dedans. »
Bompard "décrypte la propagande des pétroliers". Démontons son décryptage, point par point. Spoiler : c'est un cours de comptabilité fiscale donné par quelqu'un qui n'en a manifestement jamais ouvert un manuel.
Argument 1 de Bompard : "Total ne paie pas ses impôts en France."
Faux. Total paie en France ce que la loi française lui demande de payer, sur les bénéfices qu'il y réalise. Total a une activité de raffinage et de distribution en France qui est structurellement peu rentable (marges raffinage faibles, parc de stations vieillissant, concurrence GMS). Les bénéfices du groupe viennent de l'amont (exploration-production) qui se fait... en Afrique, en mer du Nord, au Moyen-Orient. Pas à Levallois.
Demander à Total de payer l'impôt français sur des barils sortis du Nigeria, c'est demander à Carrefour de payer l'impôt français sur les tomates cultivées en Espagne. Personne ne fait ça. Parce que les États n'aiment pas trop qu'on leur pique leur assiette fiscale.
Argument 2 : "Total n'a pas de bénéfices en France, c'est louche."
Non, c'est juste comment fonctionne le raffinage européen depuis 20 ans. Demandez à Petroplus, à LyondellBasell Berre, à ExxonMobil Fos. Tous fermés ou en perte. La marge de raffinage européenne est structurellement écrasée par la concurrence asiatique et moyen-orientale qui raffine moins cher.
Si raffiner en France était si rentable, BP, Shell, Esso ouvriraient des raffineries. Ils en ferment.
Argument 3 : "Total fait du transfer pricing pour évacuer ses bénéfices."
Ah, le grand classique. Sauf que :
Le transfer pricing est encadré par l'OCDE (principe de pleine concurrence), audité par l'administration fiscale française, et Total est un des groupes les plus contrôlés de France. S'il y avait fraude, Bercy l'aurait redressé. Comme il l'a fait pour Google, Apple, McDonald's.
Bompard ne cite aucun chiffre, aucun rapport, aucune décision de redressement. C'est une accusation gratuite déguisée en révélation.
Au passage, depuis 2024, l'impôt minimum mondial OCDE à 15% (Pilier 2) ferme précisément cette porte. Total y est soumis.
Argument 4 : "Total a augmenté ses bénéfices de 51% sur le dos des Français."
C'est là que ça devient drôle. 4,96 Md€ de bénéfice trimestriel d'un groupe qui réalise moins de 10% de son CA en France. Donc 90% des "superprofits" que Bompard veut taxer ont été réalisés sur des consommateurs qui ne sont pas français.
Bompard veut taxer en France des profits faits ailleurs, par une entreprise qui paie déjà ses impôts là où elle opère. Et il appelle ça de la justice fiscale.
La vraie séquence si on l'écoute :
Taxe sur les "superprofits" → Total délocalise son siège (Total est déjà coté à Londres et NY, juridiquement c'est trivial) → la France perd les emplois du siège, les impôts français résiduels, et le plafonnement à 1,99€/litre (que Total a mis en place de son propre chef et qu'il a prévenu retirer en cas de taxe).
Résultat net pour le Français moyen : essence plus chère, moins d'emplois, moins de recettes fiscales. Triple perdant. Bravo.
Bonus : la nationalisation à 70 Md€.
Bompard propose de "racheter Total" pour 70 Md€ alors que sa capitalisation est de 174 Md€. C'est-à-dire spolier les 60% d'actionnaires restants. Le coût réel ne sera pas 70 Md€, ce sera 174 Md€ + procès internationaux + fuite immédiate des capitaux français + dégradation de la note souveraine. Sans parler du précédent : qui investit dans un pays qui exproprie ses entreprises à moitié prix ?
Le Venezuela a nationalisé son pétrole en 2007. Production divisée par 4 en 15 ans. Cuba a nationalisé son sucre en 1960. Production divisée par 3. La France a nationalisé Renault en 1945 : il a fallu 50 ans pour rentabiliser.
Conclusion : Bompard ne décrypte pas la propagande des pétroliers. Il en fabrique une autre, à destination de ceux qui ne comprennent pas comment fonctionne une multinationale, et qui veulent juste un coupable. Il leur en sert un sur un plateau. C'est plus simple que d'expliquer que la fiscalité internationale, c'est compliqué et que le populisme économique, ça coûte cher quand on l'applique.
