Ce que Michel Venne présente comme une faiblesse du projet souverainiste révèle surtout la profondeur du cadre canadien.
Son texte repose sur une idée centrale : les Québécois seraient prêts à élire le Parti québécois, mais pas à faire l’indépendance. Cette apparente contradiction mérite une autre lecture. Elle ne prouve pas que le Québec ne veut plus décider par lui-même. Elle prouve que des décennies de dépendance politique ont produit un réflexe de prudence, parfois de résignation, devant l’exercice complet du pouvoir national.
Le problème n’est pas que l’indépendance arrive « au mauvais moment ». C’est précisément parce que le monde devient instable que le Québec doit contrôler ses leviers. En temps calme, la dépendance paraît confortable. En temps de crise, elle devient coûteuse. Immigration, langue, fiscalité, frontières économiques, défense des intérêts internationaux, infrastructures stratégiques : sur chacun de ces terrains, le Québec doit composer avec des décisions prises ailleurs, dans un cadre où il ne forme jamais le centre de gravité.
L’article oppose sécurité canadienne et risque souverainiste. C’est un cadrage défavorable. Le vrai risque, c’est de rester une nation minoritaire dans un État qui ne reconnaît le Québec que lorsqu’il ne dérange pas. Le vrai coût, c’est de financer un gouvernement fédéral qui décide à notre place dans des champs où le Québec devrait agir directement. La vraie incertitude, c’est de dépendre durablement d’Ottawa pour protéger une langue, une culture politique et une capacité collective qui ne sont pas les siennes.
Dire que l’appui à l’indépendance tourne autour du tiers de l’électorat ne suffit pas à enterrer le projet. Une élection ne mesure pas seulement un désir; elle mesure aussi la confiance, le contexte, les peurs, les habitudes et la crédibilité des chemins proposés. L’indépendance ne se gagne pas en demandant aux citoyens de croire. Elle se gagne en démontrant, dossier par dossier, que le Québec paie déjà le prix de sa dépendance.
Michel Venne présente le référendum comme un fardeau électoral pour le PQ. Mais il oublie ceci : sans mandat clair de préparer l’indépendance, un gouvernement souverainiste devient un simple gestionnaire provincial de plus. Or le Québec n’a pas besoin d’une meilleure administration de sa dépendance. Il a besoin d’un gouvernement capable de déplacer le centre de décision vers Québec.
L’argument démographique mérite aussi réponse. Oui, le Québec a changé. Oui, l’immigration transforme la société. Mais ce constat ne mène pas naturellement au fédéralisme canadien. Il mène plutôt à une question républicaine : qui définit le cadre commun? Ottawa, avec sa logique multiculturelle qui parle aux communautés avant de parler au peuple? Ou le Québec, avec une citoyenneté commune, une langue publique commune, des droits égaux et des institutions partagées?
L’indépendance ne doit pas être vendue comme nostalgie de 1995. Elle doit être présentée comme l’instrument moderne d’un État responsable. Ce n’est pas un retour en arrière. C’est la condition normale d’un peuple adulte : percevoir tous ses impôts, voter toutes ses lois, parler en son nom à l’étranger, choisir son modèle d’intégration, protéger sa langue commune et rendre ses gouvernements pleinement imputables.
La question n’est donc pas : « Les Québécois veulent-ils un référendum maintenant? » Cette question arrange les fédéralistes, parce qu’elle enferme l’indépendance dans la peur du moment. La vraie question est : « Le Québec peut-il continuer à prétendre défendre son avenir avec des pouvoirs incomplets? »
La réponse souverainiste doit être simple : non.
Un peuple ne devient pas plus libre en attendant que le contexte soit parfait. Il le devient quand il comprend que l’attente elle-même fait partie du mécanisme de dépendance.
#polqc
https://t.co/UXsEFGozyp
Ce matin, @CharlesMilliard, ose une réplique de 500 mots aux 524 pages du Livre bleu. J’avais assez hâte d’en prendre connaissance, d’autant que nous avons dit explicitement que nous mettions au jeu notre travail afin d’entamer la discussion avec les Québécois, desquels fait partie M. Milliard.
Ma déception a été rapide. M. Milliard appuie sur les mêmes boutons que ses prédécesseurs en parlant d’instabilité (deux fois), d’incertitude (deux fois), de chicane (deux fois), de séparation (six fois) et des « priorités réelles » (c’est-à-dire les vraies affaires). Rien de bien original. De notre côté, nous considérons que l’avenir national du Québec est « une vraie affaire » et qu’il est davantage incertain pour le Québec de rester dans le Canada. Également, je le dirige vers le projet national de notre Parti, qui est public depuis des mois (https://t.co/iebpQyDcyi...): des propositions pour une province, il y en a! Je cherche en vain le programme de sa formation politique.
