Sous mon dernier post sur le logement, on m’a expliqué que si le neuf ne se vendait plus, c’était parce que « les promoteurs se gavent » en construisant de la merde
Je fais de la promotion immobilière depuis mes 18 ans
Donc laissez-moi vous expliquer comment se forme réellement le prix d’un logement neuf
1. Le coût de construction a explosé
L’indice BT01 « tous corps d’état » était à 114,4 en janvier 2021
Il était à 137,5 en avril 2026
+20 % en cinq ans
Matériaux, énergie, entreprises, main-d’œuvre : tout coûte davantage. Le coût horaire du travail dans la construction continuait encore d’augmenter de 2 % sur un an début 2026, après plusieurs années de fortes hausses
2. À cela, l’État ajoute des normes toujours plus coûteuses
La RE2020 en est le meilleur exemple
Le rapport commandé par le ministère du Logement estime que sa trajectoire pourrait représenter +11 % de coût d’investissement entre 2022 et 2031
Le même rapport estime que, toutes choses égales par ailleurs, elle pourrait conduire à 211 000 logements non construits entre 2022 et 2035 dans son scénario central
Donc oui, les normes environnementales ont un prix
Et devinez qui le paie à la fin ?
L’acheteur
3. Ensuite vient le foncier, et là nous avons créé une machine extraordinaire à faire monter les prix
Le foncier était déjà rare
Puis nous avons inventé le ZAN
L’objectif légal reste de diviser par deux la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers sur 2021-2031 par rapport à la décennie précédente, puis d’atteindre zéro artificialisation nette en 2050
Donc on limite administrativement la quantité de foncier que l’on peut urbaniser
Et quand vous raréfiez quelque chose dont tout le monde a besoin, son prix monte
Le Sénat constate d’ailleurs que le prix du foncier nu a presque triplé entre 2000 et 2020, quand le prix de l’immobilier ancien doublait, et souligne que les nouvelles contraintes d’artificialisation obligent davantage à recycler du foncier déjà bâti, souvent beaucoup plus coûteux à mobiliser
Démolition, dépollution, désamiantage (vous savez combien ça coûte ces monsieur en cosmonautes 🧑🚀???), relogements, friches…
Tout cela finit dans le prix du mètre carré
4. Et puis il y a la loi SRU
Dans de nombreuses communes, elle impose d’atteindre 20 ou 25 % (parfois jusqu’à 50% !!!) de logements sociaux, avec des objectifs de rattrapage pour celles qui sont déficitaires
Concrètement, cela conduit très souvent les collectivités à imposer une part importante de logements sociaux dans les programmes privés
Et là intervient quelque chose dont presque personne ne parle : la péréquation
Une partie du programme est vendue en bloc à un bailleur social à un prix et avec une rentabilité bien inférieurs à ceux de l’accession libre
Mais le terrain, l’architecte, le chantier, les études et les infrastructures, eux, ne deviennent pas magiquement moins chers
L’équilibre doit donc se refaire quelque part
Sur le prix du foncier quand c’est possible
Et très souvent sur les appartements vendus aux particuliers
Autrement dit, l’acheteur en accession libre finance indirectement une partie de la production du logement social
Même Nexity affiche des marges d’engagement cibles de seulement 9,5 % sur le détail, 8 % sur la vente en bloc et 6,5 % sur le social
Et sa marge opérationnelle réellement constatée sur l’aménagement-promotion n’était que de 0,8 % au premier semestre 2026 (https://t.co/fRrE1IKFhT)
1/2
Il faut arrêter de faire les surpris.
J’ai eu une réunion avec un bailleur pour un problème de surchauffe sur une résidence senior livrée en… 2025.
Il fallait que je vous en parle.
UN FIL 1/13
Il est désormais attendu 42 à 45°C de la Bretagne (!!) jusqu'aux Pays de la Loire mercredi, avec des rafales pouvant atteindre 50 km/h et une humidité relative inférieure à 10 %.
Dans ces conditions, il apparaît de plus en plus probable qu'un épisode majeur de Heat Wave Flash Drought (HWFD) (plus connu du grand public sous le nom d'« effet sèche-cheveux » ou de sécheresse éclair) se mette en place sur une superficie immense (carte 1).
L'association d'une chaleur extrême, d'un air exceptionnellement sec et d'un vent soutenu provoque une accélération brutale de l'évapotranspiration et du dessèchement de la végétation. Les conséquences peuvent être très rapides : pertes foliaires massives, mortalité de jeunes plants particulièrement sensibles, stress sévère pour la faune et l'élevage, et risque d'incendie atteignant des niveaux extrêmes à très extrêmes (carte 2).
L'ampleur des valeurs envisagées pour l'ouest de la France est difficile à appréhender. Voir de telles conditions s'étendre jusqu'à la Bretagne est tout simplement stupéfiant. En tant qu'agroclimatologue, je suis profondément sidéré par ce que les modèles continuent de simuler.
Les photos modifiées avec l'IA sur les annonces de biens immobilier sont une vraie plaie.
Ça fait perdre du temps à tout le monde et l'intérêt est nul pour toutes les parties prenantes.
