D’ailleurs, ce ne sont pas des milliards, mais des dizaines et des dizaines de milliards.
Mais voler à qui ? Il n’y a pas de caisse contenant cette épargne. En principe, cet argent est prélevé sur les actifs pour être donné aux retraités. C’est le deal, mais ce deal doit être juste, et il est anormal que les écarts de rendement entre générations soient désormais du simple au double entre les retraités les plus âgés et les actifs les plus jeunes.
Tout cela, c’est en principe. Mais, en pratique, ce ne sont même plus les actifs qui paient. Ce sont désormais les enfants et ceux à naître. Payer l'indexation des retraites par la dette, c’est ouvrir un compte de capitalisation négatif pour chaque enfant qui naît.
L'objection de principe selon laquelle le patrimoine serait l'épargne issue d'un revenu déjà taxé a sa cohérence et une force philosophique indéniable.
Mais elle perd beaucoup de sa portée lorsqu'une génération laisse une montagne de dettes collectives à la suivante, qu'on parle des engagements explicites (>100 % du PIB) ou des engagements implicites (>400 % du PIB) de l'État.
L'endettement collectif correspond à la valeur des déficits primaires passés augmentée des intérêts ; il est donc la conséquence directe du fait que les générations passées ont demandé ou laissé l'État et ses administrations sociales dépenser davantage qu'elles n'ont payé d'impôts et de cotisations.
Ce passif est à la charge des générations suivantes. Implicitement, il a permis aux générations n'ayant pas équilibré les budgets publics d'épargner davantage à titre privé que si les budgets avaient été équilibrés. Le fait que le passif de la dette publique soit hérité collectivement met en cause le principe selon lequel le patrimoine privé serait définitivement acquis. Cela ne peut être le cas que lorsque la génération qui s'en va laisse des comptes propres. Il n'est pleinement recevable que si la génération en question s'est effectivement acquittée de l'intégralité de ses impôts.
Il ne tient qu’aux Français d’accepter les conditions d’un système pérenne. Mathématiquement, cela implique simplement d’accepter un taux de rendement égal au taux de croissance de l’économie.
La croissance économique permettait de rendre à chaque retraité né en 1950 1,6 euro par euro cotisé, net d'inflation. Ils en récupèrent 2,2. 1,6 n’est pas la panacée, mais ce n’était pas scandaleux non plus. Il aurait suffi qu’ils partent à la retraite trois ans plus tard — comme dans le reste de l’OCDE, d’ailleurs.
Si le taux de rendement est aligné sur le taux de croissance, un système par répartition est stable et durable. Sinon, c’est une chaîne de Ponzi dans laquelle le taux de cotisation doit augmenter de manière exponentielle d’une génération à l’autre.
Ce qui condamne le système, c’est le choix collectif des adultes d’essayer de faire payer la génération suivante.
"Nous sommes en train de choisir les seniors contre les jeunes": le gouverneur de la Banque de France redoute un "étouffement" du pays
https://t.co/rv7wg4XE4M
Les Français devraient savoir que l'on a augmenté la facture des services publics du passé, et on a choisi de moins financer les services publics du présent. Décision a été prise d'appauvrir les agents, enrichir les retraités.
Retraite moyenne FPE : 2150€/mois. (DREES)
Ce pays est lâche car jamais il ne nomme les choses en politique.
Un exemple ? Tout le monde, sur la question des impôts sur les entreprises ou sur l'URSSAF ou sur les cotisations dénonce : l'Etat ou l'URSSAF ou les cotisations. Mais c'est de la lâcheté car vous ne dénoncez pas qui... touche cet argent. En gros, vous vous plaignez de la courroie de transmission (URSSAF, État, cotisations, qu'importe le mot utilisé). Mais pas de ceux qui sont les récipiendaires de ces sommes.
On va donc être clair : sur 100 euros prélevés sur le salaire, via cotisations / URSSAF, etc... : plus de 80 euros vont aux retraités. Voilà. C'est simple à dire non ? Près de 50 euros, dans le détail, vont dans leurs pensions. Près de 27 euros dans leurs soins via la sécu'. Et 3 euros dans leur prise en charge de dépendance.
Alors, vous pouvez faire comme Philippe, Bardella, Knafo ou encore Wauquiez et Lisnard. Et être lâche. Car dire État, cotisations et URSSAF, ça ne dit en rien en fait. Ça fait bien, mais ça ne dit rien. Ou dire : on a un réel souci avec les transferts financiers massifs de l'activité économique vers les retraités, toujours plus nombreux (donc ça va empirer sur les prix, sur les bénéfices des entreprises et sur les salaires de ceux qui bossent : et aucun politique n'ose vous le dire). Car sur 100 euros prélevés, 80 au moins vont vers eux. Il faut le répéter.
