Il y a 20 ans, la soirée qui a mit fin à la démocratie en France.
Peu après, les élus votaient CONTRE la décision du peuple français avec le traité de Lisbonne et mettaient fin à la souveraineté de la France.
Je suis tombée sur cet extrait et j'ai eu envie de regarder l'interview dans son intégralité. Je vous invite d'ailleurs à découvrir la chaîne du média indépendant PressRoom, et à visionner cette interview bouleversante.
Ce journaliste c'est Kamal Redouani. C'est un grand reporter de guerre qui a passé sa carrière à filmer, comprendre et combattre les djihadistes et qui a été otage des combattants de Daesch.
De qui parle-t-il ?
Il parle d’Ahmed al-Sharaa, plus connu sous son nom de guerre Abou Mohammad al-Joulani. Ancien cadre d’Al-Qaïda en Irak (ISI, le précurseur direct de Daesh), fondateur et chef du Front al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaïda), puis de Hayat Tahrir al-Cham. L’homme qui a dirigé pendant des années des groupes djihadistes responsables d’exécutions, de kidnappings et d’attentats, et qui, aujourd’hui, est le président de la Syrie.
Kamal Redouani, lui, qui connaît bien ces terroristes, doit, aujourd'hui, regarder cet homme être reçu comme un chef d’État.
À trois reprises, il a serré la main d’Emmanuel Macron : – en mai 2025 à Paris,
– en septembre 2025 à New York,
– en juillet 2026 à Damas.
IL A SERRÉ LA MAIN DE MACRON.
Et le plus glaçant : il a été reçu à l’Élysée sur un tapis rouge, avec les honneurs de la République française.
IL A SERRÉ LA MAIN DE MACRON À L’ÉLYSÉE.
Pendant ce temps, le même Emmanuel Macron n’a cessé de remettre en cause la légitimité de la presse indépendante, de vouloir "labelliser" les médias, de laisser entendre que seuls certains journaux seraient dignes de confiance.
Pourtant, c’est précisément cette presse-là, libre, dérangeante, non alignée qui ose encore montrer ce que le pouvoir préfère cacher. Celle qui refuse d’oublier qu’un ancien chef djihadiste, dont les hommes ont kidnappé un journaliste français, a aujourd’hui droit au tapis rouge de la République.
La presse indépendante n’est pas seulement légitime. Elle est INDISPENSABLE. Parce que sans elle, on finit par serrer la main des bourreaux… et on appelle ça de la diplomatie.
Le lien de la vidéo est en commentaire ⬇️
Il est rare d'observer et d'entendre un tel courage au sein de cette communauté. Les femmes dans l'Islam sont souvent perçues comme de véritables soumises. C'est en partie pour cette raison que les pays musulmans semblent en retard.
Trois candidats plus ou moins proches de l’héritage macronisme ou de son positionnement originel proclament avoir été victimes d’ingérences russes. Viginum, l’instance chargée d’assurer une veille, a alerté sur de fausses informations avant même qu’elles ne soient parvenues à la connaissance d’un nombre significatif de Français. Tant mieux.
Pour autant, faut-il parler d’un risque contre la démocratie ? Les vraies ingérences russes sont beaucoup plus perverses et beaucoup plus dangereuses. Elles appuient sur nos faiblesses et nos fractures. Elles ciblent nos fragilités : les outre-mers, l’immigration… on l’a vu au Sahel, en Nouvelle-Calédonie, à Mayotte par le biais des Comores voisines… on l’a vu en 2021 avec le chantage migratoire de la Biélorussie.
S’agiter sur des fakenews sans grande portée passe à côté du problème mais permet de laisser croire que la colère des citoyens, leurs protestations par le vote ou les manifestations, seraient le fruit de manipulations extérieures et non une conséquence des politiques menées.
La réponse aux véritables ingérences, c’est avant tout le retour de la République dans tous nos territoires, une instruction de tous les citoyens qui leur donne le recul nécessaire,,et un retour de la politique extérieure de la France comme puissance indépendante.