Bon, là, la situation est critique : les 40°C ne semblent plus être une barrière dès jeudi. On voit beaucoup plus large, beaucoup plus haut. Le potentiel d'une vague de chaleur historique (encore !) en juin dépassant les records tout mois confondus n'est plus une fiction.
Chaque canicule ne fait désormais que détrôner la précédente dans la course aux températures les plus élevées. J’espère sincèrement que les modèles de prévision vont rapidement revoir leur copie et se limiter à du 38-40°C sur une durée plus courte, car sinon les conséquences pourraient être considérables.
Les valeurs envisagées me paraissent tellement irréelles que je préfère attendre jeudi avant d’en détailler les impacts agricoles et les adaptations qui pourraient devenir nécessaires. Pour l’instant, je préfère rester prudent.
Carte : meteologix.
Les polémiques en cours sur ce sujet semblent lancées à la seule fin de discréditer la nouvelle équipe municipale et d'entraver la concertation annoncée depuis des semaines par le nouveau maire et sa liste.
Le chantier du musée de #Carnac n'est pas arrêté car il n'a pas commencé. Une installation de chantier ne représente pas grand chose pour un TA.
Il ne faut parler aujourd'hui que de suspension de travaux programmés.
https://t.co/passvmKd70
La démolition de la cantine qui existait avant sur ce terrain était une opération nécessaire pour récupérer un terrain propice à un autre projet quel qu'il soit et son coût ne peut pas être presenté comme une perte.
Lost in the captivating visuals by @cuubstudio of Villa Exomandria—a submerged retreat nestled into Antiparos’ hillside.
Crafted alongside Aristidis Dallas Architecture and Magna Graecia, this home reimagines Cycladic architecture in a contemporary style, hidden within ten tranquil acres overlooking the Aegean Sea toward Paros and Sifnos
📷 @cuubstudio
@mikaL90000@BFMTV Quelle baisse pour vétusté par année est légitime?
A quelle fréquence demandez-vous la fiche d’évaluation 6675?
Je vais la redemander dès que possible. En 2018, la surface de ma maison était majorée de 74%. J’espère qu’elle a baissé mais j’en doute.
MISES À JOUR DE LA TAXE FONCIÈRE : QUAND LE SENSATIONNALISME L’EMPORTE SUR L’INFORMATION - La récente mise à jour des bases servant au calcul de la taxe foncière a donné lieu à un déferlement de titres alarmistes dans la plupart des grands médias. Plutôt que d’expliquer sereinement le mécanisme de cette actualisation - pourtant habituelle et nécessaire pour garantir l’équité fiscale - nombre d’organes de presse et de rédactions ont choisi une approche anxiogène, multipliant bandeaux et notifications annonçant une prétendue flambée générale de la taxe foncière en 2026.
UN MÉCANISME FISCAL NORMAL PRÉSENTÉ COMME UNE CATASTROPHE
Pourtant, les chiffres communiqués par l’administration sont clairs : la mise à niveau ne concernera au maximum que 25 % des maisons et 15 % des appartements, et l’augmentation moyenne, estimée à 63 €, est loin du scénario catastrophe évoqué. Parler de « flambée » pour une progression moyenne de ce niveau relève d’un raccourci grossier, voire d’une exagération délibérée. Surtout, laisser penser que tous les propriétaires seront touchés constitue une désinformation manifeste, alors qu’en réalité 80 % d’entre eux ne verront pas leur taxe foncière évoluer du tout.
DES OMISSIONS QUI TRANSFORMENT L’INFORMATION EN ANXIÉTÉ
La plupart des articles et reportages ont omis un point essentiel : les propriétaires de logements réellement dépourvus d’éléments de confort pourront contester et obtenir un dégrèvement. Ce droit au recours, élément fondamental de la justice fiscale, devrait logiquement figurer dans toute couverture journalistique responsable. Pourtant, il est largement passé sous silence, au profit d’un récit simpliste et inquiétant qui contribue à entretenir un climat d’angoisse infondée.
QUAND L’EXAGÉRATION MÉDIATIQUE REMPLACE LA PÉDAGOGIE
La mise à jour des bases cadastrales n’a rien d’un scandale : elle permet d’actualiser des données parfois très anciennes, garantit que des biens comparables supportent une fiscalité comparable, et concrétise un principe constitutionnel, celui de l’égalité de tous devant l’impôt. Présenter cet ajustement comme un choc fiscal généralisé revient à déformer la réalité et à détourner le public de l’enjeu véritable : une meilleure cohérence et une plus grande équité de la fiscalité locale.
UNE DÉRIVE PROFESSIONNELLE INQUIÉTANTE
Cet épisode illustre une tendance désormais bien installée : la course au clic et au buzz prend le pas sur la rigueur, la pédagogie et la vérification. Plutôt que d’expliquer, beaucoup de médias préfèrent amplifier, dramatiser et simplifier à outrance. Cette dérive entretient la défiance du public et affaiblit la crédibilité d’un secteur pourtant indispensable à la vie démocratique. Si les médias d'information souhaitent regagner la confiance des citoyens, ils devront commencer par renoncer à ces facilités sensationnalistes pour renouer avec leur rôle premier : informer avec exactitude et responsabilité.