Surtout, le Livre bleu traite d’environnement, d’agriculture, de ressources naturelles, d’énergie, de transports, de santé, de programmes sociaux, de protection du consommateur, de régime du travail, d’économie, de justice, de culture, de communications, en plus des questions fondamentales pour le Québec comme la vitalité de la langue française, sa place dans le Canada, ainsi que les institutions de ce dernier. Peut-on sérieusement avancer que ce ne sont pas des « priorités réelles » ?
Aussi, M. Milliard ne dit pas la vérité. Il écrit notamment que nous souhaitions une chicane frontalière avec Terre-Neuve-et-Labrador, alors que, pour la première fois de l’histoire du mouvement indépendantiste, nous écrivons explicitement que nous considérons cette question frontalière réglée et qu’il ne sert à rien de revenir sur celle-ci (pages 122-123). Nous croyons que le Canada devra dédommager politiquement le Québec après un vote positif sur l’indépendance, mais sans changer un mètre de la frontière.
En vain, on cherche un interlocuteur crédible au Parti libéral pour débattre des questions fondamentales du Livre bleu. Quelqu’un dans le caucus de M. Milliard peut se porter volontaire à sa place ?
@MarkJCarney Est-ce que les immigrants et membres des minorités sont d'accord pour dire que leur identité d'origine se «définit» elle aussi par la diversité, ou cette concession est imposée seulement Canadiens «de souche» francaise et anglaise?
Vous voyez le problème, sinon?
Le voyez-vous?
Commentaire sur la réponse de @CharlesMilliard en lien avec le livre bleu du @partiquebecois
J'ai lu avec attention la missive écrite par le chef du @LiberalQuebec ; ce qui est étonnant, c'est à quel point les arguments peuvent être d'une certaine faiblesse argumentative. Je vous explique :
1/ Le chef du Parti libéral énonce que la seule visée du PQ est de faire l'indépendance au mépris des autres dossiers. Que nous soyons d'accord ou non avec la souveraineté comme but, c'est réducteur envers les travaux effectués par le PQ depuis 2022, notamment malgré le fait d'avoir eu trois députés.
D'accord ou non, le PQ a réalisé plusieurs documents : un modèle viable pour l'immigration, un document sur la prévention en santé, un document sur l'accès à la propriété, un dossier sur les finances d'un Québec indépendant, un plan pour réduire et atteindre un objectif de zéro itinérance.
Ma question alors au chef du Parti libéral, où sont vos plans ?
Après tout, vous aviez beaucoup de députés au caucus libéral avec les ressources venant avec.
2/ Le chef du PLQ critique également le manque de réalisme du Livre bleu. Très bien, c'est un avis qui peut s'entendre. Mais une autre question : vous sortez des chiffres sur le nombre de logements, les investissements de 380 millions de dollars pour le français... quel est alors votre plan détaillé ? Ou est-ce seulement des promesses chiffrées sans études ?
3/ L'idée du "mauvais moment". Sur ce point, c'est la même raison énoncée depuis les années 60. Pourquoi ? Car, il y aura toujours des situations de crises économiques, sociales, sociétales, politiques, ou autre. C'est une réalité de toute vie politique d'une nation. En quoi le fédéralisme que vous défendez permet-il une meilleure gestion ?
En soi, en quoi le fédéralisme a-t-il concrètement mieux géré le logement, la santé, ou le français au cours des 30 dernières années ?
Juste en matière de logement, depuis 1994, le gouvernement fédéral a amorcé son retrait progressif du financement du logement social, sans renouveler les conventions d'exploitation arrivant à échéance. Résultat ? Plus de 365 000 logements sociaux au Canada ont vu leur existence menacée. Et aujourd'hui, les dépenses fédérales en logement sont projetées en baisse de 56 % d'ici 2028-2029.
En définitive, le chef du PLQ nous propose de choisir la stabilité.
Mais la stabilité de quoi, exactement ?
D'un système qui se désengage du logement social depuis 30 ans ?
D'un cadre constitutionnel où le français recule ?
D'une structure où les décisions qui nous concernent se prennent ailleurs ?
Ce n'est pas de la stabilité ; c'est de l'immobilisme présenté comme une vertu.
#polqc #plq #pq #livrebleu
Les dérives économiques et politiques du Livre bleu | JDM https://t.co/oSKDFr7ZbO
Le Danemark vient d'annoncer des plans pour interdire l'appel islamique à la prière à l'échelle nationale et le message de leur ministre de l'Immigration ne pourrait pas être plus clair :
« L'appel à la prière ne devrait pas être entendu au-dessus des toits danois. Vous ne devriez avoir aucun doute sur le fait de savoir si vous vous êtes retrouvé dans une banlieue d'Islamabad lorsque vous vous promenez au Danemark. »
Cela ne vient pas d'un parti d'extrême droite.
C'est le parti social-démocrate de gauche.