Biarritz a taxé à 60% les résidences secondaires.
Résultat : -1 million d'euros de recettes.
La mairie parle de "fraude massive".
Non. C'est de l'économie de niveau CE2. Déroulons.
Principe premier : un être humain agit pour améliorer sa situation. Quand vous augmentez le coût d'un comportement, il y a moins de ce comportement. Ce n'est pas une opinion. C'est une tautologie.
Donc quand vous taxez à 60% le fait de déclarer une résidence en secondaire, vous obtenez mécaniquement moins de résidences déclarées comme secondaires. Le fisc vient de découvrir, en 2026, l'existence de la courbe de Laffer. Félicitations.
La mairie appelle ça "inverser sa déclaration pour échapper à la taxe". Le vocabulaire est intéressant. "Échapper" suppose que l'argent appartenait déjà à la commune. Avant même qu'elle l'ait perçu. Avant même que le contribuable ait agi. La taxe n'est pas un prélèvement, c'est une dette pré-existante que le citoyen aurait l'indécence de ne pas honorer.
Ce glissement sémantique est tout le logiciel. L'État ne prend pas votre argent. Il récupère le sien que vous déteniez à tort.
Deuxième observation : la mairie est "surprise". Elle a voté une taxe punitive en pensant que les gens allaient docilement payer. Elle n'a pas modélisé la réaction. Elle n'a pas anticipé l'élasticité. Elle a appliqué la méthode de planification soviétique : décréter un résultat et attendre qu'il se produise.
Le planificateur ne voit jamais les humains. Il voit des unités fiscales. Des chiffres dans un tableur. Quand les chiffres bougent, ce n'est pas que le modèle est faux, c'est que les unités se comportent mal.
Troisième observation, et c'est là que ça devient drôle : la mairie "dénonce une fraude" tout en "reconnaissant la difficulté à prouver l'occupation réelle".
Traduction : nous accusons les gens d'un crime que nous sommes incapables de définir, encore moins de constater. Mais ils sont coupables. Parce que les recettes n'ont pas augmenté comme prévu dans notre tableur.
C'est le moment Brejnev. Le plan n'a pas marché. Donc le peuple a saboté le plan.
Quatrième niveau. Pourquoi les gens "fraudent" ? Parce qu'ils possèdent un bien immobilier qu'ils ont acheté, légalement, avec de l'argent déjà taxé, et qu'on leur explique maintenant que le simple fait de le posséder leur coûtera 60% de plus. Ils ajustent. Ils déménagent administrativement. Ils font ce que n'importe quel agent rationnel ferait face à une ponction confiscatoire.
Le mot "fraude" suppose qu'il existe un usage légitime de leur propriété, défini par la mairie, auquel ils dérogent. Or la propriété, par définition, c'est précisément le droit d'en disposer librement. Si la mairie décide à votre place de l'usage de votre bien sous peine fiscale, vous n'êtes plus propriétaire. Vous êtes locataire de la commune.
Cinquième point. Le bilan comptable est exquis. Recettes espérées : positives. Recettes réelles : -1 million d'euros. Coût administratif des "contrôles renforcés avec le fisc" annoncés : non chiffré, mais croissant. Coût pour l'attractivité de Biarritz : non chiffré. Message envoyé aux propriétaires qui hésitaient encore à investir : limpide.
La commune a réussi l'exploit de perdre de l'argent en augmentant un impôt, de détériorer son image, et de criminaliser ses propres administrés. Triple performance.
Sixième point, le fond. Cette histoire n'est pas une anomalie. C'est le fonctionnement normal d'un système qui croit que la richesse est un stock à redistribuer plutôt qu'un flux à produire. Quand vous croyez ça, taxer plus paraît toujours rationnel. Les gens ne sont que des contenants. Vous appuyez sur le contenant, l'argent sort. Sauf que les contenants ont des jambes. Et un cerveau. Et un comptable.
