Billet d’humeur sarcastique et en colère par Pierre Nerval
La météo de la peur permanente
Il fut un temps où la météo servait à informer les Français.
Oui, informer.
Pas terroriser.
Pas culpabiliser.
Pas transformer une semaine d’été en répétition générale de l’Apocalypse.
Dans les années 70, quand il faisait 35 degrés en juin, la présentatrice souriait presque avec tendresse : ... « Une magnifique semaine s’annonce… »
Les gens ouvraient les fenêtres.
Les enfants jouaient dehors.
Les anciens mettaient les chaises devant la maison.
On allait à la plage, au marché, au bistrot.
Et surtout… personne ne criait à la fin du monde parce qu’il faisait chaud en été.
Aujourd’hui ?
Le moindre anticyclone est annoncé comme une invasion extraterrestre.
Les cartes météo ressemblent à des affiches soviétiques après une attaque nucléaire :
tout est rouge sang, noir charbon, orange fluorescent, avec des journalistes haletants qui regardent le thermomètre comme s’il s’agissait d’un missile balistique.
- « ALERTE ! »
- « Dôme de chaleur ! »
- « Fournaise climatique ! »
- « Canicule extrême ! »
- « Risque de mort généralisée ! »
...
Trente-cinq degrés à Toulouse en juin ?
Autrefois, cela s’appelait simplement : le Sud-Ouest.
Aujourd’hui, il faudrait presque signer un testament avant d’aller acheter une baguette.
Le plus extraordinaire, c’est cette mise en scène théâtrale permanente.
Les journalistes météo ne présentent plus des températures ; ils jouent une tragédie grecque.
Regard inquiet.
Voix tremblante.
Main crispée sur la carte rouge écarlate.
On dirait qu’ils annoncent l’arrivée des quatre cavaliers de l’Apocalypse alors qu’il va simplement faire beau pendant quatre jours.
Et pendant ce temps-là, les Français de plus de cinquante ans regardent cela avec un sourire fatigué.
Parce qu’ils se souviennent.
Ils se souviennent des étés de 1976.
Des moissons brûlantes.
Des routes fondues.
Des vacances sans climatisation.
Des voitures sans direction assistée ni vitres teintées.
Des appartements sous les toits où l’on dormait les fenêtres ouvertes avec un simple ventilateur.
Personne ne passait sa journée devant BFM à compter les degrés comme on compte les morts d’une guerre.
...
Mais notre époque adore la peur.
La peur fait cliquer.
La peur fait obéir.
La peur maintient les populations dans une tension permanente.
Hier, on annonçait la pluie.
Aujourd’hui, on vend de l’angoisse.
Tout doit devenir dramatique : le climat, les mots, les débats, les opinions, les saisons.
Même le soleil est désormais suspect.
À ce rythme-là, dans vingt ans, un bulletin météo ressemblera à ceci :
- « Demain, lever du soleil à 6h12. Les autorités recommandent de rester calfeutrés et de limiter les déplacements émotionnels. »
...
Et le plus tragique dans cette affaire, ce n’est même pas la chaleur.
C’est cette société devenue incapable de vivre normalement quoi que ce soit sans fabriquer immédiatement de la panique, du catastrophisme et de l’hystérie collective.
Le thermomètre n’a pas changé autant que les cerveaux.
Pierre Nerval
Voilà la #France dirigée par des voyous
Le sénat doit immédiatement être éradiqué comme l'assemblée nationale. Ces gens ne servent absolument à rien et nous ruinent.
Nous ne sommes pas en démocratie.
Seul le peuple doit voter les lois par référendum.
@Pesgromoukat@evelya_mznv Pour la photo de gauche, oui certainement 😂
Sinon la photo de droite, c'est un bon barbecue comme on aime 😋. Un truc qui rassemble ,mais que ces gens la déteste
Today, the task force and the DOJ announced a massive take down of two of the largest Medicaid fraud cases in Minnesota state history, as well as the largest autism fraud scheme ever charged by the federal government. Our message is simple: if you’re committing fraud, we will find you, and we won’t rest until justice is served.
"Madame la ministre, ce n'était pas à vous que je posais la question, mais à votre collègue planqué du ministère de l'Intérieur" !", tance @DeputeeEstelle."Vous avez érigé la lâcheté et l'impuissance et la passivité en politique publique !"