De tout ce qu'on peut dire contre ACD - et Dieu sait que les motifs ne manquent pas - il reste que les «antifas» ont comme principale caractéristique non pas de combattre le fascisme, mais de qualifier de «fasciste» absolument tout ce qu'on peut associer de près ou de loin à la droite, en plus d'employer eux-mêmes les méthodes propres aux (vrais) fascistes, dont la violence physique et matérielle.
@Jefffillion@tvanouvelles Le problème c'est que vous n'aimez pas la musique québécoise du passé mais, si je ne m'abuse, vous n'aimez pas la musique actuelle non plus. Donc, c'est voué à l'échec. Vous carburez à la haine du Québec entier... c'est lassant.
La gauche radicale est malhonnête, voire complotiste
Ce n’est pas nouveau : les milieux de la gauche radicale ont une véritable obsession pour la décontextualisation des interventions de Paul St-Pierre Plamondon. Ils cherchent systématiquement à le faire passer pour ce qu’il n’est pas.
Le dernier exemple en date concerne une entrevue donnée en France sur les politiques fédérales en immigration. Marc-André Audet a choisi de ne diffuser que la question de l’animateur (les 27 premières secondes), en omettant volontairement la réponse de PSPP. Il a ensuite établi un lien fallacieux avec la théorie du « grand remplacement ».
Frédéric Bérard, Marie-Ève Cotton et les habituels relais de la gauche radicale ont relayé ce montage avec enthousiasme, le rendant viral.
Ce procédé relève du sophisme de bas étage, mais ils en sont friands. Qu’il s’agisse de paresse intellectuelle ou de malhonnêteté assumée, le résultat est le même : déformer pour discréditer. On retrouve d’ailleurs chez eux un réflexe complotiste classique : ils voient ce qu’ils veulent voir chez les autres et, pour eux, tout est un complot d’une droite omnipotente et monolithique.
Pourtant, lorsqu’on écoute la réponse complète de PSPP — plus de trois minutes d’analyse claire, lucide et nuancée —, on constate qu’aucun lien n’est fait avec la théorie du grand remplacement. Son propos est tout simplement trop cohérent et trop raisonnable pour qu’ils acceptent de le diffuser tel quel.
Voici l’extrait intégral. À nous de le rendre au moins aussi viral que la version tronquée.
#polqc #assnat #gaucheradicale #complotisme #pspp #PQ #PartiQuébécois
Je propose plutôt ce titre: Radio-Canada fait la promotion de l'islamisation de l'espace public canadien et assimile à la haine le fait de ne pas vouloir se laisser islamiser.
-
L’appel à la prière d’une mosquée du centre-ville suscite tensions et menaces https://t.co/ISpiyAPdBk
New York City Muslim Mayor Zohran Mamdani calls for America to align with Islam and "Prophet Muhammad" to support mass Muslim immigration, which is truly terrifying. He is also preparing to implement Sharia law in New York City!
Très juste.
Certains diront que le problème à Regina c'est la prière en soi, que c'est «la maudite religion».
Non. Le problème, c'est le fait qu'un groupe ultra minoritaire au Canada obtienne le droit de crier dans des hauts-parleurs plusieurs fois par jour, afin que 100% des citoyens d'une capitale entendent un message jusqu'au fond de leurs chambres - ce qui est absolument inédit dans notre société. Et un message crié, de surcroit, dans une langue étrangère comprise par une petite fraction de la population.
Franchement, si au lieu d'un appel à la prière ils chantaient un air traditionnel ou hurlaient des recettes de cuisine en arabe, ça ne changerait pas grand-chose. Le problème, ce n'est pas la prière en soi.
Mais déjà, on voit des réactions spontanées sur les réseaux sociaux : «C'est comme les clochers d'église : et donc, soit on permet les appels à la prière des musulmans, soit on interdit tout, y compris de faire sonner les cloches.»
Et vous saurez me le dire : la proposition sera faite d'ici quelques mois de faire taire les églises, et sinon de laisser le droit à des musulmans d'imposer à la population entière des éléments de la charia.
De même, certains estimaient que le problème des manifs devant la Basilique Notre-Dame, c'était les prières. Non. C'était 1. les nuisances sonores (les prières étaient criées dans des hauts-parleurs), 2. le choix exprès du lieu (le rendez-vous était donné précisément devant un lieu de culte catholique, pourtant sans lien avec la cause palestinienne) et 3. l'accaparement d'un espace public pour un usage privé et exclusif (des personnes empêchaient les passant de déambuler à travers les tapis, ou même de filmer.)
Que les manifestants étaient en train de «prier» était totalement accessoire.
Et pourtant, on a vu la brillante réaction de la CAQ, appuyée par un large pan de la population : interdiction de toutes les prières. Avec comme résultat que des événements comme des processions catholiques, qui n'ont jamais dérangé, sont désormais menacées.
Bravo. BRA-VO. 👏👍🏆
Vous le voyez, le «pattern» ?
Je suis consternée de voir autant de Québécois tomber dans le panneau.