Mises l'a écrit il y a un siècle : tout interventionnisme appelle un interventionnisme supplémentaire pour corriger les effets du précédent. La surtaxe n'a pas marché ? Renforçons les contrôles. Les contrôles ne marcheront pas ? Créons un registre. Le registre sera contourné ? Imposons une déclaration trimestrielle. Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne à taxer parce que tout le monde est parti à Saint-Sébastien.
Dernier point. Le plus important. Cette histoire est instructive parce qu'elle est petite. Une ville, un million d'euros, une taxe locale. À cette échelle, l'absurdité est lisible. À l'échelle d'un pays, elle devient invisible. Mais c'est exactement le même mécanisme.
À chaque fois qu'on entend "il faut taxer X pour financer Y", il faut entendre : "nous allons décréter que les gens se comporteront comme dans notre modèle, et nous serons stupéfaits quand ils ne le feront pas".
Biarritz vient de produire la démonstration en miniature. Encadrez-la. Elle resservira.
@Ablinhoo@Nin0r6 Mateta est pour moi seul dans son registre. La suite d’un Giroud par exemple. On a plus de tour de contrôle au cas où on jouerait dans la boîte en fin de match.. pour moi, Thuram n’a pas le mm registre.
« Peut-être que je suis l’homme le plus détesté, mais la question n’a jamais été posée ! »
Très bien, on va répondre à sa question les amis.
Retweete si toi aussi tu détestes Mélenchon. 🙃🫡
Monsieur le ministre de l’Intérieur @NunezLaurent ,
Depuis plusieurs mois, nos concitoyens constatent la multiplication de faits et propos inacceptable visant les banquets du Canon Français, leurs organisateurs et clients.
Amalgames, mensonges, diffamations, manipulations d’images, menaces de mort, insultes, intrusions dans un lieu privé, tentative d’incendie criminel, rassemblements illégaux, intimidation juridique et médiatique.
Autant de comportements rappelant les heures les plus sombres de notre histoire.
Ces faits ne sont plus contestables.
Ils relèvent d’une stratégie idéologique structurée dont il n’est plus à démontrer qu’elle s’appuie sur une constellation de groupuscules extrémistes, relayés par des élus extrémistes et amplifiés par leurs relais militants dans certains médias, avec le soutien tout particulier de certains journalistes du service public audiovisuel.
Il est tout aussi établi que sous couvert d’enquête journalistique, des militants opérant depuis des rédactions de médias respectables cherchent sans arrêt à abîmer l’image de ces rassemblements très populaires, fédérateurs et APOLITIQUES pour valider le récit aberrant qu'en font des extrémistes antifêtes et d’extrême-gauche.
Il a par exemple été révélé qu’une journaliste de @radiofrance@ici_bnormandie ayant commis un article particulièrement à charge et malhonnête sur le Canon Français travaillait en parallèle de ses fonctions dans le service public pour @streetpress , magazine prestataire de LFI. Son dernier article faisant même l’éloge d’une action de deux députées LFI particulièrement haineuses contre le Canon Français et dont elle reprenait étonnamment l’intégralité des accusations sans contradictoire.
Tout dernièrement, un journaliste de @franceinter a opéré une véritable barbouzerie via un procédé illégal et déloyal d’enregistrement de conversations - certes particulièrement déplorables mais privées - avec deux ou trois des 4200 clients du Canon Français ce jour-là dans le but de discréditer ces événements et leurs organisateurs par un amalgame nauséabond.
Plus grave encore, des élus pourtant réputés appartenir à l’arc républicain comme Mme Assih maire de Quimper ont décidé de reprendre à leur compte la haine liberticide des groupuscules extrémistes en faisant pression sur une société avec laquelle le Canon Français a contracté pour qu’elle annule un contrat pourtant signé, acompte versé, en violation du droit commercial le plus élémentaire.
Nous constatons un accroissement du cyberharcèlement qui vise les banquets depuis ces faits récents : les vannes ont lâché. Un flot continu de haine se déverse sur les participants et organisateurs des banquets du Canon Français.
Il faut toutefois saluer vivement les centaines de milliers de citoyens qui expriment sur les réseaux sociaux leur soutien courageux à la liberté de faire la fête. Vous êtes l’honneur de la République.