@Arcom_fr
@anto93110@MoneyRadar_FR Je vous rejoins si votre propos sous-entend qu’il est anormal qu’un bati ancien rénové complètement aujourd’hui (sans déclaration d’urbanisme, ça a son importance) puisse échapper à la même taxation qu’une maison qui a plus de 13 ans, donc 2 réglementations thermiques de retard.
@MoneyRadar_FR Par contre il oublie de prendre en compte l"état de vétusté qui augmente au file des ans.
Ils se basent sur un logement neuf en parfait état alors qu'un bien de 10 ou 20 ans devrait être moins imposé à la taxe foncière.
C'est la première fois que je documente ce cas. C'est incroyable.
Vous souvenez-vous de ce pommier, en fleur, au moment de la récolte, en plein automne, complètement déboussolé par le changement climatique ?
Et bien maintenant, mi-novembre, il fait des fruits. C'est ça aussi, les canicules estivales qui provoquent des floraisons automnales puis le manque de gel, qui continue le cycle comme si de rien était. Nos arbres montrent des figures d'essoufflement.
📸M. Saint-Hilary
Le ministre du #Logement rejette fermement l’amendement visant à supprimer l’exonération de plus-value sur la vente de sa résidence principale.
✅ Quand les Français n’arrivent plus à se loger, c’est la crise et c’est les populistes qui gagnent
🙏🏼 @VincentJeanbrun#immobilier
J’attendais le jour où une première grande étude basculerait la ligne rouge : et c’est aujourd’hui. Elle démontre que le changement climatique commence désormais à faire dépérir nos forêts plus vite qu’elles ne se régénèrent. En Australie, leur bilan carbone devient négatif : elles émettent désormais plus de CO₂ (ralentissement de la croissance par chaleur et sécheresse, décomposition accélérée du bois mort par les micro-organismes) qu’elles n’en stockent via la photosynthèse. Le bruit de fond n'est plus : il devient une tendance globale.
Il faut cesser avec ce discours rassurant et trompeur selon lequel « l’augmentation du CO₂ fertilise les forêts et les fait pousser plus vite ». Ce récit simpliste ignore les limites thermiques (mortalité par chaleur) et les limites hydriques (mortalité par sécheresse). Quand les forêts meurent, elles ne sont plus une solution : elles deviennent un problème.
Étude Nature : https://t.co/zVVNwmeCj8
Et ce signal dépasse les forêts. Une autre étude parue dans Nature Climate Change montre que l’océan lui aussi perd de son efficacité à absorber le CO₂. Le réchauffement de l’eau, la stratification accrue et la baisse d’oxygène affaiblissent la pompe biologique et chimique qui piège normalement le carbone dissous. Autrement dit, l’un des deux grands amortisseurs du climat mondial (l’océan) est aussi en train de se gripper.
Étude Nature Climate Change : https://t.co/VSqtbxu6mW
Et la France n’est pas épargnée. Comme le rappelle un rapport récent : si les forêts sont des alliées dans la lutte contre l’augmentation du CO₂ atmosphérique, elles en sont aussi les victimes. Les crises climatiques (sécheresses, canicules) et sanitaires font que certaines forêts françaises (notamment dans le Grand Est) émettent aujourd’hui plus de carbone qu’elles n’en captent. Entre 2015 et 2023, les forêts françaises n'ont piégé que 39 MtCO₂/an, soit 38 % de moins qu’entre 2005 et 2013.
Rapport : https://t.co/yRfaBnbONX
Autrement dit : ce que l’on pensait être un rempart naturel contre nos émissions est en train de se retourner. Le puits s’épuise. Et quand les amortisseurs lâchent, c’est la pente du réchauffement qui s’accélère.
95 % du parc #immobilier français sera exposé à m un aléa climatique d’ici 2080.
Le risque de #canicule est le plus transversal : quasiment tous les bâtiments seront concernés,
Les disparités régionales sont fortes :
• Littoraux : submersions marines, montée des eaux
• Sud-Est, zones de relief : glissements de terrain
• Bretagne / façade atlantique : tempêtes marines
• Vallées et zones fluviales : inondations / crues extrêmes
@MonsieurBilly@archiptere L’ascenseur a aussi été créé pour faciliter la mobilité. Les normes l’imposent dorenavant dès qu’il y a plus de 2 etages. Faut-il en limiter l’installation aux Immeubles de Grandes Hauteurs (>18m)? Les PMR ont le droit de choisir leur logement ailleurs que dans les hall d’entree.
Voilà qui mérite un petit thread, pour m'éviter les flammes de l'enfer.
Pourquoi fait-on des salles de bal pour les douches et les chiottes, de petites chambres et des cuisines ouvertes ? Ce n'est pas par passion des odeurs de graillon.
Explication illustrée 👇
Fitch dégrade la note de la France.
Notation Fitch :
2013 : AAA ➡️AA+
2015 : AA+ ➡️ AA
2023 : AA ➡️ AA-
2025 : AA- ➡️ A+
Une belle leçon d'économie.
La France a désormais la même note que l'Estonie.