Les ingérences extérieures fragilisent les pays fracturés, pas les puissances soudées, qui savent quelles sont leurs valeurs.
L’histoire dit que, même quelques années plus tard, Laurent Wauquiez ne s’est toujours pas remis de cette punchline et demeure toujours en position latérale de sécurité. 🤣👏🏻
@FrancoiseB76499@GWGoldnadel L'histoire tumultueuse et sanglante commença vraiment en 1948. Hélas !
Près de huit décennies plus tard, une seule solution : deux états.
Liberté d’expression : la leçon de Spinoza
Spinoza l’avait écrit avec une clarté glaciale : un État qui refuse aux citoyens la liberté d’opiner et de parler n’est plus un État libre, mais un régime qui prépare sa propre ruine. Il engendre l’hypocrisie, la rancune et, finalement, la sédition. Trois siècles et demi plus tard, la France de Macron offre une illustration presque scolaire de ce diagnostic.
Sous prétexte de « lutter contre l’ingérence », on a transformé la parole de résistance en acte suspect. Toute critique un peu nette de la ligne présidentielle -sur l’Ukraine, sur Gaza, l’UE, l’économie, sur les errances de la justice ou de la santé- se voit immédiatement taxée d’« ingérence étrangère » ou « de l’intérieur », de « complotisme », de « discours de haine » ou de « menace pour la cohésion nationale ». La lie de l’humanité, à savoir les défakateurs qui vivent du détournement d’argent public, veillent au grain.
Le mécanisme est toujours le même : on ne réfute plus l’argument, on le disqualifie par son origine supposée. On ne discute plus, on pathologise. Celui qui n’est pas d’accord n’est plus un citoyen qui pense librement, il est l’agent d’une puissance hostile. Cette opération a un nom : la fascisation de l’espace public. Macron et son appareil ont réussi à faire de la liberté d’expression une liberté conditionnelle, accordée seulement à ceux qui parlent « dans le bon sens ». Les médias trop critiques sont rappelés à l’ordre par l’Arcom au nom du « pluralisme » -ce pluralisme étrange qui consiste à imposer une diversité d’opinions… à condition qu’elles ne déplaisent pas au Prince.
Les personnalités publiques qui sortent du récit dominant sont signalées, harcelées, parfois poursuivies et excommuniées. Les caricatures, autrefois fierté nationale, deviennent dangereuses dès qu’elles ne visent plus « les bons ennemis ». Et sur les réseaux, la modération, sous pression constante de l’État et de Bruxelles, fait le travail de police que les juges n’osent plus assumer trop ouvertement.
Spinoza prévenait : quand on interdit aux hommes de dire ce qu’ils pensent, ils continuent de le penser, mais en silence, en amertume, en ressentiment. C’est exactement ce qui se produit. Une partie croissante du pays ne s’exprime plus dans l’espace public officiel. Elle se tait, ou elle se radicalise ailleurs. L’hypocrisie devient le mode de survie intellectuel. On apprend à parler en codes, à contourner, à ironiser, à se taire. Et pendant ce temps, le pouvoir se félicite d’avoir « préservé le débat démocratique »… en ayant soigneusement nettoyé le terrain de tout ce qui le dérangeait.
La France n’est pas encore une dictature. Elle reste un pays où l’on peut encore, en principe, écrire et publier. Mais elle est devenue un pays où la liberté d’expression est progressivement vidée de sa substance par un mélange de lois fascisantes, de délits d’opinion élargis, de régulation administrative et d’une rhétorique présidentielle qui transforme le désaccord en trahison. Sous Macron, la parole libre n’est plus un droit, elle est devenue un privilège concédé à ceux qui ne menacent pas le narratif officiel.
Spinoza aurait reconnu immédiatement le symptôme : un gouvernement qui a peur des opinions de ses propres citoyens est en perdition. Et un peuple qui doit sans cesse prouver qu’il n’est pas « influencé » pour avoir le droit de parler est un peuple en train de perdre l’usage de sa propre raison.