Il faut condamner tout aussi vivement la minorité d’entre eux qui ont réagi par l’insulte aux attaques injustes et nauséabondes contre les banquets. En démocratie, on débat et on argumente. On ne répond pas à la haine par la haine, à l’intolérance par l’intolérance. Se faire traiter de nazi sur toutes les ondes par des élus et journalistes ne justifiera jamais aucune insulte ni propos dégradant.
Se faire traiter de (cf. échantillon de captures d’écran de messages) « gros con français », de raclure, de fachos, de beaufs, de consanguins, de merdes, de fils de pute, de sacs à merde, de cons, de cassos, de connards d’extrême droite, d’animaux, de clochards frustrés, de cochons, d’enculés, de ploucs, de « blancs, pauvres et français », de terroristes, de beaufs écervelés, de France rance et moisie etc. ne donne en AUCUN cas le droit de se comporter de la même manière.
Pas plus que les menaces de morts deversées de manière accrue depuis que des élus décomplexent la fange la plus extrémistes du spectre politique français : « ils mériteraient une petite Deranque », « un bon coup de lance-flamme », « venez on fait une guerre civile pour éliminer le poison », « prenez les armes », « sous-merdes à exterminer », « il fallait des charges explosives ». (cf captures)
Victimes de cyber-harcèlement incessant depuis des mois, nous assurons donc Mme Assih maire de Quimper de notre soutien le plus total face aux réactions dégradantes dont elle a été la cible après ses déclarations. Les gens qui ont fait cela ressemblent à ceux qui nous harcèlent et n’ont donc rien à faire à nos côtés !
Monsieur le ministre de l’Intérieur, cette campagne d’intimidation et de dénigrement des banquets doit cesser. Les extrémistes qui hystérisent sans cesse la vie citoyenne doivent être une bonne fois pour toute calmés. La liberté de réunion et de faire la fête légalement doit être assurée. Force doit rester à la loi.
Notre question est claire :
comment le gouvernement entend-il protéger et soutenir concrètement les organisateurs et participants aux banquets confrontés en permanence à ces menaces et intimidations ?
Et, au-delà, demanderez-vous aux préfets d’interdire les organisations haineuses qui menacent ces événements ?
Prendrez-vous vos responsabilités face à ceux qui, des rangs du Sénat ou de l’Assemblée ou depuis les rédactions de @radiofrance et @Francetele les excitent ou les relais ?
La République ne peut tolérer ni la haine ni l’intimidation de citoyens, surtout lorsque cela émane d’élus et de journalistes.
@ManonAubryFr Et à 4000€/mois t’as quoi comme aide ??
Donc on se crève le Luc à bosser comme des fous, on a 0 aide, on paye tout au prix Max.
On emploie du monde.
On investit
Et on souhaite taxé ces gens ?
Si ça arrive au pouvoir, je change de pays
@ericcoquerel@BrunoRetailleau Sa France, c’est celle de Clemenceau ! Vendéen comme lui !
Mr Coquerel, votre France est celle d’un collabo.
Partez loin. Vivement la fin de votre groupie à la propagande infâme. Mais les français ne sont pas aveugle.
Je vous présente Bally Bagayoko, nouveau maire LFiste « Français » de Saint-Denis, 2e ville d'Île-de-France, élu dès le premier tour.
Ses premières déclarations ?
« Saint-Denis était la ville des Rois, maintenant elle est la ville des Noirs »
Et que scandent ses partisans « français » ?
« Nous sommes tous des enfants de Gaza ! ».
Si ces déclarations vous choquent c’est que vous êtes un raciste, un islamophobe, un fasciste et un haineux d’extrême-droite.
@RMCInfo « Pas de tambouille » « on veut respecter les votes » … mais en faite, c’est complètement l’inverse.
LFI est pourri !
Les fusions politiques sont devenues une normalité.. alors que cela n’est pas démocratique
🔴 DÉJÀ 3000 SIGNATURES !
👉 Continuez de signer et partagez :
https://t.co/vZ4P4TQdPQ
La tribune en soutien au travail du rapporteur Charles Alloncle continue de progresser !
Alors que la publication du rapport est menacée, chaque signature compte !
Quotidien dénonce les liens entre LFI et la Jeune Garde
Et met en difficulté Raphaël Arnault et Manuel Bompard.
Quotidien montre que Raphaël Arnault n'a pas lâché la Jeune Garde.