@RaveaudGilles Vous devriez aller voir ce qui se passe dans les lycées de province, qui reçoivent beaucoup moins de moyen que ceux des "quartiers défavorisés". Vous êtes supposé être prof d'économie, ça devrait être dans vos cordes...non ?
@regelegorila@AxelinhoX Et toi, en traitant tout le monde de fasciste à longueur de tweet, tu es un grand serviteur du RN...tout en prétendant le combattre. Bravo champion!
PISA 2025 est enfin sorti.
La France 🇫🇷 touche le fond, mais creuse encore.
Beaucoup a déjà été dit, tout le monde y voit une raison différente, certaines pertinentes, d'autres moins.
Mais à mon sens il y a un chiffre qui en dit plus que les autres.
Thread, 0/19
La France abandonne donc Mercator pour Eckert IV afin de représenter le monde « avec plus de justesse ».
Alors il y a une part de vérité mais je reste gêné quand j’entends la formulation de @jnbarrot : « corriger une représentation qui le déforme, c’est déjà faire œuvre de vérité ».
Car Eckert IV déforme elle aussi le monde !
C’est mathématiquement inévitable : aucune projection plane d’une sphère ne peut simultanément conserver les surfaces, les formes, les distances et les directions.
Eckert IV choisit de préserver les surfaces mais en contrepartie, elle déforme les formes (cf aux pôles !) et les distances.
Autrement dit Mercator n’est pas une carte « fausse » remplacée par une carte « vraie ».
Ce sont deux projections qui privilégient deux propriétés différentes.
De même on pourrait aussi noter un paradoxe assez savoureux : au nom de la lutte contre une supposée idéologie cartographique, on attribue une signification idéologique à un choix cartographique.
Mercator n’a d’ailleurs pas été conçue au XVIe siècle pour rabaisser l’Afrique ou magnifier l’Europe : sa propriété fondamentale répondait à un problème de navigation, permettre de tracer une route à cap constant comme une droite.
DONC le choix scientifiquement et pédagogiquement le plus intéressant ne serait probablement pas de remplacer une projection officielle par une autre, mais d’apprendre à utiliser plusieurs projections selon ce qu’on veut montrer.
Allez tester sur ce site !
https://t.co/0GvPErDIF3
☢️ Petit rappel factuel :
En 1997 @DominiqueVoynet, est Ministre de l’écologie du gouvernement Jospin.
Le 1er Ministre veut inscrire le nucléaire comme énergie d’avenir. Il charge donc sa ministre, d’aller défendre au niveau européen ce point pour lequel les Français ont voté. 🧵
Bravo Nico,
C’est un petit chef-d’œuvre. Incisif. Bien écrit. Rien de ce que tu dis n’est faux, pris isolément. Et pourtant c’est un modèle de sophismes et d’insinuations.
Étonnant de la part de quelqu’un qui se veut fact-checker sourcilleux, toujours prompt à tenter de discréditer un article de 12 000 signes pour un mot qui ne lui convient pas, ou à crier à la « fabrique du doute » dès qu’on ne cadre pas exactement avec sa lecture.
Le plus amusant est qu’on retrouve ici, en beaucoup moins subtil, plusieurs des procédés que tu traques chez les autres.
La paille et la poutre, toussa.
Allez, c’est parti...
« La France s’assèche et brûle.
En 2023, elle a pourtant exporté près de 4 milliards de litres d’eau en bouteilles. »
1) Premier procédé : deux faits vrais, et un « pourtant » chargé de faire tout le travail de suggestion.
La France connaît une sécheresse sévère. La France a exporté de l’eau embouteillée en 2023. Deux phrases vraies. Le « pourtant » invite à comprendre que l’exportation de cette eau est pertinente pour expliquer la pénurie, ou qu’elle entre directement en concurrence avec l’eau que l’on voudrait stocker.
Ce qui reste entièrement à démontrer.
« 4 milliards de litres »
2) Deuxième procédé : donner un nombre immense sans fournir le dénominateur qui permet d’en comprendre l’ordre de grandeur.