#QAG#DirectAN
Que ciutadans anònims hagin d'evitar robatoris en ple centre de Barcelona ja és greu, però encara ho és més veure la facilitat amb què els delinqüents treuen un punxó o una navalla.
Ciutat decadent.
Billet d’humeur par Pierre Nerval
Il y a quelque chose de fascinant dans le petit théâtre mondain de la gauche culturelle française.
Une sorte d’opéra-bouffe permanent où des millionnaires subventionnés jouent les résistants… depuis leurs lofts parisiens chauffés aux cachets de Canal +.
Cette semaine encore, une poignée de comédiens engagés... c’est-à-dire engagés surtout contre ceux qui les paient... ont signé une tribune contre Vincent Bolloré et son groupe.
Rien de nouveau sous le soleil idéologique : entre deux tapis rouges et trois cérémonies d’auto-congratulation, il faut bien donner un sens révolutionnaire à son existence bourgeoise.
...
Le plus savoureux arrive ensuite.
Bolloré décide simplement de ne plus financer ceux qui passent leur temps à le salir publiquement.
Et là… catastrophe nationale.
Hurlements.
Pleurs médiatiques.
Tremblements dans les rédactions.
Crises d’asthme démocratique sur les plateaux de télévision.
Comment ?
Un patron aurait donc le droit de choisir avec qui il travaille ?
Mais quelle horreur capitaliste !
Quelle atteinte insupportable à la liberté d’expression !
Curieuse conception de la liberté, tout de même.
Ces gens pensent avoir le droit absolu d’insulter une entreprise, de diaboliser son propriétaire, de cracher sur la ligne éditoriale… tout en continuant à encaisser les chèques avec une régularité de métronome suisse.
Ils veulent la révolution… mais avec maintien des privilèges, des contrats, des avances sur recettes, des festivals, des suites au Carlton et des petits fours au foie gras.
Le courage, chez cette caste artistique, consiste surtout à attaquer ceux qui les financent pendant qu’ils sont protégés par tout l’écosystème médiatique de gauche.
...
Jamais vous ne les verrez signer une pétition contre les régimes islamistes qui pendent les homosexuels, lapident les femmes ou emprisonnent les opposants.
Là, curieusement, le courage artistique devient soudain intermittent.
Mais dénoncer Bolloré dans une tribune collective parisienne… , mes amis, quel héroïsme !
Jean Moulin avec maquilleuse et chauffeur Uber.
Le président argentin Javier Milei l’a dit avec une brutalité qui scandalise les salons germanopratins :
les artistes ne devraient pas vivre de subventions permanentes mais de leur talent.
Quelle phrase insupportable pour cette noblesse culturelle sous perfusion.
Pourtant beaucoup de ces prétendus artistes vivent depuis des années dans une forme de socialisme de salon où l’argent privé doit continuer à couler même lorsqu’on méprise ouvertement ceux qui le produisent.
Car enfin, si ces acteurs sont si brillants, si indispensables, si adulés du peuple comme ils le prétendent, pourquoi auraient-ils besoin d’être continuellement entretenus par l’argent des autres ?
Le vrai artiste convainc un public.
Il ne convoque pas le contribuable comme mécène obligatoire.
...
Le plus drôle reste cette indignation théâtrale lorsque la sanction économique tombe enfin.
Car enfin, si Canal + est ce monstre fascisant décrit par cette intelligentsia en col roulé noir, pourquoi vouloir continuer à travailler pour lui ?
Pourquoi réclamer l’argent du diable médiatique ?
Par cohérence morale, ils devraient refuser ses productions, ses films, ses séries, ses cachets et même ses buffets.
Mais non.
Ils veulent le confort du système qu’ils dénoncent.
Le beurre militant, l’argent du beurre capitaliste et le standing du palace idéologique.
Le problème de cette gauche culturelle n’est pas qu’elle critique.
La critique est légitime.
Le problème, c’est qu’elle considère normal d’être entretenue éternellement par ceux qu’elle insulte.
...
Et lorsqu’un patron répond enfin : « Très bien, puisque je suis infréquentable, allez donc travailler ailleurs », alors toute la petite aristocratie subventionnée pousse des cris d’orfraie comme si la démocratie venait de mourir sous leurs yeux humides de cabotinage.
En réalité, ce qui les scandalise n’est pas la censure.
C’est la fin du distributeur automatique.
Pierre Nerval