Vous pourrez trouver de quoi trifouiller les 20 euros restants, en bon lâche pour ne pas soulever le sujet des sommes versées aux retraités : le nombre exponentiel de retraités d'ici 2050 (et non, le sujet ne sera pas réglé par le départ des baby boomers : la génération X partira massivement en retraite d'ici là : il y aura 21 millions de retraités d'ici peu de temps, vous n'êtes vraiment pas prêts pour ce que vont devenir vos salaires et les prix de nos produits...) fait que vous aurez déjà perdu ce que vous aurez économisé sur ces 20 euros.
Alors, de grâce, un peu de courage à nommer les choses...
Même la politique familiale est détournée par les retraites!
Tous les ans, la CNAF verse 11 milliards à la CNAV pour financer les droits familiaux à la retraite.
Les cotisations FAMILLE prélevées sur ceux en âge de faire des enfants financent ceux qui ne peuvent plus en avoir🙃
🚨 Cette video révèle enfin les chiffres d’une réalité totalement absurde!
Chaque année, nous faisons payer des cotisations et nous endettons le pays pour payer des retraites qui sont massivement épargnées.
Nous sacrifions le pouvoir d’achat des jeunes et des actifs pour permettre aux retraités les plus favorisés de thésauriser des milliards chaque année.
C’est une machine à fabriquer de la concentration du patrimoine dans notre pays.
Dans un nouvel élan de FOLIE DÉPENSIÈRE, les députés votent une AUGMENTATION de TOUTES les pensions de retraite et de TOUS les minima sociaux.
Coût : 3,6 Mds€, juste pour 2026.
Par pur électoralisme, ils font les poches de ceux qui travaillent pour financer leurs dépenses.
🤯 Quel scandale. Quel manque de courage des députés, qui à une écrasante majorité viennent de refuser l’amendement de @NicoleDubre17 visant à dérembourser les cures thermales.
Vos impôts et cotisations continueront donc à payer les cures thermales de ceux qui en bénéficient 🛁
Ce que je dis n’est pas, littéralement, que les surcotisations retraite sont soustraites des salaires des fonctionnaires, et en particulier des enseignants.
Je dis que la contrainte budgétaire de l’État est écrasée par le vieillissement de la population et les privilèges accordés aux cohortes du baby-boom. Comme le budget de l’État n’est pas infiniment élastique, cela se traduit par des arbitrages défavorables aux services publics, et en particulier à l’investissement dans l’avenir, dont nos écoles et nos universités.
Or, ce choix est caché au public, car les comptes ne rendent pas visible l’arbitrage budgétaire qui a été effectué. Au lieu de cela, on a trouvé un moyen de faire passer une grande partie du déficit des retraites pour des dépenses d’éducation. Au-delà d’être factuellement incorrect, cette attribution comptable est également extrêmement perverse.
Au final, nous faisons bel et bien payer à notre école les excès de notre système de retraite.
🔴 Concentration du patrimoine dans les mains des plus âgés : évolution comparative des patrimoines individuels nets médians par classes d’âges sur la base des 50-59 ans, de 1986 à 2021.
📈 Pour les plus de 70 ans : 36 % ➡️ 118 %
📉 Pour les 30-39 ans : 48 % ➡️ 28 %
La tyrannie de la majorité en social-démocratie, c'est demander à la masse pesante des inactifs s'ils veulent que la minorité des actifs continue de raquer davantage pour payer leurs aides et leurs retraites.
Tu crées une niche fiscale pour forcer les entreprises à payer une partie des salaires dans une sous-monnaie administrée par des entreprises privées qui se payent une commission en échange de leur service, qui consiste à restreindre la liberté du consommateur, et ensuite tu crées une taxe sur cette monnaie de singe tout en maintenant une baisse de TVA sur l’activité vers laquelle elle est fléchée.
Cela impliquerait que le poids des retraites sur les salaires bruts passe de 32% à 32x1,8/1,4=41%.
Cela n’arrivera pas car taxer davantage le travail ne rapporte plus rien. C’est d’ailleurs pour ça que le taux est déjà coincé à 28% et que les 4% manquant sont financés par l’endettement (ou « diversification des ressources » en novlangue comptable).
Du coup, on n’ira pas à 1,4 actifs par retraité. On augmentera l’âge de départ pour l’empêcher.
C’est clair comme de l’eau de roche. La question c’est combien de dette on ajoutera à la barque pour que quelques cohortes échappent à cette responsabilité collective.