4 milliards de litres, c’est beaucoup.
Cela représente 0,013 % des prélèvements d’eau douce. Rapporté non pas aux prélèvements bruts, dont une énorme partie est restituée au milieu, mais aux 3,8 milliards de m³ effectivement consommés en France cette même année (car les dénominateurs, c’est important), on est autour de 0,1 %.
Exactement le genre de détail de cadrage que tu reproches aux autres et transformes illico en « fake news ».
« On nous parle sans cesse de "stocker l’eau". Il serait peut-être temps de parler aussi de qui la prélève, qui la vend, qui l’exporte et pour quels usages.»
3) Troisième procédé : comparer un flux annuel à une capacité de stockage comme s’ils remplissaient la même fonction.
Car il manque une dimension assez importante dans ton post quand on parle d’eau, et assez surprenante dans un post qui prétend précisément nous expliquer comment gérer la ressource : la géographie.
Un mètre cube prélevé dans l’aquifère qui alimente une source minérale dans les Alpes n’est pas un mètre cube disponible dans la nappe du bassin Sèvre Niortaise-Mignon.
Additionner toute l’eau embouteillée exportée depuis toute la France pendant un an et la comparer à une retenue située à Sainte-Soline suppose implicitement que tous ces mètres cubes sont interchangeables.
Or ils ne le sont évidemment pas.
Pour savoir si un prélèvement d’eau minérale pose problème, il faut connaître la ressource locale, sa recharge, les volumes prélevés et les usages concurrents.
Une réserve de substitution ne sert pas principalement à augmenter la quantité annuelle d’eau disponible en France. Elle sert à déplacer dans le temps certains prélèvements, en pompant lorsqu’ils sont autorisés et que la ressource est davantage disponible afin d’éviter de le faire en période d’étiage.
Opposer « stockage » et « exportation » revient donc à comparer deux questions totalement différentes.
Pas très rigoureux, ça, non ?
« L’eau est une ressource qu’on privatise et qu’on commercialise. »
4) Quatrième procédé : le petit glissement sémantique final.
« Commercialise » ? Évidemment.
« Privatise », en revanche, n’est pas une description juridique neutre.
Le Code de l’environnement dispose que « l’eau fait partie du patrimoine commun de la nation ». Son exploitation peut être privée et commerciale, dans un cadre réglementé. Le mot « privatiser » importe donc déjà dans la phrase une lecture politique.
Et surtout, « privé » ou « public » ne nous dit strictement rien sur la soutenabilité hydrologique d’un prélèvement.
5) Résumons-nous.
Rien n’est faux. C’est même ce qui rend le procédé intéressant.
Un chiffre exact. Des phrases exactes, prises individuellement.
Un cadrage soigneusement choisi, puis une série de rapprochements qui font naître dans l’esprit du lecteur une conclusion que les données, elles, ne démontrent jamais.
La vraie question, parfaitement légitime, n’est tout simplement pas traitée : certains prélèvements d’eau destinée à l’embouteillage sont-ils localement excessifs au regard de la recharge des nappes et des autres usages ?
Pour y répondre, il faudrait regarder aquifère par aquifère, prélèvement par prélèvement.
Mais forcément, autour de 0,1 % de la consommation nette nationale, c’est moins spectaculaire que « six Sainte-Soline ».
6) Moralité : le fact-checking ne consiste pas seulement à vérifier si chaque chiffre est juste. Il consiste aussi à vérifier ce qu’on essaie de leur faire dire.
« Les chiffres ne mentent pas, mais les menteurs adorent les chiffres. »
Mark Twain (ou pas).
✊Halte à l’écolo-bashing
Moi aussi, comme Le Monde, je veux venir au soutien de nos amis écologistes
🌻💚
Non, ils ne sont pas responsables de tout.
Ce n’est pas parce que le réchauffement climatique n’est devenu un axe de leurs programmes présidentiels qu’à partir de 2002 qu’ils sont responsables de tout.
Ce n’est pas parce qu’ils ont passé cinquante ans à combattre le nucléaire, en proposant successivement de le remplacer par du « charbon propre » ou du gaz « naturel », qu’ils sont responsables de tout.
Ce n’est pas parce qu’ils vantent l’Energiewende allemande comme le modèle à suivre,malgré son recours massif au charbon et au gaz et les milliards de tonnes de CO₂ supplémentaires évitables qui lui sont imputables, qu’ils sont responsables de tout.
Ce n’est pas parce que plusieurs personnalités issues de leurs rangs ont occupé les ministères de l’Environnement, du Logement ou de la Transition écologique qu’ils sont responsables de tout.
Ce n’est pas parce que leurs idées ont inspiré le Grenelle de l’environnement, la Convention citoyenne pour le climat et une grande partie des politiques publiques environnementales depuis vingt ans qu’ils sont responsables de tout.
Ce n’est pas parce que des établissements publics comme l’ADEME, l’OFB, l’INRAE, le CNRS et d’autres organismes publics et agences de l’État promeuvent ou définissent des politiques publiques ou des réglementations proches de leurs idées, qu’ils sont responsables de tout.
Ce n’est pas parce que des millions d’euros de subventions publiques financent chaque année des associations environnementales amies qui portent les mêmes orientations et s’opposent à peu près tout qu’ils sont responsables de tout.
Ce n’est pas parce que l’administration a vu se multiplier les formations obligatoires au « développement durable », très largement construites autour d’une seule grille de lecture des enjeux environnementaux, qu’ils sont responsables de tout.
Ce n’est pas parce que des réseaux d’influence comme Le Lierre revendiquent l’ambition de diffuser ces approches au sein de la haute fonction publique qu’ils sont responsables de tout.
Ce n’est pas parce qu’ils affirment vouloir davantage de train tout en s’opposant à plusieurs nouvelles infrastructures ferroviaires, davantage de fret tout en demandant un moratoire sur le canal Seine-Nord Europe et sur le Lyon-Turin, davantage d’électricité décarbonée tout en combattant le nucléaire, davantage d’innovation agricole tout en refusant les nouvelles techniques génomiques (NGT), qu’ils sont responsables de tout.
Ce n’est pas parce que les événements de l’été 2026 ont prouvé jusqu’à l’absurde qu’ils avaient tout faux sur la climatisation, le stockage de l’eau, le débroussaillage et l’entretien des forêts, qu’ils sont responsables de tout.
Non.
Les responsables du réchauffement climatique sont les émissions de gaz à effet de serre liées au développement humain, pas un parti politique.
Ce n’est donc pas parce qu’ils se sont souvent trompés dans leur diagnostic, plus encore dans les solutions qu’ils ont proposées, qu’ils ont retardé ou combattu des leviers d’atténuation et des mesures d’adaptation aujourd’hui largement reconnues comme nécessaires, ou que leur approche souvent idéologique et punitive a fini par détourner une partie des Français de l’écologie, qu’ils sont responsables de tout.
Mais après un demi-siècle d’influence sur le débat public, les institutions et les politiques environnementales, il devient difficile de soutenir qu’ils ne sont responsables de rien.
Un sérieux aggiornamento s’impose.
https://t.co/W7rsXQM2kv
Je suis désolé mais l'été 2026 a effectivement invalidé tous les totems des écologistes.
- opposition au nucléaire
- promotion de l'isolation thermique quoi qu'il en coûte
- opposition à la climatisation
- promotion du gaz
- opposition au stockage et à gestion active de l'eau
La France a un coût du travail plus élevé, des normes plus restrictives, MAIS avait une électricité pas chère.
C'était, jusqu'ici, la seule chose qui pouvait maintenir ce qu'il restait d'industrie - et permettre la transition écologique.
Jusqu'ici.
Article édifiant, à lire ⬇️
"Plus de 50% de toute l'eau qui passe dans les fleuves vient directement refroidir les turbines des centrales"
Une "hydrologue" qui confond l'eau qui coule dans les fleuves et l'eau prélevée par les activités humaines 🤡
https://t.co/nfB69Bkxjs
Éolien en mer : le scandale se met en place avec l'approbation de Bruxelles !
"Bruxelles donne son feu vert au méga-plan français de 63 milliards pour l'éolien offshore"
Mégascandale en vue !
- la commission ment dans ses attendus : il « était nécessaire, approprié et proportionné pour accélérer la transition vers une économie neutre en carbone » : ceci en France, est faux et archi-faux. Comme Radio-Paris en 40, la commission ment, et pas qu'un peu !
- La commission se trompe lourdement : ce qui fera tendre la France vers une économie neutre en carbone, ce n'est pas plus d'éoliennes, mais une électrification massive des usages qui fonctionnent au fioul et au gaz.
- La commission tire une balle dans le pied de la France, puisque ces éoliennes, couteuses, vont entrainer une hausse massive du coût de l'électricité en France, freinant l'électrification indispensable de l'économie
- La commission renie son principe de neutralité technologique : elle favorise l'éolien, et refuse les mêmes mécanismes de soutien pour le nucléaire. On en déduit donc que le nucléaire, vu de la commission, n'est ni nécessaire, ni approprié et ni proportionné pour accélérer la transition vers une économie neutre en carbone !
- Le gouvernement @SebLecornu passe en force sur le volet ENR de la PPE3, pressée par les lobbies d'obtenir une décision - et des contrats, jugés intouchables, avant 2027. On sent l'intéressement aux bénéfices promis par les lobbies, puissants, des ENR. Rappelons que, rien sur le plan de l'évolution de la demande en France, ne justifie cet investissement couteux et risqué.
- On sait le montant des subventions - 63 milliards- mais on ne sait pas le prix cible des CFD ! La seule information intéressante!
Le scandale continue de plus belle. Et pourtant, pas de post triomphant de @AgnesRunacher !
https://t.co/j1xkGJjCY0
@Steam
Hey steam ! Could you please really help people who try to make a purchase without sending them from page to pages and back to the starting point ??
Is there some human down there ???
@AgeMoyen Oh p...!
Ce qui m'a frappé, ce sont les 2 énormes tours ; dont une seule suffit d'ailleurs pour surveiller...ce qui ne sert à rien vu que les anglais ne peuvent qu'assister impuissants au ravitaillement par bateau, à marée haute. J'aimerais cependant bien voir le canon...
Nuclear Fuel Is The Swiss Watch of Energy and The Most Sophisticated Industrial Product You've Never Heard About.
Buckle up for a mega-🧵
There is a peculiarity at the heart of nuclear energy that rarely gets the attention it deserves. Every other thermal power plant in history destroys its fuel.
Coal goes in as a black rock and comes out as CO2, water vapor, and ash. Natural gas barely leaves a trace at all, just heat and gaseous combustion products dispersed into the atmosphere.
The fuel is gone, irreversibly transformed, its chemical identity obliterated in the furnace.
Nuclear fuel does almost none of that. The fuel elements that go into a reactor and the fuel elements that come out are, to a first approximation, the same material in the same geometry, sitting in the same place.
A spent fuel assembly pulled from a reactor after six years of operation looks nearly identical to the fresh one that went in.
The mass has changed by a tiny fraction of a percent, nuclear alchemy has occurred in which half the periodic table has been generated in the form of fission products within the ceramic pellets but the volume and geometry is essentially identical.
This one fact, that nuclear fuel must be preserved rather than destroyed, that the job of every layer of every system surrounding the core is to maintain the integrity of a material through years of radiation bombardment and extreme temperature gradients, shapes much of nuclear engineering.
It explains the cladding materials, the obsessive quality control in fabrication facilities, and the decades of slow, painstaking improvement that have transformed a fleet that routinely operated with failed fuel elements into one where a single leaker triggers a formal investigation.
I spent a long conversation with Michael Seely, the @AtomicBlenderYT, a nuclear enginner with a focus on fuel, going through what nuclear fuel actually is, how it is made, why it fails, and how the industry learned to prevent those failures.
What follows is my attempt to synthesize that conversation into something useful for anyone who wants to understand nuclear from the inside out.